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Hitler A.
Mon Combat
Plus cette notion est difficile à définir dans la pratique, plus elle admet d'interprétations ; plus celles-ci
sont différentes, plus s'accroît aussi la possibilité de s'y rallier. L'introduction d'une conception si mal
définie, si extensible dans un si grand nombre de directions sur le terrain politique, conduirait à supprimer
toute solidarité étroite de combat.
Car il n'y a pas de solidarité, si chaque individu. conserve le soin de déterminer sa croyance, et le sens
de sa volonté. Il est également honteux de voir combien de gens promènent aujourd'hui le mot « raciste u
sur leur casquette, et combien de gens ont une fausse conception personnelle de cette notion. Un
professeur connu, en Bavière, militant célèbre, intellectuel distingué, ayant fait maintes campagnes également intellectuelles - contre Berlin, rapproche la notion de « raciste u de la notion de « monarchie p.
Cette savante cervelle n'a oublié qu'une chose, c'est d'expliquer de plus près en quoi nos monarchies
allemandes du passé sont identiques à la conception moderne de « racisme ".
Je crains bien que ce monsieur n'y arrive pas. Car on ne peut rien se représenter de moins raciste que la
plupart des constitutions monarchiques. S'il en était autrement, celles-ci n'auraient jamais disparu, ou
bien leur disparition prouverait que la conception universelle du raciste est fausse.
C'est ainsi que chacun parle du racisme comme il le comprend ; mais une telle multiplicité d'interprétation
ne peut pas être prise comme point de départ d'un mouvement politique militant.
Je n'insisterai pas sur cette ignorance absolue de certains Jean-Baptiste annonciateurs du vingtième
siècle, qui méconnaissent aussi bien le racisme que l'âme du peuple.
Elle est suffisamment démontrée par le fait que la gauche les combat par le ridicule : elle les laisse
bavarder et s'en moque.
Celui qui, ici-bas, ne parvient pas à se faire haïr de ses ennemis ne me paraît guère désirable comme
ami. C'est pourquoi l'amitié de ces hommes n'était pas seulement sans valeur pour notre jeune
mouvement, elle lui était nuisible. Ce fut aussi la raison essentielle pour laquelle nous choisîmes d'abord
le nom de « parti ». Nous étions en droit d'espérer que ce mot seul effrayerait et éloignerait de nous tout
l'essaim des rêveurs « racistes ». Ce fut enfin la raison pour laquelle nous nous arrêtames, en second
lieu, à la désignation de parti ouvrier allemand national socialiste.
Notre première dénomination éloigna de nous les rêveurs de l'ancien temps, ces hommes aux mots
creux, qui mettent en formules les « idées racistes » ; la deuxième nous délivra de toute la séquelle des
chevaliers aux glaives « spirituels », de tous les gueux pitoyables qui tiennent leur « intellectualité »
comme un bouclier devant leur corps tremblant.
Naturellement, ces derniers ne manquèrent pas de nous attaquer avec la plus grande violence, mais
seulement avec la plume, comme il fallait s'y attendre, de la part de telles oies. A vrai dire, ils ne
goûtaient pas du tout notre principe : « Nous défendre par la violence contre quiconque nous attaquerait
par la violence. »
Ils ne nous reprochaient pas seulement très énergiquement d'avoir le culte brutal du gourdin, mais aussi
de manquer de spiritualité. Que, dans une réunion populaire, un Démosthène puisse être réduit au
silence par une cinquantaine d'idiots qui, hurlant et jouant des poings, ne veulent pas le laisser parler,
cela ne touche nullement ces charlatans-là. Leur lâcheté congénitale ne les exposera jamais à un tel
danger. Car ils ne travaillent pas dans la mêlée bruyante, mais dans le silence du cabinet.
Encore aujourd'hui, je ne saurais assez mettre en garde notre jeune mouvement contre les pièges que
peuvent lui tendre ceux que nous appellerons les « travailleurs silencieux ». Ce sont non seulement des
poltrons, mais des impuissants et des fainéants. Tout homme qui sait quelque chose, qui a perçu un
danger, qui voit de ses yeux la possibilité de porter secours, a, que diable ! l'obligation stricte de ne pas
s'y employer en silence, mais d'entrer publiquement en lice contre le mal pour le guérir. S'il ne le fait pas,
il méconnaît son devoir, s'avère lamentablement faible et capitule par poltronnerie, paresse ou
impuissance.
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Hitler A.
Mon Combat
La plupart de ces « travailleurs silencieux » agissent comme s'ils savaient quelque chose... Dieu sait
quoi ! Impuissants, ils cherchent à piper le monde entier avec leurs tours de passe-passe. Paresseux, ils
voudraient donner l'impression de déployer, dans leur travail soi-disant silencieux, une activité énorme et
assidue. En un mot, ce sont des magiciens, des meneurs politiques qui ne peuvent souffrir les efforts
honorables des autres. Quand un de ces papillons de nuit « raciste e exalte la valeur du travailleur
silencieux, on peut parier à mille contre un que son silence est complètement improductif, mais qu'il vole,
oui, qu'il vole, le fruit du travail de quelques autres.
Ajoutez à cela l'arrogance et l'impudence présomptueuse avec laquelle cette racaille, carrément
paresseuse et fuyant la lumière, s'empare du travail des autres et l'accable de critiques hautaines, vous
apercevrez qu'en vérité, elle se fait complice de l'ennemi mortel de notre peuple.
N'importe quel agitateur qui a le courage, debout sur la table d'une auberge, entouré d'adversaires, de
défendre virilement et ouvertement sa manière de voir, en fait plus que mille de ces individus sournois,
menteurs et perfides. Il conquerra sincèrement l'un ou l'autre et l'amènera au mouvement. Son activité
pourra être mesurée à l'épreuve du succès.
Tandis que ces charlatans et ces poltrons, qui vantent leur travail en sourdine, puis se cachent sous le
voile d'un méprisable anonymat, ne sont absolument bons à rien à l'égard du relèvement de notre peuple,
ce sont de véritables bourdons.
*
Au début de 1920, j'entrepris d'organiser une première assemblée véritablement grande. Ceci donna lieu
à des discussions ; quelques dirigeants du parti jugeaient l'affaire par trop prématurée et son résultat
douteux. La presse rouge avait commencé à s'occuper de nous et nous étions assez satisfaits d'être
arrivés à exciter sa haine. Nous avions commencé à nous manifester dans d'autres réunions, comme
contradicteurs. Naturellement, chacun de nous était aussitôt réduit au silence ! Et pourtant le succès était
là : on apprenait à nous connaître, et à mesure qu'on nous connaissait davantage, se déchaînaient contre
nous l'aversion et la fureur. Nous pouvions donc espérer recevoir, à notre première grande réunion, la
visite - sur un grand pied de nos amis du camp rouge.
Je me rendais bien compte, moi aussi, que nous risquions fort d'être démolis. Mais il fallait bien en arriver
au combat et si ce n'était tout de suite, ce serait quelques mois plus tard. Il ne dépendait que de nous
d'assurer, dès le premier jour, la perpétuité de notre mouvement, en défendant notre position avec une
confiance aveugle, par une lutte sans merci. Je connaissais assez bien - et ceci était capital la mentalité
du parti rouge pour savoir qu'une résistance à outrance aurait pour premier effet, non seulement d'éveiller
l'attention sur nous, mais encore, de nous gagner des partisans. Il fallait donc être décidés à cette
résistance.
Le premier président du parti, alors, M. Harrer, ne crut pas pouvoir adhérer à mon opinion en ce qui
concernait le choix de la date ; à la suite de quoi, agissant en homme honnête et loyal, il abandonna la
direction du mouvement. A sa place surgit M. Antoine Drexler. Pour moi, j'avais conservé l'organisation
de la propagande et je m'y employai désormais à fond.
La date de la réunion de la première grande assemblée populaire de notre mouvement, encore inconnu,
fut fixée au 24 février 1920:
J'en dirigeai personnellement les préparatifs. Ils furent très courts. D'ailleurs, tout fut monté de manière à
pouvoir prendre des décisions avec la rapidité de l'éclair. Sur des questions dont la discussion aurait
demandé des journées de travail, il fallait, si l'on préparait une réunion publique, prendre position en
vingt-quatre heures. L'annonce de la réunion devait se faire au moyen d'affiches et de tracts rédigés dans
le sens que j'ai déjà indiqué, à grands traits, en parlant de la propagande et dont voici l'essentiel : action
sur la grande masse, limitation à quelques points peu nombreux constamment repris ; emploi d'un texte
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Hitler A.
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concis, concentré, su par cœur et procédant par formules affirmatives ; maximum d'opiniâtreté pour
répandre l'idée, patience dans l'attente des résultats.
Nous choisîmes comme couleur Ie rouge ; c'est elle qui stimule le plus et qui devait le plus vivement
indigner et exciter nos adversaires, nous faire connaître ainsi d'eux, et les obliger, bon gré mal gré, à ne
plus nous oublier.
La suite montra clairement qu'il y avait collusion politique, en Bavière aussi, entre les marxistes et le parti
du Centre ; ceci se manifesta par le soin que le parti populaire bavarois, qui gouvernait, mit à essayer
d'affaiblir, puis de paralyser l'effet de nos affiches sur les m3sses ouvrières rouges. La police, ne trouvant
plus d'autre moyen de s'opposer à notre propagande, s'en prit finalement à nos affiches. Elle en vint, pour
plaire à ses associés rouges qui restaient silencieusement dans l'ombre et avec l'aide et à l'instigation du
parti populiste soi-disant national allemand, à interdire complètement ces affiches qui avaient ramené au
peuple allemand des centaines de milliers d'ouvriers égarés dans l'internationalisme.
Ces affiches qui ont été publiées en annexes dans les premières et deuxièmes éditions de ce livre,
constituent le meilleur témoignage de la lutte vigoureuse que dut mener alors le jeune mouvement.
Elles montreront à la postérité le sens exact de notre volonté et la parfaite loyauté de nos intentions. Elles
prouveront quel fut l'arbitraire des autorités dites nationales, lorsqu'elles se mirent en devoir d'étrangler
un mouvement national qui les gênait, et par suite une récupération des grandes masses de notre
peuple.
Elles contribueront également à détruire l'opinion qu'il y a en Bavière un gouvernement national ; elles
établiront enfin, par leur texte même, que la Bavière nationale des années 1919 à 1923 ne fut nullement
une création d'un gouvernement national, que ce fut, au contraire, le peuple qui se sentit de plus en plus
conquis par l'esprit national et le gouvernement qui fut obligé de le suivre.
Les gouvernants eux-mêmes firent tout pour gêner et rendre impossibles les progrès de cet
assainissement.
Il faut toutefois faire exception pour deux hommes : Le préfet de police d'alors Ernst Pöhner et son fidèle
conseiller le Oberamtmann Frick étaient les seuls hauts fonctionnaires qui déjà, à cette époque, avaient
le courage d'être Allemands avant d'être fonctionnaires. Parmi les autorités responsables, E. Pöhner était
celui qui recherchait le moins la popularité, mais avait le plus vif sentiment de sa responsabilité vis-à-vis
du peuple auquel il appartenait ; il était prêt à tout engager et à tout sacrifier, même sa propre vie, pour la
résurrection du peuple allemand qu'il aimait par-dessus tout.
Il était l'empêcheur de danser en rond pour cette catégorie de fonctionnaires qui gagnent leurs
appointements à obéir aux ordres du gouvernement qui les nourrit, sans nul souci de maintenir prospère
le bien national qui leur a été confié, de prendre l'intérêt de leur peuple et de travailler à son
indépendance. Avant tout, il était de ces natures qui, à la différence de la plupart des détenteurs de
l'autorité dite d'Etat, ne craignent pas l'hostilité des traîtres au peuple et au pays, mais la recherchent,
comme la plus belle parure d'un honnête homme. La haine des Juifs et des marxistes, leurs campagnes
de calomnies et de mensonges, furent son unique bonheur au milieu de la misère de notre peuple.
C’était un homme d'une loyauté de granit, d'une pureté antique, d'une droiture allemande et pour qui la
devise : « Plutôt la mort que l'esclavage » n'était pas qu'un mot, mais le cri de tout son être.
Lui et son collaborateur, le Dr. Frick, sont, à mes yeux, les seuls hommes ayant occupé une fonction
d'Etat, qui puissent être considérés comme ayant participé à la création d'une nation bavaroise.
Avant l'ouverture de notre première grande assemblée, il me fallut non seulement apprêter le matériel de
propagande nécessaire, mais aussi faire imprimer les directives du programme.
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Hitler A.
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J'indiquerai avec plus de détails, dans la deuxième partie de ce livre, les directives que nous suivîmes
plus particulièrement pour rédiger le programme. Je veux seulement préciser ici qu'il se proposa non
seulement de donner au jeune mouvement sa structure et sa substance, mais aussi pour faire
comprendre aux masses les buts qu'il poursuivait.
Les milieux que l'on qualifie d'éclairés ont essayé de faire de l'esprit et de railler, puis de critiquer. La
justesse de notre conception d'alors a fait ressortir l'efficacité de notre programme.
J'ai vu naître depuis quelques années des douzaines de nouveaux mouvements : ils ont disparu sans
laisser de trace, comme entraînés par le vent. Un seul a ténu : le parti ouvrier allemand national
socialiste. Et aujourd'hui, j'ai plus que jamais la conviction, que ce parti, on peut le combattre, le
paralyser, les petits ministres de parti peuvent nous interdire de parler, ils ne pourront plus empêcher la
victoire de nos idées. Quand on n'arrivera même plus à se rappeler les noms des partis politiques au
pouvoir aujourd'hui et de ceux qui les représentent, les bases du programme national socialiste
constitueront encore les fondements d'un Etat naissant.
Les réunions que nous avions tenues pendant les quatre mois qui avaient précédé janvier 1920, nous
avaient permis de réunir les petits moyens dont nous avions besoin pour faire imprimer notre première
brochure, notre première affiche et notre programme.
Si je termine la première partie de ce livre sur notre première grande réunion, c'est parce que cette
réunion rompit le cadre étroit "de notre petite association et agit pour la première fois et de façon décisive
sur le levier le plus puissant de notre époque, l'opinion publique. Je n'avais alors qu'un souci : la salle
sera-t-elle pleine, ou faudra-t-il parler devant les bancs vides ? Je pensais dur comme pierre qu'il
viendrait beaucoup de monde et que cette journée serait un grand succès. Tel était mon état d'âme en
attendant impatiemment cette soirée.
La séance devait être ouverte à 7 h. 30. A 7 h. 15, quand je pénétrais dans la salle des fêtes de la
Hofbraühaus sur le Platzl à Munich, je crus que mon cœur allait éclater de joie. L'énorme local - car il me
paraissait encore énorme était plein, plus que plein. Les têtes se touchaient, il y avait près de 2.000
personnes. Et surtout, ceux à qui nous voulions nous adresser étaient justement ceux qui étaient venus.
Plus de la moitié de la salle paraissait occupée par des communistes ou des indépendants. Notre
première grande manifestation était, à leur avis, vouée à une fin qu'ils comptaient amener rapidement.
Mais il en fut rapidement autrement. Quand le premier orateur eut terminé je pris la parole.
Quelques minutes après, c'était une grêle d'interruptions. De violentes collisions éclatèrent dans la salle.
Une poignée de mes plus fidèles camarades de la guerre et d'autres partisans tombèrent sur ceux qui
troublaient l'ordre et arrivèrent peu à peu à ramener un peu de calme. Je pus continuer à parler. Au bout
d'une demi-heure, les applaudissements commençaient à couvrir sensiblement les cris et les
rugissements.
Je passai alors au programme et je l'expliquai pour la première fois.
De quart d'heure en quart d'heure, les interruptions étaient de plus en plus dominées par les
approbations. Lorsque enfin j'exposai à la foule, point par point, les 25 propositions et que je la priai de
prononcer elle-même son jugement, tous ces points furent acceptés au milieu d'un enthousiasme
toujours croissant, à l'unanimité, et encore, et toujours à l'unanimité, et quand le dernier point eût ainsi
atteint le cœur de la masse, j'avais devant moi une salle pleine d'hommes, unis par une conviction
nouvelle, une nouvelle foi, une nouvelle volonté.
Au bout de quatre heures environ, la salle commença à se vider, la foule entassée reflua vers la porte
comme une rivière aux eaux lentes et tous ces hommes se serraient et se bousculaient les uns contre les
autres. Et je sentis alors qu'allaient se répandre au loin, parmi le peuple allemand, les principes d'un
mouvement que l'on ne pourrait plus désormais condamner à l'oubli.
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Un brasier était allumé : dans sa flamme ardente se forgerait un jour le glaive qui rendra au Siegfried
germanique la liberté et à la nation allemande, la vie.
Sous mes yeux, le relèvement se mettait en marche. Et je voyais en même temps la déesse de la
vengeance inexorable se dresser contre le parjure du 9 novembre 1918.
La salle se vida lentement.
Le mouvement suivit son cours.
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TOME II : Le mouvement national-socialiste
1 : Opinion philosophique et parti
Le 24 février 1920 eut lieu le premier grand meeting de notre jeune mouvement. Dans la salle des fêtes
du Hofbraühaus, à Munich, les vingt-cinq points de notre programme furent exposés à une foule de près
de deux mille hommes, et chacun de ces points reçut une approbation enthousiaste. Ainsi furent livrés au
public, pour la première fois, les principes et les directives du combat qui devait nous débarrasser d'un
véritable fatras d'idées et d'opinions périmées de tendances obscures ou même nuisibles. Il fallait qu'une
puissance nouvelle se manifestât dans le paresseux et lâche monde bourgeois, comme devant la
triomphante vague marxiste, pour arrêter au dernier moment le char du destin.
Il était évident que le nouveau mouvement ne pouvait espérer acquérir l'importance et la force
nécessaires à cette lutte gigantesque, que s'il réussissait dès le premier jour à éveiller dans le cœur de
ses adhérents la conviction sacrée que la vie politique n’en recevrait pas simplement une formule
électorale nouvelle, mais qu'elle se trouverait en présence d'une conception philosophique nouvelle d'une
importance fondamentale.
Il faut se représenter le misérable ramassis d'idées qui sert normalement à bâcler ce qu'on appelle le «
programme d'un parti », puis comment, de temps en temps, celui-ci est fignolé et léché. On doit surtout
regarder à la loupe les mobiles des commissions de programme bourgeoises, pour pouvoir estimer à leur
valeur ces accouchements programmatiques :
Un souci unique détermine immanquablement, soit l'établissement d'un programme nouveau, soit la
modification du précédent : le souci du résultat des prochaines élections. Aussitôt que commence à
poindre dans la cervelle de ces artistes de la politique parlementaire le soupçon que le bon peuple veut
se révolter et s'échapper des harnais du vieux char des partis, voici qti ils se mettent à en repeindre le
timon. Alors surviennent les observateurs d'étoiles et astrologues des partis, les « gens expérimentés » et
les « experts », le plus souvent de vieux parlementaires susceptibles de se remémorer des cas
analogues du « temps riche en enseignements de leur apprentissage politique », des cas où la patience
de la masse avait rompu les traits ; ils sentent à nouveau se rapprocher de son attelage une menace
analogue. Alors ils ont recours aux vieilles recettes, ils constituent une « commission », écoutent partout
dans le bon peuple, flairent les articles de presse et reniflent longtemps pour savoir ce qu'aimerait le cher
grand public, ce qui lui déplaît et ce qu'u espère. On étudie avec le plus grand soin tout groupe
professionnel, toute classe d'employés et on scrute leurs désirs les plus intimes. Alors aussi les «
formules » de la dangereuse opposition deviennent d'un coup mûres pour un sérieux examen, et le plus
souvent d'ailleurs cette parcelle du trésor de science des vieux partis se révèle tout à fait pitoyable, au
grand étonnement de ceux qui l'ont découverte et propagée. Et les commissions se réunissent, procèdent
à la révision de l'ancien programme (et ces messieurs changent de convictions tout à fait comme les
soldats en campagne changent leurs chemises, quand la précédente est partie en morceaux).
Ils en créent un nouveau dans lequel on donne à chacun ce qui lui revient. Au paysan, on garantit la
protection de son agriculture ; à l'industriel, la protection de ses produits ; au consommateur, la protection
de ce qu'il achète ; les traitements des instituteurs sont augmentés, les pensions des fonctionnaires sont
améliorées, l'Etat doit faire dans une large mesure des situations aux veuves et orphelins, le trafic doit
être favorisé, les tarifs abaissés et même les impôts doivent être, sinon totalement, du moins en grande
partie supprimés. Souvent il arrive que l'on a oublié une corporation ou que l'on n'a pas eu connaissance
d'une exigence ayant cours dans le peuple. Alors, en toute hâte, on rajoute encore des pièces jusqu'à ce
que l'on puisse à bon droit espérer que l'on a de nouveau calmé et pleinement contenté l'armée des
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Hitler A.
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petits bourgeois « moyens » et de leurs épouses. Ainsi réconforté, on peut commencer, confiant en Dieu
et en l'inébranlable sottise du citoyen électeur, la lutte pour la « réforme » de l'Etat, comme on dit.
Quand le jour des élections est passé et que les parlementaires ont tenu la dernière de leurs réunions
populaires pour cinq ans, de ce dressage de la plèbe ils passent à l'accomplissement de leurs devoirs
plus élevés et plus agréables.
La commission du programme se dissout et la lutte pour la forme nouvelle des choses reprend la forme
de la lutte pour le bon pain quotidien : c'est-à-dire, pour un député, l'indemnité parlementaire.
Tous les matins, M. le représentant du peuple se rend dans la grande maison et, sinon tout à fait dans
l'intérieur, tout au moins dans l'antichambre où se trouvent les listes de présence. Au service du peuple, il
y porte son nom, et il reçoit le juste salaire d'une petite indemnité pour ces continuels et harassants
efforts.
Après quatre ans, ou bien au cours de semaines critiques, lorsque la dissolution des corporations
parlementaires devient de plus en plus menaçante, une irrépressible et impétueuse tendance se
manifeste chez ces messieurs. De même que le ver blanc ne peut que se changer en hanneton, de
même ces chrysalides parlementaires abandonnent leur grand phalanstère et s'envolent sur leurs ailes
neuves vers le bon peuple. Ils parlent de nouveau à leurs électeurs, leur racontent leurs énormes travaux
et l'obstination maI intentionnée des autres ; souvent l'inintelligente masse, au lieu d'une reconnaissante
approbation, leur lance à la figure des paroles hostiles.
Lorsque cette ingratitude du peuple arrive à un certain degré, un seul moyen peut y remédier : il faut
raviver le brillant du parti, le programme a besoin d'être amélioré. La commission renaît et la duperie
recommence comme précédemment. Vu la bêtise aussi dure que le granit de notre humanité, il n'y a pas
à s'étonner du résultat. Sous la conduite de sa presse, ébloui par le nouveau et séduisant programme, le
bétail à voter « bourgeois », aussi bien que prolétarien, revient à l'étable commune et élit à nouveau celui
qui l'a déjà trompé.
Ainsi l'homme populaire et candidat des classes laborieuses redevient la chenille parlementaire. Il
continue à manger sur la branche de la vie publique, y devient gros et gras, et, quatre ans après, se
transforme de nouveau en un brillant papillon.
Il n'y a rien de plus déprimant que d'observer tous ces agissements dans la prosaïque vérité et d'être
obligé d'assister à cette tromperie perpétuellement renouvelée. Avec un pareil fond de pourriture
intellectuelle, on ne peut vraiment pas trouver, dans le camp bourgeois, la force nécessaire pour mener le
combat contre la puissance organisée du marxisme.
D'ailleurs, ces messieurs n'y songent pas sérieusement. Si bornés et si imbéciles que l'on doive
reconnaître ces médicastres parlementaires de la race blanche, on ne peut admettre qu'ils songent
sérieusement à entrer en lutte, par le moyen d'une démocratie occidentale, contre les théories marxistes.
Pour cette théorie en effet, tout le système démocratique n'est, en mettant les choses au mieux, qu'un
moyen d'arriver à ses fins : elle l'utilise pour paralyser l'adversaire et se faire le champ libre. Et lorsqu'une
partie du marxisme tente présentement, d'ailleurs fort adroitement, de donner l'illusion de son indissoluble
attachement aux principes de la démocratie, il convient de ne pas oublier qu’à l'heure critique, ces
messieurs ne se souciaient pas plus que d'un fifrelin d'une décision de la majorité selon la conception
occidentale de la démocratie.
Aux jours où les parlementaires bourgeois voyaient la garantie de la sécurité du pays dans la
monumentale inintelligence du nombre prépondérant, le marxisme, avec une troupe de rôdeurs de bas
quartiers, de déserteurs, de bonzes de partis et de littérateurs juifs, s'empara en un tour de main du
pouvoir, donnant un soufflet retentissant à cette même démocratie. C'est pourquoi il faut la crédulité d'un
des chamanes parlementaires de notre démocratie bourgeoise pour s'imaginer que jamais la brutale
résolution des profiteurs ou des suppôts de cette peste mondiale puisse être conjurée par les formules
d'exorcisme du parlementarisme occidental.
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Le marxisme marchera avec la démocratie aussi longtemps qu'il n'aura pas réussi à se gagner,
poursuivant indirectement ses desseins destructeurs, la faveur de l'esprit national qu'il a voué à
l'extermination. Mais si, Arrondissement, cercle, région. aujourd'hui, il arrivait à la conviction que, dans le
chaudron de sorcières de notre démocratie parlementaire, peut se cuisiner soudainement, quand ce ne
serait que dans le corps législatif, une majorité qui s'attaque sérieusement au marxisme, alors le jeu de
prestidigitation parlementaire serait bientôt fini. Les porte-drapeaux de l'internationale rouge
adresseraient alors, au lieu d'une invocation à la conscience démocratique, un appel enflammé aux
masses prolétariennes, et le combat serait d'un seul coup transplanté, de l'atmosphère croupissante des
salles de séances des parlements, dans les usines et dans la rue. Ainsi la démocratie serait
immédiatement liquidée ; et ce que n'a pu réaliser dans les parlements la souplesse d'esprit de ces
apôtres populaires, réussirait avec la rapidité de l'éclair aux pinces et marteaux de forge des masses
prolétariennes surexcitées ; exactement comme en automne 1918, elles montreraient d'une façon
frappante au monde bourgeois comme il est insensé de penser arrêter la conquête mondiale juive avec
les moyens dont dispose la démocratie occidentale.
Comme nous l'avons dit, il faut un esprit crédule pour se lier, en présence d'un tel partenaire, à des règles
qui, pour le dernier, ne sont que bluffs, ou ne servent qu'à lui, et qui seront jetées par-dessus bord
aussitôt qu'elles ne lui assureront plus d'avantages.
Dans tous les partis bourgeois, la lutte politique se résume en fait à une dispute pour quelques sièges au
Parlement, lutte où les principes sont, en cas de besoin, jetés par-dessus bord comme un sac de lest, et
leurs programmes s'en ressentent, tout comme leur puissance propre. Il leur manque cette forte attraction
magnétique qui ne peut s'exercer sur la masse que par l'emprise de grandes idées, cette force de
conviction que donne, seule, la foi absolue en ses principes et la résolution fanatique de les faire
triompher. Mais au moment où l'un des partis, muni de toutes les armes d'une conception philosophique,
fût-elle mille fois criminelle, marche à l'assaut contre un ordre établi, l'autre en est réduit à la résistance,
s'il ne prend la forme d'un nouveau dogme, dogme politique dans le cas présent, et ne remplace les
faibles et lâches paroles de défense par le cri de guerre d'une attaque courageuse et brutale. Aussi
quand d'aucuns, tout particulièrement les ministres soi-disant nationaux des postes bourgeois, ou le
centre bavarois, adressent à notre mouvement l'astucieux reproche de travailler pour une révolution,
nous ne pouvons faire qu'une réponse à cette conception politique de quatre sous : certainement, nous
tâchons de regagner ce que vous avez, dans votre criminelle bêtise, laissé échapper. Vous avez
contribué, par votre maquignonnage parlementaire, à entraîner la nation vers l'abîme ; mais nous allons,
par l'établissement d'une nouvelle conception philosophique et l'inébranlable et fanatique défense de ses
principes, construire pour notre peuple les degrés par lesquels il pourra un jour s'élever de nouveau vers
le temple de la liberté.
Ainsi notre premier soin, au temps de la fondation de notre mouvement, devait être toujours de veiller
qu'une troupe formée par les soldats d'une sublime conviction ne devienne une association pour favoriser
les intérêts parlementaires.
La première des mesures préventives fut la création d'un programme qui, systématiquement, accusait
des tendances de nature, par leur ampleur même, à tenir à distance les esprits débiles et mesquins de
nos partis politiques d'aujourd'hui. Combien nous avions raison de juger nécessaires des buts aussi
fortement marqués pour notre programme, on le comprend avec évidence au spectacle de la fatale
faiblesse qui finit par amener l'écroulement de l'Allemagne.
La connaissance de ces faits devait conduire à une nouvelle conception de l'Etat, laquelle, à son tour,
constitue une partie essentielle de notre nouvelle conception du monde.
*
Je me suis déjà, dans le premier volume, expliqué sur le mot völkisch, lorsque j'ai dû poser en fait que ce
terme n'a pas une signification assez précise pour qu'on puisse en faire la base d'une communauté
d'action et de lutte. Tout ce que l'on peut imaginer de plus essentiellement différent se groupe aujourd'hui
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sous le pavillon du mot völkisch. Avant donc que de passer aux problèmes et aux buts du Parti ouvrier
allemand national-socialiste, je voudrais préciser le sens du mot völkisch, et les rapports qu'il a avec
notre mouvement.
Le terme völkisch apparaît aussi peu clairement défini, il peut être interprété d'autant de façons, et servir
dans la pratique à des usages presque aussi nombreux que le mot « religieux ». On ne peut guère non
plus attacher à ce qualificatif une acception absolument précise, qu'il s'agisse de définition théorique ou
d'acception usuelle. Le terme « religieux » ne peut être conçu qu'en rapport avec une forme bien
déterminée des réalisations qui sont les siennes. C'est une très belle appréciation, le plus souvent aussi
fondée, quand on qualifie la nature d'un homme de « profondément religieuse ». Sans aucun doute,
d'aucuns seront-ils satisfaits d'une appréciation aussi universelle ; pour certains même, elle pourra
évoquer l'image plus ou moins nette d'un certain état d'âme. Mais la grande masse ne se compose pas
seulement des philosophes et des saints. Une pareille idée religieuse tout à fait générale ne fera le plus
souvent que rendre à chacun sa liberté de pensée et d'action. Elle ne sera nullement mobile d'actions,
comme le devient le sentiment religieux profond, au moment où un dogme précis prend forme dans le
monde indéterminé de la métaphysique pure. Certes ce dogme n'est pas un but « en soi n, mais un
moyen ; mais moyen inévitablement nécessaire pour atteindre le but. Ce but cependant n'est pas
purement idéal ; tout au contraire, au fond, il est éminemment pratique. Il faut, en effet, se rendre compte
que les idéals les plus hauts correspondent toujours à de profondes nécessités vitales ; tout comme les
canons de la beauté la plus parfaite découlent logiquement, en dernière analyse, de l'utilité.
En même temps que la foi aide à élever l'homme au-dessus du niveau d'une vie animale et paisible, elle
contribue à raffermir et à assurer son existence. Que l'on enlève à l'humanité actuelle les principes
religieux, confirmés par l'éducation, qui sont pratiquement des principes de moralité et de bonnes
mœurs ; que l'on supprime cette éducation religieuse sans la remplacer par quelque chose d'équivalent,
et on en verra le résultat sous la forme d'un profond ébranlement des bases de sa propre existence. On
peut donc poser en axiome que non seulement l'homme vit pour servir l'idéal le plus élevé, mais aussi
que cet idéal parfait constitue à son tour pour l'homme une condition de son existence. Ainsi se ferme le
cercle.
Naturellement, dans la définition tout à fait générale du mot « religieux » sont incluses des notions ou des
convictions fondamentales, par exemple celles de l'immortalité de l'âme, la vie éternelle, l'existence d'un
être supérieur, etc. Mais toutes ces pensées, quelque persuasion qu'elles exercent sur l'individu,
demeurent soumises à son examen critique et à des alternatives d'acceptations et de refus, jusqu'au jour
ou la foi apodictique prend force de loi sur le sentiment et sur la raison. La foi est l'instrument qui bat la
brèche et fraie le chemin à la reconnaissance des conceptions religieuses fondamentales.
Sans un dogme précis, la religiosité, avec ses mille formes mal définies, non seulement serait sans valeur
pour la vie humaine, mais, en outre, contribuerait sans doute au délabrement général.
Il en est de même du qualificatif völkisch que du terme « religieux ». Lui aussi contient diverses notions
fondamentales. Mais bien que de la plus haute importance, elles sont sous une forme si mal définie
qu'elles ne s'élèveront pas au-dessus de la valeur d'une simple opinion admise, tant qu'elles ne seront
pas envisagées comme principes fondamentaux dans le cadre d'un parti politique. Car la réalisation d'un
idéal théorique et de ses conséquences logiques résulte aussi peu du simple sentiment ou du seul fait
d'une volonté intérieure des hommes, que la conquête de la liberté ne provient de l'aspiration universelle
vers cet état. Non, ce n'est que quand la poussée idéale vers l'indépendance reçoit l'organisation de
combat et une paissance militaire que l'ardent désir d'un peuple peut se changer en une magnifique
réalité.
Une opinion philosophique a beau être mille fois juste et viser un plus grand bien de l'humanité, elle
demeurera sans valeur pratique pour la vie d'un peuple, aussi longtemps que ses principes ne sont pas
devenus la bannière d'un mouvement agissant. A son tour, ce mouvement restera simple parti, tant que
son action n'aura pas abouti à la victoire de ses idées, et que ses dogmes de parti ne seront pas devenus
pour un peuple les lois de base de sa communauté.
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Hitler A.
Mon Combat
Mais lorsqu'une conception abstraite de caractère général doit servir de base à une évolution à venir,
alors la condition première est de faire toute lumière sur la nature et sa portée. Ce n'est que sur une telle
base que l'on peut créer un mouvement puisant la force nécessaire à la lutte dans l'unité de ses
convictions. C'est à partir de concepts généraux que l'on doit bâtir un programme politique et c'est sur la
base d'un système philosophique que l'on doit appuyer un dogme politique déterminé. Ce dernier ne doit
pas viser un but inaccessible, et s'attacher exclusivement aux idées, mais aussi tenir compte des moyens
de lutte qui existent et que l'on peut mettre en œuvre pour leur victoire. A une conception spirituelle
théoriquement juste, et qu'il appartient à celui qui trace le programme de mettre en avant, doit donc se
joindre la science pratique de l'homme politique.
Ainsi un idéal éternel doit malheureusement, pour servir d'étoile conductrice à l'humanité, accepter les
faiblesses de cette même humanité pour ne pas faire naufrage dès le départ à cause de l'imperfection
humaine. A celui qui a reçu la révélation, il faut adjoindre celui qui connaît l'âme du peuple, qui extraira du
domaine de l'éternelle vérité et de l'idéal ce qui est accessible aux humbles mortels et qui lui fera prendre
corps.
Cette transmutation d'un système philosophique idéalement vrai en une communauté politique de foi et
de combat nettement définis, organisée rigidement, animée d'une seule croyance et d'une même volonté,
voilà le problème essentiel ; toutes les chances de victoire d'une idée reposent entièrement sur
l'heureuse solution de ce problème. C'est alors que, de cette armée de millions d'hommes, tous plus ou
moins clairement pénétrés de ces vérités, certains même allant peut-être jusqu'à la comprendre en partie,
un homme doit sortir qu'anime une puissance d'apôtre. Des idées nébuleuses de grand public, il extrait
des principes fermes comme le granit, il mène la lutte pour la vérité unique qu'ils contiennent ; jusqu'à ce
que, des vagues agitées du libre monde des idées, émerge le roc solide de l'union de ceux qui
communient dans une même croyance et une même volonté.
D'un point de vue universel, la nécessité justifie le droit d'agir ainsi ; le succès justifie le droit de l'individu.
*
Si nous essayons de sortir du mot völkisch le sens le plus intime, nous arriverons à la constatation
suivante :
La conception philosophique courante aujourd'hui consiste généralement, au point de vue politique, à
attribuer à l'Etat lui-même une force créatrice et civilisatrice. Mais il n'y aurait que faire des conditions
préalables de race ; l'Etat résulterait plutôt des nécessités économiques ou, dans le meilleur cas, du jeu
des forces politiques. Cette conception fondamentale conduit logiquement à une méconnaissance des
forces primitives liées à la race, et à sous-estimer la valeur de l'individu. Celui qui nie la différence entre
les races, en ce qui concerne leur aptitude à engendrer des civilisations, est forcé de se tromper aussi
quand il juge les individus. Accepter l'égalité des races entraîne à juger pareillement les peuples et les
hommes. Le marxisme international n'est lui-même que la transformation, par le Juif Karl Marx, en une
doctrine politique précise d'une conception philosophique générale déjà existante. Sans cet
empoisonnement préalable, le succès politique extraordinaire de cette doctrine n'eût pas été possible.
Karl Marx fut simplement le seul, dans le marécage d'un monde pourri, à reconnaître avec la sûreté de
coup d'œil d'un prophète les matières les plus spécifiquement toxiques ; il s'en empara, et; comme un
adepte de la magie noire, les employa à dose massive pour anéantir l'existence indépendante des libres
nations de ce monde. T'out ceci d'ailleurs au profit de sa race.
Ainsi la doctrine marxiste est, en résumé, l'essence même du système philosophique aujourd'hui
généralement admis. Pour ce motif déjà, toute lutte contre lui de ce que l'on appelle le monde bourgeois
est impossible, et même ridicule, car ce monde bourgeois est essentiellement imprégné de ces poisons
et rend hommage à une conception philosophique qui, d'une façon générale, ne se distingue de la
conception .marxiste que par des nuances ou des questions de personnes. Le monde bourgeois est
marxiste, mais croit possible la domination de groupes déterminés d'hommes (la bourgeoisie), cependant
que le marxisme lui-même vise délibérément à remettre ce monde dans la main des Juifs.
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Hitler A.
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Au contraire, la conception « raciste »1 fait place à la valeur des diverses races primitives de l'humanité.
En principe, elle ne voit dans l'Etat qu'un but qui est le maintien de l'existence des races humaines. Elle
ne croit nullement à leur égalité, mais reconnaît au contraire et leur diversité, et leur valeur plus ou moins
élevée. Cette connaissance lui confère l'obligation, suivant la volonté éternelle qui gouverne ce monde,
de favoriser la victoire du meilleur et du plus fort, d'exiger la subordination des mauvais et des faibles.
Elle rend ainsi hommage au principe aristocratique de la nature et croit en la valeur de cette loi jusqu'au
dernier degré de l'échelle des êtres. Elle voit non seulement la différence de valeurs des races, mais
aussi la diversité de valeurs des individus. De la masse se dévoile pour elle la valeur de la personne, et
par cela elle agit comme une puissance organisatrice en présence du marxisme destructeur. Elle croit
nécessaire de donner un idéal à l'humanité, car cela lui paraît constituer la condition première pour
l'existence de cette humanité. Mais elle ne peut reconnaître le droit d'existence à une éthique
quelconque, quand celle-ci présente un danger pour la survie de la race qui défend une éthique plus
haute ; car, dans un monde métissé et envahi par la descendance de nègres, toutes les conceptions
humaines de beauté et de noblesse, de même que toutes les espérances en un avenir idéal de notre
humanité, seraient perdues à jamais.
La culture et la civilisation humaines sont sur ce continent indissolublement liées à l'existence de l'Aryen.
Sa disparition ou son amoindrissement feraient descendre sur cette terre les voiles sombres d'une
époque de barbarie.
Mais saper l'existence de la civilisation humaine en exterminant ceux qui la détiennent, apparaît comme
le plus exécrable des crimes. Celui qui ose porter la main sur la propre image du Seigneur dans sa forme
la plus haute, injurie le Créateur et aide à faire perdre le paradis.
La conception raciste répond à la volonté la plus profonde de la nature, quand elle rétablit ce libre jeu des
forces qui doit amener le progrès par la sélection. Un jour, ainsi, une humanité meilleure, ayant conquis
ce monde, verra s'ouvrir librement à elle tous les domaines de l'activité.
Nous sentons tous que, dans un avenir éloigné, les hommes rencontreront des problèmes que, seul,
pourra être appelé à résoudre un maître-peuple de la plus haute race, disposant de tous les moyens et
de toutes les ressources du monde entier. Bien évidemment, un examen aussi général du contenu
abstrait d'une conception philosophique raciste peut mener à mille interprétations. En fait, il n'est pas une
de nos jeunes créations politiques qui ne se réclame sur quelque point de cette théorie. Cependant, leur
existence simultanée prouve justement la diversité de leurs conceptions. Ainsi, à la philosophie marxiste,
dirigée par une organisation centralisée, s'oppose un ramassis de conceptions que l'on peut d'ores et
déjà juger peu efficaces en présence du front serré ennemi. On ne remporte pas de victoires avec des
armes aussi faibles. C'est seulement quand s'opposera à la conception philosophique internationaliste dirigée politiquement par le marxisme organisé - le front unique d'une conception philosophique raciste
qu'une égale énergie au combat fera se ranger le succès du côté de l'éternelle vérité.
Mais, pour organiser la mise en application d'une conception philosophique, il est tout d'abord
indispensable d'en poser une définition précise; ce que les dogmes représentent pour la foi, les principes
fondamentaux du parti le représentent pour un parti politique en formation.
Il faut donc assurer à la conception raciste un instrument de combat, de même que l'organisation de parti
marxiste fait le champ libre pour l'internationalisme.
C'est ce but que poursuit le Parti national-socialiste allemand.
Fixer ainsi pour le parti la doctrine raciste est la condition préalable du succès des conceptions racistes.
La meilleure preuve en est donnée indirectement par les propres adversaires de ce regroupement du
parti. Ceux-là même qui ne se lassent pas d'affirmer que les conceptions racistes ne sont nullement
l'apanage d'un seul, mais, au contraire, qu'elles sommeillent ou « vivent » au cœur de Dieu sait combien
de millions d'hommes, que ceux-là vérifient donc que la présence effective de ces conceptions n'a jamais
1
Nous traduisons ici, et traduirons désormais, en principe, völkisch par raciste.
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pu justement s opposer en rien su triomphe des conceptions adverses, défendues par un parti politique
classique. S'il en était autrement, le peuple allemand aurait déjà nécessairement remporté aujourd'hui
une gigantesque victoire, et il ne serait pas sur le bord de l'abîme. Ce qui a assuré le succès des
conceptions internationalistes, c'est leur défense par un parti organisé sous forme de sections d'assaut
(Sturmabteilung : S. A.). Si les conceptions opposées ont succombé, c'est faute d'un front unique de
défense. Ce n'est pas en développant sans limites une théorie générale, mais dans la forme limitée et
ramassée d'une organisation politique qu'une conception philosophique peut combattre et triompher.
J'ai donc considéré que ma propre tâche était de dégager de la riche et informe substance d'une
conception philosophique générale les idées essentielles, de les mettre sous une forme plus ou moins
dogmatique. Ainsi élaguées et clarifiées, elles pourront grouper ceux des hommes qui voudront s'y
astreindre. Autrement dit : le Parti national-socialiste des travailleurs allemands tire les caractères
essentiels d'une conception raciste de l'univers, il en fait, compte tenu des réalités pratiques de l'époque,
du matériel humain et de ses faiblesses, un ensemble doctrinal politique, qui pose dès lors lui-même, en
une organisation aussi rigide que possible des grandes masses humaines, les bases du triomphe final de
cette conception philosophique.
2 : L'Etat
Dès 1920 et 1921 les milieux, survivance de ce monde bourgeois dont le règne est maintenant fini,
reprochaient constamment à notre jeune parti d'avoir pris position contre la forme actuelle de l'Etat ; et les
coupe-jarrets au service des partis politiques de toutes nuances en tiraient la conclusion qu'il était permis
de mener par tous les moyens une lutte d'extermination contre ces jeunes importuns, protagonistes d'une
nouvelle conception du monde. A vrai dire on se gardait bien de reconnaître que la bourgeoisie actuelle
est incapable de concevoir une notion cohérente sous le mot Etat, mot dont il n'existe pas, dont il ne peut
pas exister de définition cohérente. Et, le plus souvent, ceux qui détiennent les chaires de notre
enseignement supérieur officiel parlent en professeurs de droit public, qui doivent surtout trouver des
explications et des interprétations justifiant l'existence plus ou moins heureuse des gouvernements qui
leur donnent leur pain. Plus un Etat est constitué de façon illogique, et plus obscures, artificielles et
incompréhensibles sont les définitions que l'on donne de sa raison d'être. Que pouvait par exemple dire
autrefois un professeur d'Université impériale et royale sur la signification et les buts de l'Etat, dans un
pays dont la constitution politique était le monstre le plus informe du vingtième siècle ? Lourde tâche si
l'on considère que, de nos jours, un professeur de droit public est moins tenu de dire la vérité qu'obligé de
servir un but précis. Ce but, c'est de défendre à tous prix l'existence du monstrueux mécanisme humain
dont il est question et qu'on nomme actuellement un Etat. Qu'on ne s'étonne donc pas si, en discutant ce
problème, on évite le plus possible de considérer les faits pour se retrancher dans un fatras de principes
« éthiques », « moraux », « moralisants » et de valeurs, tâches et buts imaginaires.
Dans l'ensemble, on peut distinguer trois systèmes :
a) Il y a ceux qui voient simplement dans l'Etat un groupement plus ou moins volontaire d'hommes
soumis à l'autorité d'un gouvernement.
Ce sont les plus nombreux. Parmi eux se trouvent les adorateurs contemporains du principe de légitimité,
aux yeux desquels la volonté des hommes n'a aucun rôle à jouer dans l'affaire. Pour eux, le fait qu'un
Etat existe suffit à le rendre inviolable et sacré. Pour protéger de toute atteinte cette conception de
cerveaux déments, on prône l'adoration servile de ce qu'on appelle l'autorité de l'Etat. Dans la cervelle de
ces gens-là, le moyen devient en un tournemain le but définitif. L'Etat n'est plus fait pour servir les
hommes, mais ceux-ci sont là pour adorer une autorité de l'Etat, dont participe le plus modeste des
fonctionnaires, quelles que soient ses fonctions. Pour que cette adoration silencieuse et extatique ne se
transforme pas en désordre, l'autorité de l'Etat, de son côté, n'existe que pour maintenir le calme et le
bon ordre. Elle n’est donc plus finalement ni un but ni un moyen. L'Etat doit veiller su maintien du calme
et du bon ordre et, réciproquement, le calme et le bon ordre doivent permettre à l'Etat d'exister. C'est
entre ces deux pôles que la vie de la communauté doit tourner en rond.
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En Bavière, cette conception est surtout représentée par les artistes politiques au Centre bavarois, qu'on
appelle le Parti populaire bavarois ; en Autriche, c'étaient les légitimistes noir-jaune. Dans le Reich luimême, ce sont malheureusement les éléments dits conservateurs qui agissent d'après de pareilles
conceptions de l'Etat.
b) D'autres théoriciens, moins nombreux, mettent au moins à l'existence de l'Etat certaines conditions. Ils
veulent qu'il y ait non seulement une même administration, mais aussi une même langue, quand ce ne
serait que pour des considérations techniques d'administration en général. L'autorité de l'Etat n'est plus la
raison d'être unique et exclusive de l'Etat ; celui-ci doit, en outre, contribuer su bien-être des sujets. Des
idées de « liberté », mais la plupart du temps mal comprises, se glissent dans la conception de cette
école. La forme de gouvernement ne paraît plus inviolable du seul fait de son existence ; on examine
aussi l'utilité qu'elle peut avoir. Le respect du passé ne la protège pas contre la critique du présent. En
résumé, cette école attend avant tout de l'Etat qu'il donne à la vie économique une forme favorable à
l'individu ; elle le juge du point de vue pratique et d'après des conceptions générales d'économie
politique, sur sa rentabilité. On rencontre les principaux représentants de cette opinion dans les milieux
de notre bourgeoisie allemande moyenne, particulièrement dans ceux de la démocratie libérale.
c) Le troisième groupe est le plus faible au point de vue numérique.
Il voit dans l'Etat un moyen de réaliser des tendances impérialistes exposées la plupart du temps de
façon obscure ; il veut arriver à la fondation d'un Etat populaire fortement uni et auquel une langue
commune donne un caractère nettement accusé. S'il veut une langue unique, ce n'est pas seulement
dans l'espoir de donner ainsi à cet Etat une base solide qui lui permette d'accroître sa puissance à
l'extérieur, mais aussi et surtout dans l'opinion - d'ailleurs radicalement fausse - que l'unification de la
langue le mettrait à même de mener à bien une nationalisation orientée dans un certain sens.
Il est lamentable de voir comment, au cours du dernier siècle, et très souvent en toute bonne foi, on a fait
un usage frivole du mot : « germaniser ». Je me rappelle encore combien, au temps de ma jeunesse, ce
terme suggérait d'idées incroyablement fausses. On entendait alors exprimer jusque dans les milieux
pangermanistes l'opinion que les Allemands d'Autriche pourraient très bien, avec le concours du
gouvernement, germaniser les Slaves d'Autriche ; on ne se rendait pas compte que la germanisation ne
s'applique qu'au sol, jamais aux hommes. Ce qu'on entendait en général par ce mot, c'était l'usage de la
langue allemande, imposé de force et publiquement pratiqué. C'est commettre une inconcevable faute de
raisonnement que d'imaginer qu'il serait possible de faire un Allemand, disons d'un nègre ou d'un
Chinois, en lui enseignant l'allemand et en obtenant qu'il parle désormais notre langue, peut-être même
qu'il vote pour un parti politique allemand. Nos bourgeois nationaux ne voyaient pas que ce genre de
germanisation était, en réalité, une dégermanisation. Car, si les différences existant entre les peuples, et
qui jusqu'à présent sont évidentes et sautent aux yeux, pouvaient être atténuées et finalement effacées,
en imposant par le fait du prince l'emploi d'une langue commune, cette mesure amènerait le métissage
et, dans notre cas, non pas une germanisation, mais bien l'anéantissement de l'élément germanique. Il
arrive, et le cas n'est que trop fréquent dans l'histoire, qu'un peuple conquérant réussisse, par des
moyens de contrainte extérieure, à imposer sa langue aux vaincus, mais, au bout de mille ans, cette
langue est parlée par un peuple nouveau et les vainqueurs sont ainsi devenus à proprement parler les
vaincus.
Comme la nationalité, ou, pour mieux dire, la race ne dépend pas de la langue, mais du sang, on n'aurait
le droit de parler de germanisation que si, par tel procédé, on par venait à changer le sang du vaincu.
Mais cela est impossible. Y arriverait-on, ce serait par un mélange des sangs, qui abaisserait le niveau de
la race supérieure. Le résultat final d'un tel processus serait la disparition des qualités qui ont autrefois
rendu le peuple conquérant capable de vaincre. Ce sont particulièrement les énergies civilisatrices que
ferait disparaître le métissage avec une race inférieure, le peuple issu de ce mélange parlerait-il mille fois
la langue de l'ancienne race supérieure. Il se produirait encore, pendant un certain temps, une sorte de
lutte entre les esprits différents et le peuple, voué à une décadence irrémédiable, pourrait, dans un
dernier sursaut, mettre au jour les chefs d'œuvre d'une surprenante civilisation. Leurs auteurs ne seraient
que des représentants isolés de la race supérieure ou encore des métis issus d'un premier croisement,
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Hitler A.
Mon Combat
chez lesquels le meilleur sang continue à l'emporter et cherche à se frayer passage, ils ne seraient
jamais les produits ultimes du métissage. Ce dernier s'accompagnera toujours d'un recul de la civilisation.
Nous devons nous estimer heureux aujourd'hui qu'une germanisation, telle que Joseph II l'avait conçue,
n'ait pas réussi en Autriche. Son succès aurait eu vraisemblablement pour effet de maintenir en vie l'Etat
autrichien, mais aussi d'amener, par la communauté de la langue, un abaissement du niveau ethnique de
la nation allemande. Au cours des siècles, un certain instinct grégaire aurait pu prendre corps, mais le
troupeau même aurait perdu de sa valeur. Il serait peut-être r.é un peuple résultant d'une communauté
d'Etat, mais un peuple résultant d'une communauté de culture aurait disparu.
Il a mieux valu" pour la nation allemande, que ce métissage n'ait pas lieu, bien qu'on y ait renoncé non
pour des raisons intelligentes et élevées, mais parce que les Habsbourg étaient des souverains bornés.
S'il en avait été autrement, c'est à peine si l'on pourrait appeler encore aujourd'hui le peuple allemand un
facteur de la civilisation.
Mais ce n'est pas seulement en Autriche, c'est aussi en Allemagne que les milieux dits nationaux furent et
sont encore poussés par des raisonnements tout aussi faux. La politique polonaise réclamée par tant
d'Allemands et qui tendait à la germanisation de l'Est; reposait malheureusement presque toujours sur un
pareil sophisme. La aussi on croyait réussir à germaniser les éléments polonais, en leur imposant
simplement la langue allemande. Là aussi le résultat aurait été funeste : un peuple de race étrangère
exprimant en langue allemande ses idées étrangères et portant atteinte à la noblesse et à la dignité de
notre nation par sa nature inférieure.
N'est-ce pas déjà une pensée assez effrayante que celle du tort fait à notre race germanique, lorsque
l'ignorance des Américains met à son débit les sales Juifs qui débarquent chez eux, parce qu'ils
jargonnent leur allemand de youpins. Il ne viendra pourtant à l'esprit de personne que le fait purement
accidentel que ces immigrants pouilleux, venus de l’Est, parlent le plus souvent allemand, prouve qu'ils
sont d'origine allemande et font vraiment partie de notre peuple.
Ce qui, au cours de l'histoire, a pu être germanisé avec profit, ce fut le sol conquis par nos aïeux d'épée à
la main et colonise par les paysans allemands. Dans da mesure où ils ont, en même temps, introduit un
sang étranger dans le corps de notre peuple, ils ont contribué à faire naître le funeste émiettement de
notre caractère ethnique, qui se manifeste par cet individualisme hypertrophié propre aux Allemands et
dont, malheureusement, on va souvent jusqu'à faire l'éloge.
Pour cette troisième école, l'Etat est aussi, dans un certain sens, une fin en soi et la conservation de l'Etat
devient la principale tâche de la vie humaine.
En résumé, on peut établir que toutes ces théories ne plongent pas leurs racines dans l'intelligence de ce
fait que les forces créatrices de civilisation et de valeurs ont pour base la race, et que l'Etat doit
logiquement considérer comme sa tâche principale la conservation et l'amélioration de cette même race,
condition fondamentale de tout progrès humain.
La conséquence extrême de ces conceptions et opinions erronées sur la nature et la raison d'être de
l'Etat put être ensuite tirée par le Juif Marx : en séparant la notion de l'Etat des obligations envers la race,
sans pouvoir formuler une autre définition admise su même degré, la bourgeoisie a frayé la voie à une
doctrine qui nie l'Etat en soi.
C'est pourquoi la lutte que mène la bourgeoisie contre le marxisme international court, sur ce terrain, à un
échec certain. La bourgeoisie a, depuis longtemps, fait bon marché des fondations dont son système
politique ne pouvait se passer. Son adroit adversaire a découvert les points faibles de l'édifice qu'elle
avait élevé et l'attaque avec les armes qu'elle lui a involontairement fournies.
Le premier devoir du nouveau parti qui se place sur le terrain des conceptions racistes, est donc de
formuler clairement la conception qu'on doit avoir de la nature et de la raison d'être de l'Etat.
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Hitler A.
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La notion fondamentale, c'est que l'Etat n'est pas un but, mais un moyen. Il est bien la condition préalable
mise à la formation d'une civilisation humaine de valeur supérieure, mais il n'en est pas la cause directe.
Celle-ci réside exclusivement dans l'existence d'une race apte à la civilisation. Même s'il se trouvait sur la
terre des centaines d'Etats modèles, au cas où l'Aryen, qui est le pilier de la civilisation, viendrait à
disparaître, il n'y aurait plus de civilisation correspondant, dans l'ordre spirituel, au degré qu'ont atteint les
peuples de race supérieure. On peut aller encore plus loin et dire que l'existence d'Etats humains
n'exclurait pas l'éventualité de l'anéantissement définitif de la race humaine, puisque la disparition du
représentant de la race civilisatrice amènerait la perte des facultés intellectuelles supérieures de
résistance et d'adaptation.
Si, par exemple, un séisme venait à bouleverser l'écorce terrestre et qu'un nouvel Himalaya surgisse des
flots de l'océan, la civilisation humaine serait anéantie par cet épouvantable cataclysme. Il n'y aurait plus
un seul Etat, tous les liens qui maintiennent l'ordre seraient rompus, les créations d'une civilisation
millénaire seraient ruinées, la surface de la terre ne serait plus qu'un cimetière recouvert d'eau et de
vase. Mais il suffirait que quelques hommes, appartenant à une race civilisatrice, aient survécu dans ce
chaos d'épouvante pour que, fût-ce au bout de mille ans, la terre, revenue au calme, recommence à
porter des témoignages de la force créatrice de l'homme. Seul, l'anéantissement des derniers
représentants de la race supérieure ferait définitivement de la terre un désert. Inversement, des exemples
tirés du temps présent prouvent que des Etats, dont les bases avaient été jetées par les représentants de
races dénuées des capacités politiques indispensables, n’ont pu, en dépit de toutes les mesures prises
par leurs gouvernements, échapper à la ruine. De même que les espèces de grands animaux des temps
préhistoriques ont dû céder la place à d'autres et s'éteindre, de même devront céder le pas les races
humaines privées d'une certaine force intellectuelle, qui, seule, peut leur faire trouver les armes
nécessaires à leur conservation.
Ce n'est pas l'Etat qui fait naître un certain niveau de culture ; il ne peut que conserver la race, cause
première de l'élévation de ce niveau. Dans le cas contraire, l'Etat peut continuer à exister pendant des
siècles sans changement apparent, alors que, par suite du mélange des races qu'il n'a pas empêché, la
capacité civilisatrice, et l'histoire même de ce peuple, qui en est le reflet, ont commencé depuis long
temps à subir de profondes altérations. Par exemple, notre Etat actuel, mécanisme fonctionnant à vide,
peut, plus ou moins longtemps, faire encore illusion et sembler vivre, et pourtant l'empoisonnement de la
race, dont souffre le corps de notre peuple, amène une déchéance de sa civilisation qui se manifeste
déjà d'une façon effrayante.
La condition préalable mise à l'existence durable d'une humanité supérieure n'est donc pas l'Etat, mais la
race qui possède les facultés requises.
Il faut savoir que ces facultés existent toujours, et qu'il leur suffit d'être mises en éveil par des
circonstances extérieures pour se manifester. Les nations, ou plutôt les races civilisatrices, possèdent
ces facultés bienfaisantes à l'état latent quand bien même les circonstances extérieures défavorables ne
leur permettent pas d'agir. Aussi est-ce une incroyable injustice que de présenter les Germains des
temps antérieurs au christianisme comme des hommes « sans civilisation », comme des barbares. Ils ne
l'ont jamais été. C'était seulement la dureté du climat de leur habitat septentrional qui leur imposait un
genre de vie qui s'opposait au développement de leurs forces créatrices. S'ils étaient, sans le monde
antique, arrivés dans les régions plus clémentes du Sud et s'ils y avaient trouvé, dans le matériel humain
fourni par des races inférieures, les premiers moyens techniques, la capacité à créer une civilisation qui
sommeillait en eux, aurait produit une floraison aussi éclatante que celle des Hellènes. Mais qu'on
n'attribue pas uniquement au fait qu'ils vivaient dans un climat septentrional cette force primitive qui
engendre la civilisation. Un Lapon, transporté dans le Sud, contribuerait aussi peu au développement de
la civilisation que pourrait le faire un Esquimau. Non, cette splendide faculté de créer et de modeler a été
justement conférée à l'Aryen, qu'elle soit latente en lui ou qu'il en fasse don à la vie qui s'éveille, suivant
que des circonstances favorables le lui permettent ou qu’une nature inhospitalière l'en empêche.
On peut en déduire la notion suivante :
L'Etat est un moyen de parvenir à un but. Son but est de maintenir et de favoriser le développement
d'une communauté d'êtres qui, au physique et au moral, sont de la même espèce: Il doit maintenir, en
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premier lieu, les caractères essentiels de la race, condition du libre développement de toutes les facultés
latentes de celle-ci. De ces facultés, une partie servira toujours à l'entretien de la vie physique et une
autre partie à favoriser les progrès intellectuels. Mais, en fait, le premier est toujours la condition
nécessaire du second.
Les Etats qui ne visent pas à ce but sont des organismes défectueux, des créations avortées. Le fait
qu'ils existent n'y change rien, pas plus que les succès obtenus par une association de flibustiers ne
justifient la piraterie.
Nous autres nationaux-socialistes, qui combattons pour une autre conception du monde, nous ne nous
plaçons pas sur le célèbre « terrain des faits », d'ailleurs controuvés. Nous ne serions plus alors les
champions d'une grande idée neuve, mais les coolies du mensonge qui règne de nos jours. Nous devons
faire une distinction bien tranchée entre l'Etat qui n'est qu'un contenant et la race qui en est le contenu.
Ce contenant n'a de raison d'être que lorsqu'il est capable de conserver et de protéger son contenu ;
sinon il n'a aucune valeur.
Par suite, le but suprême de l'Etat raciste doit être de veiller à la conservation des représentants de la
race primitive, dispensateurs de la civilisation, qui font la beauté et la valeur morale d'une humanité
supérieure. Nous, en tant qu'Aryens, ne pouvons nous représenter un Etat que comme l'organisme vivant
que constitue un peuple, organisme qui non seulement assure l'existence de ce peuple, mais encore,
développant ses facultés morales et intellectuelles, la fait parvenir au plus haut degré de liberté.
Ce qu'on cherche aujourd'hui à nous imposer comme Etat est le produit monstrueux de l'erreur humaine
la plus profonde, suivie d'un cortège d'indicibles souffrances.
Nous autres nationaux-socialistes savons que le monde actuel considérera cette conception comme
révolutionnaire et qu'elle nous flétrira de ce nom. Mais nos opinions et nos actes ne doivent pas résulter
de l'approbation ou de la désapprobation de notre époque, mais de l'obligation impérieuse de servir la
vérité dont nous avons conscience. Nous pouvons être convaincus que l'intelligence plus ouverte de la
postérité non seulement comprendra les raisons de notre entreprise, mais encore en reconnaîtra l'utilité
et lui rendra hommage.
*
Ce qui précède nous donne, à nous nationaux-socialistes, la mesure de la valeur d'un Etat. Cette valeur
n'est que relative, jugée du point de vue particulier de chaque nation ; elle sera absolue si l'on s'élève au
point de vue de l'humanité en soi. Autrement dit :
On ne peut pas apprécier l'utilité d'un Etat en prenant pour critère le niveau de civilisation auquel il est
parvenu, ou l'importance que lui donne sa puissance dans le monde; on peut le faire exclusivement
d'après l'utilité que peut avoir cet organisme pour chaque peuple considéré.
Un Etat peut être tenu pour idéal, si non seulement il répond aux conditions d'existence du peuple qu'il
doit représenter, mais encore si son existence assure pratiquement celle de ce peuple, quelque
importance culturelle que puisse du reste avoir dans le monde la forme de cet Etat. Car la tâche de l'Etat
n’est pas de créer, mais de frayer la route aux forces en puissance. Un Etat peut donc être qualifié de
mauvais si, tout en ayant atteint le degré le plus élevé de civilisation, il voue à la raine l'homogénéité
raciale des représentants de cette civilisation.
Car il ne respecte pas alors pratiquement la condition préalable de l'existence d'une culture, qui n'est pas
son fait, mais le produit d'un peuple civilisateur affermi par la vivante synthèse de l'Etat. L'Etat ne
représente pas une substance, mais une forme. Le degré de civilisation auquel est parvenu un peuple
donné ne permet donc pas de doser l'utilité de l'Etat dans lequel il vit. On conçoit facilement qu'un peuple,
hautement doué pour la civilisation, offre un aspect préférable à celui d'une tribu nègre ; pourtant
l'organisme créé par le premier sous la forme d'Etat peut être, par la façon dont il remplit son but, pire que
celui du nègre. Bien que l'Etat le meilleur et la meilleure constitution politique soient incapables de tirer
d'un peuple des facultés qui lui manquent actuellement et qu'il n'a jamais eues, une forme mauvaise
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Hitler A.
Mon Combat
d'Etat amènera fatalement, dans la suite des temps, en permettant ou même en occasionnant la
disparition des représentants de la race civilisatrice, la perte des facultés que celle-ci possédait
primitivement en puissance.
Par suite, le jugement qu'on portera sur la valeur d'un Etat sera tout d'abord déterminé par l'utilité qu'il
peut avoir pour un peuple donné, et nullement par l'importance propre de son rôle dans l'histoire du
monde.
A ce dernier point de vue, qui est tout relatif, on peut se faire rapidement une opinion exacte ; mais il est
difficile de porter un jugement sur la valeur absolue d'un Etat, parce que ce jugement définitif ne dépend
pas simplement de l'Etat lui-même, mais bien plutôt de la valeur et du niveau du peuple envisagé.
Quand on parle de la haute mission de l'Etat, on ne doit donc jamais oublier que cette haute mission
incombe essentiellement au peuple, dont l'Etat n'a d'autre rôle que de rendre possible le libre
développement, grâce à la puissance organique de son existence.
Si nous nous demandons alors comment doit être constitué l'Etat qui nous est nécessaire, à nous autres
Allemands, nous devons d'abord préciser deux points : quelle sorte d'hommes cet Etat doit réunir, et
quelles fins il doit poursuivre.
Notre peuple allemand n'a malheureusement plus pour base une race homogène. Et la fusion des
éléments primitifs n'a pas fait de tels progrès qu'on puisse parler d'une race nouvelle sortie de cette
fusion. En réalité, les contaminations successives qui, notamment depuis la guerre de Trente Ans, ont
altéré le sang de notre peuple, ne l'ont pas décomposé seul, elles ont aussi agi sur notre âme. Les
frontières ouvertes de notre patrie, le contact avec des corps politiques non-allemands le long des
régions frontières, surtout le fort afflux de sang étranger dans l'intérieur du Reich ne laissait pas, par son
renouvellement constant, le temps nécessaire pour arriver à une fusion complète. Il ne sortit pas de cette
pot-bouille une race nouvelle ; les éléments ethniques restèrent juxtaposés et le résultat en fut que, dans
les moments critiques, où un troupeau se rassemble d'ordinaire, le peuple allemand se dispersa dans
toutes les directions. Non seulement la répartition territoriale des éléments constitutifs de la race
intéresse des régions différentes, mais ils coexistent à l'intérieur d'une même région. Les hommes du
Nord sont près de ceux de l'Est, près de ceux-ci, les Dalmates, près des deux, des hommes de l'Occident
; sans compter les mélanges. Cet état de choses a, par certains côtés, de grands inconvénients : il
manque aux Allemands le puissant instinct grégaire, effet de l'identité du sang, qui, particulièrement
impérieux aux heures du danger, prévient la ruine des nations, effaçant instantanément chez les peuples
qui en sont doués toutes les différences secondaires et leur faisant opposer à l'ennemi commun le front
uni d'un troupeau homogène. Ce qu'on désigne chez nous par hyperindividualisme provient de ce que les
éléments fonda mentaux de notre race, dont chacun a ses caractères parti culiers, ont pris l'habitude de
vivre à côté les uns des autres, sans arriver à se mêler. En temps de paix, il peut avoir souvent ses
avantages, mais, à tout prendre, il nous a coûté la domination du monde. Si le peuple allemand avait
possédé; au cours de son histoire, cette unité grégaire qui a été si utile à d'autres peuples, le Reich
allemand serait aujourd'hui le maître du globe. L'histoire du monde aurait pris un autre cours et personne
n'est à même de décider si l'humanité n'aurait pas, en suivant cette route, atteint le but auquel tant de
pacifistes aveuglés espèrent aujourd'hui parvenir par leurs piailleries et leurs pleurnicheries : Une paix
non pas assurée par les rameaux d'olivier qu'agitent, la larme facile, des pleureuses pacifistes, mais
garantie par l'épée victorieuse d'un peuple de maîtres qui met le monde entier au service d'une
civilisation supérieure.
Le fait que notre peuple manque de la cohésion que donne un sang commun et resté pur, nous a causé
des maux indicibles. Il a donné des capitales à une foule de petits potentats allemands, mais il a privé le
peuple allemand de ses droits seigneuriaux.
Aujourd'hui encore, le peuple allemand souffre des suites de ce défaut de cohésion intime ; mais ce qui fit
notre mal heur, dans le passé et dans le présent, peut-être, dans l'avenir, une source de bénédictions.
Car, si funeste qu'aient été l'absence d'une fusion absolue des éléments qui composaient primitivement
notre race, et l'impossibilité où nous nous sommes par suite trouvés de former un corps de peuple
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Hitler A.
Mon Combat
homogène, il est heureux, par contre, qu'une partie au moins de ce qu'il y a de meilleur dans notre sang
soit restée pure, et ait échappé à la décadence qui a frappé le reste de notre race.
Il est certain qu'un amalgame complet des éléments primitifs de notre race aurait donné naissance à un
peuple constituant un organisme achevé ; mais il aurait été, comme toute race hybride, doué d'une
capacité de faire progresser la civilisation moindre que celle dont jouissait originairement le plus noble de
ses éléments. C'est donc un bienfait que cette absence d'un mélange intégral : nous possédons encore
aujourd'hui dans notre peuple allemand de grandes réserves d'hommes de la race germanique du Nord,
dont le sang est resté sans mélange et que nous pouvons considérer comme le trésor le plus précieux
pour notre avenir. Aux tristes époques où les lois de la race étaient inconnues, quand on voyait en tout
homme, pris en soi, un être tout pareil à ses semblables, on n'apercevait pas les différences de valeur
existant entre les divers éléments primitifs. Nous savons aujourd'hui qu'un amalgame complet des
éléments constitutifs du corps de notre peuple et la cohésion qui en serait résultée nous auraient rendus
peut-être extérieurement puissants, mais que le but suprême où doit tendre l'humanité nous serait
demeuré inaccessible : la seule espèce d'hommes que le destin a visiblement choisie pour mener l'œuvre
à bonne fin aurait été noyée dans la bouillie de races que forme un peuple unifié.
Mais ce qui a été empêché par le destin bienveillant, sans que nous y soyons pour quelque chose, il faut
qu'aujourd'hui, forts d'une notion nouvellement acquise, nous l'examinions attentivement et en tirions
parti.
Celui qui parle d'une mission donnée au peuple allemand sur cette terre doit savoir qu'elle consiste
uniquement à former un Etat qui considère comme son but suprême de conserver et de défendre les plus
nobles éléments de notre peuple, restés inaltérés, et qui sont aussi ceux de l'humanité entière.
Par là, l'Etat connaît, pour la première fois, un but intérieur élevé. En face du mot d'ordre ridicule qui lui
donnait pour rôle de veiller au calme et su bon ordre, afin de permettre aux citoyens de se duper
mutuellement tout à leur aise, la tâche qui consiste à conserver et à défendre une espèce humaine
supérieure, dont la bonté du Tout Puissant a gratifié cette terre, apparaît une mission vraiment noble.
Le mécanisme sans âme, qui prétend avoir sa raison d'être en lui-même, doit être transformé en un
organisme vivant dont le but exclusif est de servir une idée supérieure.
Le Reich, en tant qu'Etat, doit comprendre tous les Allemands, et se donner pour tâche non seulement de
réunir et de conserver les réserves précieuses que ce peuple possède en éléments primitifs de sa race,
mais de les faire arriver lentement et sûrement à une situation prédominante.
*
A une période, qui est, si l'on va au fond des choses, celle de l'engourdissement et de la stagnation,
succédera une période de lutte. Mais, comme toujours, le dicton : « Qui se repose, se rouille », trouve ici
son application, et aussi celui qui professe que, seule, l'attaque donne la victoire. Plus le but de notre
combat est élevé et plus la masse est incapable actuellement de le comprendre, plus immenses seront le
succès - l'histoire nous l'apprend - et l'importance de ce succès ; il nous suffit de voir nettement le but où
nous devons tendre et de mener la lutte avec une cons tance inébranlable.
Beaucoup des fonctionnaires qui dirigent actuellement notre Etat peuvent trouver moins hasardeux de
travailler au maintien de l'état de choses existant que de lutter pour ce qui sera demain. Il leur paraît plus
commode de voir dans l'Etat un mécanisme, dont la seule raison d'être est de se maintenir en vie, de
même que leur vie « appartient à l'Etat », ainsi qu'ils ont l'habitude de le dire. Comme si ce qui a ses
racines dans le peuple pouvait logiquement servir un autre maître que le peuple ; comme si l'homme
pouvait travailler pour autre chose que pour l'homme. Il est naturellement, comme je l'ai dit, commode de
ne voir dans l'autorité de l'Etat que le mécanisme purement automatique d'une organisation, plutôt que de
la considérer comme l'incarnation souveraine de l'instinct de conservation d'un peuple. En effet, dans le
premier cas, I'Etat, et l'autorité de l'Etat, sont pour ces esprits faibles des buts en soi ; dans le second
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Hitler A.
Mon Combat
cas, ils sont des armes puissantes au service du grand et éternel combat mené pour l'existence, et non
pas machine aveugle, mais l'expression de la volonté unanime d'une communauté qui veut vivre.
Aussi, pour le combat livré en faveur de notre nouvelle conception de l'Etat - conception qui répond
entièrement au sens primitif des choses - trouverons-nous bien peu de compagnons de lutte au sein
d'une société vieillie physiquement, trop souvent aussi dans son intelligence et son courage. Dans ces
couches de la population, nous ne ferons que par exception des recrues, vieillards dont le cœur a gardé
sa jeunesse et l'esprit sa fraîcheur ; mais nous ne verrons jamais venir à nous ceux qui considèrent
comme la tâche essentielle de leur vie de maintenir un état de chose existant.
Nous avons en face de nous bien moins ceux qui sont volontairement méchants que l'armée innombrable
des indifférents par paresse intellectuelle, et surtout des hommes intéressés au maintien de l'Etat actuel.
Mais c'est précisé ment le fait que cette âpre lutte paraît sans espoir, qui donne à notre tâche sa
grandeur et constitue notre meilleure chance de succès. Le cri de guerre qui dès l'abord effraie, ou
bientôt décourage les âmes faibles sera le signal du rassemblement des natures réellement combatives.
Et il faut qu'on s'en rende compte : quand, au sein d'un peuple, s'unissent, pour poursuivre un seul but,
un certain nombre d'hommes doués au plus haut degré d'énergie et de force active, et qu'ils sont ainsi
définitivement dégagés de la paresse où s'engourdissent les masses, ces quelques hommes deviennent
les maîtres de l'ensemble du peuple. L'histoire du monde est faite par les minorités, chaque fois que les
minorités de nombre incarnent la majorité de la volonté et de la décision.
C'est pourquoi ce qui peut paraître aujourd'hui à beaucoup une aggravation de notre tâche, est, en
réalité, la condition nécessaire de notre victoire. C'est précisément parce que la tâche est grande et
pénible que nous trouverons vraisemblablement les meilleurs champions pour mener notre combat. Cette
élite nous garantit le succès.
*
La nature corrige d'ordinaire par des dispositions appropriées l'effet des mélanges qui altèrent la pureté
des races humaines. Elle se montre peu favorable aux métis. Les premiers produits de ces croisements
ont durement à souffrir, parfois jusqu'à la troisième, quatrième et cinquième génération. Ce qui faisait la
valeur de l'élément primitif supérieur participant au croisement, leur est refusé ; en outre, le défaut d'unité
de sang implique la discordance des volontés et des énergies vitales. Dans tous les moments critiques
où l'homme de race pure prend des décisions sages et cohérentes, le sang-mêlé perd la tête ou ne prend
que des demi-mesures. Le résultat, c'est que ce dernier se laisse dominer par l'homme de sang pur et
que, dans la pratique, il est exposé à une disparition plus rapide. Dans des circonstances où la race
résiste victorieusement, le métis succombe; on pourrait citer de ce fait d'innombrables exemples. C'est là
que l'on peut voir la correction apportée par la nature. Mais il lui arrive souvent d'aller encore plus loir ;
elle met des limites à la reproduction ; elle rend stériles les croisements multipliés et les fait ainsi
disparaître.
Si, par exemple, un individu de race donnée s'unissait au représentant d'une race inférieure, le résultat du
croisement serait un abaissement du niveau en soi et, en outre, une descendance plus faible que les
individus de race demeurée pure au milieu desquels elle devrait vivre. Au cas où tout nouvel apport du
sang de la race supérieure serait empêché, les continuels croisements donneraient naissance à des
métis que leur force de résistance, sagement amoindrie par la nature, condamnerait à une prompte
disparition ; ou bien il se formerait, au cours de millénaires, un nouvel amalgame dans lequel les
éléments primitifs, radicalement mélangés par des croisements multiples, ne seraient plus
reconnaissables ; il se constituerait ainsi un nouveau peuple doué d'une certaine capacité de résistance
grégaire, mais dont la valeur intellectuelle et artistique serait très inférieure à celle de la race supérieure
ayant participé au premier croisement. Mais même dans ce dernier cas, ce produit hybride succomberait
dans la lutte pour la vie, contre une race supérieure dont le sang serait resté pur. La solidarité grégaire,
développée au cours de milliers d'années, et qui assurerait la cohésion de ce nouveau peuple serait - si
grande soit-elle, par suite de l'abaissement du niveau de la race et de l'amoindrissement de la faculté
d'adaptation et des capacités créatrices - incapable de permettre une résistance victorieuse aux attaques
d'une race pure, unie elle aussi, et supérieure en développement intellectuel et en civilisation.
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Hitler A.
Mon Combat
On peut donc énoncer le principe suivant :
Tout croisement de race amène fatalement, tôt ou tard, la disparition des hybrides qui en résultent, tant
qu'ils se trouvent en présence de l'élément supérieur ayant participé au croisement et qui a conservé
l'unité que confère la pureté du sang. Le danger pour l'hybride ne cesse qu'avec le métissage du dernier
élément individuel de la race supérieure.
Telle est la source de la régénération progressive, bien que lente, effectuée par la nature, qui élimine peu
à peu les produits de l'altération des races, pourvu qu'il existe encore une souche de race pure et qu'il ne
se produise plus de nouveaux métissages.
Ce phénomène peut se manifester de lui-même chez des êtres doués d'un puissant instinct de race, que
des circonstances particulières ou quelque contrainte spéciale ont rejeté hors de la voie normale de
multiplication maintenant la pureté de la race. Sitôt que cesse la contrainte, l'élément resté pur tend
immédiatement à revenir à l'accouplement entre égaux, ce qui met un terme à tout croisement ultérieur.
Les produits du métissage se retirent alors d'eux-mêmes à l'arrière-plan, à moins que leur nombre soit
devenu si grand que les éléments de race pure ne puissent songer à leur résister.
L'homme, devenu sourd aux suggestions de l'instinct et méconnaissant les obligations que lui a imposées
la nature, ne doit pas compter sur les corrections qu'elle apporte, tant qu'il n'aura pas remplacé par les
clartés de l'intelligence les suggestions de l'instinct perdu ; c'est donc à l'intelligence d'accomplir !e travail
de régénération nécessaire. Mais il est fort à craindre que l'homme, une fois aveuglé, ne continue à
abattre les barrières qui séparent les races, jusqu'à ce que soit définitivement perdu ce qu'il y avait de
meilleur en lui. Il ne restera alors qu'une sorte de bouillie unitaire dont les fameux réformateurs que nous
entendons aujourd'hui font leur idéal ; mais ce mélange informe signifierait la mort de tout idéal en ce
monde. Je le reconnais : on pourrait ainsi former un grand troupeau, on pourrait fabriquer par cette potbouille un animal grégaire, mais d'un semblable mélange ne sortira jamais un homme qui soit un pilier de
la civilisation ou mieux encore un fondateur et un créateur de civilisation. On pourrait estimer alors que
l'humanité a définitivement failli à sa mission.
Si l'on ne veut pas que la Terre tombe dans cet état, on doit se rallier à l'idée que la mission des Etats
germa niques est, avant tout, de veiller à ce que cesse absolument tout nouveau métissage.
La génération des pleutres qui se sont signalés à l'attention de nos contemporains, va naturellement
pousser des cris à l'énoncé de cette thèse et se plaindre, en gémissant, de ce que je porte la main sur les
sacro-saints droits de I'homme. Non, l'homme n'a qu'un droit sacré et ce droit est en même temps le plus
saint des devoirs, c'est de veiller à ce que son sang reste pur, pour que la conservation de ce qu'il y a de
meilleur dans l'humanité rende possible un développement plus parfait de ces êtres privilégiés.
Un Etat raciste doit donc, avant tout, faire sortir le mariage de l'abaissement où l'a plongé une continuelle
adultération de la race et lui rendre la sainteté d'une institution, destinée à créer des êtres à l'image du
Seigneur et non des monstres qui tiennent le milieu entre l'homme et le singe.
Les protestations que, pour des raisons dites d'humanité, on peut élever contre ma thèse, sont
diablement peu justifiées à une époque qui, d'une part, offre à tous les dégénérés la possibilité de se
multiplier - et impose ainsi à leurs descendants ainsi qu'aux contemporains des souffrances indicibles pendant qu'on peut acheter dans toutes les drogueries, et même aux colporteurs, des prépa rations
permettant, même aux parents les plus sains, de ne pas avoir d'enfants. Dans l'Etat qui, de nos jours,
assure le calme et le bon ordre, à ce que croient ses défenseurs, les braves nationaux-bourgeois, ce
serait un crime de retirer la faculté de procréer aux syphilitiques, tuberculeux, aux êtres atteints de tares
héréditaires, ou contrefaits, aux crétins ; par contre, enlever à des millions d'êtres des plus sains la
faculté de procréer n'est pas considéré comme une mauvaise action et ne choque pas les bonnes mœurs
de cette société hypocrite, mais flatte même sa myopie et sa paresse intellectuelles. Car autrement on
devrait se torturer le cerveau pour trouver le moyen de faire subsister et de conserver les individus qui
sont la santé de notre peuple et de qui naîtra la génération future.
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Hitler A.
Mon Combat
Comme tout ce système actuel manque d'idéal et de noblesse ! On ne s'inquiète plus d'élever les
meilleurs dans l'intérêt de la postérité ; on laisse les choses suivre leur cours. Il est tout à fait conforme à
la ligne de conduite actuelle de nos Eglises qu'elles pèchent contre le respect dû à l'homme, image du
Seigneur, ressemblance sur laquelle elles insistent tant ; elles parlent toujours de l'Esprit et laissent
déchoir au rang de prolétaire dégénéré le réceptacle de l'Esprit. Puis on s'étonne avec un air stupide du
peu d'influence qu'a la foi chrétienne dans son propre pays, de l'épouvantable « irréligion » de cette
misérable canaille dégradée physiquement et dont le moral est naturellement tout aussi gâté ; et l'on se
dédommage en prêchant avec succès la doctrine évangélique aux Hottentots et aux Cafres. Tandis que
nos peuples d'Europe, à la plus grande louange et gloire de Dieu, sont rongés d'une lèpre morale et
physique, le pieux missionnaire s'en va dans l'Afrique centrale et fonde des missions pour les nègres,
jusqu'à ce que notre « civilisation supérieure » ait fait de ces hommes sains, bien que primitifs et arriérés,
une engeance de mulâtres fainéants.
Nos deux confessions chrétiennes répondraient bien mieux aux plus nobles aspirations humaines si, su
lieu d'importuner les nègres avec des missions dont ils ne souhaitent ni ne peuvent comprendre
l'enseignement, elles voulaient bien faire comprendre très sérieusement aux habitants de l'Europe que
les ménages de mauvaise santé feraient une œuvre bien plus agréable à Dieu, s'ils avaient pitié d'un
pauvre petit orphelin sain et robuste et lui tenaient lieu de père et de mère, au lieu de donner la vie à un
enfant maladif qui sera pour lui-même et pour les autres une cause de malheur et d'affliction.
L'Etat raciste aura à réparer les dommages causés par tout ce qu'on néglige de faire aujourd'hui dans ce
domaine. Il devra faire de la race le centre de la vie de la communauté; veiller à ce qu'elle reste pure;
déclarer que l'enfant est le bien le plus précieux d'un peuple. Id devra prendre soin que, seul, l'individu
sain procrée des enfants; il dira qu'il n'y a qu'un acte honteux : mettre au monde des enfants quand on
est maladif et qu'on a des tares, et que l'acte de plus honorable est alors d'y renoncer. Inversement, il
professera que refuser à la nation des enfants robustes est un acte répréhensible. L'Etat doit intervenir
comme ayant de dépôt d'un avenir de milliers d'années au prix duquel les désirs et l'égoïsme de l'individu
sont tenus pour rien et devant lequel ils doivent s'incliner ; il doit utiliser des ressources de da médecine
la plus moderne pour éclairer sa religion; il doit déclarer que tout individu notoirement malade ou atteint
de tares héréditaires, donc transmissibles à ses rejetons, n'a pas le droit de se reproduire et id doit lui en
enlever matériellement la faculté. Inversement, il doit veiller à ce que la fécondité de la femme saine ne
soit pas limitée par l'infecte politique financière d'un système de gouvernement qui fait, de ce don du ciel
qu'est une nombreuse postérité, une malédiction pour les parents. Il doit mettre un ferme à cette
indifférence paresseuse, et même criminelle, qu'on témoigne aujourd'hui pour des conditions sociales
permettant la formation de familles prolifiques, et se sentir le protecteur suprême de ce bien inappréciable
pour un peuple. Son attention doit se porter sur l'enfant plus que sur l'adulte.
Celui qui n'est pas sain, physiquement et moralement, et par conséquent n'a pas de valeur au point de
vue social, ne doit pas perpétuer ses maux dans de corps de ses enfants. L'Etat raciste a une tâche
énorme à accomplir au point de vue de l'éducation. Mais cette tâche paraîtra plus tard quelque chose de
plus grand que des guerres victorieuses de notre époque bourgeoise actuelle. L'Etat doit faire
comprendre à l'individu, par l'éducation, que ce n'est pas une honte, mais un malheur digne de pitié,
d'être maladif et faible, mais que c'est un crime par contre, et une honte, de déshonorer ce malheur par
son égoïsme en le faisant retomber sur un être innocent : que, par ailleurs, c'est témoigner d'une
disposition d'esprit vraiment noble et des sentiments humains les plus admirables, quand l'individu,
souffrant d'une maladie dont il n'est pas responsable, renonce à avoir des enfants et reporte son affection
et sa tendresse sur un jeune rejeton indigent de sa race, dont l'état de santé fait prévoir qu'il sera un jour
un membre robuste d'une communauté vigoureuse. En accomplissant cette tâche éducatrice, l'Etat
prolonge, au point de vue moral, son activité pratique. Il ne s'inquiétera pas de savoir s'il est compris ou
non, approuvé ou blâmé, pour agir suivant ces principes.
Si, pendant six cents ans, les individus dégénérés physiquement ou souffrant de maladies mentales
étaient mis hors d'état d'engendrer, l'humanité serait délivrée de maux d'une gravité incommensurable ;
elle jouirait d'une santé dont on peut aujourd'hui se faire difficilement une idée. En favorisant
consciemment et systématiquement la fécondité des éléments les plus robustes de notre peuple. on
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Hitler A.
Mon Combat
obtiendra une race dont le rôle sera, du moins tout d'abord, d'éliminer les germes de la décadence
physique et, par suite, morale, dont nous souffrons aujourd'hui.
Car, lorsqu'un peuple et un Etat se seront engagés dans cette voie, on se préoccupera tout naturellement
de développer la valeur de ce qui constitue la moelle la plus précieuse de la race et d'augmenter sa
fécondité pour qu'enfin toute la nation participe à ce bien suprême : une race obtenue selon les règles de
l'eugénisme.
Pour y parvenir, il faut avant tout qu'un Etat n'abandonne pas au hasard le soin de coloniser les régions
nouvellement acquises, mais qu'il soumette cette colonisation à des règles déterminées. Des
commissions de race, constituées spécialement, doivent délivrer aux individus un permis de colonisation ;
une pureté de race définie, et dont il faudra donner des preuves, sera la condition posée à l'obtention de
ce permis. C'est ainsi que pourront être fondées peu à peu des colonies marginales dont les colons
seront exclusivement des représentants de la race la plus pure et doués. par conséquent, des facultés
les plus éminentes de cette race. Ces colonies seront, pour toute la nation, un précieux trésor national ;
leur développement remplira de fierté et de joyeuse assurance tout membre de la communauté,
puisqu'elles contiendront le germe d'un heureux développement futur du peuple lui-même et aussi de
l'humanité.
Il appartiendra aux conceptions racistes mises en œuvre dans l'Etat raciste de faire naître cet âge
meilleur : les hommes ne s'attacheront plus alors à améliorer par l'élevage les espèces canines,
chevalines ou félines; ils chercheront à améliorer la race humaine ; à cette époque de I'histoire de
l'humanité, les uns, ayant reconnu la vérité, sauront faire abnégation en silence, les autres feront le don
joyeux d'eux-mêmes.
Que cet état d'esprit soit possible, on ne peut le nier dans un monde où des centaines de milliers
d'hommes s'imposent volontairement le célibat, sans y être contraints et obligés autrement que par une
loi religieuse.
Pourquoi un semblable renoncement serait-il impossible si, à la place d'un commandement de l'Eglise,
intervenait un avertissement solennel invitant les hommes à mettre enfin un terme au vrai péché originel,
aux conséquences si durables, et à donner au Créateur tout-puissant des êtres tels que lui-même les a
d'abord créés ?
Certes, le lamentable troupeau des petits bourgeois d'aujourd'hui ne pourra jamais comprendre cela. Ils
riront ou lèveront leurs épaules mal faites, et ils répéteront en soupirant l'excuse qu'ils donnent toujours :
« Ce serait très beau en principe, mais c'est impossible ! » Avec eux c'est, en effet, impossible ; leur
monde n'est pas fait pour cela. Ils n'ont qu'un souci : leur propre vie; et qu'un Dieu : leur argent !
Seulement, ce n'est pas à eux que nous nous adressons, c'est à la grande armée de ceux qui sont trop
pauvres pour que leur propre vie leur paraisse le plus grand bonheur qu'il y ait au monde, à ceux qui ne
regardent pas l'or comme le maître qui règle leur existence, mais qui croient à d'autres dieux. Nous nous
adressons avant tout à la puissante armée de notre jeunesse allemande. Elle grandit à une époque qui
est un grand tournant de l'histoire, et la paresse et l'indifférence de leurs pères la forcent à combattre. Les
jeunes Allemands seront un jour les architectes d'un nouvel Etat raciste ou bien ils seront les derniers
témoins d'un complet effondrement, de la mort du monde bourgeois.
Car, lorsqu'une génération souffre de défauts qu'elle reconnaît et auxquels elle se résigne même, se
bornant, comme le fait aujourd'hui notre monde bourgeois, de l'excuse facile qu'il n'y a rien à faire pour y
remédier, un pareil monde est voué à la ruine. Ce qui caractérise notre société bourgeoise, c'est qu'elle
ne peut plus nier ces défauts. Elle est forcée d'avouer qu'il y a beaucoup de choses pourries et
mauvaises, mais elle n'est plus capable de se décider à réagir contre le mal ; elle n'a plus la force de
mobiliser un peuple de soixante ou soixante-dix millions d'hommes et de lui inspirer l'énergie désespérée
avec laquelle il devrait faire les derniers efforts pour parer au danger. Bien su contraire : quand une telle
campagne est entreprise dans un autre pays, elle ne lui inspire que des commentaires imbéciles et on
cherche à montrer que, théoriquement, la tentative ne saurait réussir, que son succès est proprement
inconcevable. Il n'y a pas d'arguments, aussi idiots qu'ils puissent être, qui ne soient mis en avant pour
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Hitler A.
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justifier la passivité de ces nains et leur faiblesse intellectuelle et morale. Lorsque, par exemple, tout un
continent déclare enfin la guerre à l'intoxication par l'alcool, pour arracher tout un peuple à ce vice
dévastateur, le monde bourgeois en Europe n'a d'autre réflexe que d'ouvrir de grands yeux stupides, de
secouer la tête d'un air de doute, ou de trouver d'un air supérieur que tout cela est ridicule - opinion qui va
particulièrement bien à cette ridicule société. Mais quand toutes ces simagrées n'ont pas d'effet et que,
quelque part dans le monde, on s'attaque à la noble et inviolable routine, et même avec succès, nos
petits bourgeois s'efforcent, nous l'avons déjà dit, de mettre au moins en doute ce succès et d'en
diminuer l'importance, sans craindre même d'invoquer les principes de la morale bourgeoise contre une
campagne qui cherche à débarrasser le monde de la pire immoralité.
Non, nous devons tous ne nous faire aucune illusion sur ce point : notre bourgeoisie actuelle ne peut
d'ores et déjà servir à rien pour aucune des nobles tâches qui incombent à l'humanité ; sans le moindre
fond, elle est aussi par trop vile, moins - à mon avis - par méchanceté que par une incroyable indolence
et par tout de ce qui en résulte. C'est pourquoi ces clubs politiques qui vivotent sous la dénomination de «
partis bourgeois », ne sont plus, depuis longtemps, que des associations d'intérêts formées par certains
groupements professionnels et certaines classes ; et leur but principal est de défendre le mieux possible
les intérêts les plus égoïstes. Il est évident qu'une pareille corporation de « bourgeois » politiciens est rien
moins que capable de mener un combat, surtout quand l'adversaire se recrute non pas parmi de prudents
sacs d'écus, mais dans ces masses prolétariennes, poussées à la révolte par les excitations les plus
violentes et décidées à tout.
*
Si nous nous rendons compte de ce fait : le premier devoir de l'Etat, qui est au service du peuple et n'a en
vue que le bien de celui-ci, est de conserver les meilleurs éléments de la race, d'en avoir soin et de
favoriser leur développement, alors nous conclurons logiquement que sa tâche ne se borne pas à faire
naître des rejetons dignes du peuple et de la race, mais qu'il doit encore leur donner une éducation qui en
fera plus tard des membres utiles de la communauté et capables de contribuer à son accroissement.
Comme, dans l'ensemble, le rendement intellectuel des individus est directement fonction des qualités de
race du matériel humain donné, l'éducation de chacun doit avoir pour tout premier but l'entretien et le
développement de la santé physique. Car, dans la majorité des cas, un esprit sain et énergique ne se
trouve que dans un corps sain et vigoureux. Le fait que des hommes de génie sont parfois d'une
constitution peu robuste, ou même maladive, n'infirme pas ce principe. Il s'agit alors d'exceptions qui,
comme partout, confirment la règle. Mais quand un peuple se compose en majorité d'hommes
physiquement dégénérés, il est extrêmement rare qu'un esprit vraiment grand surgisse de ce marécage.
Son influence ne connaîtra, en tous cas, jamais un grand succès. Ou bien cette plèbe de dégénérés sera
incapable de le comprendre, ou bien sa force de volonté sera trop affaiblie pour qu'elle puisse suivre cet
aigle dans son essor.
L'Etat raciste, conscient de cette vérité, ne croira pas que sa tâche éducatrice se borne à faire entrer
dans les cerveaux la science à coups de pompe; il s'attachera à obtenir, par un élevage approprié, des
corps foncièrement sains. La culture des facultés intellectuelles ne viendra qu'en seconde ligne. Mais ici
même le 5ut principal sera la formation du caractère, notamment le développement de la force de volonté
et de la capacité de décision ; on habituera en même temps les jeunes gens à prendre avec joie la
responsabilité de leurs actes: L'instruction proprement dite ne viendra qu'en dernier lieu.
L'Etat raciste doit partir du principe qu'un homme dont la culture scientifique est rudimentaire, mais de
corps sain, de caractère honnête et ferme, aimant à prendre une décision, et doué de force de volonté,
est un membre plus utile à la communauté nationale qu'un infirme, quels que soient ses dons
intellectuels. Un peuple de savants dégénérés physiquement, de volonté faible, et professant un lâche
pacifisme, ne pourra jamais conquérir le ciel ; il ne sera même pas capable d'assurer son existence sur
cette terre. Il est rare que, dans le dur combat que nous impose le destin, ce soit le moins savant qui
succombe ; le vaincu est toujours celui qui tire de son savoir les décisions les moins viriles et qui les met
en pratique de la façon la plus pitoyable. Enfin une certaine harmonie doit exister entre le physique et le
moral. Un corps gangrené n'est pas le moins du monde rendu plus beau par le rayonnement de l'esprit, et
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Hitler A.
Mon Combat
même il serait injuste de donner la formation intellectuelle la plus complète à des hommes mal venus ou
estropiés, dont le manque d'énergie et de caractère ferait des êtres indécis et lâches. Ce qui rend
immortel l'idéal de beauté conçu par les Grecs, c'est la merveilleuse alliance de la plus splendide beauté
physique avec l'éclat de l'esprit et la noblesse de l'âme.
Si le mot de Moltke est vrai : « La chance ne suit que le mérite », certainement aussi pour les rapports du
corps et de l'esprit : un esprit sain n'habite en général à demeure qu'un corps sain.
Rendre les corps robustes n'est donc pas, dans un Etat raciste, l'affaire des individus ; ce n'est pas non
plus une question qui regarde en premier lieu les parents, et en deuxième ou troisième lieu seulement
l'ensemble des citoyens : c'est une nécessité de la conservation du peuple que représente et protège
l'Etat. De même qu'en ce qui touche l'instruction, l'Etat empiète déjà sur le droit de libre détermination de
l'individu, et lui oppose le droit de la collectivité, soumettant l'enfant à l'instruction obligatoire, sans tenir
compte da la volonté des parents - l'Etat raciste doit, dans une plus grande mesure encore, faire
triompher son autorité contre l'ignorance ou l'incompréhension des individus dans les questions qui
intéressent la sauvegarde de la nation. Il lui faut organiser son action éducatrice de telle sorte que le
corps des jeunes gens soit traité dès la plus tendre enfance en vue du but poursuivi et reçoive la trempe
dont il aura besoin plus tard. Il doit particulièrement veiller à ne pas former une génération élevée en
serre chaude.
C'est d'abord près des jeunes mères que doit s'exercer cette œuvre d'éducation et d'hygiène. Quelques
dizaines d'années d'efforts ont bien obtenu ce résultat de rendre les accouchements complètement
aseptiques et les cas de fièvre puerpérale extrêmement rares ; il doit être et sera possible, en faisant à
fond l'éducation des gardes et des mères elles-mêmes, de parvenir à donner aux enfants, dès leurs
premières années, des soins tels que leur croissance ultérieure se fasse dans les meilleures conditions.
Dans un Etat raciste, l'école consacrera infiniment plus de temps aux exercices physiques. Il ne convient
pas de surcharger les jeunes cerveaux d'un bagage inutile ; l'expérience nous apprend qu'ils n'en
conservent que des fragments et, en outre, qu'il leur en reste non pas l'essentiel, mais des détails
secondaires et inutilisables ; un jeune enfant est, en effet, incapable de faire un tri raisonné des matières
qu'on lui a comme entonnées. Consacrer, comme on le fait actuellement, deux courtes heures du
programme hebdomadaire des écoles secondaires à la gymnastique et, par-dessus le marché, rendre la
présence des élèves facultative, c'est commettre une lourde erreur, même au point de vue de la
formation purement intellectuelle. Il ne devrait pas se passer de jour où le jeune homme ne se livre, au
moins une heure matin et soir, à des exercices physiques, dans tous les genres de sport et de
gymnastique. Il ne faut pas notamment négliger un sport, la boxe, qui, aux yeux de très nombreux soidisant « racistes », est brutal et vulgaire. On ne saurait croire combien d'opinions fausses sont répandues
à cet égard dans les milieux « cultivés ». Que le jeune homme apprenne l'escrime, puis passe son temps
à se battre en duel, voilà qui passe pour tout naturel et respectable, mais la boxe, c est forcément brutal !
Pourquoi ? Il n'y a pas de sport qui, autant que celui-là, développe l'esprit combatif, exige des décisions
rapides comme l'éclair et donne su corps la souplesse et la trempe de l'acier. Il n'est pas plus brutal, pour
deux jeunes gens, de vider à coups de poing une querelle née d'une divergence d'opinions que de le
faire avec une lame bien aiguisée. Il n'est pas plus vil, pour un homme attaqué, de repousser son
agresseur avec ses poings que de prendre la fuite en appelant la police à son secours. Mais, avant tout,
le garçon jeune et sain de corps doit apprendre à supporter les coups. Ce principe paraîtra naturellement,
à nos champions de l'esprit, digne d'un sauvage. Mais l'Etat raciste n'a pas précisément pour rôle de faire
l'éducation d'une colonie d'esthètes pacifistes et d'hommes physiquement dégénérés. L'image idéale qu'il
se fait de l'humanité n'a pas pour types l'honorable petit bourgeois et la vieille fille vertueuse, mais bien
des hommes doués d'une énergie virile et hautaine, et des femmes capables de mettre au monde de
vrais hommes.
Ainsi le sport n'est pas destiné seulement à rendre l'individu fort, adroit et hardi, mais il doit aussi
l'endurcir et lui apprendre à supporter épreuves et revers.
Si toute la classe supérieure de nos intellectuels n'avait pas été exclusivement instruite de ce qui est
convenable et distingué, si, en revanche, elle avait appris la boxe, une révolution allemande, faite par des
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Hitler A.
Mon Combat
souteneurs, des déserteurs et autres pareilles crapules, n'aurait pas été possible ; car cette révolution a
dû son succès non pas à la hardiesse et au courage de ses auteurs, mais à la lâche et lamentable
indécision de ceux qui gouvernaient l'Etat et qui en étaient les chefs responsables. C'est que tous ceux
qui nous dirigeaient intellectuellement n'avaient reçu qu'une formation H intellectuelle » et se trouvèrent
désarmés au moment où la partie adverse employa, au lieu d'armes intellectuelles, de solides barres de
fer. Tout cela fut possible seulement parce que nos écoles supérieures avaient pour principe de former
non pas des hommes, mais des fonctionnaires, des ingénieurs, des techniciens, des chimistes, des
juristes, des littérateurs et, pour que cette intellectualité ne mourût pas, des professeurs.
Au point de vue intellectuel, nos dirigeants ont obtenu des résultats éblouissants, mais quand il a fallu
faire preuve de volonté ils se sont révélés au-dessous de tout.
Il est sûr que l'éducation est incapable de faire un homme courageux d'un homme foncièrement lâche,
mais il est également sûr qu'un homme, même doué par la nature de quelque courage, ne pourra
développer ses facultés, si les défauts de son éducation l'ont mis en état d'infériorité en ce qui concerne
sa force et son adresse corporelles. C'est à l'armée qu'on peut voir à quel point la conscience de ses
ressources physiques peut développer chez un homme le courage et même l'esprit combatif. On n’y
trouve pas que des héros : le type moyen y est largement représenté. Pourtant l'excellent entraînement
du soldat allemand pendant le temps de paix inocula à tout ce gigantesque organisme une confiance en
soi dont nos adversaires n'avaient pas soupçonné la force. Les preuves immortelles de bravoure et
d'allant que les armées allemandes donnèrent pendant toute la fin de l'été et tout l'automne de 1914, au
cours de leur marche en avant, quand elles balayaient tout devant elles, furent le résultat de cette
éducation infatigablement poursuivie. Pendant les interminables années de paix, elle avait habitué des
corps souvent peu robustes aux performances les plus incroyables et avait donné aux soldats cette
confiance en soi que les épouvantes des plus terribles batailles ne pouvaient détruire.
Notre peuple allemand, aujourd'hui brisé et gisant, et livré sans défense aux coups de pied du reste du
monde, a justement besoin de cette force, née de l'autosuggestion, que donne la confiance en soi. Mais
cette confiance en soi doit être donnée aux enfants de notre peuple par l'éducation dés leurs premières
années. Tout le système d'éducation et de culture doit viser à leur donner la conviction qu'ils sont
absolument supérieurs aux autres peuples. La force et l'adresse corporelles doivent leur rendre la foi en
l'invincibilité du peuple auquel ils appartiennent. Ce qui a conduit autrefois l'armée allemande à la victoire,
c'était la somme de confiance que chaque soldat avait en lui même et que tous avaient en ceux qui les
commandaient. Ce qui remettra debout le peuple allemand, ce sera la conviction de pouvoir reconquérir
sa liberté. Mais cette conviction ne sera que le résultat d'une conviction identique chez des millions
d'individus.
Qu'on ne se fasse pas, ici non plus, d'illusions :
Enorme a été l'effondrement de notre peuple ; énormes aussi devront être nos efforts pour mettre terme
un jour à sa détresse. Celui qui croit que l'actuel travail d'éducation bourgeois pratiqué sur notre peuple
en vue du calme et du bon ordre, lui donnera la force de faire cesser un jour l'état de choses actuel,
cause de notre ruine, et de lancer au visage de nos adversaires nos chaînes d'esclaves, celui-là se
trompe amèrement. Ce n'est que par un excès d'énergie nationale, de soif de liberté et d'ardeur
passionnée que nous compenserons tout ce qui nous manquait.
*
L'habillement des jeunes gens doit aussi être adapté au but poursuivi. Il est vraiment lamentable de voir
notre jeunesse sacrifier à une mode stupide qui donne un sens péjoratif au vieux proverbe : « L'habit fait
le moine »
Justement chez les jeunes gens, l'habillement doit être mis au service de l'éducation. Le jeune homme
qui, en été, se promène en pantalons longs, dans un vêtement fermé jusqu'au cou, est de ce fait peu
enclin à se livrer à un exercice physique. Car, disons-le ouvertement, il faut aussi faire appel, non
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seulement à l'ambition, mais aussi à la vanité ; non pas à la vanité d'avoir de beaux vêtements que tout le
monde ne peut pas s'acheter, mais à l'orgueil d'un beau corps bien fait, ce à quoi chacun peut travailler.
Cette considération jouera aussi plus tard son rôle. La jeune fille doit connaître son cavalier. Si la beauté
corporelle n'était pas de nos jours si complètement reléguée au second plan par la niaiserie de la mode,
des centaines de milliers de jeunes filles ne se laisseraient pas séduire par de repoussants bâtards juifs
aux jambes torses. Il est aussi de l'intérêt de la nation que se trouvent les plus beaux corps pour faire don
à la race d'une nouvelle beauté.
C'est aujourd'hui une nécessité des plus urgentes, parce que l'instruction militaire fait défaut et qu'ainsi a
été supprimée la seule institution qui, en temps de paix, réparait en partie les négligences de notre mode
d'éducation. Ses avantages ne se bornaient pas à la formation de l'individu même, mais exerçaient aussi
une heureuse influence sur les rapports des deux sexes. La jeune fille préférait le soldat à celui qui
n'entrait pas dans l'armée.
L'Etat raciste n'a pas seulement à veiller au développement des forces corporelles pendant les années
d'école, il doit aussi s'en occuper pendant la période postscolaire, tant que les jeunes gens n'ont pas
achevé leur croissance, afin que celle-ci se fasse dans d'heureuses conditions. Il est absurde de croire
que le droit de surveillance sur ses jeunes citoyens cesse pour l'Etat au moment où ils quittent l'école,
pour ne rentrer en vigueur qu'au moment où ils font leur service militaire. Ce droit est, en réalité, un
devoir permanent. L'Etat actuel, qui se soucie peu d'avoir des citoyens en bonne santé, a négligé ce
devoir d'une façon criminelle.
Il laisse aujourd'hui la jeunesse se dépraver dans les rues et les lieux de débauche, au lieu de la tenir en
main et de prendre soin de sa formation physique jusqu'au moment où il aura obtenu des adultes sains et
robustes.
La question de savoir sous quelle forme précise l'Etat organisera l'éducation postscolaire est, pour le
moment, sans importance ; l'essentiel est qu'il le fasse ; il en cherchera les voies et moyens. L'Etat
raciste doit tenir le développement physique des jeunes gens, dans la période postscolaire, pour une de
ses attributions, au même titre que leur développement intellectuel, et il doit l'assurer par des institutions
d'Etat. L'éducation physique pourra être, dans ses grandes lignes, une préparation au service militaire.
L'armée n'aura plus alors besoin, comme autrefois, d'apprendre su jeune homme les rudiments du
règlement de manœuvre ; elle ne recevra plus des recrues dans le sens actuel du terme ; elle n'aura plus
qu'à transformer en soldat un jeune homme ayant déjà reçu une préparation physique parfaite.
Dans l'Etat raciste, l'armée ne sera donc plus obligée d'apprendre à l'individu à marcher et à se tenir au
port d'armes ; elle sera une école supérieure d'éducation patriotique. La jeune recrue recevra au régiment
l'instruction militaire nécessaire, mais on continuera en même temps à la préparer au rôle qu'elle aura à
remplir plus tard dans la vie. Le principal objectif de l'éducation militaire doit rester pourtant ce qu'il était
déjà dans l'ancienne armée et ce qui faisait la plus grande valeur de cette dernière : cette école doit faire
du jeune garçon un homme ; elle ne doit pas lui apprendre seulement à obéir, mais le rendre capable de
commander un jour ; il apprendra à se taire, non seulement quand il reçoit un blâme justifié, mais aussi à
supporter l'injustice en silence.
Il doit, en outre, confiant en sa propre force, conquis, comme chacun, par l'esprit de corps, se convaincre
que son peuple est invincible.
Le soldat ayant accompli son temps de service recevra deux documents : un diplôme de citoyen, c'est-àdire une pièce légale lui permettant d'exercer un emploi public, et un certificat de bonne santé, attestant
qu'il est physiquement apte au mariage.
Comme il le fait pour les garçons, l'Etat raciste dirigera l'éducation des filles, et d'après les mêmes
principes. Là aussi l'importance principale doit être attachée à la formation physique ; après seulement
viendra l'éducation du caractère, enfin, en dernier lieu, le développement des dons intellectuels. Il ne faut
jamais perdre de vue que le but de l'éducation féminine doit être de préparer à son rôle la mère future.
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Hitler A.
Mon Combat
*
C'est en deuxième lieu seulement que l'Etat raciste devra favoriser, sous toutes ses formes, la formation
du caractère.
Il est incontestable que les traits essentiels du caractère de chacun sont arrêtés d'avance : un égoïste
l'est et le restera toujours, de même qu'un idéaliste sera toujours foncièrement idéaliste. Mais, entre ces
types extrêmes de caractères frappés sans bavures, se trouvent des millions d'exemplaires dont
l'empreinte est floue et difficile à déchiffrer. Le criminel né restera un criminel ; mais beau coup d'hommes
qui ne révèlent qu'une certaine propension à des actes criminels, peuvent, par une éducation appropriée,
devenir des membres utiles de la communauté ; inversement des caractères indécis et chancelants
peuvent devenir de mauvais éléments, si leur éducation a été défectueuse.
Combien de fois s'est-on plaint pendant la guerre du peu de discrétion de notre peuple ! Quelles
difficultés n'a-t-on pas eues, par suite de ce défaut, pour soustraire à la connaissance de l'ennemi des
secrets même importants ! Mais posons-nous la question : En quoi l'éducation donnée su peuple
allemand, avant la guerre, pouvait-elle le rendre discret ? Est-ce que, dès l'école, le petit rapporteur
n'était pas souvent préféré à ses camarades moins bavards ? Est-ce que la dénonciation n'était pas, et
n'est pas encore, considérée comme de la « franchise », et la discrétion comme un honteux entêtement ?
S'est-on donné la peine de présenter aux enfants la discrétion comme une vertu précieuse et virile ? Non,
car aux yeux de nos pédagogues modernes tout cela n'est que bagatelles. Mais ces bagatelles coûtent à
l'Etat d'innombrables millions en frais de justice, puisque 90 pour 100 des procès pour diffamation ou
motifs analogues résultent de ce manque de discrétion. Des propos tenus sans qu'on en prenne la
responsabilité sont répétés aussi légèrement ; les intérêts économiques de notre peuple sont
continuellement lésés, parce qu'on révèle étourdiment d'importants procédés de fabrication, etc. ; même
les préparatifs secrets pour la défense du pays sont rendus vains, parce que notre peuple n'a pas appris
à se taire, et répète tout ce qu'il a entendu dire. En temps de guerre, cette manie du bavardage peut faire
perdre des batailles et porter presque tout le poids de l'issue malheureuse de la lutte. On doit être
persuadé, en cette matière, que l'on ne peut remédier, dans l'âge mûr, à l'absence d'une formation
précoce. Un maître ne doit pas, par exemple, chercher par principe à connaître les mauvais tours de ses
élèves, en encourageant les pires habitudes de dénonciation. La jeunesse forme un Etat à part, elle
oppose à l'adulte une sorte de front solidaire, et cela est tout naturel. L'union que l'enfant de dix ans
contracte avec les camarades de son âge est plus naturelle et plus forte que celle qui pourrait exister
entre lui et l'adulte. L'enfant qui dénonce un cama rade commet une trahison et manifeste ainsi une
disposition d'esprit qui, qualifiée brutalement et transportée sur un terrain plus vaste, correspond à celle
de l'homme coupable de haute trahison. Un tel enfant ne peut être considéré comme un brave et honnête
garçon, mais comme un caractère peu estimable. Il peut être commode pour le maître de se servir de
semblables défauts pour affermir son autorité, mais, ce faisant, il dépose dans de jeunes cœurs le germe
d'une disposition d'esprit qui peut avoir plus tard des conséquences funestes. Il est arrivé plus d'une fois
qu'un petit rapporteur devint une grande canaille.
Cela doit servir d'exemple à bien des gens. Aujourd'hui le développement voulu de la noblesse de
caractère joue à l'école un rôle quasi-nul. Il faudra qu'un jour on y attache une tout autre importance.
Loyauté, abnégation, discrétion sont des vertus absolument nécessaires pour un grand peuple ; les
développer et les porter à leur point de perfection par l'éducation donnée à l'école, a plus d'importance
que bien des matières qui, de nos jours, remplissent nos plans d'études. Faire perdre aux enfants
l'habitude des plaintes larmoyantes et des hurlements de douleur fait aussi partie de ce programme
d'éducation. Quand les pédagogues oublient qu'ils doivent inculquer à l'enfant, et dès son plus jeune âge,
l'habitude de supporter en silence souffrances et injustices, il ne faut pas s'étonner que plus tard, aux
heures critiques - quand, par exemple, un homme est au front la poste soit uniquement occupée à
transmettre des lamentations et des piailleries réciproques. Si les écoles primaires .avaient entonné dans
le cerveau de notre jeunesse un peu moins de savoir, mais, en revanche, plus de maîtrise de soi même,
nous en aurions été largement récompensés de 1915 à 1918.
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Hitler A.
Mon Combat
Ainsi l'Etat raciste doit, pour remplir sa tâche d'éducateur, attacher le plus grand prix à former les
caractères en même temps que les corps. Beaucoup des défauts actuels de notre peuple peuvent être,
sinon supprimés, du moins très atténués, par une telle méthode d'éducation.
*
Il est de la plus haute importance de développer la force de volonté et la capacité de décision, ainsi que
la propension à assumer avec plaisir une responsabilité.
L'on admettait autrefois dans l'armée le principe qu'il vaut toujours mieux donner un ordre quelconque
que de n’en pas donner du tout : il faut faire comprendre aux jeunes gens qu'une réponse quelconque
vaut toujours mieux que pas de réponse du tout. La peur de donner une réponse fausse est plus
infamante que l'erreur dans la réponse. On doit se fonder sur cet axiome pour habituer les jeunes gens à
avoir le courage de leurs actions.
On s'est souvent plaint de ce qu'aux mois de novembre et décembre 1918 toutes les autorités aient perdu
courage, que, du souverain au dernier divisionnaire, personne n'ait plus trouvé la force de prendre une
décision de sa propre initiative. Ce terrible exemple doit être un solennel avertissement pour le nouveau
système d'éducation, car cette catastrophe a seulement fait ressortir dans des proportions énormes ce
qui existait partout à plus petite échelle. C'est le manque de volonté, et non le manque d'armes, qui nous
rend aujourd'hui incapables d'une résistance sérieuse. Ce défaut d'énergie est ancré dans tout notre
peuple, il le rend incapable de prendre toute décision comportant des risques ; comme si ce qui fait la
grandeur d'un acte n'est pas précisément la part de risque qu'il renferme. Sans s'en douter, un général
allemand a trouvé une formule classique pour, exprimer cette lamentable absence de volonté : « Je
n'agis, disait-il, que lorsque j'ai calculé avoir cinquante et une chances sur cent de réussir. » Ce
« cinquante et un pour cent » explique le cas tragique de l'effondrement allemand ; celui qui demande au
destin de lui garantir le succès, renonce par là même à faire acte d'héroïsme. Car ce dernier consiste,
alors qu'on est convaincu qu'une situation représente un péril mortel, à faire la tentative qui peut conduire
au succès. Un cancéreux en danger de mort n'a pas besoin de cinquante et une chances sur cent pour
risquer l'opération. Même si celle-ci ne promet qu'un demi pour cent de chances de guérison, un homme
courageux en courra le risque, sinon il n’a pas le droit de gémir sur sa mort prochaine.
Tout compte fait, cette lâche incapacité de vouloir et de prendre une décision, qui est la peste de notre
époque, est surtout la conséquence de l'éducation radicalement fausse donnée à la jeunesse ; son
influence néfaste persiste jusque chez l'adulte et trouve son point culminant dans le défaut de courage
civil observé chez les hommes d'Etat au pouvoir.
On peut en dire autant de la peur des responsabilités qui sévit actuellement. Ce vice, dont l'éducation de
la jeunesse est encore responsable, se manifeste dans toute la vie publique et atteint son immortelle
apogée dans le régime parlementaire.
A l'école, on attache plus de prix à un aveu « repentant » et à un « acte de contrition » qu'à un aveu libre
et franc. Ce dernier, aux yeux de maint éducateur, est le signe manifeste d'une incurable dépravation et,
si incroyable que cela paraisse, on prédit l'échafaud à plus d'un enfant, témoignant de dispositions qui
seraient d'une inappréciable valeur, si elles étaient l'apanage de tout un peuple.
De même que l'Etat raciste devra un jour apporter toute son attention à l'éducation de la volonté et de
l'esprit de décision, de même il lui faudra graver dans le cœur des jeunes gens, dés leur plus tendre
enfance, le goût des responsabilités librement consenties, et le courage de leurs actions. Ce n'est que s'il
conçoit l'importance et la nécessité de cette tâche que l'Etat raciste arrivera, après des siècles de cette
éducation, à créer enfin un peuple affranchi des faiblesses qui ont contribué d'une manière aussi néfaste
à notre décadence actuelle.
*
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Hitler A.
Mon Combat
L'Etat raciste n'aura que quelques légères modifications à apporter à l'instruction donnée par l'école,
instruction qui résume tout ce que l'Etat fait aujourd'hui pour l'éducation du peuple. Ces modifications
seront de trois sortes.
Tout d'abord le cerveau des jeunes gens ne doit pas être surchargé de connaissances qui leur sont
inutiles dans la proportion de quatre-vingt-quinze pour cent et qu'en conséquence ils oublieront bientôt.
Les programmes des écoles primaires et secondaires, particulièrement, sont de nos jours un absurde
fatras ; dans la plupart des cas, la pléthore des matières enseignées est telle que le cerveau des élèves
n’en peut garder que des fragments et que, seul encore, un fragment de cette masse de connaissances
peut trouver son emploi ; d'autre part, elles restent insuffisantes pour celui qui embrasse une profession
déterminée et est obligé de gagner son pain. Adressez-vous, par exemple, à un fonctionnaire du type
courant, qui a subi avec succès l'examen de sortie d'un lycée ou d'une école primaire supérieure et qui a
maintenant trente-cinq à quarante ans ; voyez ce qu'il a gardé des connaissances que l'école lui a
péniblement fourrées dans la tête. Qu'il reste donc peu de chose de tout ce qu'on lui a autrefois entonné !
On vous répondra, il est vrai : « Mais c'est que la masse des connaissances alors acquises n'avait pas
seulement pour but de mettre l'élève en possession d'une érudition étendue et variée ; on voulait aussi
exercer en lui la capacité d'assimilation, l'aptitude à penser et surtout l'esprit d'observation. » Réponse
juste en partie ; mais on court alors le danger de submerger sous un afflux d'impressions un jeune
cerveau qui ne parviendra que très rarement à s'en rendre maître, à les trier et à les classer selon leur
plus ou moins grande importance ; et il arrivera, la plupart du temps, que l'essentiel sera sacrifié à
l'accidentel et complètement oublié. Le but principal de cette instruction massive ne sera donc pas atteint,
car il ne peut être de rendre le cerveau capable d'apprendre en le bourrant de notions ; ce but doit être,
au contraire, de fournit à chacun le trésor de connaissances qui lui sera utile plus tard et dont il fera
profiter la communauté. Mais cette tentative est vaine, lorsque la surabondance des notions qu'on a fait
entrer de force dans un jeune cerveau les lui fait complètement oublier ou lui fait oublier ce qu'elles
avaient d'essentiel. On ne comprend pas, par exemple, pour quelle raison des millions d'hommes doivent,
pendant des années, apprendre deux ou trois langues étrangères. Un nombre infime d'entre eux pourra
seul en tirer parti et, pour cette raison, la plupart les oublieront complètement ; ainsi, sur cent mille
élèves, qui apprennent le français, deux mille à peine se serviront plus tard sérieusement de cette
langue, tandis que les quatre-vingt-dix-huit millet autres n'auront jamais, de toute leur vie, l'occasion
d'utiliser dans la pratique ce qu'ils auront appris dans leur jeunesse. Ils auront ainsi consacré des milliers
d'heures à une étude sans valeur pour eux. L'argument en vertu duquel l'étude des langues concourt à la
culture générale ne tient pas ; il n'aurait de force que si les hommes continuaient à disposer pendant
toute leur vie de ce qu'ils ont appris à l'école. Ainsi, pour les deux mille auxquels la connaissance de cette
langue peut être utile, il y en aura quatre-vingt-dix huit mille qui se donneront du mal pour rien et
sacrifieront un temps précieux.
Il s'agit, en outre, dans le cas présent, d'une langue dont on ne peut même pas dire qu'elle enseigne à
penser d'une façon rigoureusement logique, comme il en est du latin. Il serait donc plus opportun de ne
faire connaître au jeune élève que les grandes lignes d'une pareille langue, ou, plus exactement, de lui
présenter un schéma de son mécanisme intérieur ; on signalerait ses caractères les plus saillants, on
initierait l'élève aux éléments de sa grammaire, on exposerait, à l'aide d'exemples typiques, les règles de
sa prononciation, de sa construction, etc. Cette méthode suffirait pour la masse des élèves et fournissant une vue d'ensemble plus claire et plus facile à retenir - elle serait plus utile que la méthode
usitée aujourd'hui : celle-ci prétend faire entrer de force toute la langue dans la mémoire, alors que l'élève
n'arrive jamais à s'en rendre maître et l'oublie ensuite. En même temps, on ne courrait pas le risque que
cette écrasante abondance de notions ne laisse dans la mémoire que des fragments incohérents, retenus
au hasard ; en effet, le jeune homme n'aurait à apprendre que ce qui est le plus digne d'attention et on
aurait fait pour lui le tri entre l'essentiel et le secondaire.
Un enseignement fondé sur ces principes généraux suffirait à la majorité des élèves pour le reste de leur
vie. Ceux qui auraient plus tard à pratiquer réellement cette langue disposeraient d'une base suffisante
qu'ils auraient le loisir d'élargir en vue d'une étude approfondie.
Les programmes feraient une économie de temps et pourraient, plus facilement, faire leur part aux
exercices physiques et au développement du caractère dont il a été parlé plus haut.
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Hitler A.
Mon Combat
Une réforme particulièrement importante est celle des méthodes actuelles d'enseignement de l'histoire.
Peu de peuples, plus que les Allemands, ont besoin des leçons que donne l'histoire ; mais il y en a peu
qui en aient tiré moins de profit. Si la politique est la matière de l'histoire future, l'enseignement qu'on
nous donne de l'histoire est jugé, et condamné, par la façon dont nous menons notre politique. Et il ne
s'agit pas ici de se lamenter sur les pitoyables résultats de notre politique, si l'on n'est pas résolu à mieux
éduquer notre peuple dans cette matière. Le bilan de l'enseignement de l'histoire, tel qu'il est donné
actuellement, est ridicule dans quatre-vingt-dix-neuf cas sur cent. On n'en conserve que quelques
millésimes, quelques dates de naissance et quelques noms ; les grandes lignes font complètement
défaut. Les idées fondamentales, qui sont pourtant l'essentiel, ne sont pas exposées ; on laisse à
l'intelligence plus ou moins développée des élèves le soin d'extraire de l'océan des dates et de la simple
suite des événements, l'intelligence des causes profondes. On peut se révolter contre cette amère
constatation autant qu'on le voudra ; qu'on lise seulement avec quelque attention les discours que,
pendant une seule session, messieurs nos parlementaires ont prononcés sur la politique, notamment sur
la politique extérieure ; qu'on réfléchisse en même temps qu'il s'agit ici - on le dit du moins - de l'élite de la
nation allemande et, en tous cas, qu'une grande partie de ces gens ont usé leurs culottes sur les bancs
des écoles secondaires, voire des facultés : on se rendra compte de l'absolue insuffisance des
connaissances de ces hommes en histoire. S'ils ne l'avaient pas étudiée du tout, et s'ils possédaient
seulement un instinct juste, cela n'en vaudrait que mieux pour la nation.
C'est surtout dans l'enseignement de l'histoire qu'il faut alléger les programmes. La principale utilité de
cette étude est de faire discerner les lois qui régissent le cours des événements. Si l'enseignement se
limite à cette tâche, on est fondé à espérer que chaque élève tirera plus tard profit de ce qu'il a appris, et
la somme de ces gains s'inscrira à l'actif de la communauté. Car on n'apprend pas l'histoire pour savoir
ce que fut le passé ; on l'apprend pour qu'elle vous enseigne la conduite que l'on devra tenir dans l'avenir
pour assurer l'existence de son propre peuple. Tel est le but ; et l'histoire n'est qu'un des moyens de
l'atteindre. Mais, aujourd'hui, le moyen est ici encore devenu un but et le but s'éloigne complètement.
Qu'on ne vienne pas dire qu'une étude approfondie de l'histoire exige qu'on s'occupe de fixer le plus
possible de dates, puisque c'est par elles seules qu'on peut tracer les grandes lignes. Ceci est l'affaire
des historiens de profession. L'individu courant n'est pas un professeur. L'histoire n'a d'autre raison d'être
que de lui donner l'intelligence des faits historiques, qui lui permettra de se faire une opinion sur les
questions politiques qui intéressent sa nation. Celui qui veut devenir professeur d'histoire pourra, plus
tard, se consacrer de la façon la plus approfondie à cette étude. Il aura naturellement à s'occuper de tous
les détails, même les plus insignifiants. L'enseignement de l'histoire, tel qu'il est donné actuellement, ne
lui suffirait du reste pas, car s'il est trop vaste pour la moyenne des élèves, il est trop limité pour les
spécialistes.
Au reste, la tâche de l'Etat raciste est de veiller à ce que soit écrite enfin une histoire universelle dans
laquelle la question de race sera mise au premier rang.
*
Résumons-nous : l'Etat raciste devra donner à l'enseignement des connaissances générales une forme
abrégée, ne contenant que l'essentiel. Cet enseignement doit fourni. à I'élève la possibilité d'aller plus
loin, d'acquérir une culture et des connaissances plus approfondies. Il suffit que l'individu acquière des
notions générales, des grandes lignes, qui serviront de base à son activité intellectuelle ; il ne recevra un
enseignement approfondi, spécialisé et détaillé que pour les connaissances qui lui seront plus tard
nécessaires dans sa sphère. La culture générale sera obligatoire dans toutes les disciplines ; la culture
particulière sera laissée au choix de chacun. L'allégement des programmes et la diminution des heures
de classe que procurera cette réforme seront portés au crédit des exercices destinés à fortifier le corps, à
former le caractère, à développer la volonté et l'esprit de décision.
Le peu d'utilité, au point de vue de la profession à venir, de l'enseignement donné actuellement dans nos
écoles, notamment dans les écoles secondaires, est clairement prouvé par le fait que des hommes,
sortant de trois écoles d'un genre absolument différent, peuvent aujourd'hui parvenir à la même situation.
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Hitler A.
Mon Combat
Ce qui est réellement décisif, c'est la culture générale et non pas les connaissances spéciales dont on a
bourré un cerveau. D'ailleurs si des connaissances spéciales sont nécessaires, les programmes de nos
écoles secondaires sont - nous l'avons déjà dit incapables de les donner.
Il faudra que l'Etat raciste mette fin quelque jour à ces demi-mesures.
*
La seconde modification que l'Etat raciste devra apporter aux plans d'étude est la suivante :
C'est un trait caractéristique de notre époque matérialiste que notre enseignement se tourne toujours plus
exclusivement vers les disciplines utilitaires : mathématiques, physique, chimie, etc. Certes, ces
connaissances sont utiles à une époque où règnent la technique et la chimie, et où la vie quotidienne en
fournit les preuves les plus évidentes. Il y aurait pourtant danger à ce que la culture générale d'une nation
repose toujours exclusivement sur elles. Au contraire, cette culture doit toujours tenir compte d'un idéal.
Elle doit avoir pour base les « humanités » et fournir seulement les points de départ nécessaires plus tard
pour une culture professionnelle plus développée. Sinon l'on fait bon marché de forces qui auront
toujours plus d'importance pour l'existence de la nation que toutes connaissances techniques et autres.
En particulier, l'enseignement de l'histoire ne doit pas délaisser l'étude de l'antiquité. L'histoire romaine, si
on en possède exactement les grandes lignes, sera toujours le meilleur guide pour le temps présent et
pour tous les temps. Nous devons conserver aussi dans toute sa beauté l'idéal grec de civilisation. Les
différences entre chaque peuple ne doivent pas nous empêcher de voir la communauté de race qui les
unit, et dont l'importance est beaucoup plus grande. La lutte qui fait rage actuellement a de grands
objectifs : une civilisation lutte pour son existence et cette civilisation a duré des milliers d'années, elle
embrasse l'hellénisme et le germanisme.
Il faut faire une distinction très nette entre la culture générale et les connaissances professionnelles.
Celles-ci menacent précisément de nos jours de plus en plus de tomber au service du seul Mammon, et
la culture générale doit être conservée pour leur faire contre-poids, par son caractère plus idéaliste. Il faut
ici encore s'imprégner profondément de ce principe qu'industrie et technique, commerce et métiers ne
sont florissants qu'aussi longtemps qu'une communauté nationale, soutenue par un idéal, leur assure les
conditions préalables et nécessaires de développement. Ces conditions ne dépendent pas d'un égoïsme
attaché à la matière, mais d'un esprit de sacrifice qui trouve satisfaction dans le renoncement.
*
La formation donnée aujourd'hui à un jeune homme consiste en général d'abord à mettre à coups de
pompe dans son esprit les connaissances dont il aura besoin plus tard pour réussir dans sa carrière. On
dit : « Il faut que ce garçon soit un jour un membre utile de la société humaine. » On entend par là sa
capacité à gagner plus tard son pain quotidien d'une manière honnête. L'éducation civique superficielle
qui va de pair avec ce genre d'instruction, a des pieds d'argile. Comme l'Etat n'est en lui-même qu'une
simple forme, il est très difficile d'éduquer des hommes qui soient utiles à cette forme, et surtout de leur
imposer des devoirs envers elle. Une forme peut trop facilement se briser. La notion « d'Etat » n'a pas
actuellement, nous l'avons vu, un sens clair. Il ne reste donc rien que l'éducation « patriotique » courante.
Dans l'ancienne Allemagne, elle consistait surtout à diviniser d'une façon inintelligente et très plate les
moindres petits souverains, dont la foule nous empêchait d'apprécier à sa juste valeur l'importance de
notre peuple. Le résultat de cette adoration était que la masse du peuple ne possédait qu'une idée très
insuffisante de l'histoire allemande. Ici encore les grandes lignes faisaient défaut.
Il est évident que ce n'est pas ainsi qu'on pouvait faire naître un véritable enthousiasme national. Notre
système d'éducation ignorait l'art de mettre en relief des noms choisis dans l'histoire de notre peuple, et
d'en faire le bien commun de tous les Allemands. Pour toute la nation, ces connaissances communes et
ce même enthousiasme auraient Pté un lien indestructible entre ses fils. On n'a pas su présenter aux
yeux de la génération présente les vrais grands hommes comme des héros ; on n'a pas su concentrer sur
eux l'attention de tous et faire naître ainsi un esprit national parfaitement homogène. On se montrait
incapable, dans les différentes branches de l'enseignement, de faire connaître aux élèves ce qui est à la
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Hitler A.
Mon Combat
gloire de notre nation, de s'élever au-dessus du niveau d'un froid exposé des faits et d'enflammer la fierté
nationale en citant ces exemples éclatants ; on aurait alors qualifié cette façon de faire de chauvinisme et
elle eut été très impopulaire. Le patriotisme dynastique et petit bourgeois paraissait plus acceptable et
plus facile à supporter que l'ardente passion, fruit du plus haut orgueil national. Le premier était toujours
prêt à obéir, l'autre pouvait un jour vouloir dominer. Le patriotisme monarchique trouvait son
aboutissement dans les associations de vétérans ; il aurait été difficile d'aiguiller sur cette voie la passion
nationale : c'est un pur-sang qui ne supporte pas n'importe quelle selle ; il n'était pas étonnant qu'on
préférât éviter ce danger. Personne ne croyait possible qu'un jour éclatât une guerre où les
bombardements à feu roulant et les vagues de gaz mettraient à une épreuve décisive la solidité foncière
du patriotisme. Mais, lorsqu'elle se déchaîna, nous fûmes cruellement punis du manque de cette ardente
passion patriotique. Les hommes n'avaient guère envie de mourir pour leurs souverains impériaux ou
royaux ; et, par ailleurs, la plupart ignoraient ce que c'était que la « nation ».
Depuis que la révolution a fait son entrée en Allemagne et que, par suite, le patriotisme monarchique
s'est éteint de lui-même, le but de l'enseignement de l'histoire n'est plus que l'acquisition de simples
connaissances. Cet Etat n'a que faire d'un enthousiasme patriotique et, ce qu'il voudrait obtenir, il ne
l'aura jamais : car, si le patriotisme dynastique ne pouvait donner au soldat, à une époque où domine le
principe des nationalités, la force de tenir jusqu'au bout, l'enthousiasme républicain en est encore moins
capable. Il est hors de doute que le mot d'ordre : « Pour la république », ne ferait pas rester pendant
quatre ans et demi le peuple allemand sur le champ de bataille ; et ceux là mêmes qui ont inventé ce
merveilleux mirage y sont restés le moins longtemps.
En fait, on n'a laissé cette république tranquille que parce qu'elle a toujours été prête à acquitter
volontairement tous les tributs qui lui seraient imposés et à signer toutes les renonciations de territoires
qu'on exigerait d'elle. Elle a la sympathie du reste du monde, de même que tout être faible est préféré,
par ceux qui se servent de lui, à un homme de caractère difficile. Il est vrai que la sympathie témoignée
par nos ennemis à cette forme de gouvernement est sa condamnation absolue. On aime la république
allemande et on lui permet de vivre, parce qu'on ne pourrait trouver un meilleur allié pour tenir notre
peuple en esclavage. C'est à cette seule raison que cette splendide création doit d'exister encore. Aussi
peut-elle renoncer à tout système d'éducation vraiment nationale et se contenter des hourras des héros
de la Bannière du Reich qui d'ailleurs, s'il s'agissait de verser leur sang pour ce drapeau, se sauveraient
comme des lièvres.
L'Etat raciste devra lutter pour son existence. Il ne pourra pas la sauver par la vertu du plan Dawes. Il
aura précisément besoin, pour vivre et assurer sa sécurité, de ce qu'il croit pouvoir abandonner
aujourd'hui. Plus la forme qu'il prendra, plus l'esprit dont il sera animé auront de valeur et prouveront leur
incomparable supériorité, plus fortes seront la jalousie et l'opposition de ses adversaires. Il ne trouvera
pas alors ses meilleurs moyens de défense dans ses armes, mais dans ses citoyens ; ce ne seront pas
les fossés des forteresses qui le protégeront le mieux, mais le mur vivant que formeront des hommes et
des femmes pleins du plus ardent patriotisme et d'un enthousiasme national fanatique.
Le troisième point à considérer en ce qui concerne l'instruction publique, est le suivant :
L'enseignement doit aussi fournir à l'Etat raciste le moyen de développer la fierté nationale. C'est de ce
point de vue que doit partir l'enseignement de l'histoire universelle, et de l'histoire générale de la
civilisation. Un inventeur ne devra pas paraître grand uniquement comme inventeur; il devra paraître
encore plus grand comme représentant de son peuple. L'admiration qu'on porte à toute grande action
doit tourner en orgueil pour l'heureux enfant de la race qui l'a accomplie. Il faut choisir dans la foule des
grands noms de l'histoire allemande ceux qui sont les plus grands, les mettre particulièrement en lumière
et appeler sur eux l'attention de la jeunesse avec assez d'insistance pour qu'ils deviennent les piliers d'un
inébranlable sentiment national.
L'enseignement doit être organisé systématiquement d'après ce point de vue, et de même l'éducation, de
sorte que le jeune homme ne soit pas en quittant son école, un demi-pacifiste, un demi-démocrate ou
quelque chose de ce genre, mais bien un Allemand intégral.
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Hitler A.
Mon Combat
Afin que ce sentiment national soit, dès le début, sincère, et pas un faux-semblant, il faut enfoncer dans
les jeunes cerveaux encore malléables ce principe d'airain : Qui aime son peuple, ne prouve son amour
que par les sacrifices qui il est prêt à s'imposer pour lui. Un sentiment national qui n'ait en vue que
l'intérêt, cela n'existe pas. Un nationalisme qui embrasse seulement des classes sociales, cela n'existe
pas davantage. Pousser des hourras ne prouve rien et ne donne pas le droit de se dire patriote ; il faut
derrière le noble souci passionné de défendre l'existence et la pureté de la race tout entière. On n'a le
droit d'être fier de son peuple que lorsqu'on n'a plus à avoir honte d'aucune de ses classes. Mais quand
une moitié de ce peuple est misérable, minée par les soucis ou même dépravée, il offre un si fâcheux
spectacle que personne ne doit être fier d'en faire partie. C'est seulement quand un peuple est, dans tous
ses membres, sain de corps et d'esprit, que la joie de lui appartenir peut s'élever à bon droit chez tous les
citoyens à ce degré supérieur qui a nom de fierté nationale. Mais cet orgueil suprême ne peut être
éprouvé que par celui qui a conscience de la grandeur de son peuple.
Il faut implanter dans les jeunes cœurs l'union intime du nationalisme et du sentiment de la justice
sociale. Alors naîtra un jour un peuple de citoyens, uni et amalgamé par un commun amour et une
commune fierté, inébranlable et invincible à jamais.
La crainte qu'inspire le chauvinisme à notre époque est la marque de son impuissance. Toute énergie
débordante lui fait défaut, lui est même importune : le destin ne l'appellera plus à accomplir de grandes
choses. Car les plus grands bouleversements qui se sont produits sur cette ferre auraient été
inconcevables si leurs ressorts avaient été, au lieu de passions fanatiques et même hystériques, les
vertus bourgeoises qui prisent le calme et le bon ordre.
Il est sûr que notre monde s'achemine vers une révolution radicale. Toute la question est de savoir si elle
se fera pour le salut de l'humanité aryenne ou pour le profit de l'éternel Juif.
L'Etat raciste devra, par une éducation appropriée de la jeunesse, veiller à la conservation de la race, qui
devra être mûre pour supporter cette suprême et décisive épreuve.
Mais c'est au peuple qui s'engagera le premier sur cette voie que reviendra la victoire.
*
L'Etat raciste aura atteint son but suprême d'instructeur et d'éducateur quand il aura gravé dans le cœur
de la jeunesse à lui confiée, l'esprit et le sentiment de la race. Il ne faut pas qu'un seul garçon ou une
seule fille vienne à quitter l'école sans avoir été amené à la parfaite connaissance de ce que sont la
pureté du sang et sa nécessité. On aura ainsi satisfait à la condition préalable : conservation de la race,
fondement de notre peuple et assuré par là le développement ultérieur de la civilisation.
Car toute éducation physique et intellectuelle devrait, en dernière analyse, demeurer vaine, si elle ne
profitait pas à une entité tout à fait capable de se conserver avec ses caractères originaux, et qui y soit
par ailleurs bien résolue.
Sinon il se produirait ce dont nous autres Allemands nous plaignons déjà en général, bien que toute la
portée de cette tragique calamité n'ait peut-être pas été jusqu'à présent bien comprise : nous resterons
encore dans l'avenir le fumier de la civilisation - non pas dans le sens étroit que donne à cette expression
la façon de voir de notre bourgeoisie, qui dans la perte d'un frère de race ne voit que celle d'un
concitoyen - mais dans le sens qu'on lui donne avec douleur quand on a su voir qu'en dépit de toute
notre science et de toutes nos facultés, notre sang est condamné à s'avilir. En nous unissant
continuellement à d'autres races, nous les élevons bien à un degré supérieur de civilisation, mais nous
sommes à jamais déchus du faîte que nous avions atteint. D'ailleurs, l'éducation, en ce qui concerne la
race, trouvera son achèvement définitif dans le service militaire. Ce temps de service doit être considéré
comme le dernier stade de l'éducation normale donnée à l'Allemand moyen.
*
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Hitler A.
Mon Combat
Si important que soit dans l'Etat raciste le système d'éducation physique et intellectuelle, la formation
d'une élite n'en joue pas moins dans cet Etat un rôle capital. Aujourd'hui, on en prend à son aise sur ce
point. En général, ce sont les enfants de parents occupant un rang ou des situations élevés que l'on tient
pour dignes de faire des études supérieures. La question des dispositions personnelles ne vient qu'après.
Un petit paysan peut être beaucoup mieux doué que l'enfant né dans une famille jouissant, depuis
plusieurs générations, d'une haute situation sociale, même si les connaissances générales du premier
sont inférieures à celles du bourgeois. La supériorité de celui-ci, à ce point de vue, n'a rien à faire avec
ses dispositions naturelles, elle provient de la somme plus considérable d'impressions qu'il reçoit d'une
façon ininterrompue en raison d'une instruction plus développée et de la culture des personnes qui
l'entourent. Si le petit paysan bien doué avait, dès ses premières années, grandi lui aussi dans un milieu
semblable, ses facultés intellectuelles seraient tout autres. Il n'y a peut-être aujourd'hui qu'un seul
domaine où l'origine décide vraiment moins que les dons innés : celui de l'art. Là, il ne s'agit pas
seulement « d'apprendre » ; tout doit se trouver de naissance à l'état latent, et ne fait que se développer
plus ou moins plus tard dans la mesure où les dispositions naturelles sont intelligemment cultivées :
l'argent et la situation des parents ne jouent presque aucun rôle. Ce fait prouve manifestement que le
génie est indépendant de la situation sociale et même de la fortune. Il n'est pas rare que les plus grands
artistes sortent des plus pauvres familles. Et plus d'un petit villageois est devenu un maître illustre.
Que de pareils exemples n'aient pas eu d'influence bienfaisante sur l'ensemble de la vie intellectuelle,
c'est là une constatation qui ne parle pas en faveur de la puissance de raisonnement de notre époque.
On prétend que ce qui est indéniable pour l'art n'est plus vrai pour les sciences appliquées. On peut,
certes, donner à un homme, par l'éducation, une certaine dextérité mécanique, de même qu'un habile
dresseur peut faire exécuter les tours les plus incroyables par un caniche docile. Mais ce dressage
n'amène pas l'animal à exécuter ses exercices en usant de son intelligence ; il en est de même chez
l'homme. On peut, sans avoir égard aux dispositions particulières d'un homme, le rendre capable
d'exécuter certains tours de force scientifiques, mais la façon dont il procède alors est, tout comme chez
l'animal, purement machinale et indépendante de l'activité intellectuelle. On peut, au moyen d'un
dressage intellectuel déterminé, faire entrer de force dans le cerveau d'un homme moyen des
connaissances supérieures à la moyenne ; mais ce n'est qu'une science morte et, tout compte fait, stérile.
Il en résulte un homme, qui peut être un dictionnaire vivant, et qui pourtant, dans les situations délicates
et dans les moments décisifs, se conduit d'une façon lamentable ; il faut qu'on le dresse toujours
d'avance à répondre à ce que chaque circonstance, même la plus insignifiante, exigera de lui, mais il est
incapable de contribuer par ses propres forces aux progrès de l'humanité. Une telle science mécanique,
enseignée par dressage, rend tout au plus capable de remplir les fonctions d'Etat telles qu'elles sont
exercées de nos jours.
Il va de soi qu'on peut trouver parmi tous les individus qui composent un peuple des talents aptes à
s'exercer dans tous les domaines imaginables de la vie quotidienne. Tout naturellement aussi la valeur
du savoir sera d'autant plus grande que le talent de l'individu donnera plus de vie à ce qui n'est en soi
que matière morte. Les vraies créations sont filles du mariage de la capacité et du savoir.
A quel point l'humanité fait en ce moment fausse route en cette matière, c'est ce que prouve l'exemple
suivant. De temps en temps, les journaux illustrés mettent sous les yeux de nos bons bourgeois
allemands le portrait d'un nègre qui, en tel ou tel endroit, est devenu avocat, professeur, ou pasteur, ou
même ténor tenant les premiers rôles ou quelque chose de ce genre. Pendant que nos bourgeois
imbéciles admirent les effets miraculeux de ce dressage et sont pénétrés de respect pour les résultats
qu'obtient la pédagogie moderne, la Juif rusé y découvre un nouvel argument à l'appui de la théorie qu'il
veut enfoncer dans I'esprit des peuples et qui proclame l'égalité des hommes. Cette bourgeoisie en
décadence n'a pas le plus léger soupçon du péché qu'on commet ainsi contre la raison ; car c'est une
folie criminelle que de dresser un être, qui est par son origine un demi-singe, jusqu'à ce qu'on le prenne
pour un avocat, alors que des millions de représentants de la race la plus civilisée doivent végéter dans
des situations indignes d'eux. On pèche contre la volonté du Créateur quand on laisse les hommes les
mieux doués étouffer par centaines de milliers dans le marais du prolétariat actuel, tandis qu'on dresse
des Hottentots et des Cafres à exercer des professions libérales. Car il ne s'agit là que d'un dressage,
comme pour un caniche, et non d'une « culture » scientifique. Si i'on consacrait les mêmes efforts et les
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Hitler A.
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mêmes soins aux races douées d'intelligence, n'importe lequel de leurs représentants serait mille fois
plus capable d'obtenir des résultats pareils.
Si intolérable qu'aurait été cet état de choses, s'il s'était agi là d'autre chose que de cas exceptionnels, la
situation actuelle ne l'est pas moins, puisque ni le talent, ni les dons naturels ne désignent d'une façon
décisive ceux qui doivent recevoir une culture supérieure. Certes, il est insupportable de penser que,
chaque année, des centaines de milliers d'hommes, complètement dénués de dispositions, sont jugés
dignes de recevoir une culture supérieure, tandis que des centaines de milliers d'autres, très bien doués,
sont privés de leur côté de toute culture analogue. Ce que la nation perd ainsi est incalculable. Si,
pendant les dernières dizaines d'années, le nombre des inventions de grande portée a considérablement
augmenté, surtout dans l'Amérique du Nord, c'est en grande partie parce que les hommes de la plus
humble extraction, pourvu qu'ils soient bien doués, y trouvent plus facilement, que ce n’est le cas en
Europe l'occasion de recevoir une culture supérieure.
C'est que le don d'invention ne provient pas d'un savoir qui n'est qu'une compilation ; il faut que les
dispositions naturelles donnent la vie à ce savoir. Mais chez nous on n'y a, jusqu'à présent attaché
aucune valeur ; la bonne note est seule à décider.
Là encore, le système d'éducation adopté par l'Etat raciste devra intervenir. L'Etat raciste n'est pas
chargé de maintenir une classe sociale en possession de l'influence prédominante qu'elle a exercée
jusqu'alors ; sa tâche est d'aller chercher, parmi tous les membres de la communauté, les meilleures
têtes, et de leur conférer les emplois et les dignités. Son rôle n'est pas seulement de donner, à l'école
primaire, une certaine éducation à tous les enfants ; il a aussi le devoir d'aiguiller le talent sur la voie qui
lui convient. Il doit surtout considérer cela comme sa tâche la plus haute, d'ouvrir les portes des
établissements d'Etat d'instruction supérieure à tous les sujets bien doués, quelle que soit leur origine.
C'est là du reste une nécessité impérieuse, car ainsi seulement sortiront d'une classe de représentants
de la science morte les chefs de génie de la nation.
Il y a aussi une autre raison pour que l'Etat prenne des mesures dans ce sens : les milieux intellectuels
sont chez nous si fermés et pétrifiés que toute liaison vivante avec les classes inférieures leur fait défaut.
Cet exclusivisme est néfaste à deux points de vue : d'abord ces milieux restent étrangers aux idées et
aux sentiments qui animent la masse populaire. Ils ont depuis trop longtemps perdu le contact avec elle
pour pouvoir encore comprendre la psychologie du peuple. Ils lui sont devenus complètement étrangers.
En second lieu; ces classes supérieures n'ont pas la force de volonté requise. Car celle-ci est toujours,
dans ces milieux auxquels la culture de l'intelligence a donné le caractère d'une caste fermée, plus faible
que dans la masse du peuple restée inculte. La culture scientifique ne nous a, Dieu le sait, jamais
manqué à nous autres Allemands ; nous n’en sommes que plus démunis de force de volonté et de
capacité à prendre une décision. Par exemple, plus nos hommes d'Etat ont brillé par leurs dons
intellectuels, plus leur action pratique a été insignifiante. La préparation politique aussi bien que
l'équipement technique au temps de la guerre mondiale ont été insuffisants, non pas que le cerveau de
ceux qui nous gouvernaient fût trop peu cultivé, mais, bien au contraire, parce que nos chefs étaient des
hommes hypercultivés, bourrés jusqu'à la bonde de savoir et d'intelligence, mais dénués de sain instinct
et privés de toute énergie et de toute audace. Ce fut une fatalité pour notre peuple d'être condamné à
livrer un combat dont son existence était l'enjeu, au moment où le chancelier du Reich était un philosophe
et une mazette. Si, au lieu d'un Bethmann-Hollweg, nous avions eu pour chef un homme du peuple plus
énergique, le sang héroïque de l'humble grenadier n'aurait pas coulé en vain. De même l'instruction
supérieure, exclusivement et exagérément intellectuelle, qu'avaient reçue nos chefs fut le meilleur allié
des canailles qui ont fait la révolution de novembre. En gardant en réserve de la façon la plus honteuse le
trésor national qui lui avait été confié, au lieu de le mettre tout entier en jeu, cette classe intellectuelle a
réalisé les conditions nécessaires au triomphe des autres.
Sur ce point, l'Eglise catholique peut servir d'exemple et de modèle. Le célibat de ses prêtres la force,
puisqu'elle ne peut pas recruter son clergé dans ses propres rangs, à puiser continuellement dans la
masse du peuple. Beaucoup méconnaissent l'importance du célibat à cet égard. C'est à lui qu'il faut
attribuer l'incroyable vigueur dont est douée cette institution si ancienne. Car, recrutant sans interruption
l'immense armée de ses dignitaires ecclésiastiques dans les dernières couches du peuple, l'Eglise ne
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maintient pas seulement sa liaison d'instinct avec l'atmosphère des sentiments populaires ; elle s'assure
aussi la somme de vigueur et d'énergie qui se trouvera éternellement à ce degré dans la masse
populaire. De là seule l'étonnante jeunesse de ce gigantesque organisme, sa souplesse intellectuelle et
sa volonté d'acier.
Le système d'enseignement adopté par l'Etat raciste devra veiller à ce que les classes cultivées soient
continuellement renouvelées par un apport de sang frais provenant des classes inférieures. L'Etat a le
devoir d'opérer une sélection faite avec le plus grand soin et la dernière minutie dans l'ensemble de la
population, pour en tirer le matériel humain visiblement doué par la nature et le mettre au service de la
communauté tout entière. La raison d'être de l'Etat et des offices d'Etat n'est pas de fournir des revenus à
certaines classes, mais de remplir les tâches qui leur incombent. Mais cela ne leur est possible que si
l'Etat forme systématiquement des personnalités capables et énergiques pour remplir ces charges. Ce
principe ne vaut pas seulement pour tous les emplois publics ; il s'applique aussi à la direction morale qui
doit être, dans tous les domaines, donnée à la nation. La grandeur d'un peuple est fonction de la réussite
de ce plan : former les cerveaux les plus capables dans tous les domaines de l'activé humaine et les
mettre au service de la communauté. Quand deux peuples, dont les dons naturels sont de valeur égale,
se trouvent en concurrence, celui-là emportera la victoire chez lequel les hommes les mieux doués
exercent la direction générale et morale, et celui-là devra succomber dont le gouvernement n'est que le
râtelier commun pour certaines classes, sans qu'il soit tenu compte des capacités innées de chacun de
leurs membres.
Il est vrai qu'une pareille réforme semble tout d'abord impossible dans notre société actuelle. On nous
objectera immédiatement qu'on ne saurait exiger du fils chéri d'un haut fonctionnaire qu'il devienne,
disons qu'ouvrier manuel, parce que quelque autre, dont les parents sont eux-mêmes des ouvriers, aura
plus de dispositions que le premier. Cette objection peut être fondée en raison de l'opinion qu'on a
actuellement sur la valeur du travail manuel. C'est pourquoi l'Etat raciste doit partir- d'un tout autre
principe pour apprécier l'idée de travail. Il lui faut, quand même id devrait consacrer des siècles à son
œuvre d'éducation, mettre fin à l'injustice qui consiste à mépriser le travail corporel. Il devra avoir pour
principe de juger l'individu non pas d'après son genre de travail, mais suivant la qualité de ce qu'il produit.
Ce principe pourra paraître monstrueux à une époque où le plus stupide écrivain à la ligne est plus prisé
que le plus intelligent des ouvriers mécaniciens qualifiés, simplement parce que le premier travaille avec
une plume. Cette fausse appréciation ne vient pas, nous l'avons dit, de la nature des choses ; c'est un
produit artificiel de l'éducation, qui n’existait pas autrefois. L'état contre nature dans lequel nous nous
trouvons actuellement fait partie de ces phénomènes morbides généraux qui caractérisent la décadence
matérialiste de notre temps.
Par essence, la valeur de tout travail est double : purement matérielle et idéale. La valeur matérielle
dépend de l'importance, et de l'importance pratique, que peut avoir un travail pour la vie sociale. Plus
grand est le nombre des citoyens auxquels le produit d'un travail quelconque sera, directement ou
indirectement, utile, plus on devra attacher de prix à sa valeur matérielle. Cette appréciation trouve son
expression tangible dans le salaire matériel que l'individu reçoit pour son travail. A cette valeur purement
matérielle s'oppose la valeur idéale. Celle-ci ne dépend pas de l'importance de produit du travail, estimée
au point de vue matériel, mais de sa nécessité intrinsèque. Il est sûr que l'utilité matérielle d'une invention
peut être supérieure à celle que présente la besogne quotidienne d'un manœuvre ; il n'est pas moins sûr
que les humbles services rendus par le manœuvre à la communauté lui sont aussi indispensables que
ceux beaucoup plus frappants que lui rend une invention. Au point de vue matériel, elle peut faire une
différence entre la valeur que représente pour la communauté le travail d'un individu et exprimer cette
différence par le taux du salaire ; mais elle doit, au point de vue idéal, mettre sur le même plan les
travaux que chacun des travailleurs, quel que soit son métier, exécute de son mieux. C'est d'après ce
principe qu'on doit apprécier la valeur d'un homme, et non d'après le salaire qu'il reçoit.
Dans un Etat où règne la raison, on doit avoir soin d'assigner à l'individu le genre d'activité qui convient à
ses capacités, ou, en d'autres termes, de donner aux divers dons l'éducation correspondant aux tâches
qui les attendent; comme la capacité n'est pas un produit de l'éducation, mais existe chez l'individu à
l'état inné, qu'elle est donc un don de la nature et ne constitue pas un mérite pour celui qui la possède, le
jugement que porte en général la bourgeoisie sur la valeur du travail ne peut donc s'appuyer sur la nature
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de la tâche qui a été jusqu'à un certain point imposée à l'individu. Car cette tâche dépend de sa
naissance et de l'éducation qu'il a reçue en conséquence et qui lui a été dispensée par la communauté.
L'appréciation de la valeur d'un homme doit être fondée sur la façon dont il s'acquitte de la tâche que lui a
confiée la communauté. Car l'activité que déploie l'individu n'est pas le but de son existence, mais le
moyen de l'assurer. Il doit, en outre, continuer à développer et à ennoblir sa valeur comme homme, mais
il ne peut le faire que dans le cadre de sa communauté de culture, qui doit forcément toujours s'appuyer
sur la base d'un Etat. Il doit contribuer à maintenir cette base. La nature détermine la forme de cette
contribution ; le devoir de l'individu est de restituer à la communauté nationale, par son zèle et son
honnêteté, ce qu'il a reçu d'elle. Celui qui agit ainsi mérite la plus grande estime et la plus haute
considération. Le salaire matériel accordé à un individu peut correspondre à l'utilité que le produit de son
travail présente pour la communauté ; mais le salaire idéal doit être l'estime à laquelle peut prétendre tout
homme qui consacre au service de son peuple les capacités que lui a données la nature et que la
communauté a complètement développées. Il n'y a plus de honte alors à être un bon ouvrier, mais il est
honteux d'être un fonctionnaire incapable qui vole le temps de Dieu et le pain quotidien du bon peuple.
Alors on trouvera aussi tout naturel qu'on n'assigne pas une tâche à un homme qui est, en principe,
incapable de la remplir.
D'ailleurs, une activité semblable à celle dont il vient d'être question fournit le seul critérium pour décider
si un individu a le droit de prendre part, au même titre que les autres citoyens, à la vie de la communauté.
L'époque actuelle se démolit elle-même : elle introduit dans l'Etat le suffrage universel, émet forces
niaiseries sur l'égalité des droits, mais sans rien trouver sur quoi les fonder. Elle voit dans le salaire
matériel l'expression de la valeur d'un homme et détruit ainsi les bases de la plus noble égalité qui puisse
exister. Car l'égalité n'a pas, et ne peut pas avoir pour base le produit du travail de l'individu, estimé
d'après sa valeur intrinsèque ; elle n’est possible qu'en tenant compte de la façon dont chaque citoyen
remplit ses devoirs particuliers. C'est seulement ainsi qu'on peut éliminer la part du hasard représentée
par les dons naturels, quand on veut juger la valeur d'un homme, et que l'individu est lui-même l'artisan
de son importance sociale.
A l'époque actuelle, où des groupes d'hommes ne savent réciproquement apprécier leur valeur que
d'après les taux de salaire qui les répartissent en classes différentes, on ne comprend pas, comme il a
déjà été dit, de pareils principes. Mais il n'y a pas de raison pour que cette inintelligence nous fasse
renoncer à défendre nos idées. Tout au contraire : celui qui veut guérir une époque intérieurement
malade et pourrie doit avoir d'abord le courage de mettre en lumière les causes du mal. Le premier soin
du mouvement national socialiste doit être, en passant par-dessus la tête de fous les petits bourgeois et
en puisant dans la masse du peuple, de rassembler et de coordonner toutes les énergies capables de
lutter pour une nouvelle conception du monde.
*
On ne manquera pas certes d'objecter qu'il est en général difficile de dissocier valeur matérielle et valeur
idéale et que si l'on prise peu les travaux matériels, cela provient de leurs moindres salaires. On
prétendra que cette diminution des salaires amène à son tour une diminution de la part prise par chacun
aux bienfaits de la civilisation. On dira encore que cet état de choses fait tort à la culture morale de
l'homme, culture qui n'a rien à faire avec son activité elle-même ; que c'est là la raison de la crainte
qu'inspirent les travaux matériels, parce que, plus mal rétribués, le degré de culture du travailleur manuel
s'en trouve fatalement abaissé, ce qui justifie l'estime moindre qu'on lui accorde en général.
Il y a beaucoup de vrai dans ces objections. C'est précisément ce qui fait qu'on devra, à l'avenir, éviter
des différences trop sensibles entre les taux des salaires. Qu'on ne vienne pas dire qu'on diminuera par
là le rendement du travail. Ce serait, à la charge d'une époque, un des plus tristes signes de décadence
si des salaires plus élevés étaient la seule considération qui puisse déterminer les hommes à développer
leurs facultés intellectuelles. Si cette conception l'avait jusqu'à nos jours emporté dans ce monde,
l'humanité n'aurait jamais bénéficié des biens inestimables qu'elle doit à la science et à la civilisation. Car
les plus grandes inventions, les plus grandes découvertes, les travaux qui ont le plus profondément
révolutionné la science, les monuments les plus splendides de la civilisation humaine ne sont pas des
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cadeaux qu'aurait faits au monde la poursuite de gains matériels. Tout au contraire, s'ils ont vu le jour, ce
fut souvent parce que leurs auteurs avaient renoncé au bonheur matériel que procure la richesse.
Il se peut qu'aujourd'hui l'or soit le dominateur exclusif de la vie ; pourtant il viendra un jour où l'homme
rendra hommage à des dieux plus nobles. Bien des choses peuvent devoir aujourd'hui leur existence à la
soif de l'argent et de la fortune, mais il en est peu parmi elles dont l'absence rendrait l'humanité plus
pauvre.
C'est aussi une des tâches de notre mouvement d'annoncer dès maintenant la venue de temps où
l'individu recevra ce dont il a besoin pour vivre ; et nous devons, en même temps, maintenir le principe
que l'homme ne vit pas uniquement pour des jouissances purement matérielles. Ce principe trouvera un
jour son expression dans un sage échelonnement des salaires qui, dans tous les cas, permettra aux plus
humbles des travailleurs honnêtes de mener la vie honoré e et décente qu'exige sa qualité de membre de
la communauté populaire et sa qualité d'homme.
Qu'on ne dise pas que ce serait là un état de choses idéal que ce monde ne pourrait supporter dans la
pratique et auquel il est incapable de parvenir.
Nous ne sommes pas assez simples pour croire qu'on pourra jamais arriver à faire naître une époque où
tout serait parfait. Mais cela ne nous dispense pas de l'obligation de combattre les défauts dont nous
savons constaté l'existence, de surmonter nos faiblesses et de tendre vers l'idéal. La dure réalité
n'apportera que trop de bornes à nos conquêtes. Mais c'est précisément pourquoi l'homme doit tenter de
progresser vers le but final et les échecs ne doivent pas le faire renoncer à son entreprise, pas plus qu'on
ne fait supprimer les tribunaux, parce qu'il leur arrive de commettre des erreurs, ou condamner la
médecine, parce qu'il y aura toujours des maladies.
Il faut se garder de sous-estimer la puissance d'un idéal. A ceux qui manqueraient aujourd'hui de courage
à cet égard, je voudrais rappeler, s'ils ont été autrefois soldats, un temps dont l'héroïsme a montré de la
façon la plus convaincante quelle force possèdent des raisons d'agir inspirées par un idéal. Car, si des
hommes se faisaient tuer, ce n'était pas par souci du pain quotidien, mais pour l'amour de la patrie, pour
la foi en sa grandeur, pour le sentiment que l'honneur de la nation était en jeu. Et ce fut seulement quand
le peuple allemand abandonna cet idéal, pour se laisser séduire par les promesses de bonheur matériel
que lui faisait la révolution, quand il jeta ses armes pour prendre son havresac, qu'au lieu d'entrer dans le
paradis terrestre, il fut plongé dans le purgatoire du mépris universel et aussi de la misère universelle.
C'est pourquoi il faut absolument opposer aux calculateurs de la république réaliste actuelle la foi en
l'avènement d'un Reich idéaliste.
3 : Sujets de l'Etat et citoyens
En général, la formation politique à laquelle on donne aujourd'hui abusivement le nom d'Etat, ne connaît
que deux sortes d'hommes : les citoyens et les étrangers. Les citoyens sont ceux qui, en vertu de leur
naissance ou d'un acte de naturalisation, possèdent les droits civils, les étrangers, tous ceux qui jouissent
des mêmes droits au sein d'un autre Etat. Entre ces deux catégories fixes se trouvent, à l'état sporadique,
ceux qu'on appelle heimatlos. Ce sont des gens qui n'ont pas l'honneur d'appartenir à l'un des Etats
existant actuellement et qui, par conséquent, ne possèdent nulle part de droits civils. Pour posséder
ceux-ci, il faut tout d'abord, comme il a été dit plus haut, être né à l'intérieur des frontières d'un Etat. La
race ou la consanguinité ethnique ne joue aucun rôle dans l'affaire. Un nègre, qui vivait autrefois dans un
protectorat allemand et qui réside maintenant en Allemagne, met ainsi au monde un enfant qui est
« citoyen allemand ». Dans les mêmes conditions, l'enfant de tout Juif, Polonais, Africain ou Asiatique
peut être, sans autre forme de procès, déclaré citoyen allemand.
Outre la naturalisation conférée par le lieu de naissance, il existe une naturalisation qui peut être obtenue
par la suite. Elle est soumise à différentes conditions préalables ; par exemple, le candidat ne doit être,
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autant que possible, ni un cambrioleur ni un souteneur ; il ne doit pas être suspect au point de vue
politique - c'est-à-dire qu'il doit être un crétin inoffensif à cet égard - il ne doit pas, enfin, tomber à la
charge de l'Etat dont il devient citoyen. Ceci s'entend naturellement, à notre époque réaliste, des charges
pécuniaires qu'il pourrait imposer à sa nouvelle patrie. Si même le candidat paraît devoir être un
contribuable d'excellent rapport, c'est là une recommandation très utile et qui lui permet aujourd'hui
d'obtenir plus rapidement la naturalisation.
Dans tout cela, la question de race n'a rien à voir.
La marche à suivre pour acquérir le droit de cité dans un Etat n'est pas très différente de celle qu'on doit
observer pour être admis, par exemple, dans un club d'automobilistes. Le candidat présente sa requête,
qui est examinée et sur laquelle on donne avis favorable ; puis il reçoit un jour un billet l'avisant qu'il est
devenu citoyen. Cet avis lui est, par-dessus le marché, donné sous une forme vraiment humoristique : on
dit, en effet, à ce candidat, qui peut avoir été jusque-là un Cafre : « En vertu de quoi vous êtes
dorénavant un Allemand ! »
Ce coup de baguette magique est donné par le chef de l'Etat. Une transformation qu'un dieu serait
incapable d'accomplir est opérée en un tournemain par ce Paracelse fonctionnaire. D'un coup de
plumeau un misérable Slave, venu de Mongolie, est changé en « Allemand » authentique.
Non seulement on ne s'inquiète pas de savoir à quelle race appartient un tel nouveau citoyen ; on ne
s'occupe même pas d'examiner son état de santé physique. Cet individu aura beau être rongé par la
syphilis, il n'en sera pas moins le bienvenu comme citoyen dans un Etat moderne, à condition, ainsi que
nous l'avons déjà dit, qu'il ne constitue pas une charge au point de vue financier ou un danger par ses
opinions politiques.
C'est ainsi que les formations politiques, qui portent le nom d'Etats, s'assimilent des toxines dont elles ont
ensuite peine à venir à bout.
Ce qui distingue encore le citoyen d'un étranger, c'est que le premier peut accéder librement à toutes les
fonctions publiques, qu'il doit éventuellement satisfaire au service militaire et peut, en revanche, prendre
part, activement et passivement, aux élections. Ce sont là, en tout et pour tout, ses privilèges. Car, en ce
qui concerne les droits individuels et la liberté personnelle, l'étranger jouit de la même protection, et
même souvent d'une protection plus efficace ; c'est, en tous cas, ce qui arrive dans la république
allemande actuelle.
Je sais bien que l'on n'aime pas à entendre dire tout cela. Pourtant il est difficile de trouver quelque chose
de plus illogique et même de plus complètement fou que notre droit civil contemporain. Il y a, à notre
époque, un pays où l'on peut observer au moins de timides tentatives inspirées par une meilleure
conception du rôle de l'Etat. Ce n'est pas, naturellement, notre république allemande modèle ; ce sont les
Etats-Unis d'Amérique qui s'efforcent d'obéir, du moins en partie, aux conseils de la raison. En refusant
l'accès de leur territoire aux immigrants dont la santé est mauvaise, en excluant du droit à la
naturalisation les représentants de certaines races, ils se rapprochent un peu de la conception raciste du
rôle de l'Etat.
L'Etat raciste distribue ses habitants en trois classes : citoyens, sujets de l'Etat (ou bien ressortissants) et
étrangers.
En principe, la naissance ne confère que la qualité de ressortissant. Cette qualité ne donne pas le droit, à
elle seule, d'accéder à une fonction publique, ni de prendre part à l'activité politique, par exemple aux
élections. Pour tout ressortissant, il est essentiel d'établir exactement sa race et sa nationalité. Il lui est,
en tout temps, loisible de renoncer à sa qualité de ressortissant et de devenir citoyen dans le pays dont
les habitants sont de la même nationalité que lui. La seule distinction entre un étranger et un
ressortissant vient de ce que le premier est le sujet d'un autre Etat.
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Le jeune ressortissant de nationalité allemande est obligé de parcourir le cycle d'éducation et d'instruction
scolaires imposé à tout Allemand. Il se soumet ainsi à l'éducation qui fera de lui un membre de la
communauté conscient de sa race et pénétré de l'esprit national. Il devra ensuite satisfaire à toutes les
autres prescriptions de l'Etat en ce qui concerne les exercices physiques et il sera finalement incorporé
dans l'armée. L'éducation donnée par l'armée est une éducation générale ; elle doit être donnée à tous
les Allemands et exercer chacun d'eux à occuper convenablement dans l'armée le poste pour lequel ses
aptitudes physiques et intellectuelles pourront le désigner. Le titre de citoyen, avec les droits qu'il confère,
sera accordé de la façon la plus solennelle au jeune homme de bonne santé et de bonne réputation,
quand il aura accompli son service militaire. Le diplôme qui lui sera remis sera le document le plus
important pour toute son existence. Il lui permettra d'exercer tous les droits du citoyen et de jouir de tous
les privilèges attachés à ce titre. Car l'Etat doit faire une profonde différence entre Ies citoyens, soutiens
et défenseurs de son existence et de sa grandeur, et ceux qui se sont fixés à l'intérieur des frontières d'un
Etat pour y jouer seulement le rôle « d'utilités ».
La remise du diplôme de citoyen sera accompagnée de la prestation solennelle d'un serment par lequel
le nouveau citoyen jurera fidélité à la communauté et à l'Etat. Ce diplôme constitue un lien unissant tous
les membres de la communauté ; il comble le fossé séparant les différentes classes sociales. Un
balayeur des rues doit se sentir plus honoré d'être citoyen de ce Reich que s'il était roi d'un Etat étranger.
Les droits du citoyen l'emportent sur ceux de l'étranger. Il est le maître et seigneur du Reich. Mais un
rang plus élevé impose aussi des devoirs. L'homme sans honneur ou sans caractère, le criminel de droit
commun, le traître à son pays, etc., peuvent en tout temps être dépouillés de cette dignité. Ils retombent
alors au rang de ressortissants.
La jeune Allemande est « ressortissant » et ne devient citoyenne qu'en se mariant. Pourtant le droit de
cité peut aussi lui être accordé si elle est Allemande et gagne sa vie par son travail.
4 : La personnalité et la conception raciste de l'Etat
Si l'Etat raciste national-socialiste a pour but principal l'éducation et le maintien de ceux qui sont les
soutiens de l'Etat, il ne doit pas se borner à favoriser les éléments de race comme tels, à les élever, à les
former enfin pour la vie pratique : il est aussi indispensable qu’il mette son organisation en harmonie avec
cette tâche.
Mais ce serait une absurdité de vouloir estimer la valeur des hommes d'après leur race et par suite de
déclarer la guerre su point de vue marxiste : « Un homme en vaut un autre », sans être décidé à pousser
jusqu'aux dernières conséquences. Reconnaître l'importance de la race, reconnaître le principe racial
dans son universalité, amène logiquement à tenir compte de la valeur propre de l'individu. De même que
je suis obligé d'apprécier diversement les hommes d'après la race à laquelle ils appartiennent, de même
faut-il procéder à l'intérieur de la communauté à l'égard de l'individu.
Un peuple n'est pas identique à un autre peuple et, à l'intérieur d'une communauté, une tête ne peut pas
non plus être identique à une autre tête ; les éléments constitutifs appartiennent au même sang, mais ils
offrent dans le détail mille différences subtiles.
Admettre ce postulat incite d'abord, sans chercher de finesses, à favoriser dans la communauté les
éléments reconnus supérieurs, et à s'occuper d'accroître particulièrement leur nombre.
C'est le problème le plus facile, car il peut être posé et résolu presque mécaniquement. Il est plus difficile
de reconnaître dans la multitude les têtes qui ont réellement la plus grande valeur intellectuelle, et de leur
faire la part qui revient de droit aux esprits supérieurs, et surtout celle qui sera la plus profitable à la
nation. Ce choix de valeurs et de capacité ne relève plus de moyens mécaniques ; il ne peut être mené à
bien sans un effort continuel de chaque jour.
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Une doctrine qui, écartant l'idée démocratique de la masse, tend à donner cette terre au meilleur peuple,
c'est-à-dire aux individus supérieurs, doit logiquement se conformer au même principe aristocratique à
l'intérieur de ce peuple et conserver aux meilleures têtes le commandement et l'influence. Au lieu d'édifier
sur l'idée de majorité, cette doctrine se fonde ainsi sur la personnalité.
Celui qui croit aujourd'hui qu'un Etat raciste national-socialiste ne doit guère présenter, avec les autres
Etats, que la différence purement matérielle d'une meilleure organisation économique, soit par un plus
juste équilibre entre richesse et pauvreté, ou bien par un droit de regard plus étendu des classes
inférieures dans le processus économique, ou bien par des salaires plus équitables ou mieux répartis,
celui-là est le dernier des retardataires et il n'a pas la moindre idée de notre doctrine. Tout ce que nous
venons de mentionner ne présente aucun caractère de permanence ou de grandeur. Un peuple qui en
demeurerait à des réformes d'un caractère aussi superficiel, n'aurait pas la moindre chance de triompher
dans la mêlée universelle des peuples. Un mouvement qui ne verrait pas dans sa mission autre chose
que ces réformes égalitaires, d'ailleurs équitables, ne possèderait plus puissance ni efficacité quand il
s'agirait de réformer profondément un milieu. Toute son action demeurerait, en définitive, limitée à des
objets superficiels ; il ne donnerait pas au peuple cette armature morale qui l'assure de triompher - je
dirais presque malgré lui - des faiblesses dont nous souffrons aujourd'hui.
Pour le mieux comprendre, peut-être est-il utile de jeter encore un coup d'œil sur les origines et les
causes réelles du développement de la culture humaine.
Le premier pas qui l'éloigna visiblement de l'animal fut celui que l'homme fit vers l'invention. Celle-ci
consista, à l'origine, dans la découverte de ruses et détours, dont l'emploi devait rendre plus aisée, ou
même simplement possible, la lutte pour la vie.
Ces inventions premières très primitives peuvent ne pas mettre nettement en évidence la part de
l'individu, car, pour les générations suivantes, et à plus forte raison pour l'homme d'aujourd'hui, elles
n'apparaissent que comme des manifestations de l'intelligence collective, de même certaines ruses et
finesses, que l'homme peut observer chez l'animal, ne se présentent plus à ses yeux que comme un fait
acquis ; incapable d'en établir les causes premières, il se contente de les qualifier de procédés «
instinctifs ».
Dans notre cas, ce dernier mot ne veut rien dire. Quiconque croit à une évolution améliorant les êtres
vivants, doit convenir que toutes les formes et manifestations de leur activité n'ont pas toujours existé
sous leur forme actuelle ; il a bien fallu qu'un sujet donné fît le premier le geste, qui fut ensuite répété de
plus en plus souvent par des individus de plus en plus nombreux, jusqu'à passer dans le subconscient de
chacun des représentants de l'espèce et se manifester alors comme instinct.
On comprendra et on admettra ce mécanisme plus facilement chez l'homme. Les premières ruses dans
la lutte contre les autres animaux ont été sans nul doute, à l'origine, le fait de sujets particulièrement
doués. La personnalité fut ici encore, sans conteste, à la base des décisions et des réalisations qui, plus
tard, furent adoptées comme évidentes par l'humanité entière. Tout comme quelque principe militaire
évident, qui aujourd'hui constitue pour nous le fondement même de toute stratégie, a forcément dû, à
l'origine, sa conception à une tête bien déterminée, et ce n'est qu'après des années, voire des
millénaires, qu'il a fini par être admis par tous comme parfaitement évident.
L'homme ajoute une deuxième invention à la première : il apprend à mettre à son service d'autres objets
et même d'autres êtres vivants et alors l'activité créatrice propre de l'homme commence à se manifester,
telle que nous la voyons aujourd'hui ; l'emploi de la pierre taillée, la domestication des animaux, la
découverte du feu, etc. ; chacune de ces inventions, jusques et y compris toutes celles qui nous
émerveillent de nos jours, révèle nettement, à la base, le travail créateur de l'individu ; ceci nous apparaît
d'autant mieux qu'elles sont plus récentes, plus importantes ou d'un caractère plus surprenant. Nous
savons donc, en tout état de cause, que ce que nous voyons autour de nous d'inventions matérielles est
entièrement le produit de la force créatrice et des aptitudes de l'individu isolé. Et toutes ces créations
contribuent, en définitive, à élever de plus en plus l'homme au-dessus de l'animal jusqu'à l'en distinguer
radicalement. Ainsi elles sont la base même des progrès constants de l'espèce humaine. Et cette même
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ruse primitive qui permit jadis au chasseur de la forêt préhistorique de défendre son existence, aide
encore les hommes dans leur existence d'aujourd'hui, sous la forme des plus merveilleuses conquêtes
scientifiques, et elle leur permet de forger des armures pour les luttes de l'avenir. Toute réflexion, toute
invention humaine facilite, en définitive, les luttes de l'homme sur cette planète, même si l’on ne peut voir,
sur l'instant, l'utilité pratique d'une invention, d'une découverte ou d'un profond aperçu scientifique. Et tout
cela contribue à élever l'homme au-dessus des êtres vivants qui l'entourent, et renforce et consolide sa
situation au point d'en faire sous tous les rapports la créature reine sur cette terre.
On voit que toutes les inventions sont le résultat de la puissance créatrice d'individus isolés. Ces derniers
sont ainsi à quelque degré, qu'ils l'aient voulu ou non, des bienfaiteurs de l'humanité. Leur action met
dans la main de millions et même de milliards d'êtres humains des moyens qui leur rendront plus aisée la
lutte pour la vie.
A l'origine de la civilisation matérielle de nos jours, nous trouvons donc toujours la personnalité
d'inventeurs qui se complètent et se prolongent mutuellement. Il en est exactement de même lors de la
mise en œuvre et de l'application pratique des inventions ou des découvertes. Car l'ensemble des
méthodes de production relève encore du travail d'invention et par suite de l'individu.
Enfin le travail intellectuel purement théorique, qui échappe à toute mesure, mais qui constitue la
condition première de toute invention technique ultérieure, apparaît aussi comme le produit exclusif de la
personnalité.
Ce n'est pas la masse qui crée ni la majorité qui organise ou réfléchit, mais toujours et partout l'individu
isolé.
Une communauté d'hommes apparaît comme bien organisée alors seulement qu'elle facilite au maximum
le travail de ces forces créatrices et qu'elle les utilise au mieux des intérêts de la communauté. Ce qui a
le plus de prix pour l'invention, qu'elle se rapporte au monde matériel ou au monde de la pensée, c'est
d'abord la personne de l'inventeur. Le premier et suprême devoir dans l'organisation d'une communauté
est de l'utiliser au profit de tous.
En vérité, l'organisation elle-même ne doit pas perdre de vue un seul instant l'application de ce principe.
Ainsi seulement elle sera libérée de la malédiction du mécanisme et deviendra un organisme vivant. Elle
doit elle-même personnifier la tendance à placer les têtes au-dessus de la masse et réciproquement à
mettre celle-ci sous leurs ordres.
Par suite, non seulement une organisation n'a pas le droit d'empêcher les têtes de « sortir » de la masse,
mais, au contraire, la nature même de son action doit le permettre et le faciliter au plus haut point. En
cela elle doit partir du principe que la providence de l'humanité n'a jamais été dans la masse, mais dans
ses cerveaux créateurs, qui sont vraiment les bienfaiteurs de la race humaine. C'est l'intérêt de tous de
leur assurer une influence déterminante et de faciliter leur action. Car ce n'est certes ni la domination des
imbéciles ou des incapables, ni, en aucun cas, le culte de la masse qui servira cet intérêt de tous ; il
faudra nécessairement que des individus supérieurement doués prennent la chose en mains.
La recherche des têtes se fait surtout, nous l'avons dit, par la dure sélection de la lutte pour la vie.
Beaucoup sont brisés et périssent, montrant ainsi qu'ils ne sont pas désignés, et bien peu apparaissent
finalement comme élus. Dans Ie domaine de la pensée, de la création artistique, voire de l'économie, ce
processus de sélection se manifeste encore aujourd'hui, bien que grevé de lourdes charges dans ce
dernier domaine. Le gouvernement de l'Etat et la puissance qu'incarne i'organisation militaire, sont
également dominés par cette idée de la personnalité : on la retrouve partout sous la forme de l'autorité
absolue sur les subordonnés, de la responsabilité complète à l'égard des chefs. Seule, la vie politique
échappe aujourd'hui complètement à cette obligation naturelle. Toute la civilisation humaine résulte de
l'activité créatrice de l'individu ; et pourtant le principe majoritaire l'emporte dans tout le gouvernement,
surtout dans ses plus hautes sphères, et de là il empoisonne peu à peu toute la vie du pays, la
décompose véritablement. Il faut aussi, au fond, imputer l'action destructrice du judaïsme à ses constants
efforts pour miner, chez les peuples qui l'ont accueilli, l'influence de la personnalité et lui substituer celle
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de la masse. Le principe constructif des peuples aryens fait place au principe destructeur des Juifs.
Ceux-ci deviennent les « ferments de décomposition » des peuples et des races, et, su sens le plus
large, ils désagrègent la civilisation humaine. Quant au marxisme, il représente en somme comme l'effort
du Juif dans le domaine de la civilisation pure pour exclure de toutes les formes de l'activité humaine la
prépondérance de la personnalité et pour la remplacer par celle du nombre. A cette doctrine correspond,
au point de vue politique, la forme parlementaire dont nous voyons les effets néfastes depuis l'infime
cellule de la commune jusqu'au sommet de la nation ; dans le domaine économique, il provoque
l'agitation syndicaliste qui, d'ailleurs, ne sert nullement les intérêts véritables des ouvriers, mais rien que
les vues destructrices de la juiverie internationale. Exactement dans la mesure où l'économie est
soustraite au principe de la personnalité et où elle se trouve livrée aux influences et à l'action de la
masse, elle doit perdre sa précieuse puissance créatrice et marquer une inévitable régression. Toutes les
organisations consultatives professionnelles qui, au lieu de prendre vraiment les intérêts des employés,
s'efforcent d'acquérir une influence sur la production elle-même, servent le même but destructeur. Elles
font du tort à la production générale, et par là même à l'individu.
Car ce n'est pas avec des phrases et des théories que l'on peut satisfaire les besoins des ressortissants
d'un peuple ; c'est grâce à la portion des biens collectifs qui échoit chaque jour à chacun, et lui prouve
que la communauté sert les intérêts de l'individu grâce au travail de tous.
La question n'est pas de savoir si le marxisme, en se basant sur sa théorie des masses, serait capable
de prendre et de continuer la charge de l'économie actuelle. La discussion sur la justesse ou la fausseté
de ce principe ne serait point tranchée par la preuve de son aptitude à gérer dans l'avenir l'état de chose
existant ; elle ne pourrait l'être que par la preuve de sa capacité à créer une civilisation semblable. Le
marxisme aurait beau reprendre mille fois l'économie actuelle et continuer d'en diriger le fonctionnement,
quel que soit le succès de cette activité, ce succès n'aurait pas la moindre portée vis-à-vis du fait positif
que le marxisme ne pourrait jamais, par l'application de ses propres principes, créer ce dont il aurait ainsi
hérité.
Et, de fait, le marxisme en a fourni lui-même la preuve. Non seulement il n'a jamais créé la moindre
civilisation, le moindre système économique, mais il n'a même pas été capable d'utiliser, avec ses
principes, les organismes qui lui furent confiés ; après un très court laps de temps, il a dû céder, et faire
des concessions au principe de la personnalité, preuve que son organisation elle-même ne peut
échapper à cette loi.
Ce qui doit distinguer foncièrement nos conceptions racistes et celles des marxistes, c'est que les
premières reconnaissent non seulement la valeur de la race, mais aussi l'importance de la personnalité et
qu'elles en font la base de toute construction positive. Ce sont les facteurs essentiels de leur philosophie.
Si, par hasard, le mouvement national-socialiste n'avait pas compris l'importance fondamentale de cette
notion essentielle, s'il se bornait à rapetasser tant bien que mal notre état actuel et admettait le règne des
majorités, il ne serait, en réalité, qu'un parti concurrent du marxisme ; il n'aurait dès lors plus le droit de se
considérer comme une doctrine philosophique.
Si le programme social du mouvement se bornait à éliminer la personnalité et à mettre à sa place la
majorité, alors le national-socialisme apparaîtrait à son tour rongé par le poison du marxisme comme le
sont actuellement les partis bourgeois:
L'Etat raciste doit veiller au bien-être de ses citoyens, en reconnaissant en toutes circonstances
l'importance de la personnalité : il augmentera ainsi la capacité de production de tous et par là même le
bien-être de chacun.
Ainsi l'Etat raciste doit libérer entièrement tous les milieux dirigeants et plus particulièrement les milieux
politiques du principe parlementaire de la majorité, c'est-à-dire de la décision de la masse ; il doit leur
substituer sans réserve le droit de la personnalité.
Il en résulte que :
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Hitler A.
Mon Combat
La meilleure constitution et la meilleure forme de l'Etat est celle qui assurera naturellement aux meilleurs
éléments de la communauté l'importance du guide et l'influence du maître.
Dans la vie économique les plus capables ne peuvent être désignés d'en haut, mais doivent se mettre en
évidence par eux-mêmes : l'instruction se recueille à tous les échelons, de la plus humble boutique à la
plus énorme entreprise, et l'existence seule continue à faire passer des examens ; de même il est évident
que les chefs politiques ne peuvent se « trouver » en un jour. Les génies d'une trempe extraordinaire ne
sont pas soumis aux mêmes règles que l'humanité courante.
Toute l'organisation de l'Etat doit découler du principe de la personnalité, depuis la plus petite cellule que
constitue la commune jusqu'au gouvernement suprême de l'ensemble du pays.
Il n’y a pas de décisions de la majorité, mais seulement des chefs responsables et le mot « conseil » doit
reprendre sa signification primitive. Chaque homme peut bien avoir à son côté des conseillers, mais la
décision est le fait d'un seul.
Il faut transposer le principe qui fit autrefois de l'armée prussienne le plus admirable instrument du peuple
allemand et l'établir à la base même de notre système politique : la pleine autorité de chaque chef sur ses
subordonnés et sa responsabilité entière envers ses supérieurs.
Même à ce moment nous ne pourrons pas nous passer de ces corporations que l'on appelle parlements.
Seulement, toutes leurs délibérations deviendront réellement des conseils et un seul homme pourra et
devra être investi de la responsabilité, ensemble avec l'autorité et le droit de commandement.
Les parlements sont par eux-mêmes nécessaires, car, avant tout, ils constituent un milieu où pourra se
faire petit à petit l'éducation des chefs à qui l'on pourra un jour confier des responsabilités.
Et nous i pouvons tracer alors le tableau suivant :
L'Etat raciste, depuis la commune jusqu'au gouvernement du Reich, ne possédera aucun corps
représentatif qui décide quoi que ce soit par voie de majorité, mais seulement des corps consultatifs qui
se trouveront sans cesse aux côtés du chef et qui recevront leur tâche de lui ; parfois même ils pourront,
au besoin, dans certains domaines, prendre des responsabilités entières comme ce fut toujours le cas
pour tous les chefs ou présidents des corporations.
L'Etat raciste ne peut tolérer que l'on demande avis ou décision sur des problèmes particuliers - par
exemple sur des questions économiques - à des gens qui, par leur formation et leur activité, sont
complètement incompétents. En conséquence, il divisera ses corps représentatifs en chambres politiques
et chambres corporatives.
Pour rendre leur coopération féconde, on placera toujours au-dessus d'elles un corps choisi : le sénat.
Ni dans les chambres ni dans le sénat, il n'y aura jamais un vote quelconque. Ce sont des organismes de
travail et non des machines à voter. Chacun de leurs membres possède une voix consultative, mais
aucun droit de décision. Celle-ci appartient exclusivement au président qui en garde la responsabilité.
Ce principe : associer sans restriction la responsabilité absolue avec l'autorité absolue déterminera peu à
peu une élite de chefs (telle qu'on ne saurait se l'imaginer aujourd'hui) à notre époque d'irresponsabilité
parlementaire.
Ainsi la constitution de l'Etat sera mise en harmonie avec le principe auquel il doit déjà sa grandeur dans
le domaine économique et celui de la civilisation.
*
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Hitler A.
Mon Combat
« En ce qui concerne la possibilité de réaliser ces conceptions, qu'on n'oublie pas que le principe
parlementaire de décision par majorité n'a nullement régi le monde de toute éternité, mais, tout au
contraire, qu'on n'en trouve trace dans l'histoire qu'en des périodes très courtes ; et ces périodes
correspondent toujours à la ruine des peuples et des Etats ! »
Il ne faudrait pourtant pas croire que des mesures purement théoriques prises, d'en haut, puissent
amener un tel changement qui, logiquement, ne doit pas se limiter à la constitution de l'Etat, mais
intéresser la législation, pénétrer toute la vie publique de chacun. Une pareille révolution ne peut se
produire et ne se produira que sous l'influence d'un parti nourri de ces idées et portant en lui le germe de
l'Etat futur.
Aussi le parti national-socialiste doit-il, aujourd'hui, se pénétrer de ces pensées ; il doit orienter son
organisation intérieure vers l'action pratique, pour pouvoir non seulement donner un jour à l'Etat des
directives, mais pour pouvoir lui fournir le corps constitué de son propre Etat.
5 : Conception philosophique et organisation
L'Etat raciste, dont j'ai voulu donner un tableau d'ensemble, ne se trouve pas réalisé du seul fait que l'on
connaît les conditions indispensables à son existence. Il ne suffit pas de savoir comment sera un Etat
raciste ; il faut d'abord le créer. On ne peut pas s'attendre à ce que les partis actuels, qui avant tout tirent
profit de l'Etat tel qu'il est, arrivent d'eux-mêmes à un changement radical et transforment spontanément
leur attitude. D'autant que leurs dirigeants sont toujours des Juifs et encore des Juifs. L'évolution que
nous sommes en train de subir, si elle n'était enrayée, nous mettrait un jour devant la prophétie panjuive :
« Le Juif dévorera effectivement les peuples de la terre et deviendra leur seigneur. » Ainsi, vis-à-vis de
millions de « bourgeois » ou de « prolétaires p allemands, qui, pour la plupart, courent à leur perte par
paresse et sottise, doublées de lâcheté, le Juif, pleinement conscient du but qu'il poursuit, ne rencontre
aucune résistance sur sa route. Un parti dirigé par lui ne peut lutter pour rien d'autre que pour les intérêts
juifs, et ces intérêts n'ont rien de commun avec les aspirations essentielles des peuples aryens.
Veut-on donc transposer l'Etat raciste du domaine idéal dans la réalité, il faut tout d'abord chercher, en
dehors de toutes les puissances actuelles de la vie publique, une force neuve qui ait la volonté et les
moyens de mener le combat pour un tel idéal. Car il s'agit bien ici d'un combat : notre première tâche
n'est pas de créer une forme d'Etat raciste, mais de détruire l'Etat juif actuel. Comme l'histoire le montre
bien souvent, la principale difficulté n'est pas d'instituer un nouvel état de choses, mais bien de lui faire la
place libre. Préjugés et intérêts s'entremêlent en une phalange serrée et tentent d'empêcher, par tous les
moyens, la victoire d'une idée qui leur est désagréable ou leur paraît menaçante.
Aussi le soldat de notre nouvel idéal doit-il, malgré tout son enthousiasme positif, mener d'abord une lutte
négative pour se défaire de l'état actuel.
Une jeune et noble doctrine, aux principes neufs et d'une importance essentielle, devra, si désagréable
que cela puisse être à chacun, manier d'abord sans ménagement l'arme de la critique.
Nous entendons aujourd'hui les soi-disant Racistes répéter à tout propos - et ceci prouve bien le peu de
profondeur de leurs vues en matière historique - qu'ils refusent de se vouer à une critique négative, pour
consacrer toute leur activité à un travail constructif ; balbutiement puéril et stupide, authentiquement «
raciste » en un mot ; preuve enfin que l'histoire de leur propre époque n'a pas laissé la moindre trace
dans ces têtes-là. Le marxisme aussi avait un but, et lui aussi connaît un travail constructif (s'il ne s'agit
ici que d'instaurer le despotisme de la juiverie internationale et de la finance cosmopolite !), mais il n'en a
pas moins commencé par la critique durant soixante-dix ans ; critique destructive et dissolvante, et
critique encore et toujours, jusqu'à ce que cet acide corrosif ait rongé le vieil Etat et l'ait fait tout mûr pour
l'écroulement. Alors seulement a commencé la prétendue « construction ». C'était évident, juste et
logique. Un état de choses existant ne peut s'effacer simplement devant les prophètes et les avocats d'un
état futur. On ne peut admettre que les partisans du premier, ou même ceux qui lui portent simplement
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Hitler A.
Mon Combat
quelque intérêt, seront tout à fait convertis par la seule constatation d'une nécessité et gagnés ainsi à
l'idée d'un régime nouveau. Trop souvent, au contraire, les deux régimes continueront à exister
simultanément et la prétendue doctrine philosophique s'enfermera à jamais dans le cadre étroit d'un parti.
Car ure doctrine n'est pas tolérante ; elle ne peut être « un parti parmi les autres » ; elle exige
impérieusement la reconnaissance exclusive et totale de ses conceptions, qui doivent transformer toute
la vie publique. Elle ne peut tolérer près d'elle aucun vestige de l'ancien régime.
C'est la même chose pour les religions. Le christianisme non plus n'a pas pu se contenter d'élever ses
propres autels, il lui fallait procéder à la destruction des autels païens. Seule, cette intolérance fanatique
devait créer la foi apodictique ; elle en était une condition première absolue.
On peut objecter, à juste titre, que ces deux précédents historiques sont spécifiquement juifs - et même
que ce genre d'intolérance et de fanatisme sont foncièrement juifs. Ceci peut être mille fois vrai et on peut
aussi le déplorer profondément ; on peut constater, avec une inquiétude qui n'est que trop justifiée, que
l'apparition de cette doctrine dans l'histoire de l'humanité y introduisait quelque chose que l'on ne
connaissait pas encore ; mais cela ne sert de rien et il s'agit maintenant d'un état de fait. Les hommes qui
veulent sortir notre peuple allemand de sa situation actuelle, n'ont pas à se casser la tête pour imaginer
combien ce serait beau si telle ou telle chose n'existait pas ; ils doivent rechercher et déterminer
comment on peut supprimer ce qui en fait est donné. Mais une doctrine pleine de la plus infernale
intolérance ne sera brisée que par la doctrine qui lui opposera le même esprit, qui luttera avec la même
âpre volonté et qui, par surcroît, portera en elle-même une pensée nouvelle pure et absolument conforme
à la vérité.
Chacun peut aujourd'hui constater à regret que, dans le monde antique, beaucoup plus libre que le nôtre,
le christianisme a introduit avec lui la première terreur spirituelle ; mais il ne peut rien au fait que, depuis
cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette contrainte. Et on ne brise la
contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C'est alors seulement que l'on peut instituer un
nouveau régime. Les partis politiques sont enclins à des compromissions ; les doctrines philosophiques,
jamais. Les partis politiques composent même avec leurs adversaires, les doctrines philosophiques se
proclament infaillibles. Les partis politiques, eux aussi, ont presque toujours, à l'origine, l'intention
d'arriver à une domination despotique et exclusive ; ils marquent presque toujours une certaine inclination
vers telle ou telle doctrine philosophique. Mais déjà l'étroitesse de leur programme leur enlève l'héroïsme
qu'exige la défense d'une véritable doctrine philosophique. Leur conciliant vouloir groupe autour d'eux les
esprits petits et faibles, avec qui l'on ne saurait mener une croisade. Et ils en demeurent ainsi le plus
souvent confinés de bonne heure dans leur pitoyable petitesse. Abandonnant la lutte pour un système, ils
s'efforcent alors de gagner le plus promptement possible, grâce à une soi-disant « collaboration positive
», une petite place au râtelier des institutions existantes et d'y rester le plus longtemps possible. Ils
bornent là leurs efforts. Et si jamais ils sont écartés de la mangeoire par un concurrent d'allures un peu
brutales, alors ils n'ont plus qu'une seule idée : par force ou par ruse, se remettre au premier rang des «
moi aussi j'ai faim », pour pouvoir de nouveau, même au prix de leurs plus sacrées convictions, participer
à cette manne précieuse. Chacals de la politique !
Une doctrine philosophique ne saurait être prête à composer avec une autre ; elle ne saurait non plus
accepter de collaborer à un état de fait qu'elle condamne ; au contraire, elle sent l'obligation de combattre
ce régime et tout le monde moral adverse, en un mot de préparer leur ruine.
Ce combat purement destructif - dont tout le danger est aussitôt senti par les autres et qui se heurte à un
front uni de résistance - tout comme le combat positif mené pour consacrer le succès de la nouvelle
conception idéale du monde, exige des combattants résolus. Ainsi donc une doctrine ne fera triompher
ses idées que si elle groupe sous sa bannière les éléments les plus courageux et actifs de son époque et
de son peuple, en une organisation puissante de combat. Il faut en outre que, tenant compte de ces
éléments, elle choisisse, dans l'ensemble de sa philosophie, un certain nombre d'idées, et qu'elle leur
donne la forme précise et lapidaire, pouvant servir d'article de foi à un nouveau groupement d'hommes.
Tandis que le programme d'un simple parti politique n'est qu'une recette pour l'issue favorable des
prochaines élections, le programme d'une doctrine philosophique a la valeur d'une déclaration de guerre
contre l'ordre établi, contre un état de choses existant, contre une conception pratique de l'existence.
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Hitler A.
Mon Combat
Il n'est d'ailleurs pas nécessaire que chacun de ceux qui combattent pour la doctrine soit complètement
mis au courant ni qu'il connaisse exactement chacune des pensées du chef du mouvement. L'essentiel
est qu'il soit clairement instruit de quelques principes fondamentaux, peu nombreux, mais très importants.
Dès lors, il sera à tout jamais pénétré de ces principes, convaincu aussi de la nécessité de la victoire de
son parti et de sa doctrine. Le soldat non plus n'est pas immiscé dans les plans des grands chefs. De
même qu'il vaut mieux le former à une discipline rigide, à la conviction que sa cause est juste et doit
triompher et qu'il doit s'y vouer tout entier, de même doit-il en être de chaque partisan d'un mouvement
de grande envergure, appelé au plus grand avenir, soutenu par la volonté la plus ferme.
Que pourrait-on faire d'une armée dont tous les soldats seraient des généraux, en eussent-ils les dons et
les capacités ? De même, de quelle utilité serait, pour la défense d'une doctrine, un parti qui ne serait
qu'un réceptacle de gens « éminents ». Non, il faut aussi le simple soldat, sans quoi on ne peut obtenir
une discipline intérieure.
De par sa nature même, une organisation ne peut subsister qu'avec un haut commandement intelligent,
servi par une masse que guide plutôt le sentiment. Une compagnie de deux cents hommes intelligents
autant que capables deviendrait, à la longue, plus difficile à mener que si elle contenait cent quatre-vingtdix hommes moins bien doués et dix autres ayant une formation supérieure.
La Social-Démocratie a tiré de ce fait le plus grand profit. Elle a étendu sa domination sur les
innombrables représentants des couches populaires, à peine libérés de l'armée et qui y avaient été
dressés à la discipline ; elle leur a imposé une discipline du parti aussi rigide que la première. Là aussi,
l'organisation comporte des officiers et des soldats. En quittant le service militaire, l'ouvrier allemand
devenait le soldat, l'intellectuel juif devenait l'officier; les employés des syndicats formaient à peu près
l'équivalent des sous-officiers. Ce qui faisait toujours hocher la tête à votre bourgeoisie c'est-à-dire le fait
que seules les masses dites ignorantes adhèrent su marxisme - était, en réalité, la condition première du
succès marxiste. Tandis que les partis bourgeois, dans leur uniforme intellectualité, constituaient une
masse indisciplinée et incapable d'agir, le marxisme constituait, avec un matériel humain moins
intelligent, une armée de militants qui obéissaient aussi aveuglément au dirigeant juif qu’ils avaient obéi
autrefois à leur officier allemand. La bourgeoisie allemande, qui ne s'est jamais préoccupée sérieusement
des problèmes de psychologie, se jugeant bien au-dessus de ces choses-là, ne trouva pas nécessaire,
cette fois non plus, de réfléchir assez longtemps pour reconnaître le sens profond et le danger intime de
cette situation de fait. On croyait, au contraire, qu'un mouvement politique qui se recrute uniquement
dans les milieux « intellectuels », possède par là même plus de valeur et qu'il a des prétentions mieux
fondées, et de meilleures chances que la masse inculte, de parvenir au pouvoir. On n'avait jamais
compris que la force d'un parti politique ne réside nullement dans l'intelligence et l'indépendance d'esprit
de chacun de ses membres, mais bien plutôt dans l'obéissance et l'esprit de discipline avec lesquels
ceux-ci suivent le commandement spirituel. Ce qui est décisif, ce sont les chefs eux-mêmes. Quand deux
troupes s'affrontent, la victoire n'appartient pas à celle dont chaque soldat a reçu l'instruction stratégique
la plus poussée, mais à celle qui possède le meilleur commandement et la troupe la mieux disciplinée, la
plus aveuglément obéissante et la mieux entraînée.
Ceci est une notion fondamentale que nous ne devons jamais perdre de vue, lorsque nous examinerons
la possibilité de transposer dans la réalité un système philosophique.
Si donc, pour mener nos conceptions à la victoire, nous devons les transformer en un parti de combat, il
faut logiquement que le programme de ce dernier tienne compte du matériel humain dont on dispose.
Autant les objectifs et les idées conductrices doivent être inébranlables, autant le programme de
propagande doit être ajusté avec intelligence et avec une juste psychologie aux âmes de ceux sans l'aide
desquels la plus belle des idées ne demeurera éternellement qu'une idée.
Si l'idée raciste, aujourd'hui obscure velléité, veut obtenir un brillant succès, il faut qu'elle tire de tout son
système idéal un certain nombre de principes directeurs, do»t la forme et le fond puissent s'imposer à
une grande masse d'hommes et à celle-là même qui est la seule garantie de succès pour le combat
doctrinal de cette idée, j'ai nommé la classe ouvrière allemande.
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Hitler A.
Mon Combat
C'est pourquoi le programme du nouveau parti fut condensé en quelques principes fondamentaux, vingtcinq points en tout. Ils sont destinés à donner en premier lieu à l'homme du peuple une image grossière
des aspirations du mouvement. Ils constituent, dans une certaine mesure, une profession de foi politique
qui gagne des gens à la cause, et, qui, en outre, concrétant une obligation commune, unit et amalgame
ensemble les nouveaux adhérents.
En tout cela, nous ne devons jamais perdre de vue que le programme du parti, d'une absolue justesse
dans ses objectifs, a dû tenir compte, dans sa rédaction, de certaines considérations psychologiquement
importantes ; et l'on peut très bien se persuader, avec le temps, qu'un certain nombre des principes
directeurs pourraient être énoncés différemment, rédigés sous une forme plus heureuse. Mais toute
tentative de ce genre serait d'un effet désastreux. L'on abandonne ainsi à la discussion une chose qui
doit demeurer tout à fait inébranlable ; or, dès qu'un point isolé se trouve séparé du dogme, la discussion
n'aboutit pas simplement à un énoncé nouveau meilleur et surtout à un énoncé renforçant l'homogénéité
du dogme, mais elle mène bien plutôt à d'interminables débats et à une universelle confusion. En pareil
cas, il faut toujours considérer avec soin ce qui est préférable : une rédaction nouvelle, qui occasionne
une dissociation à l'intérieur du mouvement, ou une forme qui, pour le moment, n'est peut-être pas la
meilleure de toutes, mais qui constitue un organisme autonome, solide et d'une parfaite unité intérieure.
Et tout examen démontrera que cette dernière solution est la seule à retenir. Car les modifications ne
portant jamais que sur la forme extérieure à donner, il apparaîtra toujours de pareilles modifications
possibles ou désirables. Mais le gros danger est que le caractère superficiel des hommes leur fasse voir
la fâche essentielle du mouvement dans cette question de pure forme de la rédaction d'un programme.
Dans ces conditions, la volonté et la force de combattre pour une idée s'effacent et l'activité qui devait se
tourner vers le dehors s'use dans des querelles intérieures de programme. Pour une doctrine dont la
justesse des grandes lignes n'est pas en cause, il est moins nuisible de conserver un énoncé - ne
correspondrait-il pas tout à fait à la réalité - que de vouloir l'améliorer et de livrer ainsi à la discussion
générale le dogme du parti, jusque-là aussi ferme que du granit. Ceci est particulièrement impossible tant
que le parti combat encore pour assurer son triomphe. Car, comment vouloir emplir des hommes d'une
aveugle confiance dans la justesse d'une doctrine, quand on propage le doute et l'incertitude par de
continuelles modifications de sa structure extérieure.
On ne doit donc jamais chercher l'essentiel dans la forme extérieure, mais seulement dans le sens
profond. Celui-ci est immuable ; et dans son intérêt même, on ne peut que souhaiter que le mouvement
conserve la puissance nécessaire pour le faire triompher, en écartant toutes les causes d'hésitation ou de
division.
Ici encore, il nous faut prendre des leçons de l'Eglise catholique. Bien que son édifice doctrinal, sur plus
d'un point - et souvent d'ailleurs d'une manière surtout apparente - heurte la science exacte et
l'observation, elle se refuse pourtant à sacrifier la plus petite syllabe des termes de sa doctrine. Elle a
reconnu très justement que sa force de résistance ne réside pas dans un accord plus ou moins parfait
avec les résultats scientifiques du moment, résultats d'ailleurs jamais définitifs, mais dans son
attachement inébranlable à des dogmes établis une fois pour toutes, et qui seuls confèrent à l'ensemble
le caractère d'une foi. Aussi se maintient-elle aujourd'hui plus fermement que jamais. On peut même
prophétiser que dans la mesure où les phénomènes insaisissables défient et continueront à défier la
poursuite des lois scientifiques sans cesse modifiées, elle sera de plus en plus le pôle de tranquillité vers
lequel ira aveuglément l'attachement d'innombrables humains.
Quiconque souhaite donc réellement et sérieusement la victoire des idées racistes, doit se pénétrer de
l'idée que ce triomphe exige d'abord nécessairement l'intervention d'un parti de combat ; ensuite, qu'un
tel parti ne saurait subsister sans recevoir la base inébranlable, condition de toute sûreté et de toute
solidité, que constitue son programme. Le parti n'a pas le droit de faire des concessions à l'esprit de
l'époque pour la rédaction de ce programme; au contraire, une fois celle-ci arrêtée au mieux, il doit s'y
tenir sinon à jamais, et en tous cas tant que la victoire n'a pas couronné ses efforts. Avant ce terme, toute
tentative d'ouvrir des discussions sur l'opportunité de tel ou tel point du programme brisera l'unité du parti,
et affaiblira l'esprit de lutte de tous ceux de ses partisans qui y auront été mêlés. Ceci ne veut point dire
d'ailleurs qu'une telle « amélioration » une fois effectuée échapperait demain à un nouvel examen
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Hitler A.
Mon Combat
critique, et qu'elle ne devrait pas après-demain céder la place à une forme meilleure. Quiconque renverse
ici les barrières édifiées ouvre une voie dont on voit bien le commencement, mais dont l'aboutissement se
perd dans l'infini.
Le jeune parti national-socialiste ne devait pas perdre de vue la portée pratique de ces enseignements.
Le parti ouvrier allemand national-socialiste a reçu avec son programme de vingt-cinq points une base
qui doit demeurer immuable. Il n'appartient pas à ses membres actuels et futurs de les critiquer et de les
changer ; ce sont eux qui leur tracent leur devoir. Sans quoi la prochaine génération aura le même droit
de dissiper à nouveau ses forces dans un travail de pure forme à l'intérieur du parti, au lieu de lui amener
la force nouvelle de nouveaux adhérents. Pour la majorité des partisans, l'essentiel du mouvement ne
sera donc pas tant dans la lettre de nos principes directeurs que dans l'esprit dont nous pouvons les
animer.
C'est à ces considérations que notre jeune mouvement dut autrefois son nom, et plus tard son
programme; c'est sur elles que se base encore notre mode de propagande. Pour aider les idées racistes
à triompher, il a fallu créer un parti populaire, parti ne comprenant pas seulement un état-major
d'intellectuels, mais aussi des travailleurs manuels.
Toute tentative de donner corps aux théories racistes sans une pareille organisation de combat
demeurerait vaine aujourd'hui comme par le passé, et comme dans un avenir quelconque. C'est pourquoi
le mouvement a non seulement le droit, mais le devoir de se considérer comme le champion et le
représentant des idées racistes. Autant les idées qui sont à la base du mouvement national-socialiste
sont racistes, autant, de leur côté, les idées racistes appartiennent au national-socialisme. Et si ce dernier
veut .l'emporter, il lui faut se rallier sans réserves et d'une manière exclusive à ce point de vue. Ici encore,
il a non seulement le droit, mais le devoir de bien faire ressortir que toute tentative de représenter les
idées racistes hors du national-socialisme doit avorter, et d'ailleurs, dans la plupart des cas, manque de
sincérité.
Quand quelqu'un reproche aujourd'hui à notre mouvement d'avoir « pris à bail » l'idée raciste, il n'y a
qu'une réponse à lui faire :
Pas seulement pris à bail, mais rendu utilisable.
Car ce que l'on entendait auparavant par ce vocable n'était pas le moins du monde capable d'avoir
quelque influence sur le destin de notre peuple. Il manquait à ces idées une forme claire et cohérente. Le
plus souvent, il ne s'agissait que de notions isolées sans rapport entre elles, plus ou moins exactes - qui
n’étaient pas sans se contredire parfois - en tous cas, sans la moindre liaison intime. Et celle-ci eût-elle
existé, elle eût été trop faible pour fonder et construire dessus un parti.
Seul, le parti national-socialiste a mené à bien cette tâche.
*
Si aujourd'hui toutes les associations, tous les groupes, grands et petits - et, à mon avis, même de «
grands partis » - revendiquent le mot « raciste », c'est la conséquence de l'action du parti nationalsocialiste. Sans son travail, il ne serait même pas venu à l'idée d'une de ces organisations de prononcer
seulement le mot « raciste » ; ce vocable n'aurait rien représenté pour eux, et leurs dirigeants surtout
n'auraient jamais eu le moindre rapport d'aucune sorte avec lui. Seule, l'action du N. S. D. A. P. a donné
à ce mot une signification substantielle, et l'a mis dans la bouche de tout le monde. Avant tout le parti a
montré, par le succès de sa propre propagande, la force de l'idée raciste, et l'appât du gain a poussé les
autres à en vouloir autant, tout au moins en paroles.
De même que, jusqu'alors, ils avaient tout mis au service de leurs mesquines spéculations électorales, de
même ces partis ne voient aujourd'hui dans le mot « raciste » qu'une formule vaine et creuse, avec
laquelle ils tentent de neutraliser la force d'attraction qu'exerce sur leurs propres membres le parti
national-socialiste. Car, seul, le souci de leur propre existence et leur inquiétude devant les succès
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Hitler A.
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grandissants de la doctrine de notre parti - dont ils pressentent aussi bien l'importance universelle que la
dangereuse intransigeance leur mettent ce mot à la bouche : ils l'ignoraient il y a huit ans ; ils s'en
gaussaient il y a sept ans ; il y a six ans, ils le combattaient ; l'année suivante, ce fut de la haine, et il y a
trois ans, la persécution ; enfin, il y a deux ans, ils se l'annexaient, pour s'en servir comme de cri de
guerre dans la lutte, de pair avec le reste de leur vocabulaire.
Et il convient aujourd'hui encore de faire remarquer que tous ces partis n'ont pas la moindre idée de ce
qui fait besoin à notre peuple allemand. Il suffit de voir avec quelle légèreté leurs gueules prononcent ce
mot de « raciste ».
Non moins dangereux, tous ces semble-racistes qui ne cessent de tourner, échafaudant des plans
fantastiques, qui ne s appuient le plus souvent que sur une idée fixe, juste peut-être en elle-même, mais
qui ne saurait, considérée toute seule, avoir la moindre valeur pour la formation d'une communauté de
combat, et, en tous cas, pour en édifier une. Tous ces gens qui brassent un programme composé moitié
de leurs propres pensées, moitié du fruit de leurs lectures, sont souvent plus dangereux que les ennemis
déclarés de l'idée raciste. Ce sont, dans les conditions les plus favorables, des théoriciens stériles, mais
souvent aussi de néfastes hâbleurs qui, avec leur barbe de fleuve, et en jouant les Teutons, s'imaginent
masquer le vide de leur activité et de leur savoir.
Aussi est-il bon d'opposer à toutes ces tentatives impuissantes le souvenir de l'époque où le jeune
mouvement national-socialiste entrait dans l'arène.
6 : Lutte des premiers temps - L'importance de la parole
La première grande réunion du 24 février 1920 dans la salle des fêtes du Hofbräuhaus1 vibrait encore en
nous. quand il fallut se mettre à préparer la seconde. Tandis que jusqu'alors il nous avait paru douteux
que l'on pût organiser tous les mois ou tous les quinze jours une petite réunion dans une ville comme
Munich, il fallait maintenant que tous les huit jours, c'est-à-dire une fois par semaine, une grande réunion
populaire eût lieu. Je n'ai pas besoin de souligner qu'un seul et même souci nous tourmentait : les gens
viendraient-ils et nous écouteraient-ils ? A vrai dire, j'avais quant à moi cette conviction inébranlable : une
fois que les gens seraient là, ils resteraient et ils écouteraient nos discours.
En ces temps-là la salle des fêtes du Hofbräuhaus de Munich prit une importance presque sacramentelle
pour nous, les nationaux-socialistes. Chaque semaine, une réunion, presque toujours dans cette même
salle, et chaque fois la salle mieux remplie et les auditeurs plus fervents ! On parla de presque tout ce qui
avait quelque importance pour la propagande ou ce qui était nécessaire au point de vue idéologique, en
commençant par la question des « responsabilités de guerre », ce dont personne ne se souciait à cette
époque, et des traités de paix. Que de choses le jeune mouvement a prédites alors, sans relâche, aux
grandes masses, et comme presque tout s'est réalisé jusqu'à présent ! Aujourd'hui, il est plus facile de
parler ou d'écrire sur ces choses. Mais alors on considérait qu'une grande réunion publique, à l'adresse
non pas des bourgeois cossus, mais des prolétaires égarés, sur « Le Traité de Versailles », était une
attaque contre la république et le symptôme d'une mentalité réactionnaire, voire monarchiste. Dès la
première phrase contenant une critique du traité de Versailles, on vous jetait à la tête la réplique
stéréotypée : « Et Brest-Litowsk ? Brest-Litowsk ! » Les masses hurlaient cela à perte de souffle ou
jusqu'à l'enrouement, ou bien jusqu'à ce que le conférencier renonçât finalement à sa tentative de les
persuader. On aurait voulu se casser la tête contre le mur par désespoir devant un pareil peuple ! Il ne
voulait ni entendre, ni comprendre, que Versailles était une honte et un opprobre, ni même que ce Diktat
signifiait une spoliation inouïe de notre peuple. Le travail destructeur des marxistes et le poison de la
propagande ennemie avaient privé ces gens de toute raison. Et on n'avait même pas le droit de s'en
plaindre. La bourgeoisie, qu'a-t-elle fait pour arrêter cette dissolution terrible, pour s'y opposer, pour ouvrir
la voie à la vérité en éclairant mieux et plus nettement la situation ? Rien, trois fois rien ! Je ne les ai vus
alors nulle part, ces grands apôtres racistes d'aujourd'hui. Peut-être ont-ils parlé dans de petits cercles,
1
Maison de la Brasserie de la Cour, nom d'une grande brasserie de Munich.
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Hitler A.
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dans des salons de thé, ou dans des milieux professant les mêmes opinions ; mais ils ne se trouvèrent
pas là où ils auraient dû être, au milieu des loups ; là, ils n’osaient paraître, sauf dans les occasions où ils
pouvaient hurler avec eux.
Il m'était clair alors que pour les premiers militants dont se composait au début notre mouvement, il fallait
vider à fond la question des responsabilités de guerre, et de la vider dans le sens de la vérité historique.
La condition préalable du succès de notre mouvement était qu'il apportât aux grandes masses la
connaissance du traité de paix. A cette époque, où tous voyaient encore dans cette paix une victoire de
la démocratie, on devait faire front contre cette idée, et nous graver pour toujours dans la cervelle des
hommes comme les ennemis de ce traité, afin que, par la suite, quand l'amère réalité aurait déchiré ces
oripeaux mensongers et mis à nu leur essence de haine, le souvenir de notre attitude dans cette question
nous amène la confiance des masses.
Dès cette époque, j'ai toujours insisté pour que, dans Ies grandes questions de principe, sur lesquelles
toute l'opinion publique prenait une attitude erronée, nous nous élevions contre elle sans craindre
l'impopularité ni la haine. Le parti ouvrier national-socialiste ne devait pas servir de gendarme à l'opinion
publique, il devait la dominer Il ne doit pas être le valet, mais le maître des masses !
Il existe naturellement, surtout pour tout mouvement encore faible, une grande tentation dans les
moments où un adversaire bien plus puissant a réussi, par son art séducteur, à suggérer au peuple une
résolution insensée ou une fausse position : c'est la tentation de marcher et de crier avec les autres,
surtout quand quelques arguments - encore qu'illusoires - amènent à conclure dans le même sens que le
propre point de vue du jeune mouvement. La lâcheté humaine recherchera en ce cas de tels arguments
avec d'autant plus de ferveur qu'elle trouve presque toujours quelque chose qui lui donne l'ombre d'un
droit, à son « propre point de vue », à prendre part à un pareil crime. J'ai fait plusieurs expériences
pareilles où le maximum d'énergie fut nécessaire pour empêcher le navire de notre mouvement de se
lancer dans le courant général artificiellement provoqué, ou plutôt de se laisser entraîner par ce courant.
La dernière fois que cela arriva, ce fut quand notre presse infernale, à laquelle l'existence du peuple
allemand importe autant que Hécube1, réussit à donner au problème du Tyrol du Sud une importance qui
pouvait devenir fatale au peuple allemand. Sans se demander pour qui ils travaillaient de cette manière,
nombre d'hommes, de partis, de ligues de la tendance qu'on appelle « nationale », se joignirent à la
clameur générale, par lâcheté devant l'opinion publique façonnée par les Juifs, et contribuèrent
stupidement à appuyer la lutte contre un système que nous, Allemands, nous devrions considérer, dans
notre position actuelle, comme la seule éclaircie dans ce monde en décadence. Tandis que le Juif sans
patrie et international nous serre à la gorge, lentement mais sûrement, nos soi-disant patriotes hurlent
contre l'homme et le système qui ont osé, fût-ce sur un seul point du globe, se libérer de l'étreinte judéomaçonnique, et opposer une résistance nationaliste à ce poison de l'idéologie internationale et
universelle. Mais ce fut trop séduisant pour les caractères faibles d'amener simplement les voiles devant
la tempête et de capituler devant les cris de l'opinion publique. Car il s'agit ici d'une capitulation. Les
hommes, dans leur fausseté et leur vilenie intérieures, peuvent ne pas l'admettre, même dans leur for
intérieur, mais il reste vrai que, seules, leur lâcheté et leur peur d'une excitation populaire, provoquée par
les Juifs, les poussèrent à marcher avec les autres. Tous les autres motifs ne sont que subterfuges
pitoyables de petits pécheurs conscients de leurs fautes.
Il fallut alors renverser la vapeur avec une poigne de fer pour que le mouvement ne perdît pas sa
direction. Toute tentative dans ce sens au moment où l'opinion publique, attisée, s'élançait comme une
flamme, ne pouvait être populaire ; elle pouvait même être un danger mortel pour l'audacieux qui
l'entreprenait. Mais, dans l'histoire, les hommes sont nombreux qui ont été lapidés dans de pareils
moments pour des actions qui leur valurent ensuite la reconnaissance émue de la postérité.
C'est là-dessus que doit compter un mouvement, et non sur l'approbation éphémère du présent. Il peut
arriver à ces moments-là que l'un ou l'autre ait peur en son for intérieur ; mais qu'il n'oublie jamais
qu'après une telle heure, viendra aussi la libération et qu'un mouvement qui veut régénérer un monde
doit servir l'avenir et non le présent.
1
Epouse de Priam (Iliade).
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Hitler A.
Mon Combat
On peut établir ici que les succès les plus grands et les plus durables dans l'histoire sont généralement
ceux qui restent à leur début les moins compris, parce qu'ils se trouvent en opposition violente avec
l'opinion publique courante, avec ses vues et ses désirs.
Nous avons pu nous en rendre compte dès notre première réunion publique. Nous n'avons vraiment,
jamais, « flatté les passions des masses », nous nous sommes partout opposés à la folie populaire.
Presque toujours, pendant ces années-là, je m'adressais à des hommes qui croyaient le contraire de ce
que j'allais leur dire et qui voulaient le contraire de ce que je croyais nécessaire. La tâche était donc celleci : en deux heures, détruire les convictions de deux à trois mille hommes, saper, coup après coup, les
fondements de leurs opinions, et les conduire enfin sur le terrain de notre conviction et de notre
conception des choses. Dans un bref espace de temps, j'appris quelque chose d'essentiel : qu'il fallait
tout d'abord arracher des mains de l'ennemi l'arme de sa riposte. On remarqua bientôt que nos
adversaires, surtout leurs orateurs qui portaient la contradiction dans nos réunions, discouraient toujours
suivant le même « répertoire », en élevant contre nos assertions des objections qui revenaient toujours,
de sorte que la régularité de ce phénomène nous fit conclure qu’il s'agissait d'une éducation uniforme et
orientée vers le même but. En effet, tel était le cas. Nous pûmes mesurer, à cette occasion, à quel point
la propagande de nos adversaires était remarquablement disciplinée, et c'est encore aujourd'hui un sujet
d'orgueil pour moi d'avoir trouvé le moyen non seulement de neutraliser cette « propagande » mais de
battre ses auteurs avec leurs propres armes. Deux ans plus tard, j'étais passé maître dans cet art.
Il était essentiel de prévoir avant chaque discours la nature probable et la forme des objections qui lui
seraient opposées dans la discussion et de les éplucher complètement à l'avance dans ce même
discours. Il faut exposer, dès le début, les objections possibles, et prouver qu'elles sont peu fondées ;
l'auditeur, qui est venu bourré d'objections qu'on lui avait inculquées, mais qui reste de bonne foi, se
laisse gagner plus facilement en entendant réfuter les arguments qu'on a imprimés dans sa mémoire. Ce
qu'on lui avait appris s'élimine de soi-même, et son attention est de plus en plus attirée par la conférence.
Ce fut pour cette cause qu'après ma première conférence sur « le traité de Versailles », que j'avais tenue
en qualité « d'instructeur », déjà devant la troupe, je changeai son contenu, et je parlai dorénavant des
« traités de paix de Brest-Litowsk et de Versailles ». Car, dans l'espace de temps le plus bref, je pus
constater, au cours de la discussion, que les gens ne savaient en réalité rien du traité de Brest-Litowsk,
mais qu'une adroite propagande de parti était parvenue à le représenter comme un des actes de violence
les plus condamnables de l'histoire. Cette insistance à présenter aux grandes masses toujours ce même
mensonge explique pourquoi des millions d'Allemands voyaient, dans le traité de Versailles, une juste
expiation du crime que nous avions commis à Brest-Litowsk ; ils considéraient en conséquence que toute
lutte contre le traité de Versailles était injuste, et elle provoquait en eux une indignation tout à fait sincère.
Ce fut aussi une des causes qui permirent au mot de « réparation », terme aussi monstrueux qu'insolent,
de prendre droit de cité en Allemagne. Cette formule hypocrite et mensongère parut à des millions de nos
compatriotes égarés l'arrêt d'une justice supérieure. C'est là une chose épouvantable, mais tel fut le cas.
La meilleure preuve en est le succès de la propagande contre le traité de Versailles, que je faisais
précéder par des éclaircissements sur le traité de Brest-Litowsk. Je mettais les deux traités vis-à-vis l'un
de l'autre, je les comparais point par point, je démontrais que l'un de ces traités paraissait d'une humanité
sans bornes en comparaison de la cruauté inhumaine de l'autre, et le résultat fut frappant. Je parlai sur
ce thème dans des réunions de deux mille hommes où, parfois, les regards de trois mille six cents yeux
hostiles se concentraient sur moi. Et trois heures plus tard, j'avais devant moi une masse palpitante,
pleine de l'indignation la plus sacrée et animée d'une fureur sans bornes. Encore une fois, un grand
mensonge avait été arraché du cœur et du cerveau d'une masse comptant des milliers d'hommes, et une
vérité était plantée à sa place.
Je considérai alors que ces deux conférences : « Les vraies causes de la guerre mondiale » et « Les
traités de paix de Brest-Litowsk et de Versailles », étaient les plus essentielles, et je les répétai encore et
toujours des douzaines de fois sous une forme sans cesse renouvelée, jusqu'à ce qu'une conception
claire et uniforme s'établît, au moins sur ce point, entre les hommes parmi lesquels notre mouvement
recruta ses premiers membres.
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Hitler A.
Mon Combat
Ces réunions eurent aussi cet avantage pour moi-même : je m'adaptais lentement au rôle d'orateur pour
grandes réunions populaires, j'acquis l'élan pathétique et j'appris les gestes que réclame une grande salle
contenant des milliers d'hommes.
Je n'ai pas constaté, à cette époque, de la part des partis qui se flattent aujourd'hui d'avoir provoqué le
revirement de l'opinion publique, aucun effort pour ouvrir au peuple les yeux dans cette direction,
abstraction faite des petits cénacles déjà mentionnés. Quand un politicien soi-disant national faisait une
conférence dans ce sens, c'était toujours dans un milieu qui partageait déjà ses convictions, et que ces
arguments pouvaient, tout au plus, confirmer dans ses opinions. Mais ce n'était pas ce qui importait ;
l'essentiel, c était uniquement de gagner, par l'instruction et la propagande, ceux qui appartenaient
jusqu'à présent par leur éducation et leurs convictions au camp ennemi.
Pour ouvrir les yeux au peuple, nous nous sommes aussi servis de proclamations. Etant encore dans la
troupe, j'avais composé une proclamation mettant en regard les traités de Brest-Litowsk et de Versailles ;
elle eut un tirage considérable et connut une grande diffusion. Plus tard, je la fis réimprimer par le parti, et
son action fut de nouveau très efficace. Les premières réunions furent caractérisées par le fait que toutes
les tables étaient jonchées de proclamations, de journaux, de brochures, etc. Mais nous mettions
l'essentiel de notre effort dans la parole.
En effet, cette dernière seule est capable de provoquer les révolutions véritablement grandes, et cela
pour des causes psychologiques générales.
J'ai déjà exposé, dans le premier volume, que tous les grands événements qui retournent le monde
entier, ont été provoqués par la parole et non par des écrits. Une discussion assez longue s'engagea à ce
sujet dans une partie de la presse, et, naturellement, cette idée rencontra la plus forte opposition, surtout
de la part de nos renards bourgeois. Mais la raison même de cette attitude confond les sceptiques. Les
intellectuels bourgeois protestent contre cette opinion uniquement parce que la force, et le don
d'influence sur les masses par la parole, leur font manifestement défaut, car ils se sont toujours adonnés
à l'activité par la plume, en renonçant à l'action véritablement propagandiste de la parole. Une telle
habitude entraîne inévitablement les qualités qui caractérisent aujourd'hui notre bourgeoisie, c'est-à-dire
la perte de l'instinct psychologique nécessaire pour agir sur les masses et les influencer.
Tandis que l'orateur ne cesse de recevoir du sein de la masse même, au cours de sa conférence, les
rectifications nécessaires, en mesurant par l'expression des auditeurs jusqu'à quel point ils peuvent
suivre et comprendre son exposé, et si l'impression et l'action de ses paroles conduisent au but désiré,
l'écrivain ne connaît point du tout ses lecteurs. En conséquence, il ne pourra pas s'orienter sur un
auditoire vivant, sur une foule qui est précisément là, devant ses yeux ; il devra donner à son exposition
un caractère plus général. Par là, il perd, jusqu'à un certain degré, en finesse psychologique et, par
conséquent, en souplesse. Un orateur brillant pourra donc, en général, toujours mieux écrire qu'un
écrivain brillant ne pourra parler, sauf le cas où il s'exerce longtemps dans cet art. Il faut y ajouter que
l'homme en masse est généralement paresseux, qu'il reste enfoncé dans l'ornière de ses anciennes
habitudes, et qu'il n'aime pas à prendre en mains les écrits qui ne correspondent pas à ce qu'il croit et qui
ne lui apportent pas ce qu'il en attend. Un écrit d'une tendance quelconque a le plus de chances à être lu
par ceux qui appartiennent déjà à cette même tendance. Une proclamation ou une affiche, seules, ont un
peu plus de chances, parce qu'elles sont plus courtes, d'attirer l'attention momentanée d'un adversaire.
L'image sous toutes ses formes, jusqu'au film, a encore plus de pouvoir sous ce rapport. Là, l'homme doit
encore moins faire intervenir sa raison ; il lui suffit de regarder, et de lire, tout au plus, les textes les plus
courts ; et bien nombreux sont ceux qui seront plutôt prêts à s'assimiler une démonstration par l'image
qu'à lire un écrit plus ou moins long. L'image apporte à l'homme dans un temps beaucoup plus court, je
voudrais presque dire d'un seul coup, la démonstration qu'il ne pourrait retirer d'un écrit que par une
lecture fatigante.
Mais ce qui est l'essentiel, c'est qu'on ne sait jamais, à propos d'un écrit, dans quelles mains il va
tomber ; et pourtant il doit garder toujours la même forme. Son action, en général, sera plus ou moins
considérable dans la mesure où sa rédaction correspond au niveau intellectuel et aux particularités du
milieu de ceux qui seront ses lecteurs. Un livre destiné aux grandes masses doit, dès l'abord, essayer
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Hitler A.
Mon Combat
d'agir par son style et son niveau, d'une autre façon qu'un ouvrage destiné à des couches intellectuelles
supérieures.
Ce n’est que par une telle adaptation que l'écrit peut se rapprocher de la parole. L'orateur peut, autant
qu'il veut, traiter le même sujet que le livre ; s il est un grand orateur populaire, un orateur de génie, il ne
traitera jamais le même plan et le même sujet deux fois de la même façon. Il se laissera toujours porter
par la grande masse, de sorte qu'instinctivement il trouvera toujours les paroles nécessaires pour arriver
droit au cœur de ses auditeurs actuels. S'il commet l'erreur la plus légère, il en trouvera la correction
vivante devant lui. Comme je l'ai déjà dit, il peut lire sur les visages de ses auditeurs : primo, s'ils
comprennent ce qu'il dit ; secundo, s'ils peuvent suivre son exposition générale ; tertio, jusqu'à quel point
il les a convaincus qu'il a raison. S'il voit, primo qu'ils ne le comprennent pas, il s'expliquera d'une façon si
primitive et si claire que le dernier de ses auditeurs le comprendra ; s'il sent - secundo - qu'ils ne peuvent
pas le suivre, il va échelonner son exposition d'une façon si lente et progressive, que le plus faible d'entre
eux ne restera pas en arrière ; et - tertio - s'il lui paraît qu'ils ne sont pas encore convaincus du bien-fondé
de ses assertions, il les répétera encore et toujours, avec de nouveaux exemples à l'appui, il exposera
lui-même les objections inexprimées qu'il pressent chez eux, et il les réfutera et les pourfendra jusqu'à ce
que les derniers groupes d'opposants finissent par avouer, par leur attitude et l'expression de leurs
visages, qu'ils ont capitulé devant son argumentation.
Il s agit là, bien souvent, de vaincre chez les hommes des préventions qui ne sont pas fondées sur la
raison, mais qui sont pour la plupart inconscientes, et ancrées seulement dans le sentiment. Surmonter
cette barrière d'antipathie instinctive, de haine passionnée, de prévention hostile, est mille fois plus
difficile que de corriger une opinion scientifique défectueuse ou erronée. On peut éliminer les fausses
conceptions et l'insuffisance du savoir en instruisant, mais on ne vaincra pas ainsi la résistance du
sentiment. Seul, un appel à ces forces mystérieuses peut avoir de l'effet ; et ce n'est presque jamais
l'écrivain, c'est presque uniquement l'orateur qui en est capable.
La preuve la plus éclatante de cette assertion, la voici : bien que la presse bourgeoise, souvent très
habilement « faite », fût répandue dans notre peuple à je ne sais combien de millions d'exemplaires, cette
presse n'a pas empêché la grande masse du peuple de devenir un ennemi implacable de ce monde
bourgeois. Tout ce déluge de journaux, et tous les livres produits, année par année, par les intellectuels,
glissent sur les millions d'hommes qui forment les couches inférieures du peuple, comme l'eau sur un cuir
huileux. Cela ne peut s'expliquer que de deux manières : ou bien le contenu de toute cette production
littéraire de notre monde bourgeois ne vaut rien, ou bien il est impossible d'atteindre jusqu'au cœur des
masses par l'écrit seul. Ceci est évidemment d'autant plus vrai que la littérature en question fera montre
de moins de psychologie, ce qui était ici le cas.
Surtout qu'on ne vienne pas nous répondre (comme l'a fait un journal nationaliste de Berlin) que le
marxisme lui-même, par sa littérature, et surtout par l'influence de l'œuvre fondamentale de Karl Marx,
prouve le contraire de cette assertion. Jamais argument plus superficiel n'a été fourni à l'appui d'une
thèse fausse. Ce qui a donné au marxisme son influence étonnante sur les masses populaires, ce n'est
aucunement le produit formel, exprimé par écrit, des efforts de la pensée juive, mais c'est au contraire la
prodigieuse vague de propagande orale qui s est emparée, au cours des ans, des masses ouvrières. Sur
cent mille ouvriers allemands, en moyenne, on n'en trouvera pas cent qui connaissent cette œuvre, qui
est étudiée mille fois plus par les intellectuels et surtout par les Juifs que par les véritables adeptes de ce
mouvement dans la foule des prolétaires.
En effet, cet ouvrage n'a jamais été écrit pour les grandes masses, mais exclusivement pour l'équipe
dirigeante de la machine juive à conquérir le monde ; elle fut ensuite chauffée par un tout autre
combustible : par la presse. Car voilà ce qui distingue la presse marxiste de notre presse bourgeoise :
dans la presse marxiste écrivent des propagandistes, et la presse bourgeoise confie sa propagande à
des écrivailleurs. L'obscur rédacteur socialiste, qui presque toujours n'entre à la rédaction qu'au sortir
d'un meeting, connaît son monde comme nul autre. Mais le scribe bourgeois, qui sort de son cabinet de
travail pour affronter la grande masse, se sent déjà malade à la seule odeur de cette masse, et n'est pas
moins impuissant vis-à-vis d'elle quand il emploie le langage écrit.
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Ce qui a gagné au marxisme des millions d'ouvriers, ce ne furent pas tant les écrits des Pères de l'Eglise
marxiste, mais plutôt la propagande inlassable et vraiment prodigieuse des dizaines de milliers
d'agitateurs infatigables, en commençant par le grand apôtre de la haine, jusqu'au petit fonctionnaire
syndical, à l'homme de confiance et à l'orateur qui intervient dans les discussions, ce furent des centaines
de milliers de réunions, où ces orateurs populaires, debout sur une table dans une salle de brasserie
pleine de fumée, inculquaient comme à coups de marteaux leurs idées aux masses ; de cette façon, ils
gagnèrent la connaissance parfaite de ce matériel humain, qui leur donna les moyens de choisir les
armes appropriées pour prendre d'assaut la citadelle de l'opinion publique. Et puis ce furent ces
démonstrations gigantesques, ces défilés de centaines de milliers d'hommes, qui inculquaient aux petites
gens miséreux la fière conviction qu'étant de petits vers, ils étaient aussi les membres d'un grand dragon
dont l'haleine brûlante devait incendier un jour ce monde bourgeois tant détesté, et que la dictature du
prolétariat fêterait un beau jour sa victoire finale.
Cette propagande formait ensuite les hommes qui étaient prêts et préparés pour lire une presse socialiste
; mais c est aussi une presse qui est plutôt parlée qu'écrite. Car, tandis que, dans le camp de la
bourgeoisie, les professeurs, les littérateurs, les théoriciens et les écrivailleurs de toute sorte essaient
parfois de parler, chez les marxistes ce sont les orateurs qui essaient parfois d'écrire. Et justement le Juif,
dont il s'agit surtout en cette occasion, par son adresse dialectique mensongère et sa souplesse, restera,
même comme écrivain, plutôt un orateur propagandiste qu'un narrateur qui écrit.
Et voilà pourquoi le monde de la presse bourgeoise (faisant abstraction du fait qu'elle-même est en
grande partie enjuivée et qu'elle n'a donc aucun intérêt à éduquer les grandes masses) ne peut exercer
aucune influence sur l'opinion des couches les plus nombreuses de notre peuple. Jusqu'à quel point il est
difficile de vaincre les préjugés, les états d'âme, les sensations, etc., et de les remplacer par d'autres, de
combien d'influences et de conditions à peine prévisibles dépend le succès, l'orateur qui a les nerfs assez
sensibles peut le mesurer au fait que même l'heure à laquelle la conférence a lieu peut avoir une
influence décisive sur son résultat. La même conférence, le même orateur, le même sujet produisent une
impression différente à 10 heures du matin, à 3 heures de l'après-midi, et le soir. Quand j'étais encore un
débutant, je fixais quelquefois mes réunions dans la matinée, et je me rappelle surtout une manifestation
que nous avions organisée dans la brasserie Kindlkeller à Munich pour protester contre « l'oppression de
territoires allemands ». C'était, à l'époque, la plus grande salle à Munich, et le risque paraissait grand.
Pour donner aux adhérents, et à tous ceux qui voudraient venir, autant de facilités que possible,
j'organisai la réunion un dimanche, à 10 heures du matin. Le résultat fut déprimant, mais hautement
instructif : la salle était pleine, ce qui faisait un effet prodigieux, mais l'auditoire resta froid comme la glace
; personne ne s'échauffa, et moi-même, comme orateur, je me sentais profondément malheureux de ne
pouvoir établir aucun lien, pas le moindre contact, avec mes auditeurs. Je crois n'avoir pas parlé plus mal
que d'habitude ; mais l'effet parut égal à zéro. Je quittai la réunion fort mécontent, mais plus riche d'une
expérience. Les essais du même genre que je fis plus tard, aboutirent tous au même résultat.
On ne doit pas s'en étonner. Allez à une représentation théâtrale, et regardez une pièce à 3 heures et la
même pièce, avec les mêmes acteurs, à 8 heures du soir, vous serez surpris par la différence de l'effet et
de l'impression. Un homme aux sensations fines, et capable de se rendre compte de ses états d'âme,
pourra établir aussitôt que la représentation de l'après-midi produit moins d'impression que le spectacle
du soir. C'est le même cas pour le cinéma, ce qui est bien plus probant, parce qu'au théâtre on aurait pu
dire que l'acteur ne se donne peut-être pas tant de peine l'après-midi que le soir, mais le film n'est pas
autre dans l'après-midi qu'à 9 heures du soir. Non, l'heure exerce une influence certaine, aussi bien que
le lieu. Il y a des locaux qui laissent froids, pour des causes qu'on ne perçoit que difficilement, mais qui
opposent une résistance acharnée à toute tentative de créer une atmosphère. Les souvenirs et les
images traditionnelles qui existent dans l'homme peuvent aussi exercer une influence décisive. Une
représentation du Parsifal à Bayreuth produira toujours un tout autre effet qu'à n'importe quel autre lieu
du monde. Le charme mystérieux de la maison sur la colline du festival, dans la vieille ville des
margraves, ne peut être remplacé, ni même atteint, nulle part ailleurs.
Dans tous ces cas, il s'agit de l'affaiblissement du libre arbitre de l'homme. C'est surtout le cas pour les
réunions où viennent des hommes à préjugés contraires, et qu'il s'agit de convertir. Le matin et encore
pendant la journée, les forces de la volonté des hommes s'opposent avec la plus grande énergie aux
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tentatives de leur suggérer une volonté étrangère, une opinion étrangère. Mais le soir, ils succombent
plus facilement à la force dominatrice d'une volonté plus puissante. Car, en réalité, chaque réunion .de ce
genre est une lutte entre deux forces opposées. Le puissant talent oratoire d'une nature dominatrice
d'apôtre réussira plus facilement à insuffler un nouveau vouloir à des hommes qui ont déjà subi, d'une
façon naturelle, une diminution de leur pouvoir de résistance, plutôt que s'ils étaient encore en pleine
possession de tous les ressorts de leur esprit et de leur volonté.
Le même but est atteint par la pénombre artificielle et pourtant mystérieuse des églises catholiques, par
les cierges allumés, l'encens, les encensoirs, etc.
Dans cette lutte de l'orateur avec les adversaires qu'il veut convertir, il acquiert peu à peu une
compréhension merveilleuse des conditions psychologiques de la propagande, ce qui fait presque
complètement défaut à l'écrivain. Pour cette cause, les écrits, avec leur effet limité, ne serviront, en
général, qu'à conserver, raffermir et approfondir les conceptions et les opinions déjà existantes. Aucune
des grandes révolutions historiques n'a été causée par la parole écrite qui ne fit que les accompagner.
Qu'on ne pense pas que la révolution française serait jamais sortie des théories philosophiques, si elle
n'avait pas trouvé une armée d'agitateurs, dirigée par des démagogues de grand style, qui excitèrent les
passions du peuple qui souffrait, jusqu'à ce qu'eût lieu la terrible éruption volcanique qui figea de terreur
toute l'Europe. De même, la plus grande convulsion révolutionnaire des temps nouveaux, la révolution
bolchéviste en Russie fut provoquée non pas par les écrits de Lénine, mais par l'activité oratoire haineuse
d'innombrables apôtres - petits et grands - de la propagande parlée.
Ce peuple qui ne savait pas lire, vraiment, ne put pas se passionner pour la révolution communiste en
lisant Karl Marx, mais il la fit, parce que des milliers d'agitateurs - tous, il est vrai, au service d'une même
idée - lui promirent toutes les splendeurs du ciel. Cela fut toujours ainsi, et cela restera ainsi, toujours.
Nos intellectuels allemands, avec leur manque complet de sens pratique, croient qu'un écrivain doit avoir
nécessairement plus d'esprit qu'un orateur. Cette opinion est illustrée de façon exquise par un article du
journal nationaliste déjà mentionné, qui déclarait qu'on était souvent déçu en lisant le discours d'un
orateur de grand renom. Cela me rappelle une autre critique qui me tomba sous la main pendant la
guerre ; elle examinait à la loupe les discours de Lloyd George (alors simple ministre des munitions) pour
arriver à la conclusion spirituelle que ces discours étaient de deuxième ordre au point de vue moral et
scientifique, et qu'il s'agissait de productions banales et triviales. Je tins plus tard dans mes mains
quelques-uns de ces discours sous forme de brochure et je ne pus m'empêcher de rire aux éclats à voir
comment notre chevalier de la plume allemand était resté incompréhensif devant ces chefs-d'œuvre de
psychologie et cet art de manier l'âme des foules. Cet homme jugeait ces discours exclusivement au
point de vue de l'impression qu'ils produisaient sur son propre esprit blasé, tandis que le grand
démagogue anglais les avait composés dans le seul but d'exercer sur la masse de ses auditeurs et, dans
un sens plus large, sur tout le bas peuple anglais, une influence maximum. De ce point de vue, les
discours de cet Anglais étaient un chef-d'œuvre prodigieux, car ils portaient témoignage d'une
connaissance étonnante de l'âme des couches profondes de la population. Aussi leur effet fut-il immense.
Qu'on leur compare le balbutiement impuissant d'un Bethmann-Hollweg ! En apparence, ses discours
étaient, certes, plus spirituels, mais, en réalité, ils ne montraient que l'incapacité de cet homme à parler à
son peuple qu'il ne connaissait point. Néanmoins, en sa cervelle de moineau, un écrivassier allemand infiniment instruit, comme de juste - en vint à mesurer l'esprit du ministre anglais par l'effet que ses
discours, calculés pour une action sur les masses, produisaient sur son âme desséchée par l'excès de
savoir et à le comparer avec l'esprit d'un homme d'Etat allemand, dont le bavardage spirituel trouvait
chez lui un terrain plus propice. Que Lloyd George fut par son génie, non seulement égal, mais mille fois
supérieur à Bethmann-Hollweg, il le prouva en donnant à ses discours la forme et l'expression qui lui
ouvrirent le cœur de son peuple et qui firent que ce peuple obéit sans réserve à sa volonté. Ce sont
précisément la langue primitive et la forme élémentaire de ses expressions, l'emploi d'exemples simples
et faciles à comprendre, qui prouvent le grand talent de cet Anglais. Car il faut mesurer le discours d'an
nomme d'Etat à son peuple non d'après l'impression qu'il produit sur un professeur d'université, mais par
son action sur le peuple lui-même. Et c'est cela seulement qui donne la mesure du génie d'un orateur.
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Le développement étonnant de notre mouvement, qui surgit il y a peu d'années du néant, et qui est
aujourd'hui jugé digne des persécutions de tous les ennemis intérieurs et extérieurs de notre peuple, tient
à ce que nous avions compris cette idée et que nous l'avons mise en pratique.
Si essentielle que soit pour un mouvement la littérature de parti, son but sera toujours plutôt d'achever et
d'uniformiser l'éducation des chefs supérieurs ou inférieurs que de permettre la conquête des masses de
mentalité hostile. Un social-démocrate convaincu ou un communiste fanatique ne s'abaisseront que dans
les cas les plus rares à acheter une brochure, et bien moins encore un livre national-socialiste, et à le lire
pour jeter un coup d'œil sur notre philosophie ou pour étudier notre critique de la sienne. Ils ne liront
même que bien rarement un journal qui ne porte pas d'avance l'estampille de leur parti. Ceci, du reste, ne
serait que d'une utilité bien restreinte, car le sommaire d'un seul numéro de journal est trop fragmentaire
et trop dispersé dans son action pour qu'on puisse attendre de lui une influence quelconque sur le lecteur
occasionnel. Et l'on ne doit pas présumer, surtout quand il s'agit de pfennigs, que quelqu'un va s'abonner
régulièrement à un journal ennemi par pur désir d'information objective. C'est à peine si un seul le fera
sur dix mille. Seul, celui qui est déjà gagné au mouvement lira l'organe du parti, relatif à l'information
courante sur son mouvement.
La proclamation « parlée » est, certes, tout autre chose ! Celle-ci, chacun sera prêt à l'accepter, surtout
s'il la reçoit gratuitement ; et il le fera d'autant plus volontiers si son titre énonce de manière saisissante
un sujet qui est à ce moment dans toutes les bouches. En la parcourant avec plus ou moins d'attention, il
arrive qu'on se sente attiré par cette proclamation vers de nouveaux points de vue et vers de nouvelles
opinions, ou même que l’on s'intéresse à ce nouveau mouvement. Mais, dans le cas le plus favorable,
cela ne peut donner qu'une légère impulsion, jamais provoquer une décision définitive. Car la
proclamation ne peut, elle non plus, que stimuler à quelque chose ou désigner quelque chose, et son
action ne se fera sentir qu'en rapport avec une éducation et une instruction correspondantes chez le
lecteur, dont l'opinion est déjà faite. Et le moyen d'agir reste encore et toujours la grande réunion
populaire.
La grande réunion populaire est déjà nécessaire à cause de ceci : en elle; l'homme qui se sentait isolé au
début dans sa qualité de partisan futur d'un jeune mouvement, et qui cède facilement à la peur d'être
seul, reçoit pour la première fois l'image d'une plus large communauté, ce qui produit sur la plupart des
hommes l'effet d'un encouragement et d'un réconfort. Ce même homme aurait marché à l'attaque dans le
cadre de sa compagnie ou de son bataillon, entouré de tous ses camarades, le cœur plus léger qu'il ne
l'eût fait abandonné à ses propres forces. Entouré des autres, il se sent toujours un peu plus en sûreté,
même si, en réalité, mille raisons démontrent le contraire.
La communauté d'une grande manifestation ne réconforte pas seulement l'isolé, elle provoque l'union,
elle aide à créer un esprit de corps. L'homme qui, en qualité de premier représentant d'une doctrine
nouvelle, éprouve de grandes difficultés dans son entreprise ou dans son atelier, ressent le besoin urgent
d'un appui qu'il trouve dans la conviction d'être un membre, un militant d'une grande et vaste corporation.
L'impression qu'il appartient à cette corporation, il la reçoit pour la première fois dans la grande réunion
populaire commune. Quand, venant de son petit atelier, ou de la grande usine où il se sent si petit, il
pénètre pour la première fois dans une grande réunion populaire, quand il se voit entouré par des milliers
d'hommes qui ont la même foi ; ou quand, s'il s'agit de quelqu'un qui se cherche encore, il se sent
entraîné par l'action puissante de la suggestion collective et de l'enthousiasme de trois à quatre mille
hommes ; quand le succès visible et des milliers d'approbations lui confirment le bien-fondé de la
nouvelle doctrine et, pour la première fois, éveillent en lui des doutes sur la vérité de ses anciennes
conceptions, alors, il tombe sous cette influence miraculeuse que nous appelons la suggestion de la
masse. La volonté, les aspirations, mais aussi la force de milliers d'hommes s'accumulent dans chacun
d'eux. L'homme qui pénètre dans une telle réunion encore hésitant et indécis, la quitte tout réconforté : il
est devenu le membre d'une communauté.
Le mouvement national-socialiste ne doit jamais oublier cela ; et surtout il ne doit pas tomber sous
l'influence de ces bourgeois vaniteux qui croient tout savoir mais qui néanmoins ont perdu un grand Etat,
et leur propre existence avec la domination de leur classe. Oui, ils sont vraiment intelligents, ils savent
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Hitler A.
Mon Combat
tout, ils comprennent tout ; seulement, ils n'ont pas su une chose : éviter que le peuple allemand tombe
dans les bras du marxisme. Sur ce point, ils se sont montrés impuissants de la façon la plus misérable et
la plus piteuse, et la haute opinion qu'ils ont encore d'eux-mêmes n'est que l'expression de leur vanité, or,
celle-ci et la sottise sont, à en croire le proverbe, le fruit du même arbre. Si ces gens accordent
aujourd'hui peu d'importance à la parole, ils ne le font que pour s'être rendu compte, Dieu merci ! à quel
point leurs élucubrations personnelles sont demeurées impuissantes.
7 : La lutte contre le front rouge
En 1919-1920 et aussi en 1921, j'ai assisté moi-même à des réunions qu'on appelle bourgeoises. Elles
produisirent toujours sur moi la même impression qu'une cuillerée d'huile de foie de morue dans ma
jeunesse. On doit l'avaler, et cela est peut être très bon, mais le goût en est abominable ! Si on pouvait
ligoter le peuple allemand avec des cordes, et le traîner de force à ces « manifestations » bourgeoises,
tenir fermées toutes les portes jusqu'à la fin du spectacle et ne laisser sortir personne, alors, peut-être, en
quelques siècles, arriverait-on au succès. Il est vrai que je dois avouer ouvertement que, dans ce cas, la
vie n'aurait probablement aucun attrait pour moi, et que j'aurais alors préféré n'être plus un Allemand.
Mais comme, Dieu merci ! il ne peut en être question, il ne faut pas s'étonner de ce que le peuple sain et
non corrompu évite ces « réunions bourgeoises de masses »comme le diable l'eau bénite.
J'ai appris à les connaître, ces prophètes d'une conception bourgeoise de la vie, et je ne m'étonne
vraiment pas, mais je comprends bien pourquoi ils n'attachent aucune importance à l'art oratoire. J'ai
fréquenté alors les réunions des démocrates, des nationaux allemands, du parti populiste allemand et du
parti populiste bavarois (centre bavarois). Ce qui sautait tout de suite aux yeux, c'était l'uniformité
homogène des auditeurs. Ce n'étaient presque toujours que des membres du parti qui assistaient à la
réunion. Le tout, sans discipline aucune, ressemblait plutôt à un club où on bâille en jouant aux cartes
qu'à une réunion de gens venant de traverser la plus grande des révolutions. Le conférencier, de son
côté, faisait tout son possible pour maintenir cette atmosphère languissante. Les orateurs parlaient, ou
plutôt ils lisaient à haute voix leurs discours, dans le style d'un article spirituel de journal ou dans celui
d'une dissertation scientifique, ils évitaient toutes les expressions fortes et, proféraient ça et là une
plaisanterie professorale anodine, qui faisait rire obligeamment toute la table du vénérable bureau : non
pas aux éclats, ce qui eût été provocant, mais en sourdine, avec réserve et distinction.
Oh ! ce bureau !
Je vis une fois une réunion dans la salle Wagner, à Munich ; c'était une manifestation à l'occasion de
l'anniversaire de la bataille des nations à Leipzig. Le discours fut lu par un vieux monsieur vénérable,
professeur d'une université quelconque. Sur la tribune se tenait le bureau. Un monocle à gauche, un
monocle à droite, et au milieu un monsieur sans monocle. Tous les trois en redingote : on avait
l'impression d'un tribunal qui venait annoncer une condamnation à mort, ou bien d'un baptême solennel,
en tout cas d'une cérémonie plutôt religieuse. Le prétendu discours, qui, imprimé, aurait peut-être été
assez joli, produisait un effet simplement effroyable. Après trois quarts d'heure à peine, toute la réunion
était plongée dans une sorte de sommeil hypnotique, troublé seulement quand un homme ou une femme
sortait, ou par le bruit que faisaient les serveuses et par les bâillements de plus en plus fréquents des
auditeurs. Trois ouvriers présents à cette réunion, soit par curiosité, soit délégués par leur parti, se
regardaient de temps en temps avec des sourires ironiques mal dissimulés ; ils se poussèrent enfin du
coude et quittèrent tout doucement la salle. On pouvait voir qu'ils ne voulaient troubler la réunion à aucun
prix. Il est vrai que cela ne valait pas la peine de discuter dans un tel milieu. Enfin la réunion parut
toucher à sa fin. Quand le professeur, dont la voix était devenue de plus en plus faible, eut fini sa
conférence, le président de la réunion, celui qui était assis entre les deux porteurs de monocle, se leva, et
d'une voix claironnante s'adressa aux « sœurs allemandes » et aux « frères » qui étaient là, en
proclamant son sentiment de la plus profonde reconnaissance pour la conférence unique et admirable
que le professeur X... venait de leur faire d'une façon aussi agréable que consciencieuse et profonde,
cette conférence ayant été un « événement intérieur » dans le sens le plus vrai de ce mot, et même «
une action ». Ce serait une profanation de cette heure si sublime que de livrer à la discussion ces
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Hitler A.
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dissertations lumineuses ; c'est pourquoi, sûr d'être l'interprète de tous les auditeurs, il renonçait à ouvrir
une discussion, et proposait à tous de lever la séance et de chanter en chœur : « Nous sommes tous un
peuple uni de frères »1, etc. Enfin, en clôturant la réunion, il proposa de chanter l'hymne national
allemand. Et ils le chantèrent ; il me parut qu'au deuxième couplet les voix devinrent moins nombreuses,
pour ne s enfler qu'au refrain ; au troisième, cette impression se renforça encore, de sorte que j'eus
l'impression que tous n'étaient pas tout à fait sûrs du texte.
Mais est-ce que cela importe, quand une pareille chanson s'élance vers le ciel pleine de ferveur, du fond
d'une âme patriote allemande ?
Et la réunion se dispersa, c'est-à-dire chacun se pressa de sortir au plus vite, les uns pour prendre un
bock, les autres un café, d'autres encore pour être à l'air libre.
Eh ! oui, sortir à l'air libre, être dehors ! Tel était aussi mon unique désir. Et c'est cela qui doit servir à
glorifier la lutte héroïque de centaines de milliers de Prussiens et d'Allemands ? Au diable de pareilles
manifestations !
Le gouvernement, certes, peut aimer ça. Certes, c est une réunion « pacifique ». Ici, un ministre n'a
vraiment pas à redouter, pour l'ordre et la sécurité, que les flots de l'enthousiasme dépassent la mesure
administrative de correction bourgeoise, il n'a pas à redouter que des hommes, dans l'ivresse de
l'enthousiasme, s'élancent de la salle non pas pour arriver au plus vite dans un café ou une brasserie,
mais pour parcourir, en rangs par quatre, en marchant en cadence, et en chantant : « Honneur à
l'Allemagne ! » les rues de la ville, et causer par cela des désagréments à la police qui a bien besoin de
repos.
Non, on peut être content de ces citoyens-là !
*
Les réunions national-socialiste, au contraire, n’étaient pas des réunions « paisibles ». Ici, les vagues de
deux conceptions de vie s'entrechoquaient, et elles ne finissaient pas par de fades déclamations de
chants patriotiques, mais par une éruption fanatique des passions raciste et nationale.
Il importait, dès le début, d établir dans nos réunions une discipline rigoureuse et d'assurer au bureau une
autorité absolue. Car nos discours n'étaient pas un bavardage impuissant de « conférenciers »
bourgeois, ils étaient, par leur sujet et par leur forme, faits pour provoquer la riposte de l'adversaire. Et il y
eut des adversaires dans nos réunions ! Bien souvent ils venaient en foules compactes, encadrant
quelques démagogues, et leurs visages reflétaient cette conviction : « Aujourd'hui, nous allons en finir
avec vous ! »
Oui, bien souvent, ils ont été amenés chez nous en véritables colonnes, nos amis du parti communiste,
avec le mandat bien inculqué d'avance de casser ce soir-là toute la boutique et d'en finir avec toute cette
histoire. Et combien, souvent, tout ne tint qu'à un fil, et seule l'énergie sans bornes de notre bureau et la
combativité brutale de notre propre police de salle purent encore une fois contrecarrer les desseins de
nos adversaires.
Et ils avaient toutes les raisons pour être excités contre nous.
Rien que la couleur rouge de nos affiches les attirait dans nos salles de réunions. La bourgeoisie
ordinaire fut épouvantée quand nous recourûmes su rouge des bolcheviks, et elle vit là quelque chose de
très louche. Les nationaux allemands faisaient courir le bruit que nous n'étions au fond qu'une variété du
marxisme, que nous n'étions que des socialistes larvés. Car ces têtes dures n'ont pas compris jusqu'à ce
jour la différence entre le vrai socialisme et le marxisme. Surtout quand on découvrit que nous nous
adressions dans nos réunions non pas à des « Mesdames et Messieurs », mais seulement à des «
compatriotes », et que nous nous traitions entre nous de camarades de parti ; alors beaucoup d'entre nos
1
Wilhelm Tell, serment du Rütli.
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Hitler A.
Mon Combat
adversaires nous prirent pour des marxistes. Bien souvent, nous nous sommes tordus de rire au sujet de
la panique de ces stupides bourgeois en peau de lapin, devant ce spirituel jeu de devinettes sur notre
origine, nos intentions et notre but.
*
Nous avons choisi la couleur rouge pour nos affiches après mûre et solide réflexion, pour faire enrager la
gauche, pour provoquer son indignation, et pour l'amener à venir à nos réunions, ne fût-ce que dans le
but de les saboter, parce que c'était la seule façon de nous faire entendre de ces gens-là.
Ce fut réjouissant de suivre ces années-là les changements perpétuels de la tactique de nos ennemis,
qui témoignaient qu'ils se sentaient désorientés et impuissants. D'abord, ils enjoignirent à leurs partisans
de ne prêter aucune attention à nous et d'éviter nos réunions.
Cette consigne, en général, fut suivie.
Mais comme, peu à peu, quelques-uns des leurs vinrent quand même, et que leur nombre eut une
tendance à grandir, quoique lentement, et que l'impression faite sur eux par notre doctrine était visible,
les chefs devinrent peu à peu nerveux et inquiets, et s'arrêtèrent à la conviction qu'on ne pouvait se
borner à rester toujours spectateurs de ce développement, mais qu'on devait en finir avec lui par la
terreur.
Ce furent alors des appels aux « prolétaires conscients et organisés » qui devaient aller en masse à nos
réunions, afin d'asséner les coups de poing du prolétariat à l'« agitation monarchiste et réactionnaire »
dans la personne de ses représentants.
Alors, tout d'un coup, il arriva que nos salles de réunions furent remplies d'ouvriers trois quarts d'heure
avant l'ouverture de la séance. Elles étaient pareilles à des barils de poudre, qui pouvaient à chaque
moment voler en l'air, la mèche étant déjà allumée. Mais il en advint toujours autrement. Ces hommes
vinrent en ennemis, et ils partirent, sinon déjà en partisans, du moins avec des doutes sur la valeur de
leur propre doctrine. Peu à peu j'arrivai à fondre partisans et adversaires, après un discours de trois
heures, en une seule masse enthousiasmée. Tout signal pour briser la réunion restait vain. Les chefs
furent alors vraiment pris de peur, et enfin prévalut l'avis de ceux qui s'étaient déjà auparavant opposés à
cette tactique de participation aux réunions, et qui pouvaient maintenant, avec un semblant de raison,
déclarer que l'expérience avait prouvé qu'on devait défendre aux ouvriers, par principe, de venir à nos
séances.
De nouveau, ils ne vinrent plus, ou plutôt il en vint moins. Mais bientôt le même jeu recommença.
L'interdiction rie fut pas observée, les camarades vinrent toujours plus nombreux, et, enfin, ce furent les
partisans d'une tactique radicale qui prirent de nouveau le dessus. Il fallait rendre nos réunions
impossibles.
Quand il s'avéra après deux, trois, souvent après huit ou dix réunions qu'il était plus facile de les rompre
en théorie qu'en pratique, et que le résultat de chaque réunion était l'effritement de troupes rouges de
combat, de nouveau on entendit l'autre mot d'ordre : « Camarades, ouvriers et ouvrières, évitez les
réunions des agitateurs nationaux-socialistes ! »
Cette même hésitation dans la tactique se retrouva aussi dans la presse rouge. Tantôt on s'efforça de
nous ensevelir dans le silence, puis, se rendant compte que c'était inopérant, on recourut de nouveau à
la méthode contraire. On nous « mentionna » tous les jours de l'une ou de l'autre façon, et la plupart du
temps, on démontrait à l'ouvrier à quel point toute notre activité était ridicule. Peu à peu, ces messieurs
durent enfin sentir que cela ne nous nuisait nullement bien au contraire, parce que beaucoup de gens
commencèrent à se demander pourquoi on consacrait tant de phrases à notre mouvement s'il était si
ridicule que cela. La curiosité des gens s'éveilla. Alors on fit demi-tour et on commença, pendant quelque
temps, à nous représenter comme d'épouvantables criminels devant l'humanité. Article sur article,
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Hitler A.
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commentant et démontrant toujours nos crimes, des histoires scandaleuses où tout, de A jusqu'à Z, était
inventé de toutes pièces, devaient couronner ce travail. Mais on parut se rendre bientôt compte que ce
genre d'attaque était également sans effet ; au fond, il n'a fait que contribuer à concentrer sur nous
l'attention générale. J'adoptais alors l'attitude suivante : peu importe qu'ils se moquent de nous, ou qu'ils
nous injurient ; qu'ils nous représentent comme des polichinelles ou des criminels ; l'essentiel, c'est qu'ils
parlent de nous, qu'ils s'occupent de nous, que peu à peu nous apparaissions aux yeux des ouvriers
comme la seule force avec laquelle il s'agit de lutter. Ce que nous étions en réalité, ce que nous voulions
vraiment, nous saurions bien le montrer un beau jour à la meute juive de la presse.
Une des raisons pour lesquelles il n'y eut pas, à proprement parler, de sabotage de nos réunions, ce fut
aussi la lâcheté presque inimaginable des chefs de nos adversaires. Dans tous les cas critiques, ils
n'envoyèrent en ligne que des subalternes, et, tout au plus, attendirent l'issue de la bagarre en dehors de
la salle.
Nous étions presque toujours très bien renseignés sur les intentions de ces messieurs. Non seulement
parce que nous laissâmes, pour des raisons d'opportunité, un grand nombre des nôtres dans les
formations rouges, mais parce que les indicateurs rouges furent atteints d'un penchant au bavardage qui
nous fut très utile, mais qui, en général, se rencontre malheureusement trop souvent chez le peuple
allemand. Ils ne pouvaient tenir la bouche close, quand ils avaient conçu quelque plan, et dans la plupart
des cas, ils se mettaient à caqueter avant que l'œuf ne fût pondu. C'est ainsi que, bien souvent, nous
avions fait les préparatifs les plus détaillés sans que les équipes de briseurs rouges se doutassent le
moins du monde qu'ils allaient immédiatement être jetés dehors.
A cette époque, nous étions forcés de faire nous-mêmes la police de nos réunions ; on ne pouvait jamais
compter sur la protection des autorités ; au contraire, elles ne protègent que les fauteurs de troubles,
ainsi que l'expérience le prouve. Car le seul résultat réel d'une intervention des autorités, c'est-à-dire de
la police, était la dispersion d'une réunion, c'est-à-dire sa clôture. Et c'était le but et l'unique intention des
saboteurs ennemis.
D'ailleurs, un usage s'est établi dans la police à cet égard, qui est le plus monstrueux et le plus contraire
à toute notion de droit qu'on puisse imaginer. Quand les autorités apprennent de quelque manière qu'an
peut redouter une tentative de faire échouer une réunion, non seulement elles ne font rien pour arrêter
les perturbateurs, mais elles défendent aux autres, aux innocents, de tenir leur réunion, et un esprit
normal de policier considère encore que c'est la preuve d'une grande sagesse. Ils appellent cela « une
mesure préventive pour empêcher une infraction aux lois ».
Le bandit résolu a donc toujours la possibilité de rendre impossible à l'homme honnête toute action et
toute activité politique. Au nom de la sécurité et de l'ordre, l'autorité de l'Etat s'incline devant le bandit, et
enjoint à l'innocent de bien vouloir ne pas le provoquer. Ainsi, quand les nationaux-socialistes voulaient
tenir des réunions dans tel ou tel local, et que les syndicats déclaraient que cela amènerait leurs
membres à s'y opposer par la violence, non seulement la police ne mettait point sous les verrous ces
messieurs les maîtres-chanteurs, mais elle interdisait notre réunion. Oui, ces représentants de la loi
eurent même l'impudence incroyable de nous faire savoir cela par écrit un nombre incalculable de fois.
Si on voulait se protéger contre de telles éventualités, il fallait prendre des mesures pour que toute
tentative de désordre fût rendue impossible dès le début.
A cela s'ajoutait la considération suivante :
Toute réunion qui est protégée uniquement par la police, discrédite ses organisateurs aux yeux de la
grande masse. Les réunions qui nécessitent la protection d'un fort barrage de police n'exercent aucune
attraction, parce qu'un déploiement de force est la condition préalable du succès parmi les couches
inférieures du peuple.
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Hitler A.
Mon Combat
De même qu'un homme courageux peut conquérir plus aisément les cœurs féminin~ qu'un lâche, de
même un mouvement héroïque conquiert le cœur d'un peuple mieux qu'un mouvement pusillanime, ne se
maintenant que grâce à la protection de la police.
C'est surtout pour cette dernière raison que le jeune parti devait prendre des mesures pour défendre son
existence lui-même et briser le terrorisme de l'adversaire par ses propres forces.
La protection des réunions fut obtenue :
1° En les dirigeant avec énergie et avec un sens psychologique sûr.
2° Grâce à une troupe organisée de camarades chargés de maintenir l'ordre.
Quand nous organisions une réunion, nous en étions les maîtres et nul autre. Et nous avons affirmé,
inlassablement et en toute occasion, ce droit à rester les maîtres. Nos adversaires savaient parfaitement
que celui qui nous provoquait était jeté dehors sans aucune indulgence, ne fussions-nous qu'une
douzaine contre cinq cents. Dans les réunions d'alors, surtout en dehors de Munich, il arriva qu'il y avait
quinze ou seize nationaux-socialistes devant cinq, six, sept ou huit cents adversaires. Mais nous
n'aurions quand même pas toléré une provocation quelconque, et ceux qui assistaient à nos réunions
savaient très bien que nous nous serions fait assommer sur place plutôt que de capituler. Il arriva plus
d'une fois qu'une poignée de nos camarades s'affirma héroïquement contre une énorme masse de
rouges qui hurlaient et cognaient. Il est vrai qu'on eût pu, finalement, venir à bout de ces quinze à vingt
hommes. Mais les autres savaient qu'auparavant au moins une quantité double ou triple de leurs
partisans aurait eu le crâne défoncé, et ils ne s'y risquaient pas volontiers.
Nous avons essayé donc de nous instruire en étudiant la tactique des réunions marxistes et bourgeoises,
et ces observations ont porté fruit.
Les marxistes eurent toujours une discipline aveugle, à tel point que l'idée même de tenter de saboter
une réunion marxiste ne pouvait se poser, du moins de la part des bourgeois. Par contre, les rouges
nourrissaient d'autant plus ces intentions-là. Ils étaient non seulement parvenus sous ce rapport à une
véritable virtuosité, mais ils étaient arrivés à faire régner dans de nombreuses provinces cette idée que le
seul fait d'y organiser une réunion non-marxiste était une provocation envers le prolétariat ; surtout quand
ceux qui tiraient les ficelles chez eux pressentaient que. dans cette réunion, on pourrait peut-être dresser
la liste de leurs crimes et dévoiler leur bassesse de menteurs acharnés à tromper le peuple. Quand une
telle réunion était annoncée, toute la presse rouge poussait un tolle furieux, et bien souvent ces
détracteurs systématiques des lois s'adressaient d'abord aux autorités, avec la prière aussi instante que
menaçante, d'interdire aussitôt cette provocation du prolétariat, afin que « le pire fût évité ». Ils
conformaient leur langage à la bêtise de l'administration, et obtenaient ainsi le succès voulu. Mais si, par
hasard, ils se trouvaient en face non pas d'une piteuse créature indigne de ses fonctions, mais d'un vrai
fonctionnaire allemand qui repoussait leur honteux chantage, alors on lançait l'appel bien connu de ne
pas tolérer une telle « provocation du prolétariat » et de se trouver à telle date en masse à cette réunion,
pour « rabattre le caquet des misérables bourgeois avec les poings noueux du prolétariat ».
Ah ! il faut avoir vu une de ces réunions bourgeoises, avoir assisté une fois à toute la détresse et à toute
l'anxiété de son bureau ! Bien souvent, devant de pareilles menaces, ils renonçaient à leur réunion: Ou
bien, la peur restait si grande qu'ils ne la commençaient qu'à 8 heures trois quarts ou à 9 heures au lieu
de 8 heures. Le président se donnait toutes les peines du monde pour expliquer aux « messieurs de
l'opposition » ici présents, en leur faisant mille compliments, combien il lui était agréable (pur mensonge !)
à lui et aux autres assistants, que des hommes qui ne partageaient pas encore leurs convictions fussent
venus ; car, seule, une discussion contradictoire (qu'ainsi il promettait solennellement d'avance) pouvait
confronter les opinions, faire naître la compréhension mutuelle et jeter un pont des uns aux autres. Il
assurait encore, de plus, qu'il n'entrait aucunement dans les buts de cette réunion de rendre qui que ce
soit infidèle à son ancienne opinion. En effet, chacun peut gagner le ciel à sa façon1, il faut donc laisser à
1
Mot de Frédéric le Grand : « Ein jeder mag nach seiner Fasson selig werden. »
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Hitler A.
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autrui sa liberté d'opinion ; il prie donc qu'on permette au conférencier d'achever son discours, qui
d'ailleurs ne sera pas long, et qu'on ne donne pas au monde, du moins dans cette réunion, le spectacle
honteux de la discorde entre frères allemands... Pouah !
Les braves frères de gauche, pour la plupart, ne montrèrent aucune mansuétude ; le conférencier n'avait
pas eu le temps d'entamer son discours qu'il devait déjà plier bagages sous une pluie d'injures des plus
violentes ; et souvent on avait même l'impression qu'il devait encore remercier le sort qui abrégeait de la
sorte son martyre. Sous une avalanche de huées, tous ces toréadors des réunions bourgeoises quittaient
l'arène, si on ne les faisait pas descendre précipitamment par l'escalier la tête pleine de bosses, ce qui
arriva bien souvent.
Ce fut donc pour les marxistes quelque chose de nouveau, quand nous, les nationaux-socialistes, nous
organisâmes nos réunions, et surtout la façon dont nous les organisâmes. Ils venaient chez nous, sûrs de
pouvoir naturellement répéter ce petit jeu qu'ils avaient joué tant de fois. « Aujourd'hui, nous en finissons
avec ces gens-là ! » Bien souvent, l'un d'eux criait fièrement cette phrase à un autre en entrant dans
notre salle, mais se trouvait mis dehors instantanément avant d'avoir pu proférer une seconde
interjection.
D'abord, nous avions une tout autre méthode pour diriger les réunions. Chez nous, on ne mendiait pas
pour que le public ait la bonté d'écouter notre conférence, on ne promettait pas une discussion
interminable, noua décrétions dès l'abord que nous étions les maîtres de la réunion, et que celui qui se
permettrait, ne fût-ce qu'une seule fois, de nous interrompre, serait impitoyablement jeté dehors. Nous
déclinions d'avance toute responsabilité pour son sort ; si nous en avions le temps et si cela nous
convenait, nous pourrions peut-être admettre une discussion ; sinon, il n'y en aurait pas, voilà tout ; pour
le moment M. le conférencier Untel a la parole.
Cela déjà les frappa de stupeur.
En second lieu, nous possédions une police de salle bien organisée. Chez les partis bourgeois, ce
service d'ordre était effectué la plupart du temps par des personnages qui croyaient que leur âge leur
donnait un certain droit à se faire obéir et respecter. Comme les masses embrigadées par le marxisme se
souciaient peu de l'âge, de l'autorité et du respect, ce service d'ordre bourgeois était pour ainsi dire
inexistant. Dès le début de notre campagne, j'ai jeté les fondements de l'organisation de notre service de
protection sous la forme d'un service d'ordre, recruté exclusivement parmi des jeunes. Pour la plupart,
c'étaient des camarades de régiment, d'autres étaient de jeunes camarades de parti récemment inscrits,
auxquels on devait surtout apprendre ceci : que la terreur ne pouvait être brisée que par la terreur ; que
sur cette terre, seul l'homme audacieux et résolu a toujours triomphé ; que nous luttions pour une idée si
puissante, si noble et si élevée qu'elle méritait bien qu'on la défendît et la protégeât su prix de la dernière
goutte de son sang. Ils étaient pénétrés de cette conviction, que quand la raison se tait, la dernière
décision appartient à la violence, et que la meilleure arme défensive est l'attaque ; et que notre service
d'ordre devait être partout précédé de la réputation qu'il n'était pas un club de rhéteurs, mais une
association de combat extrêmement énergique. Et que cette jeunesse avait soif d'un tel mot d'ordre !
Que cette génération de combattants était déçue et indignée ! Qu'elle était pleine de mépris et de
répulsion pour ces poules-mouillées de bourgeois !
On voyait clairement que la révolution n'avait pu avoir lieu que grâce à l'anéantissement des forces vives
de notre peuple par le gouvernement bourgeois. Les poings pour protéger le peuple allemand étaient
encore là, mais ce sont les têtes qui ont manqué pour les diriger. Quelles lueurs je vis poindre dans les
yeux de mes gars quand je leur expliquais la nécessité de leur mission, quand je leur assurais que la plus
grande sagesse du monde reste impuissante si aucune force ne la sert, ne la défend, ne la protège, que
la douce déesse de la paix ne peut paraître qu'aux côtés du dieu de la guerre, et que toute grande œuvre
de paix doit être soutenue et protégée par la force. Comme l'idée de la conscription militaire leur parut
sous une forme nouvelle ! Non pas dans le sens où la conçoit l'esprit pétrifié de vieux fonctionnaires
ankylosés, au service de l'autorité morte d'un Etat mort, mais dans la conscience vivante du devoir de
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Hitler A.
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s'engager à défendre, par le sacrifice de la vie individuelle, la vie du peuple entier, toujours et en tout
temps, à toute place et en tout lieu.
Et comme ces gars entraient alors dans la mêlée ! Comme une nuée de guêpes, ils se ruaient sur les
perturbateurs de nos réunions, sans se soucier de leur supériorité numérique, fût-elle écrasante, sans
craindre d'être blessés et de verser leur sang, pleins de cette grande idée unique de frayer la voie à la
mission sacrée de notre mouvement.
Dès la fin de l'été 1920, l'organisation de notre service d'ordre acquit des statuts précis et, au printemps
1921, il fut peu à peu divisé en centuries, qui se subdivisaient encore en groupes.
Et c'était urgent et nécessaire, car notre activité s'était toujours accrue. Nous nous assemblions encore
assez souvent dans la salle des fêtes du Hofbräuhaus de Munich, mais encore plus souvent dans des
salles plus grandes de cette ville. La salle des fêtes du Bürgerbräu1 et le Kindlkeller2 de Munich virent, au
cours de l'automne et de l'hiver 1920-1921, des réunions toujours plus nombreuses et imposantes, et la
même scène se répétait toujours : l'accès aux manifestations du parti national-socialiste allemand ouvrier
devait être fermé par la police avant même le début de la réunion, parce que la salle était comble.
L'organisation de notre service d'ordre nous amena à résoudre une question très essentielle. Le
mouvement ne possédait jusqu'à ce moment aucun insigne du parti, ni aucun drapeau. L'absence de tels
symboles n’avait pas seulement des inconvénients momentanés, mais était inadmissible pour l'avenir.
Les inconvénients étaient surtout que les camarades du parti ne possédaient aucun signe extérieur de
leur association, et, d'autre part, on ne pouvait admettre pour l'avenir l'absence d'un insigne, symbole du
mouvement, à opposer à l'emblème international.
Dès ma jeunesse, j'ai eu bien souvent l'occasion de reconnaître et aussi de sentir toute l'importance
psychologique d'un pareil symbole. Je vis après la guerre une manifestation de masses marxistes devant
le palais royal et au Lustgarten. Une mer de drapeaux rouges, de brassards rouges, de fleurs rouges
donnaient à cette manifestation, qui réunissait près de cent vingt mille personnes, un aspect extérieur
vraiment impressionnant. Je pouvais sentir et comprendre moi-même combien il est aisé à un homme du
peuple de se laisser séduire par la magie suggestive d'un spectacle aussi grandiose.
La bourgeoisie, qui ne possède ni ne représente, comme parti politique, aucune conception
philosophique de la vie, n'avait en conséquence aucun drapeau à elle. Composée de « patriotes », elle
s'ornait des couleurs du Reich. Si ces couleurs avaient été le symbole d'une conception de la vie
déterminée, on aurait pu croire que les dirigeants voyaient dans ce symbole la représentation de leur
conception de la vie, devenu, par leur activité même, le drapeau de l'Etat et du Reich.
Mais tel n'était point le cas.
Le Reich avait été charpenté sans le secours de la bourgeoisie allemande et son drapeau était né du sein
de la guerre. En conséquence, il n'était véritablement qu'un drapeau représentatif d'un Etat et n'avait
aucun sens philosophique spécial.
Sur un seul point du territoire de langue allemande, dans l'Autriche allemande, existait quelque chose
d'approchant d'un drapeau bourgeois de parti. En adoptant les couleurs de 1848, noir-rouge-or, comme
le drapeau de son parti, une partie de la bourgeoisie nationale autrichienne créa un symbole qui, bien
que sans signification idéologique, avait un caractère révolutionnaire su point de vue de l'Etat. Les
adversaires les plus acharnés de ce drapeau noir-rouge-or-on ne devrait jamais l'oublier de nos jours ont été les social-démocrates et les chrétiens-sociaux, c'est-à-dire les cléricaux. Ce sont eux qui ont alors
injurié, souillé et sali ces couleurs, tout comme ils jetèrent, en 1918, les couleurs noir-blanc-rouge dans la
poubelle. Il est vrai que le noir-rouge-or des partis allemands de l'ancienne Autriche fut la couleur de
1848, e'est-à-dire celle d'une époque, peut-être pleine d'illusions, mais qui eut pour représentants les
âmes allemandes les plus honnêtes, quoique le Juif qui tira les ficelles se tînt invisible dans la coulisse.
1
2
Brasserie bourgeoise, nom d'une grande brasserie.
Caveau de l'Enfant, encore une grande brasserie.
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Hitler A.
Mon Combat
Donc, ce n'est que la trahison à la patrie et le maquignonnage impudent d'hommes allemands et de
territoires allemands qui rendirent ces drapeaux tellement sympathiques au marxisme et au centre, au
point qu'ils l'adoptent aujourd'hui comme ce qu'ils ont de plus sacré et qu'ils fondent des « ligues »1 à eux
pour la protection de ce drapeau sur lequel ils crachaient auparavant.
Jusqu'à l'année 1920, ne s'opposait donc en fait au marxisme aucun drapeau qui incarnât une conception
de la vie diamétralement opposée à celui-ci. Quoique les partis les plus sains de la bourgeoisie
allemande ne voulussent pas, après 1918, se prêter à l'adoption du drapeau noir-rouge-or du Reich qu'on
avait découvert tout à coup, on n'avait aucun programme d'avenir à opposer aux tendances nouvelles,
tout au plus l'idée d'une reconstitution de l'empire disparu.
C'est à cette idée que le drapeau noir-blanc-rouge de l'ancien Reich doit sa résurrection sous la forme du
drapeau de nos partis bourgeois soi-disant nationaux.
Il est évident que le symbole d'une situation qui pouvait être détruite par le marxisme dans des
circonstances et avec des conséquences très peu glorieuses, convient mal comme emblème au nom
duquel ce même marxisme doit être anéanti. Si sacrées et si chères que doivent être ces anciennes
couleurs d'une beauté unique, dans leur jeune et frais assemblage, à tout Allemand honnête qui a
combattu sous ce drapeau et qui a vu toutes les victimes tomber, elles ne peuvent être le symbole d'une
lutte pour l'avenir. J'ai toujours, différant en ceci des politiciens bourgeois, défendu dans notre
mouvement le point de vue que c'est un vrai bonheur pour la nation allemande d'avoir perdu son ancien
drapeau. Ce que la république fait sous son propre drapeau, cela peut nous rester indifférent. Mais nous
devons du fond de notre cœur remercier le sort de ce qu'il fut assez clément pour préserver le drapeau
de guerre le plus glorieux de tous les temps de l'opprobre de servir de drap de lit pour la prostitution la
plus honteuse. Le Reich actuel qui se vend et vend ses citoyens, n'aurait jamais dû arborer le drapeau
noir-blanc-rouge de l'honneur et de l'héroïsme.
Aussi longtemps que dure la honte de novembre, le régime actuel doit en porter la marque extérieure et
n'a pas le droit de voler l'emblème d'un passé plus honorable. Nos politiciens bourgeois devraient se
rendre compte que quiconque revendique le drapeau noir-blanc-rouge pour cet Etat-ci, commet un vol à
l'égard de notre passé. Le drapeau de jadis convenait seulement à l'empire de jadis, et la république Dieu soit loué ! - a choisi pour elle celui qui lui convenait le mieux2.
C'est ainsi que nous, les nationaux-socialistes, nous ne considérons pas que le déploiement de l'ancien
drapeau soit un symbole expressif de notre activité, car nous ne voulons pas ressusciter le vieil empire
qui a péri par ses propres fautes, nous voulons fonder un Etat nouveau.
Le mouvement qui combat aujourd'hui dans ce sens contre le marxisme doit exprimer aussi par son
drapeau le symbole d'un Etat nouveau.
La question du nouveau drapeau, c'est-à-dire celle de son aspect, nous préoccupa alors beaucoup. De
tous côtés nous recevions des suggestions pavées de bonnes intentions, mais dénuées de valeur
pratique. Le nouveau drapeau devait être en même temps un symbole de notre propre lutte, être
décoratif et suggestif. Celui qui a souvent eu affaire aux masses sait que ces détails insignifiants en
apparence sont, en réalité, très importants. Un insigne impressionnant peut, dans des centaines de
milliers de cas, éveiller le premier intérêt à l'égard d'un mouvement.
Pour cette raison, nous devions rejeter toutes les propositions qu'on nous faisait de différents côtés de
symboliser notre mouvement par un drapeau blanc, ce qui eût rappelé l'ancien Etat ou plutôt les partis
débiles dont Ie but unique était la reconstitution d'un état de choses disparu. L'e plus, le blanc n'est pas
une couleur entraînante. Elle convient à de chastes sociétés de jeunes filles, mais pas à des
mouvements explosifs d'une époque de révolutions.
1
2
Pendant l'hiver 1923-1924, les partis républicains fondèrent la ligue Reichsbanner (Bannière d'empire).
Noir-rouge-or.
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Hitler A.
Mon Combat
Le noir nous fut aussi proposé : quoiqu'il convînt bien à l'époque présente, on ne pouvait voir en lui
aucune indication définie sur Ies aspirations de notre mouvement. Enfin, cette couleur non plus n'exerce
pas une action entraînante.
Blanc-bleu devait être éliminé, malgré son merveilleux effet esthétique, parce que c'était la couleur d'un
Etat allemand particulier1 et d'une tendance politique suspecte à cause de son étroit particularisme. En
outre, on y aurait aussi difficilement trouvé une indication quelconque sur notre mouvement. Les mêmes
raisons firent écarter le noir-blanc2.
Pour noir-rouge-or, la question ne se posait même pas. Pour noir-blanc-rouge non plus, pour les raisons
déjà indiquées, du moins dans leur composition actuelle. Mais cet ensemble de couleurs exerce quand
même une action bien supérieure aux autres. C'est l'accord le plus rayonnant qui existe.
Je me prononçai toujours pour la conservation des anciennes couleurs, non seulement parce qu'elles
sont pour moi, en tant qu'ancien soldat, Ce qu'il y a de plus sacré au monde, mais aussi parce qu'elles
correspondent le plus à mon sens esthétique. Néanmoins je dus refuser sans exception les projets
innombrables qui me parvenaient du sein de notre jeune mouvement, et qui, pour la plupart, traçaient la
croix gammée sur le fond de l'ancien drapeau. Moi-même, étant le chef, je ne voulais pas imposer mon
propre projet, parce que quelqu'un pouvait m'en suggérer un autre aussi bon ou même meilleur. En effet,
un dentiste de Starnberg me soumit un projet qui n'était pas mauvais du tout, qui, d'ailleurs, se
rapprochait du mien, et n'avait qu'un seul défaut : la croix gammée, aux branches caudées, se profilait sur
un rond blanc. Moi-même, après d'innombrables essais, je m'arrêtai à une forme définitive : un rond blanc
sur fond rouge, et une croix gammée noire su milieu. Après de longs essais, je trouvai aussi une relation
définie entre la dimension du drapeau, la grandeur du rond blanc, la forme et l'épaisseur de la croix
gammée.
Et c'est resté ainsi.
Dans le même esprit, nous commandâmes aussitôt des brassards pour les membres de notre service
d'ordre, une bande rouge, sur laquelle se voyait un rond blanc avec une croix gammée noire.
L'insigne du parti fut tracé suivant les mêmes lignes : un rond blanc sur fond rouge, une croix gammée au
milieu. Un orfèvre de Munich, Füss, livra le premier insigne valable, qui fut conservé par la suite.
A la fin de l'été 1920, notre nouveau drapeau fut présenté pour la première fois au public. Il convenait
parfaitement à notre jeune mouvement. Il était jeune et nouveau comme celui-ci. Personne ne l'avait
encore vu, il agit comme une torche enflammée. Nous éprouvâmes nous-mêmes une joie presque
enfantine, quand une fidèle camarade de parti exécuta pour la première fois le croquis et nous livra le
drapeau. Peu de mois plus tard, nous en avions déjà à Munich une demi-douzaine, et notre service
d'ordre qui grandissait toujours en nombre contribua surtout à répandre ce nouveau symbole du
mouvement.
Car, c'est' vraiment un symbole ! Non seulement parce que les couleurs uniques, ardemment aimées de
nous tous, et qui avaient jadis acquis tant d'honneur au peuple allemand, témoignaient de notre respect
pour le passé, c'était aussi la meilleure incarnation des aspirations de notre mouvement. Nationauxsocialistes, nous voyions dans notre drapeau notre programme. Dans le rouge, nous voyions l'idée
sociale du mouvement ; dans le blanc, l'idée nationaliste ; dans la croix gammée, la mission de la lutte
pour le triomphe de l'aryen et aussi pour le triomphe de l'idée du travail productif, idée qui fut et restera
éternellement antisémite.
Deux ans plus tard, quand notre service d'ordre fut devenu une troupe de combat, englobant des milliers
d'hommes, il parut nécessaire de donner à cet organisme de combat un symbole spécial de victoire :
1
2
Couleurs de la Bavière.
Couleurs de la Prusse
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Hitler A.
Mon Combat
l'étendard. C'est moi qui l'ai tracé, et j'ai confié son exécution à un vieux et fidèle camarade de parti, le
maître-orfèvre Gahr. Depuis, l'étendard est l'emblème du combat national-socialiste.
Notre activité, qui s'intensifia sans cesse au cours de l'année 1920, nous amena enfin à tenir parfois deux
réunions par semaine. Des foules s'assemblaient devant nos affiches, les plus grandes salles de la ville
étaient combles, et des dizaines de milliers de marxistes égarés ont retrouvé le sentiment de leur
communauté avec leur peuple pour devenir des pionniers du libre Reich de l'avenir.
Le public commença à nous connaître à Munich. On parla de nous, le mot « national-socialiste » devint
courant, et c'était déjà un programme en soi. Le nombre de sympathisants, et même celui des membres
du parti commença à croître sans interruption, de sorte que nous pûmes, déjà pendant l'hiver 1920-1921,
paraître à Munich comme un parti puissant.
Les partis marxistes exceptés, aucun parti, surtout aucun parti national, ne put se prévaloir de
manifestations aussi nombreuses, aussi imposantes que les nôtres. La salle du Kindlkeller de Munich, qui
pouvait contenir cinq mille hommes, fut plus d'une fois pleine à craquer, et il n'y avait qu'une seule salle
que nous n'avions pas encore osé affronter, c'était celle du cirque Krone.
Fin janvier 1921, de graves soucis assaillirent à nouveau l'Allemagne. L'accord de Paris, sur la base
duquel l'Allemagne s'était engagée à payer la somme insensée de cent milliards de marks-or, devait se
concréter sous la forme de l'ultimatum de Londres. L'union des associations dites racistes, qui existait à
Munich depuis longtemps déjà, voulait organiser à cette occasion une grande protestation en commun.
Le temps pressait beaucoup, et moi-même je devenais nerveux devant les éternelles hésitations et les
atermoiements dans l'application des résolutions prises. On parla d'abord d'une manifestation sur la
Königsplatz, mais on y renonça, parce qu'on avait peur d'être dispersés et roués de coups par les rouges,
et on projeta une manifestation de protestation devant la Feldherrnhalle1. Mais on renonça aussi à cela,
et on proposa une réunion en commun dans le Kindlkeller de Munich. Entre temps, les jours fuyaient, les
grands partis ne se souciaient aucunement de l'extrême gravité des événements et le comité central ne
put se décider à fixer une date précise pour la manifestation projetée.
Le mardi 1er février 1921, je réclamai d'urgence une décision définitive. On me renvoya su mercredi. Le
mercredi, j'exigeai une réponse absolument nette : la réunion aurait-elle lieu ? et quand ? La réponse fut
de nouveau imprécise et évasive ; on déclara que le comité « avait l'intention » d'organiser la
manifestation le mercredi suivant.
Je fus à bout de patience, et je décidai d'organiser seul la réunion de protestation. Mercredi à midi, je
dictai le texte de l'affiche en dix minutes, à la machine, et je fis en même temps louer le cirque Krone pour
le lendemain, jeudi 3 février.
C'était alors infiniment hasardeux. Non seulement il était douteux que nous pussions remplir l'immense
salle, mais nous courions aussi Ie danger d'être mis en pièces. Notre service d'ordre était bien insuffisant
pour cette salle immense. Je n'avais non plus aucune idée précise sur la tactique à suivre dans le cas
d'une tentative de sabotage de la réunion. Je pensai que la réaction serait beaucoup plus difficile dans
I'amphithéâtre d'un cirque que dans une salle ordinaire. En réalité, il s avéra que c'était juste le contraire.
Il était plus facile de maîtriser une bande de saboteurs dans l'espace immense d'un cirque que dans des
salles bondées.
On était sûr d'une chose : tout échec pouvait nous rejeter dans l'ombre .pour longtemps. Car un seul
sabotage réussi d'une de nos réunions eût détruit d'un coup notre auréole et aurait encouragé nos
adversaires à répéter ce qui leur aurait réussi une fois. Cela aurait pu conduire au sabotage de toute
notre activité en fait de réunions, et nous n'aurions pu rétablir la situation que dans bien des mois et
après les luttes les plus dures.
1
C'est au même endroit que, le 9 novembre 1923, échoua le putsch hitlérien.
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Hitler A.
Mon Combat
Nous n’avions qu'un seul jour pour afficher, ce même jeudi. Malheureusement, il plut dans la matinée, et
l'on put redouter avec quelque raison que, dans de telles conditions, la plupart des gens ne préfèrent
rester chez eux su lieu de courir, sous la pluie et la neige, à une réunion où on pouvait se faire
assommer.
En somme, dans la matinée, j'eus peur tout d'un coup que la salle ne fût pas remplie (j'aurais été, dans
ce cas, compromis aux yeux du comité central), de sorte que je dictai à la hâte plusieurs proclamations et
les fis imprimer pour les distribuer dans l'après-midi. Elles contenaient naturellement l'invitation d'assister
à la réunion.
Deux camions, que je fis louer, furent décorés d'autant de rouge que possible, on y planta quelques
drapeaux, et on les fit occuper par quinze à vingt camarades du parti ; ils reçurent l'ordre de circuler
inlassablement dans les rues de la ville, en jetant les proclamations, afin de faire de la propagande pour
la manifestation populaire du soir. Ce fut la première fois que, dans les rues, circulèrent des camions
avec drapeaux, qui ne fussent pas occupés par des marxistes. La bourgeoisie, bouche bée, suivait d'un
regard fixe ces camions décorés de rouge et ornés de drapeaux à croix gammée, flottant au vent, tandis
que dans les quartiers extérieurs s'élevaient d'innombrables poings serrés, dont les possesseurs
paraissaient remplis de rage par cette nouvelle « provocation au prolétariat ». Car le marxisme seul avait
le droit de tenir des réunions, ainsi que celui de circuler en camion.
A 7 heures du soir, le cirque était encore peu garni. On me renseignait par téléphone toutes les dix
minutes, et je devenais quelque peu inquiet ; car à 7 heures ou à 7 heures et quart, les autres salles
avaient toujours été à moitié pleines, sinon plus. Mais ce fait allait m'être expliqué peu après. Je n’avais
pas songé aux dimensions gigantesques de ce nouveau local : mille personnes suffisaient à remplir la
salle du Hofbräuhaus, tandis que le même nombre d'assistants était comme englouti dans le cirque
Krone. On les voyait à peine. Peu de temps après arrivèrent des nouvelles plus favorables et, à 7 heures
trois quarts, on annonça que la salle était pleine aux trois quarts, et que des masses compactes
s'amassaient encore devant les guichets. Sur ce, je me mis en route.
J'arrivai devant le cirque à 8 heures deux minutes. Il y avait encore foule devant l'édifice ; c'étaient, en
partie, des curieux, en partie des adversaires, qui voulaient voir venir Ies événements.
Quand je pénétrai dans la salle, la même joie s'empara de moi qu'un an auparavant à notre première
réunion dans la salle des fêtes au Hofbräuhaus. Mais seulement après m'être frayé un chemin parmi les
murailles d'hommes, et avoir atteint l'estrade élevée, je pus voir notre succès dans toute sa grandeur. La
salle béait devant moi comme un coquillage gigantesque, remplie de milliers et de milliers d'hommes.
Même la piste était noire de monde. On avait vendu plus de cinq mille six cents cartes d'entrée et, en
comptant tous les chômeurs, les étudiants pauvres et les équipes de notre service d'ordre, on arrive à
peu près au chiffre de six mille cinq cents personnes.
« Bâtir l'avenir ou disparaître », tel était le titre de ma conférence, et mon cœur se réjouit en voyant que
l'avenir, il était là, sous mes yeux.
Je commençai mon discours et je parlai près de deux heures et demie ; après la première demi-heure, je
sentis que cette réunion serait un grand succès. Le contact entre ces milliers d'hommes et moi s'était
établi. Dès cette première demi-heure, des acclamations spontanées, éclatant de plus en plus nourries,
commencèrent à m'interrompre ; au bout de deux heures, elles firent place à ce silence religieux qui, bien
des fois, depuis, dans cette même salle, me pénétra et qui restera inoubliable pour tous ceux qui l'ont
vécu. On eût presque entendu un souffle dans cette foule immense, et quand j'eus prononcé mes
dernières paroles, un flot d'acclamations déferla, puis la foule entonna avec ferveur le chant rédempteur :
Deutschland über alles.
Je suivis encore des yeux le lent reflux de cette mer d'hommes qui s'écoulait par le vaste passage central
pendant presque vingt minutes, tandis que la salle géante se vidait lentement. Alors seulement,
transporté de joie, je quittai ma place pour rentrer chez moi.
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Hitler A.
Mon Combat
De cette première réunion dans le cirque Krone furent prises des photographies. Elles montrent mieux
que tous les mots le caractère grandiose de cette manifestation. Les feuilles bourgeoises en publièrent
quelques reproductions, avec des notes, mais n'indiquèrent pas que c'était une manifestation « nationale
» et passèrent consciencieusement sous silence ses organisateurs.
Par cette manifestation, nous sortîmes pour la première fois de la catégorie des partis sans importance.
On ne pouvait plus nous ignorer. Et, pour ne pas laisser s'établir dans le public l'impression que le succès
de cette réunion n'était qu'éphémère, j'annonçai aussitôt, pour la semaine suivante, une seconde
manifestation dans le même cirque, et le résultat fut le même. De nouveau l'espace immense fut plein à
craquer de masses humaines ; de sorte que je décidai de tenir la semaine suivante encore une réunion
dans le même genre. Pour la troisième fois, le cirque géant, de haut en bas, fut comble.
Dans le courant de l'année 1921, j'intensifiai encore plus notre activité à Munich en fait de réunions.
J'arrivai à tenir non seulement une réunion tous les huit jours, mais quelquefois deux réunions dans la
même semaine, et même, en plein été et à la fin de l'automne, il y en eut parfois trois. Nous nous
assemblions toujours dans le cirque, et nous pouvions constater, à notre satisfaction, que toutes nos
soirées remportaient le même succès.
Il en résulta un nombre toujours croissant de sympathisants et une grande augmentation du nombre des
membres du parti.
Devant de tels succès, nos adversaires ne restèrent naturellement pas inactifs. Ayant hésité dans leur
tactique entre la terreur et le silence, ils ne purent, comme ils durent le reconnaître eux-mêmes, entraver
le développement de notre mouvement. Ils se décidèrent donc à un dernier effort, à un acte de terreur qui
devait définitivement exclure toute possibilité de poursuivre nos réunions.
Comme prétexte apparent, on utilisa un attentat très mystérieux contre un député de la diète, nommé
Erhard Auer1. Quelqu'un aurait fait feu, un soir, sur lui. On n'aurait pas tiré effectivement sur lui, mais on
aurait tenté de le faire. Une présence d'esprit inouïe et le courage proverbial de ce chef social-démocrate
auraient non seulement déjoué cet attentat criminel, mais auraient mis en fuite les scélérats. Ils avaient
fui si vite et si bien que la police ne put jamais en trouver la moindre trace. Cet événement mystérieux fut
utilisé par l'organe socialiste de Munich pour commencer contre nous une campagne d'excitation
frénétique, en laissant pressentir, avec sa verbosité accoutumée, ce qui allait maintenant avoir lieu. De
toutes façons, des mesures allaient être prises pour que nos arbres ne s'élèvent pas jusqu'au ciel ; il
fallait que les bras prolétariens les abattent à temps.
Quelques jours plus tard, ce fut le grand coup.
Une réunion dans la salle des fêtes du Hofbäuhaus, dans laquelle je devais parler, fut choisie pour ce
règlement de comptes définitif.
Le 4 novembre 1921, entre 6 et 7 heures de l'après-midi, nous reçûmes les premières communications
annonçant que notre réunion serait impitoyablement sabotée et qu'on avait l'intention d'y envoyer dans ce
but de grandes masses d'ouvriers des usines les plus rouges.
Il faut attribuer à une malchance que cette communication ne nous soit pas parvenue plus tôt. Le même
jour, nous avions quitté notre vieux et vénérable bureau de la Sterneckgasse à Munich, et nous avions
transféré notre siége dans un local nouveau ; ou plus exactement nous avions déjà évacué l'ancien local,
mais n'avions pu nous installer dans le nouveau, parce qu'on y travaillait encore. Comme le téléphone
avait été enlevé dans l'ancien bureau et n'avait pas encore été installé dans le nouveau, un grand
nombre de tentatives de nous apprendre par téléphone ces projets de sabotage restèrent vaines.
En conséquence, cette réunion ne fut protégée que par un service d'ordre numériquement très faible,
soixante hommes environ, l'appareil pour donner l'alarme n'était pas encore suffisamment perfectionné
1
Socialiste bavarois.
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Hitler A.
Mon Combat
pour pouvoir amener en une heure ries renforts suffisants. Signalons en outre que, souvent, des bruits
alarmants de ce genre étaient parvenus à nos oreilles et qu'il n'était jamais rien arrivé d'anormal. Le vieux
dicton que les révolutions annoncées d'avance meurent dans l'œuf, s'était jusqu'à présent montré vrai en
ce qui nous concernait.
Pour cette raison aussi, donc, on ne fit peut-être pas tout ce qui pouvait être fait pour empêcher par la
force le sabotage de notre réunion. Enfin, nous avons toujours estimé que la salle des fêtes du
Hofbräuhaus de Munich était la moins appropriée pour une tentative de sabotage. Nous en avions plutôt
redouté dans des salles plus grandes, surtout dans le cirque. Sous ce rapport, cette journée nous a
donné une leçon précieuse. Plus tard, nous avons étudié toutes ces questions - je puis le dire - avec des
méthodes scientifiques et nous sommes arrivés à des conclusions aussi imprévues qu'intéressantes ; par
la suite, elles furent d'une importance décisive pour l'organisation et la tactique de nos sections d'assaut.
Quand je pénétrai, à 8 heures moins un quart,. dans le vestibule du Hofbräuhaus, l'intention de sabotage
ne pouvait plus faire de doutes. La salle était archi-pleine et la police, en conséquence, en avait fermé
l'accès. Les adversaires qui étaient venus très tôt, se trouvaient dans la salle et nos propres partisans
étaient encore dehors pour la plupart. La petite section d'assaut m'attendait dans le vestibule. Je fis
fermer les portes de la grande salle et je dis à nos quarante-cinq ou quarante-six hommes de se mettre
au garde à vous. Je déclarai alors à mes gars que c'était probablement la première fois qu'ils devaient
prouver leur fidélité au mouvement, quoi qu'u arrive, aucun de nous ne devait quitter la salle, qu'à l'état
de cadavre, personnellement je resterais dans la salle et je ne pouvais croire que nul d'entre eux pût
m'abandonner ; si j'en voyais un se conduire en lâche, je lui arracherais moi-même son brassard et lui
enlèverais son insigne. Ensuite, je leur enjoignis de réagir immédiatement contre toute tentative de
sabotage, et de se rappeler toujours que la meilleure forme de la défense, c'est l'attaque.
Un Heil proféré trois fois, d'un son plus âpre et plus rauque que d'habitude, répondit à mes paroles.
Alors j'entrai dans la salle et je pus me rendre compte de la situation par mes propres yeux. C'était plein
et une foule innombrable me foudroyait d'un regard de haine. Tandis que certains proféraient des
interjections très explicites avec des grimaces ironiques : « On en finirait avec nous... Nous devions
veiller à nos tripes... On nous fermerait la gueule une fois pour toutes » et bien d'autres expressions aussi
élégantes. Ils étaient sûrs d'être les plus forts, et se comportaient en conséquence.
Néanmoins, la séance put être ouverte, et je commençai à parler. Dans le Hofbräuhaus, je me tenais
toujours à un des fronts latéraux de la salle, et mon estrade était une table de brasserie. Je me trouvais
donc au beau milieu des assistants. Peut-être cette circonstance contribua-t-elle à créer dans cette salle
un état d'esprit tel que je n'ai retrouvé depuis rien de pareil nulle part. Devant moi, surtout à ma gauche,
se tenaient assis et debout, exclusivement, des adversaires. C'étaient tous des hommes ou des gars
robustes pour la plupart venant de la fabrique Maffei ou de chez Kustermann, au de l'usine de compteurs
Isaria, etc. Le long du mur de la salle, à gauche, ils s'étaient massés jusqu'à ma table même, et ils
commandaient sans cesse de la bière, alignant les cruches vides sur la table devant eux. Des batteries
entières s'amoncelaient et je compris qu'il était impossible que la soirée se passât sans accrochage.
Après une heure et demie environ - je pus parler tout ce temps en dépit des interruptions - on put croire
que je m'étais rendu maître de la situation. Les meneurs de la troupe des saboteurs paraissaient le sentir
aussi, ils devenaient de plus en plus inquiets, sortaient souvent, revenaient et parlaient à leurs hommes
avec un énervement manifeste.
Une petite erreur psychologique que je commis en ripostant à une interruption, et dont je me rendis
compte sur-le-champ, donna le signal de la tempête.
Quelques interruptions furieuses se firent entendre et tout d'un coup un homme sauta sur une chaise et
hurla dans la salle : Liberté ! A ce signal, les champions de la liberté commencèrent leur tâche. En peu de
secondes, la salle fut remplie d'une masse humaine hurlante, au-dessus de laquelle, pareilles aux
décharges des obusiers, volaient d'innombrables cruches ; tout autour, le craquement des pieds de
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chaises, l'écrasement des cruches, des hurlements, des beuglements, des cris stridents, c'était un
vacarme infernal.
Je restai debout à ma place et je pus observer comment mes gars remplissaient sans réserve leur devoir.
J'aurais bien voulu voir une réunion bourgeoise en pareil cas.
La danse n'avait pas encore commencé que mes hommes de la section d'assaut - qui s'appelèrent ainsi
depuis ce jour-là - se lancèrent à l'attaque. Comme des loups, ils se jetèrent sur leurs adversaires par
meutes de huit à dix, et commencèrent en effet à les chasser de la salle en les rouant de coups. Cinq
minutes après, tous étaient couverts de sang. C'étaient des hommes i J'appris à les connaître en cette
occasion : à leur tête, mon brave Maurice ; mon secrétaire particulier actuel, Hess, bien d’autres qui,
même grièvement atteints, attaquaient toujours tant qu'ils pouvaient se tenir debout. Le vacarme dura
vingt minutes ; à ce moment, les adversaires qui étaient peut-être sept à huit cents, avaient été pour la
plupart jetés hors de la salle et chassés au bas de l'escalier par mes hommes qui n'étaient même pas
cinquante.
Mais dans le coin à gauche, au fond de la salle, se maintenait encore un bloc considérable d'adversaires
qui nous opposaient une résistance acharnée. Tout à coup, près de l'entrée de la salle, éclatèrent deux
coups de revolver dans la direction de l'estrade, et il s'ensuivit une terrible fusillade. Cela faisait tressaillir
le cœur d'une sorte de jubilation, en évoquant des souvenirs de la guerre.
De mon poste, on ne pouvait distinguer qui tirait ; on ne pouvait établir qu'une chose : à partir de ce
moment, la fureur de mes gars ensanglantés atteignit son paroxysme et les derniers saboteurs, vaincus,
furent enfin expulsés de la salle. Vingt-cinq minutes à peu près s'étaient écoulées ; il semblait qu'une
grenade eût éclaté dans la salle. On pansait beaucoup de mes partisans ; d'autres durent être emmenés
en voiture, mais nous étions les maîtres de la situation. Hermann Esser, qui avait assumé ce soir la
présidence de la réunion, déclara : « La séance continue. La parole est au conférencier », et je continuai
mon discours. Nous avions déjà clos notre réunion, qu'arriva en courant un lieutenant de police, très
excité, qui cria dans la salle, en agitant les bras comme un forcené : « La réunion est dissoute ! »
Je ne pus m'empêcher de rire à la vue de ce retardataire, arrivant après la bataille ; voilà bien la manière
de faire l'important, si propre à la police ! Plus ils sont petits, plus ils cherchent à paraître grands.
Ce soir-là, nous avons vraiment appris beaucoup de choses et nos adversaires aussi n'ont plus oublié les
leçons qu'ils reçurent alors.
Jusqu'à l'automne de 1923, la Münchener Post1 ne nous menaça plus des « poings du prolétariat ».
8 : Le fort est plus fort quand il reste seul
Dans le chapitre précédent, j'ai parlé d'une communauté de travail des associations racistes allemandes :
je voudrais maintenant m'expliquer très brièvement à ce sujet. En général on comprend sous ce terme un
groupement d'associations qui entrent en rapports dans le but de s alléger mutuellement leur tâche ; qui
élisent un comité directeur commun, et poursuivent alors une action commune. Il va de soi qu'il ne peut
s'agir que d'associations, de ligues ou de partis dont les buts et les méthodes ne diffèrent pas trop. On
croit généralement que c'est toujours le cas. Il est agréable et rassurant, pour l'Allemand moyen,
d'apprendre que telles et telles associations, entrant ainsi dans une communauté de travail, ont découvert
ce qui les unit et supprimé ce qui les séparait. On s'imagine alors qu'un tel groupement verra sa force
d'action considérablement accrue, et que les faibles petits groupes qui le composent acquièrent ainsi
brusquement de la puissance. Mais la plupart du temps cela est faux !
A mon avis, pour mieux comprendre la question, il est intéressant et important d'élucider ce qu'il peut
advenir de la formation d'associations prétendant vouloir poursuivre le même but. De prime abord et
1
Organe socialiste de Munich.
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Hitler A.
Mon Combat
logiquement, un seul but ne devrait être poursuivi que par une seule association, et il semble peu
raisonnable que plusieurs y concourent.
Il est hors de doute que cet objectif est choisi tout d'abord par un groupe unique. Un homme proclame
quelque part une vérité, préconise la solution d'une question déterminée, impose un but, crée un
mouvement qui doit aboutir à réaliser son intention.
Ainsi se fonde une association ou un parti, que son programme soit de provoquer la suppression d'abus
existants ou de préparer certaines innovations dans l'avenir.
Mais une fois qu'il a vu le jour, un tel mouvement se trouve, de ce fait, posséder pratiquement un certain
droit de priorité. Il serait naturel et compréhensible que tous ceux qui poursuivent le même but que ce
mouvement, premier en date, se rangent derrière lui et le renforcent, su plus grand bénéfice de leurs
intentions communes. Les esprits éclairés, en particulier, ne devraient voir, dans leur adhésion au
nouveau parti, que le meilleur moyen de faire véritablement triompher une cause commune.
Par suite, il serait raisonnable et, dans un certain sens, loyal (et la loyauté, je le démontrerai plus loin, a,
elle aussi, une grande importance) de ne constituer qu'un seul mouvement poursuivant un but unique.
Lorsqu'il n'en est pas ainsi, c'est généralement pour deux causes. La première, je suis presque tenté de
la qualifier de tragique ; la seconde, il faut misérablement la chercher dans la faiblesse de la nature
humaine.
Mais, en allant au fond des choses, je ne vois dans ces deux causes qu'une raison de plus pour tendre
sa volonté, pour lui donner toute son intensité, pour parvenir enfin, grâce à la mise en valeur et à
l'exaltation des forces réalisatrices de tout son être, à la solution du problème posé.
Voici la raison tragique pour laquelle, le plus souvent, des gens poursuivant une mission commune ne se
mettent pas à l'ouvrage dans un groupement unique :
Presque toujours toute action de grand style, en ce monde, n'est que l'accomplissement d'un vœu inclus
depuis longtemps déjà dans le cœur des hommes, d'un désir ardent qui y couvait en silence. Oui, il arrive
que, des siècles durant, les hommes réclament la solution d'une question déterminée, souffrant d'une
situation intolérable, mais persistante, sans que semble se rapprocher l'accomplissement du vœu qui leur
est cher. On ne peut que qualifier d'impotents des peuples qui, à une semblable détresse, n'ont pas le
courage de trouver une solution. Rien n'établira mieux, au contraire, la force vitale d'un peuple et son
droit à la vie, garanti par cette force, que s'il engendre un jour, par un bienfait du sort, l'homme doué des
grâces nécessaires pour combler enfin ses vœux, qu'il s'agisse de le délivrer d'une lourde servitude, ou
d'écarter de lui une détresse amère, ou de calmer les âmes tourmentées par un sentiment d'insécurité.
Il est inhérent à certaines de ces questions de grande envergure que des milliers d'hommes s'attachent à
les résoudre et que beaucoup se croient voués à cette tâche. Il arrive même que le sort en présente
plusieurs en même temps au choix de leurs contemporains, et donne enfin, dans un libre jeu des forces,
la victoire au plus fort, au plus apte, lui confiant ainsi la mission de résoudre le problème.
Il peut ainsi arriver que, pendant des siècles, les hommes, mécontents de leur vie religieuse, désirent en
renouveler la forme et que, comme conséquence de cette agitation spirituelle, il surgisse de la masse
quelques douzaines d'hommes qui, se croyant voués, par leur pénétration et leur savoir, à guérir cette
détresse religieuse, se donnent comme les prophètes d'un enseignement nouveau, ou tout au moins
comme les adversaires déclarés de l'enseignement jusque-là professé.
Là aussi, la loi naturelle veut que le plus fort soit désigné pour remplir la plus haute mission. Mais les
autres hommes ne reconnaîtront le plus souvent que très tard que cet homme, et lui seul, était l'homme
prédestiné. Au contraire, tous s'imaginent avoir autant de droits que lui et être également désignés pour
résoudre le problème. Quant aux contemporains, ils sont, en général, incapables de distinguer celui
d'entre eux qui, seul apte à accomplir de grandes choses, mérite, seul, d'être soutenu par eux tous.
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Hitler A.
Mon Combat
C'est ainsi qu'entrent en scène, dans le cours des siècles, et souvent à la même époque, différents
hommes qui fondent des mouvements pour atteindre des buts semblables ou supposés ou estimés tels.
Le peuple lui-même est loin d'exprimer des vœux précis ; il a des idées d'ensemble, sans pouvoir se
rendre compte avec précision et avec clarté de l'essence même de son idéal et de ses vœux, sans être
même fixé sur la possibilité de les satisfaire.
Ce qu'il y a de tragique là-dedans, c'est le fait que deux hommes fassent effort, par des voies
complètement différentes, vers le même but, et cela sans se connaître ; c'est qu'animés de la foi la plus
pure en leur mission personnelle, ils se croient tenus de s'avancer sur leur propre route sans tenir aucun
compte des autres.
Le fait qui, à première vue, paraît tout au moins tragique, c'est que tels mouvements politiques ou tels
groupements religieux se forment dans une totale indépendance les uns des autres, bien que, étant issus
des tendances générales d'une époque; ils exercent leur activité dans le même sens. Il n'est que trop
évident que si ces forces dispersées sur des voies différentes se ramassaient en une force unique, elles
obtiendraient plus vite et plus sûrement le succès. Mais cela n’est pas. Car, dans sa rigoureuse logique,
la nature tranche ; elle laisse les divers groupements se faire concurrence et se disputer les palmes de la
victoire, tandis qu'elle conduit au but le mouvement qui a choisi le chemin le plus franc, le plus court, le
plus sûr.
Comment pourra-t-on donc décider, du dehors, quel est le bon chemin, si les forces en présence ne
peuvent pas entrer librement en jeu, si la décision suprême n'est pas soustraite au jugement doctrinaire
des hommes infatués de leur savoir pour être remise à la démonstration irréfutable que fournit un succès
manifeste, car c'est ce succès qui, en dernière analyse, confirme la convenance et l'utilité d'une action !
Si donc des groupes différents marchent vers le même but par des voies différentes, ils ne manqueront
pas, après avoir pris connaissance des efforts semblables réalisés autour d'eux, d'examiner de plus près
ce que vaut leur chemin, de l'abréger le plus possible, et, en tendant leur énergie au maximum,
d'atteindre le plus tôt possible leur but.
Cette rivalité a pour effet d'élever le niveau de chaque combattant, en sorte que l'humanité doit souvent
ses progrès aux enseignements qui ressortent de plusieurs tentatives manquées. Il faut en conclure que
la connaissance de la meilleure route à suivre résulte finalement d'un état de choses qui nous paraissait
tout d'abord tragique, et qui est la dispersion initiale d'éléments isolés, inconscients et irresponsables.
Ayant étudié tous les moyens possibles de résoudre la question allemande, l'histoire n'en retient que
deux qui auraient dû être employés simultanément. Les tenants principaux, les champions des deux
solutions étaient l'Autriche et la Prusse : les Habsbourg et les Hohenzollern.
Des deux côtés, on estimait devoir suivre toutes forces réunies, soit l'une, soit l'autre de ces routes, et en
ce temps-là, on aurait plutôt pris la route sur laquelle s'engageait l'Autriche qui était alors du plus grand
poids ; pourtant, les fins qu'elle poursuivait alors n'étaient pas la création d'un Reich allemand.
Somme toute, les événements qui permirent la constitution d'une unité allemande très forte furent ceux
que des millions d'Allemands déplorèrent, le cœur en sang, comme la plus récente et la plus terrible
manifestation de nos discordes fraternelles. Car la couronne impériale allemande fut, en vérité, forgée sur
le champ de bataille de Königgrätz et non autour de Paris, comme ou le pensa plus tard.
C'est ainsi que la fondation du Reich allemand ne fut pas le fruit d'une volonté commune appliquée à des
voies communes, mais bien plutôt celui d'une lutte consciente et parfois inconsciente pour l'hégémonie,
lutte dans laquelle la Prusse fut finalement victorieuse. Et quiconque recherche la vérité sans se laisser
éblouir par la politique des partis, devra reconnaître que ce que l'on appelle la sagesse humaine n'aurait
jamais conduit à prendre une décision aussi sage que celle que la sagesse de la vie, c'est-à-dire le libre
jeu des forces, a laissé se transformer en une réalité. Qui donc, en effet, dans les pays allemands, aurait
bien pu croire, sérieusement, il y a deux cents ans, que la Prusse des Hohenzollern deviendrait un jour la
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cellule de base, la fondatrice et l'éducatrice du nouveau Reich... et non pas les Habsbourg ? Qui donc
voudrait encore nier, par contre, que le sort a beaucoup mieux fait d'en décider ainsi ? Ou qui pourrait se
représenter aujourd'hui, en aucune façon, un Reich allemand reposant sur la base d'une dynastie pourrie
et dépravée ?
Non, force est de reconnaître que le développement naturel des choses a mis - après des combats
séculaires celui qui convenait le mieux à la place qui lui revenait.
Il en sera toujours ainsi, de même que cela a toujours été. Aussi ne faut-il pas regretter que des hommes
différents puissent se mettre en route vers un même but : le plus vigoureux et le plus alerte s'affirmera
dans la course et en sera le vainqueur.
Il y a une deuxième cause pour laquelle souvent, dans la vie des peuples, des mouvements, analogues
en apparence, cherchent cependant à atteindre par des voies différentes un but qui semble le même.
Cette cause-là n'a plus rien de tragique. Elle n'est que pitoyable.
Elle réside dans le lamentable mélange d'envie, de jalousie et de malhonnêteté que l'on trouve
malheureusement souvent réunies dans certains spécimens de l'espèce humaine.
Qu'un homme se lève, renseigné à fond sur la détresse de son peuple, et que, sachant parfaitement de
quoi il souffre, il essaie sérieusement de le soulager : dès qu'il aura fixé le but à atteindre et choisi la voie
qui peut y conduire, aussitôt des esprits étroits et même très étroits surveilleront attentivement et
passionnément les agissements de cet homme, qui aura attiré sur lui les regards du public. Je
comparerai ces gens-là aux moineaux qui ont l'air de se désintéresser de tout, mais observent, au
contraire, longuement et avec la plus grande attention le compagnon plus heureux qui a trouvé un petit
morceau de pain : et ils l'en dépouillent tout à coup, au moment où il s'y attend le moins.
Voici un homme qui s'engage dans un chemin nouveau : aussitôt apparaissent des flâneurs et des
fainéants à la recherche de quelque bouchée, aubaine qu'ils espèrent bien trouver au bout de ce chemin.
Et dès qu'ils ont supputé où pourrait bien se trouver un autre chemin, ils se mettent ardemment en
marche pour chercher celui qui les conduira, si possible, plus rapidement au but.
Si le nouveau mouvement est fondé et s'il a arrêté un programme bien défini, alors surviennent les
hommes de cette espèce qui prétendent combattre pour le même but : mais qu'à Dieu ne plaise, ils se
gardent d'entrer loyalement dans les rangs du mouvement en question et de reconnaître ainsi sa priorité :
ils lui volent, au contraire, son programme et fondent sur lui, et pour leur propre compte, un nouveau
parti.
Ils sont, en outre, assez impudents pour affirmer à leurs contemporains mal renseignés qu'ils avaient
voulu exactement la même chose que l'autre parti, et depuis bien plus longtemps que lui : et il n'est pas
rare qu'ils parviennent ainsi à paraître sous un jour favorable, au lieu de succomber, comme il serait
juste, sous le mépris général.
N'est-ce pas une grande impudence que de prétendre inscrire sur son propre drapeau la mission qu'un
autre a déjà inscrite sur le sien, d'emprunter les directives de son programme, puis, comme si l'on était le
créateur de tout cela, de faire bande à part ?
L'impudence apparaît surtout en ceci : ces mêmes éléments qui, en fondant un parti nouveau, ont
commencé par être cause d'une dislocation, parlent, eux surtout (nous en avons l'expérience) de la
nécessité de l'union et de l'unité ; et cela dès qu'ils croient remarquer que l'avance de l'adversaire ne peut
plus vraiment être rattrapée.
Voilà comment on arrive à l'émiettement raciste. Dans tous les cas, la création de toute une série de
groupes, partis, etc., qualifiés de « racistes », avait eu lieu, en 1918 et 1919, sans que les fondateurs en
aient la responsabilité et par le simple développement des événements. L'un d'entre eux s'était lentement
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cristallisé et avait remporté de beaux succès dès 1920 ; c'était le Parti national, socialiste, démocratique
et travailliste (le N. S. D. A. P.)1. La loyauté foncière de ses fondateurs ne saurait être démontrée de
façon plus éclatante que par le fait suivant : la majorité de ses dirigeants prit cette décision, vraiment
admirable, de sacrifier leur propre mouvement, qui paraissait avoir moins de chances de succès, au
mouvement qui était le plus fort, en dissolvant le leur et en l'incorporant sans conditions dans l'autre.
Ceci s'applique particulièrement à Julius Streicher, le principal militant du parti, qui, à Nuremberg,
s'appelait, alors, le Parti allemand socialiste (D. S. P.). Le N. S. D. A. P. et le D. S. P. s'étaient formés
d'une façon complètement indépendante l'un de l'autre, mais avec les mêmes buts. Le champion
principal du D. S. P. était, comme je viens de le dire, à Nuremberg, Julius Streicher, professeur dans
cette ville. Au début, lui aussi, était persuadé du caractère sacré de sa mission et de l'avenir de son
mouvement.
Dès qu'il put se rendre compte de la supériorité en force et en puissance d'expansion du N. S. D. A. P., il
cessa toute activité su profit du D. S. P. et de la Werkgemeinschaft (Association ouvrière), et obligea ses
partisans à entrer dans les rangs du N. S. D. A. P., qui, dans sa lutte contre lui, l'avait emporté, et à
continuer à lutter dans le sens de ce nouveau parti, pour le but commun. Cette décision, grave en soi,
était aussi profondément opportune.
Dès les débuts de notre activité comme parti, nous n'avons plus eu à constater chez nous de traces
d'émiettement : grâce à la volonté loyale des hommes d'alors, tout a abouti de façon non moins loyale,
droite et heureuse.
Ce que nous entendons aujourd'hui par l'expression « émiettement raciste » ne doit son existence,
comme je l'ai déjà dit, qu'exceptionnellement à la deuxième des causes que j'ai indiquées : des hommes
ambitieux, qui n'avaient jamais eu auparavant d'idées propres ni encore bien moins de buts propres, se
sentant tout à coup une « vocation » su moment précis où ils s'apercevaient que le succès du N. S. D. A.
P. était indéniable.
Soudain, surgirent des programmes qui étaient intégralement copiés sur les nôtres ; on défendait des
idées qui nous étaient empruntées, on indiquait des buts pour lesquels nous avions déjà lutté depuis des
années, on s'engageait sur des voies que le N. S. D. A. P. suivait depuis longtemps. On cherchait à
expliquer, par tous les moyens possibles, pourquoi on avait été obligé de fonder ces nouveaux partis,
malgré l'existence déjà ancienne du N. S. D. A. P. ; mais plus les motifs invoqués étaient nobles, plus ces
déclarations étaient fausses.
En vérité, il n'y avait au fond de tout cela qu'un seul mobile : l'ambition personnelle des fondateurs
voulant jouer un rôle à tout prix, alors que l'entrée en scène de leur parti, parfaitement insignifiante, ne
prouvait absolument que leur audace à s'approprier les idées d'autrui, audace que d'ordinaire, dans la vie
courante, on a coutume d'appeler « vol ».
Il n'était alors aucune conception ni aucune idée qu'un de ces kleptomanes de la politique ne ramassât
sans retard au bénéfice de son affaire. Ce furent d'ailleurs les mêmes qui, plus tard, déploraient
profondément et les larmes aux yeux « l'émiettement raciste » ; qui parlaient constamment de la
nécessité de l'union, dans la douce espérance de pouvoir couvrir suffisamment la voix des autres pour
que ceux-ci, fatigués de leurs cris et de leurs plaintes éternelles, jettent en pâture aux voleurs, non
seulement les idées déjà volées par ceux-ci, mais aussi les mouvements créés pour les soutenir.
Comme ils ne réussirent pas et comme ces nouvelles entreprises (en raison de la maigre valeur
intellectuelle de leurs promoteurs) ne rendirent pas ce qu'ils en attendaient, on les vit, communément,
réduire leurs prétentions et se contenter de pouvoir prendre pied dans quelqu'une des « associations
ouvrières ».
1
Initiales des cinq mots qui constituent le titre du parti (National Socialist Deutsche Arbeiter Partei).
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Tout ce qui ne pouvait pas, alors, tenir debout par soi-même, se ralliait à ces « associations ouvrières » ;
on partait de cette croyance que huit paralytiques, pendus les uns aux autres, forment sûrement un
gladiateur.
Il pouvait se trouver, parmi les paralytiques, un homme vraiment sain : mais alors il n'avait pas trop de
toutes ses forces pour maintenir debout tous les autres et il se trouvait ainsi paralysé lui-même. Nous
avons toujours considéré cette fusion avec les associations ouvrières comme une manœuvre, mais, à ce
sujet, nous ne devons jamais oublier les importantes considérations suivantes :
La constitution en association ouvrière ne permet jamais de transformer des groupements faibles en
groupements forts ; par contre, un groupement fort s'affaiblira bien souvent, par une telle collusion.
L'opinion d'après laquelle, en assemblant des groupes faibles, on peut former un faisceau fort, est
fausse : en effet, la majorité, sous toutes ses formes et quelles que soient les conditions premières dans
lesquelles elle a été constituée, ne représente l'expérience le prouve - que bêtise et lâcheté et, par suite,
toute réunion de groupes multiples, dirigée elle-même par un commandement élu et à plusieurs têtes, est
livrée à la lâcheté et à la faiblesse. En outre, une telle concentration contrarie le libre jeu des farces, le
combat pour la sélection du meilleur chef est supprimé et, par suite, la victoire définitive des idées les
plus saines et les plus fortes est pour toujours compromise. De telles associations sont ainsi les
ennemies du développement naturel des choses, car, le plus souvent, elles empêchent plutôt qu'elles ne
hâtent la solution du problème pour lequel on combat.
Il peut arriver cependant que des considérations de pure tactique et certaines prévisions de l'avenir
amènent la direction suprême d'un mouvement à consentir à une union avec des groupes semblables et
peut-être à s'engager dans des démarches communes : ce ne doit être que pour un très court délai et
pour traiter certaines questions bien déterminées.
Mais jamais cette situation ne doit se perpétuer : ce serait, pour le mouvement, renoncer à sa mission
rédemptrice. Car, dès qu'il se serait empêtré définitivement dans une telle union, le mouvement perdrait
la possibilité (et aussi le droit) de laisser sa propre force se développer intégralement dans son sens
naturel ; par suite, de dominer les mouvement rivaux et d'atteindre en vainqueur le but fixé.
Il ne faut jamais oublier que tout ce qui est, en ce monde, véritablement grand, n'a pas été obtenu de
haute lutte par des coalitions, mais a toujours été conquis par un vainqueur unique.
Par suite de leur origine, les succès des coalitions portent en eux-mêmes le germe de l'émiettement futur,
et même de la perte totale des résultats atteints. Les mouvements révolutionnaires d'ordre spirituel,
vraiment grands et susceptibles de bouleverser le monde, ne peuvent être conçus et menés à bien que
par des combats titanesques livrés par un groupement indépendant, jamais par des coalitions de
groupements.
Ainsi, et avant tout, l'Etat raciste ne peut pas être créé par la volonté - faite de compromis - d'une
assemblée ouvrière populaire, mais par la volonté agissante d'un mouvement unique qui s'est frayé la
route à travers les autres.
9 : Conséquences sur le sens et l'organisation des sections d'assaut
La force de l'ancien Etat reposait principalement sur trois colonnes : sa forme monarchique, son corps de
fonctionnaires administratifs et son armée. La révolution de 1918 a aboli la forme de l'Etat, a dissous
l'armée et a livré le corps des fonctionnaires à la corruption des partis ; les appuis essentiels de ce qu'on
appelle l'autorité d'Etat étaient ainsi abattus.
Le premier fondement sur lequel repose l'autorité, c'est toujours la popularité. Pourtant, une autorité qui
ne repose que sur elle est encore extrêmement faible ; sa sécurité et sa stabilité sont incertaines. Aussi
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Hitler A.
Mon Combat
tous ceux qui ne tiennent leur autorité que de la popularité, doivent-ils s'efforcer d'en élargir la base et
pour cela de constituer fortement le pouvoir.
C'est donc dans le pouvoir, dans la puissance, que nous voyons le deuxième fondement de toute
autorité.
Celui-ci est déjà notablement plus stable et plus sûr que le premier, mais il n'est nullement plus robuste.
Si la popularité et la force s'unissent, et si elles peuvent se maintenir unies, pendant un certain temps,
alors peut se former, sur des bases encore plus solides, une nouvelle autorité, celle de la tradition. Si
enfin popularité, force et tradition s'unissent, l'autorité qui en dérive peut être considérée comme
inébranlable.
La révolution a rendu impossible ce triple concours ; elle a retiré toute autorité à. la tradition. Avec
l'écroulement de l'ancien Empire, la mise au rancart de l'ancienne forme de gouvernement,
l'anéantissement des anciens signes de la souveraineté et des symboles impériaux, la tradition a été
soudainement déchirée. Il en est résulté un très grand ébranlement de l'autorité de l'Etat.
Même la deuxième colonne de l'autorité de l'Etat n'existait plus : d'ailleurs, pour pouvoir faire la révolution,
on avait été obligé de dissoudre ce qui était l'incarnation de la force et de la puissance organisées de
l'Etat, je veux dire l'armée. Oui, il a fallu utiliser même les débris rongés de l'armée, comme éléments des
combats révolutionnaires.
Les armées du front n'étaient peut-être pas tombées dans une égale déliquescence : mais elles furent de
plus en plus rongées par l'acide de la désorganisation du pays natal, à mesure qu'elles s'éloignèrent
davantage des lieux glorieux où elles avaient héroïquement combattu pendant quatre ans et demi ; elles
finirent, en arrivant dans les centres de démobilisation, par cette méconnaissance de l'obéissance que fut
la soi-disant obéissance volontaire aux conseils de soldats,
On ne pouvait plus, en tous cas, n’appuyer aucune autorité sur ces mutins qui considéraient le service
militaire comme du travail à huit heures par jour. Dès lors, le deuxième élément, celui qui garantit avant
tout la solidité de l'autorité était également éliminé, et la révolution ne possédait plus, à proprement
parler, que l'élément originel, la popularité, sur lequel elle put asseoir son autorité. Or ce fondement
présentait justement une extraordinaire insécurité. Sans doute, la révolution réussit, d'un seul coup de
bélier, à abattre le vieil édifice de l'Etat, mais si l'on regarde au fond des choses, on doit reconnaître que
ce résultat ne fut atteint que parce que l'équilibre normal de notre peuple et sa structure intime avaient
déjà été détruits par la guerre.
Tout peuple considéré dans son ensemble s'articule en trois grandes classes :
D'une part, un groupe extrême, composé de l'élite des citoyens est bon, doué de toutes les vertus, et pardessus tout, est remarquable par son courage et par son esprit de sacrifice ; à l'opposé, un autre groupe
extrême, composé du pire rebut des hommes, est rendu exécrable par la présence en son sein de tous
les instincts égoïstes et de tous les vices. Entre ces deux groupes extrêmes est la troisième classe, la
grande et large classe moyenne, qui ne participe ni à l'héroïsme éclatant de la première ni à la mentalité
vulgaire et criminelle de la seconde.
Les périodes d'ascension d'un corps social se produisent, il faut le dire, exclusivement sous l'impulsion de
la classe extrême des meilleurs citoyens.
Les périodes de développement normal et régulier ou d'état stable, se produisent et durent visiblement
lorsque dominent les éléments moyens, tandis que les classes extrêmes ne bougent pas ou s'élèvent.
Les époques d'effondrement d'un corps social sont déterminées par l'arrivée au pouvoir des pires
éléments.
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Il est remarquable, à cet égard, que la grande masse, ou classe moyenne - je la désignerai ainsi - ne
peut se manifester de façon sensible que lorsque les deux classes extrêmes sont aux prises dans une
lutte mutuelle ; il est remarquable aussi que cette grande masse se soumet toujours complaisamment au
vainqueur, après la victoire d'un des partis extrêmes. Si les meilleurs ont eu le dessus, la grande masse
les suivra ; si ce sont les pires, elle ne s'opposera pas, tout au moins, à leur action : car la masse du
centre ne combattra jamais.
Or la guerre a troublé, en ses quatre ans et demi de durée sanglante, l'équilibre intérieur de ces trois
classes, à un point tel que - tout en reconnaissant le nombre des victimes de la guerre dans les rangs de
la classe moyenne il faut bien constater que cette guerre a conduit à faire couler presque jusqu'à la
dernière goutte le sang de l'élite de la nation. Car c'est effrayant le torrent de sang héroïque que
l'Allemand a versé pendant ces quatre ans et demi.
Que l'on additionne, en effet, les milliers et les milliers de cas dans lesquels on faisait appel à des
volontaires : volontaires pour le front, patrouilleurs volontaires, porteurs d'ordres volontaires,
téléphonistes volontaires, volontaires pour l'aviation, volontaires pour les passages de rivière, volontaires
pour les sous-marins, volontaires pour les bataillons d'assaut, etc., toujours et toujours et encore,
pendant quatre ans et demi, en mille occasions, il fallait des volontaires et encore des volontaires, et l'on
voyait toujours le même geste ; le jeune homme imberbe ou l'homme mûr, tous deux brûlants de
patriotisme ou remplis d'un grand courage personnel ou de la plus haute conscience du devoir, se
présentaient.
Dix mille, cent mille cas semblables se présentaient et peu à peu, cette réserve d'hommes se tarissait,
s'épuisait. Ce qui ne tombait pas était mutilé par les projectiles ou s'égrenait peu à peu dans le nombre
infime des survivants. Que l'on pense donc, avant tout, que l'année 1914 a mis sur pied des armées
entières de soi-disant volontaires, qui, par suite du criminel manque de conscience de nos propres-à-rien
de parlementaires, n'avaient reçu, en temps de paix, aucune instruction de quelque valeur : ils furent
donc livrés à l'ennemi comme une chair à canon sans défense.
Les quatre cent mille hommes qui tombèrent alors, tués ou mutilés dans les Flandres, ne purent plus être
remplacés. Leur perte n'était plus seulement numérique. Leur mort fit rapidement pencher la balance et
pas du bon côté : plus lourds qu'auparavant pesaient les éléments de grossièreté, d'infamie et de lâcheté,
bref, la masse extrême, la mauvaise. Car il y avait quelque chose de plus :
C'est que, non seulement pendant quatre ans et demi, le meilleur des groupes extrêmes avait été
atrocement décimé sur les champs de bataille, mais encore le groupe des mauvais s'était, pendant le
même temps, merveilleusement conservé.
Alors, chacun des héros qui s'était offert comme volontaire et qui, après le sacrifice de sa vie, était monté
au Walhalla, était remplacé par un embusqué qui avait jusque-là très prudemment tourné le dos à la
mort, pour s'occuper plus ou moins utilement à l'intérieur de son pays.
La fin de la guerre offrait donc le tableau suivant : la nombreuse classe moyenne de la nation a payé
régulièrement son impôt du sang. La classe extrême des meilleurs s'est presque intégralement sacrifiée
avec un héroïsme exemplaire.
La classe extrême des mauvais, favorisée par les lois les plus insensées d'une part, par un insuffisant
usage du code militaire d'autre part, est malheureusement là, intégralement.
Cette crasse bien conservée de notre corps social a alors fait la révolution ; et elle n'a pu la faire que
grâce à ce fait que la fraction extrême des meilleurs éléments du pays ne pouvait plus s'y opposer : elle
était morte.
On ne saurait donc qualifier qu'avec beaucoup de réserves la Révolution allemande de « populaire » : ce
n'est pas le peuple allemand lui-même qui a commis ce crime de Caïn, c'est la canaille ténébreuse de
ses déserteurs, de ses souteneurs, etc.
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L'homme du front saluait la fin de la lutte sanglante ; il était heureux de pouvoir de nouveau fouler le sol
de son pays natal, de revoir sa femme et ses enfants, mais il n'avait par lui-même rien de commun avec
la révolution. Il ne l'aimait pas, il aimait encore moins ses instigateurs et ses organisateurs. Au cours de
ces quatre années et demie des plus durs combats, il avait oublié les hyènes des partis ; tous les gredins
qui les composent lui étaient devenus étrangers. La révolution n'avait été vraiment populaire que chez
une petite partie du peuple allemand : notamment dans la classe de ceux qui l'avaient favorisée et qui
avaient choisi le sac tyrolien, comme signe de reconnaissance de tous les citoyens d'honneur du nouvel
Etat. Ils n'aimaient pas la révolution pour elle-même, comme tant de gens commettent encore l'erreur de
le croire, ils l'aimaient pour ses possibilités. Mais la popularité ne semblait pas devoir suffire bien
longtemps à étayer l'autorité chez ces brigands marxistes. Et, pourtant, la jeune République avait à tout
prix besoin d'autorité, si elle ne voulait pas, après une courte période de chaos, se voir de nouveau
enlacée subitement par une puissance pratiquant la loi du talion et composée des derniers éléments du
parti des bons.
Ce que craignaient alors le plus les hommes qui avaient fait la révolution, c'était de perdre complètement
pied eux-mêmes dans le tourbillon de leur propre confusion et de se sentir soudain saisis et transportés
sur un autre terrain par une poigne d'airain, comme il en surgit plus d'une fois dans l'histoire d'un peuple,
en de telles conjonctures. Il fallait à tout prix que la République se consolidât.
Elle fut donc presque aussitôt forcée, par la fragilité de sa faible popularité, de créer de nouveau une
force organisée, pour pouvoir fonder sur elle une autorité plus solide.
Quand, aux jours de décembre, janvier et février 1918-1919, les matamores de la révolution sentirent
fléchir le sol sous leurs pieds, ils cherchèrent à la ronde des hommes prêts à consolider, par la force des
armes, la faible garantie qu'était pour eux l'amour de leur peuple.
La république « antimilitariste » avait besoin de soldats, mais le premier et le seul appui de son autorité
d'Etat - j'entends, sa popularité - n'avait de racines que dans une société de souteneurs, de voleurs, de
cambrioleurs, de déserteurs, d'embusqués, etc., donc dans cette partie du peuple que nous avons
appelée la classe extrême des mauvais : dans ces conditions, il eût été vain d'espérer recruter dans ces
milieux aucun homme qui fût prêt à mettre sa vie au service d'un nouvel idéal.
La couche sociale, où brillait la pensée révolutionnaire et par laquelle la révolution avait été faite, n'était ni
capable de fournir des soldats pour la défense de cette révolution, ni disposée à le faire. Car cette
couche sociale ne désirait, en aucune manière, l'organisation d'un Etat républicain, mais seulement la
désorganisation de l'Etat précédent, afin de mieux satisfaire ses instincts. Son mot d'ordre n'était pas
« Ordre et construction de la République allemande », mais plutôt : « Pillage de la République ».
Le cri d'alarme que poussèrent alors avec la pire angoisse les représentants du peuple, ne trouva pas
d'écho dans cette couche sociale : il n'y déchaîna, au contraire, que résistance et amertume.
On éprouvait en effet, en ces premiers jours, une impression d'absence de confiance et de foi ; on
devinait, en voyant se constituer une autorité qui ne reposait plus seulement sur la popularité, mais sur la
puissance, qu'allait commencer la lutte contre les pratiques, qui étaient pour ces éléments le but essentiel
de la révolution : contre le droit au vol, contre la tyrannie déchaînée d'une horde de voleurs et de pillards,
de toute la canaille évadée des prisons.
Les représentants du peuple pouvaient bien multiplier leurs appels ! Nul ne sortait des rangs, seul le cri
hostile de « traîtres » leur marquait les sentiments de ceux sur lesquels reposait leur popularité.
Il se trouva alors, pour la première fois, de jeunes Allemands prêts à endosser, une fois de plus, leur
vareuse de soldats, à saisir mousqueton ou fusil, pour se mettre, du moins ils le pensaient, au service du
« calme et de l'ordre », prêts à marcher, le casque d'acier sur la tête, contre les destructeurs de leur pays
natal.
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Hitler A.
Mon Combat
Ils se groupèrent comme volontaires en corps francs, et tout en haïssant furieusement la révolution,
entreprirent de la protéger, donc, en fait, de la renforcer. Ils agissaient ainsi de la meilleure foi du monde.
Le véritable organisateur de la révolution, celui qui en tirait effectivement les ficelles, le Juif international,
avait alors bien apprécié la situation. Le peuple allemand n'était pas encore mûr pour pouvoir être,
comme il advint en Russie, traîné dans la boue sanglante du marécage bolcheviste.
Cela tenait en grande partie à l'unité de race qui rapprochait toujours davantage les intellectuels
allemands et les travailleurs allemands. Cela tenait aussi à la grande interpénétration des couches
populaires et des éléments cultivés, phénomène social commun aux pays de l'ouest de l'Europe, mais
totalement inconnu en Russie. Dans ce pays, en effet, les éléments intellectuels n'étaient pas, pour la
plupart, de nationalité russe, ou, tout au moins, n'avaient rien de slave.
La même couche intellectuelle supérieure de la Russie d'avant guerre pouvait être à tout moment
détruite, par suite de l'absence totale d'un élément intermédiaire qui l'eût reliée à la masse du peuple.
Tandis que le niveau intellectuel et moral de cette masse était incroyablement bas.
Dès que l'on réussit, en Russie, à exciter la multitude des ignorants et des illettrés de la grande masse
contre le petit nombre des intellectuels, le sort de ce pays fut réglé, et la révolution réussie. L'analphabète
russe était devenu l'esclave sans défense de ses dictateurs juifs qui, de leur côté, avaient été assez
habiles pour parer cette dictature de la rubrique : « Dictature populaire ».
Voici ce qui se passa en Allemagne :
Autant il est vrai que la révolution n'a pu réussir en Allemagne qu'en raison de la décomposition
progressive de l'armée, autant il est certain que le véritable agent de la révolution et de la dissociation de
l'armée n'a pas été le soldat du front : ce fut cette canaille plus ou moins ténébreuse qui traînait ses
guêtres dans sa garnison natale ou qui servait quelque part, au titre économique, comme « indispensable
». Cette armée-là fut renforcée par des dizaines de milliers de déserteurs qui avaient pu, sans grand
risque, tourner le dos au front.
En tous temps, le véritable lâche ne redoute, bien entendu, rien plus que la mort. La mort, elle, se
présentait à lui tous les jours, au front, sous des milliers de formes différentes.
Si l'on veut maintenir quand même dans leur devoir des garçons faibles, chancelants ou même poltrons,
il n'y a et il n'y a eu de tout temps qu'un seul moyen : il faut que le déserteur sache que sa désertion lui
procurera, à coup sûr, ce qu'il veuf éviter. Au front, on peut mourir; comme déserteur, on doit mourir.
Seule, cette menace draconienne, visant rigoureusement tout acte de désertion, peut permettre d'obtenir
un effet de terreur à l'égard de l'individu, comme de la collectivité.
C'étaient là tout le sens et tout le but de la loi martiale. Il était très beau de croire à la possibilité de mener
jusqu'au bout le grand combat pour l'existence d'un peuple, en s'appuyant uniquement sur des
dévouements innés, accrus encore du sentiment de la nécessité. L'accomplissement volontaire du devoir
a toujours déterminé la conduite des meilleurs citoyens ; mais cela n'est plus vrai pour les hommes
moyens.
C'est pourquoi il est nécessaire d'avoir de telles lois : les lois contre le vol, par exemple, n'ont pas été
instituées contre les gens foncièrement honnêtes, mais contre les éléments chancelants et faibles. Sans
ces lois qui imposent aux mauvaises gens une crainte salutaire, on verrait fleurir l'opinion que l'homme
d'honneur n'est qu'un imbécile et qu'il est beaucoup plus opportun de participer à un vol que de rester les
mains vides ou même d être volé.
De même, il était absurde de penser que dans une guerre qui, selon toutes les prévisions, devait faire
rage pendant plusieurs années, on pourrait se passer des moyens qu'une expérience, vieille de plusieurs
dizaines de siècles, a enseignés comme seuls capables de contraindre à l'exécution de leur devoir des
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Hitler A.
Mon Combat
hommes faibles ou peu sûrs d'eux-mêmes dans les moments critiques, et dans les instants où les nerfs
sont le plus durement mis à l'épreuve.
A l'égard des héros volontaires, la loi martiale est naturellement inutile : elle ne vaut que pour le lâche et
l'égoïste qui, à l'heure où son peuple est dans la détresse, estime sa propre existence plus précieuse que
celle de la collectivité.
Ce n'est que par la crainte du plus rigoureux châtiment que l'on peut empêcher ces hommes faibles, sans
caractère, de céder à leur lâcheté. Lorsque des hommes doivent sans répit lutter avec la mort, tenir
pendant des semaines, souvent mal nourris, l'appelé du contingent, qui commence à flancher, ne sera
pas maintenu dans la bonne voie par la crainte de la prison ou même des travaux forcés, mais
uniquement par celle de la peine de mort, appliquée sans merci, car l'expérience lui montre qu'à de tels
moments, la prison est un séjour encore mille fois plus agréable que le champ de bataille, puisque, au
moins en prison, sa vie - d'une valeur inappréciable - n'est pas menacée.
Les circonstances se sont cruellement vengées de ce que l'on ait, au front, supprimé la peine de mort, et
rendu inopérante la loi martiale. Une armée de déserteurs se répandit, surtout en 1918, dans la zone de
l'arrière ; elle aida à constituer cette grande organisation criminelle que nous vîmes soudain apparaître
devant nous après le 7 novembre 1918 et qui fit la révolution.
Quant au front lui-même, il n'avait, à vrai dire, rien de commun avec elle. Ceux du front étaient
naturellement tous animés d'un fervent désir de paix. Mais c'était justement ce fait, et ce fait seul, qui
constituait pour la révolution un danger des plus sérieux.
Car lorsque, après l'armistice, les armées allemandes commencèrent à se rapprocher du pays natal, les
révolutionnaires d'alors, pleins d'effroi, étaient obsédés par cette unique question : « Que vont faire les
troupes du front ? Est-ce que les poilus1 vont tolérer cela ? »
Pendant ces semaines-là, il fallait qu'extérieurement tout au moins, la révolution parût très modérée,
sinon elle risquait d'être soudain taillée en pièces avec la vitesse de la foudre par quelques divisions
allemandes.
Car si, alors, un seul général avait décidé de faire descendre à coups de fusil, par sa division fidèlement
dévouée, toutes les loques rouges, de faire aligner nu mur les « conseils de soldats », de briser les
résistances possibles à coups de minenwerfer ou de grenades, en moins de quatre semaines cette
division se serait grossie d'assez d'hommes pour pouvoir donner naissance à soixante divisions.
C'était cette pensée qui faisait le plus trembler les Juifs, qui tiraient les ficelles. Et cette crainte les
détermina à maintenir à la révolution une allure assez modérée : la révolution ne devait pas dégénérer en
bolchevisme, mais devait au contraire, étant donné les circonstances, jouer hypocritement le régime du
calme et de l'ordre.
De là, ses nombreuses et importantes concessions, son appel au vieux corps des fonctionnaires, aux
vieux chefs de l'armée. On avait besoin d'eux, au moins pour un certain temps, et ce n'était qu'après que
ces hommes, véritables têtes de Turcs, auraient fait l'office qu'on attendait d'eux, que l'on pouvait oser
leur décocher les coups de pieds qui leur étaient dus et arracher la République des mains des anciens
serviteurs de l'Etat pour la livrer aux griffes des vautours de la révolution.
C'était par ce moyen seul que l'on pouvait espérer duper de vieux généraux et de vieux fonctionnaires de
l'Etat, afin de désarmer d'avance une résistance éventuelle de leur part, en présentant ce nouvel état de
choses sous des apparences d'innocence et de douceur.
Cette manœuvre a très bien réussi, l'expérience l'a démontré.
1
Feldgraue est l'équivalent de Poilu.
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Hitler A.
Mon Combat
Seulement, la révolution n'avait pas été faite par des éléments d'ordre et de calme, mais bien plutôt par
des éléments d'émeute, de vol et de pillage. Et si, pour ces derniers, le développement de la révolution
n'était pas celui qu'ils avaient voulu, il n'était pas davantage possible, pour des raisons de tactique
politique, qu'elle prît le cours qui aurait le plus favorisé leurs goûts.
Par son accroissement progressif, la Social-Démocratie avait de plus en plus perdu son caractère de
parti révolutionnaire brutal. Ce n'était pas qu'elle eût mentalement adopté un but autre que celui de la
révolution ou que ses chefs aient jamais eu d'autres intentions que les siennes : pas du tout !
Mais il ne restait, en fin de compte, que ces intentions et un corps de partisans qui n'était plus apte à
passer aux actes. Avec un parti de dix millions de membres, on ne peut plus faire une révolution.
Dans un mouvement de cette importance, on n'a plus devant soi un parti extrême, mais la grande masse
centrale, donc une multitude paresseuse. A ce propos, il faut encore mentionner la scission provoquée
par les Juifs dans la Social-Démocratie ; je m'explique : pendant que le parti social-démocrate, en raison
de l'inertie paresseuse de sa masse, s'aggripait comme un bloc de plomb à la défense nationale, on sut
extraire de ce parti ses éléments radicaux-activistes et on les constitua en colonnes d'assaut qui
constituaient des troupes de choc particulièrement redoutables.
Le parti indépendant et l'association spartakiste constituèrent les bataillons d'assaut du marxisme
révolutionnaire. Leur mission était de parfaire l'œuvre que la masse du parti social-démocrate, préparée à
ce rôle depuis plusieurs dizaines d'années, pouvait dès lors exploiter.
La bourgeoisie couarde fut, à cet égard, appréciée à sa juste valeur par le marxisme et traitée tout
simplement « en canaille »1. On ne s'en occupa d'ailleurs pas du tout, sachant que l'obséquiosité
rampante de cette formation politique, composée d'une génération vieille et usée, ne serait jamais
capable d'opposer une résistance sérieuse.
Puisque la révolution avait réussi et que les appuis principaux de l'ancien Etat pouvaient être considérés
comme réduits à néant, que l'armée du front commençait à surgir comme un sphinx inquiétant, il fallait
freiner le développement naturel de la révolution.
Le gros de l'armée social-démocratique occupait la position conquise et les bataillons d'assaut
indépendants et spartakistes furent mis de côté.
Cela ne se passa pourtant pas sans combat.
Ce n'est pas seulement parce que les formations d'attaque les plus fébrilement actives se sentaient
trompées dans leurs espérances et voulaient continuer à piller autour d'elles, que leur vacarme effréné
était redouté par ceux qui tiraient les ficelles de la révolution.
Car à peine le bouleversement était-il accompli qu'il donnait lieu lui-même aussitôt, semble-t-il, à la
formation de deux camps, à savoir : le parti du calme et de l'ordre et le groupe de la terreur sanglante.
Alors quoi de plus naturel que de voir notre bourgeoisie se rendre avec armes et bagages dans le camp
du calme et de l'ordre ? Pour une fois, ces misérables organisations politiques trouvaient une occasion de
passer aux actes. Sans éprouver le besoin de le dire et au contraire en silence, il leur était permis de
mettre leurs pieds sur un sol résistant et de se solidariser, dans une certaine mesure, avec la puissance
qu'ils haïssaient le plus, mais qu'ils redoutaient encore davantage, au fond d'eux-mêmes. La bourgeoisie
allemande acquerrait ainsi le grand honneur de s'asseoir à la même table que les chefs marxistes trois
fois maudits, pour combattre les bolcheviks !
En décembre 1918 et janvier 1919, la situation se présentait donc déjà comme il suit :
1
En français dans le texte.
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Hitler A.
Mon Combat
C'est une minorité composée des pires éléments qui a fait la révolution et derrière elle marchaient
immédiatement tous les partis marxistes. La révolution elle-même conserve une physionomie modérée,
ce qui lui attire l'hostilité des extrémistes fanatiques. Ceux-ci commencent à lancer des grenades à main
et à faire crépiter des mitrailleuses, à occuper des monuments publics, bref à menacer la révolution
modérée. Pour bannir la crainte que ces menaces font concevoir, un armistice est conclu entre les
adeptes du nouvel état de choses et les partisans de l'ancien, afin d'être en mesure de mener désormais
en commun le combat contre les extrémistes. Le résultat est le suivant : les ennemis de la république
s'organisent pour combattre la République en elle-même, et ils aident à vaincre ceux-là mêmes qui, pour
des raisons toutes différentes, sont également des ennemis de cette république.
Un autre résultat, c'est que cette combinaison semble écarter tout danger d'un combat entre les partisans
de l'ancien Etat et ceux du nouveau.
On ne pourra jamais considérer assez souvent, ni avec assez d'attention, ce dernier fait : seul, celui qui
l'a saisi, peut comprendre comment il a été possible qu'un peuple, dont les neuf dixièmes n'ont pas fait la
révolution, dont les sept dixièmes n'en veulent pas, dont les six dixièmes en ont horreur, ait été, en fin de
compte, contraint à la révolution par un dixième de sa population.
Peu à peu les combattants des barricades, spartakistes, d'un côté et, de l'autre, les fanatiques et les
idéalistes nationalistes, perdirent tout leur sang ; et, dans la mesure même où ces deux partis extrêmes
s'usaient l'un contre l'autre, la masse du centre, comme toujours, restait victorieuse. La bourgeoisie et le
marxisme se rencontrèrent sur le terrain des faits acquis et la République commença dès lors à se
consolider. Ce qui n'empêcha pas d'ailleurs les partis bourgeois, surtout avant les élections, de revenir
pendant quelque temps encore à des idées monarchiques, associant, dans une même conjuration, les
esprits de ceux d'autrefois et les faibles lumières de leurs adeptes.
Cela n'était pas honnête, car la bourgeoisie avait au fond d'elle-même rompu depuis longtemps avec la
monarchie, et la malpropreté du nouvel état de choses avait déjà commencé à déteindre sur elle et à la
rendre sensible à sa corruption. Dans l'ensemble, le politicien bourgeois se sent aujourd'hui plus à son
aise dans la boue fétide du parti républicain que sur le roc demeuré propre de la forme d'Etat passée
dont il garde encore le souvenir.
*
Comme je l'ai déjà dit, les révolutionnaires furent forcés, après la destruction de l'ancienne armée, de se
créer un nouvel instrument de puissance pour consolider leur autorité dans l'Etat. Vu la situation, ils ne
pouvaient le trouver que parmi les partisans d'une conception de vie qui leur était diamétralement
opposée. Dans ce milieu seulement pouvait se former, quoique lentement, le corps d'une armée nouvelle
qui, limitée extérieurement par les traités de paix, pouvait être au cours du temps transformée
moralement pour devenir un instrument de la nouvelle conception de l'Etat.
Si on pose la question de savoir pourquoi, indépendamment de toutes les erreurs de l'ancien Etat qui en
furent la cause, la révolution put réussir en tant qu'action, on arrive aux réponses suivantes :
1° Parce que nos conceptions du devoir et de l'obéissance s'étaient ankylosées.
2° A cause de la lâche passivité de nos partis soi-disant conservateurs.
Il faut ajouter encore ce qui suit :
L'ankylose de nos notions de devoir et d'obéissance avait sa cause la plus profonde dans notre éducation
qui, orientée tout entière dans le sens de l'Etat, manquait de sens national. Il en résulte une confusion
entre les moyens et les buts. La conscience du devoir, l'observation du devoir et l'obéissance ne sont pas
des buts en soi, de même que l'Etat n'est pas un but en soi : ils doivent être seulement des moyens de
rendre possible et d'assurer l'existence sur cette terre d'une communauté d'êtres vivants, unis par des
affinités morales et physiques. A une heure où un peuple succombe visiblement et est livré, de toute
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Hitler A.
Mon Combat
évidence, à l'oppression la plus dure, grâce aux actes de quelques vauriens, l'obéissance et ''observance
du devoir envers ces derniers sont preuves d'un formalisme doctrinaire, et même de la folie pure, si,
d'autre part, le refus d'obéir et de faire son devoir eussent pu préserver le peuple de la ruine. D'après
notre conception bourgeoise actuelle de l'Etat, le commandant de la division, qui reçut l'ordre d'en haut
de ne pas tirer, a agi selon son devoir et, par conséquent, a eu raison de ne point tirer, parce que
l'obéissance formelle et aveugle est plus précieuse aux yeux des bourgeois que la vie de leur propre
peuple. Mais, selon la conception national-socialiste, ce n'est pas l'obéissance à de faibles supérieurs,
c'est l'obéissance envers la communauté qui doit entrer en ligne de compte. A une heure pareille, c'est la
responsabilité personnelle devant la nation entière qui devient le devoir.
Si la révolution a réussi, c'est qu'une telle conception vivante de ces notions avait été perdue par notre
peuple ou plutôt par nos gouvernements.
En ce qui concerne le second point, on peut faire la remarque suivante :
La cause profonde de la lâcheté des partis « conservateurs » fut, en premier lieu, la disparition des
éléments, les meilleurs et les plus actifs de notre peuple, qui tombèrent au front. A part cela, nos partis
bourgeois, que nous pouvons désigner comme les seuls qui acceptaient pour base l'ancien Etat, étaient
convaincus qu'ils ne pouvaient défendre leurs opinions que sur le plan de l'esprit et par les armes de
l'esprit, parce que l'Etat, seul, avait le droit d'appliquer la force. Non seulement cette conviction porte le
stigmate d'une croissante dégénérescence, mais, en outre, elle est inadmissible à une époque où l'un
des adversaires politiques a depuis longtemps abandonné ce point de vue et déclare ouvertement qu'il
luttera, autant que possible, pour ces buts politiques, même par la violence. Au moment où le marxisme
surgit dans le monde de la démocratie bourgeoise dont il fut la conséquence, ses appels à mener la lutte
« seulement par les armes spirituelles » étaient un non-sens qui devait être cruellement expié un jour.
Car le marxisme lui-même défendit toujours le point de vue que l'emploi d'une arme était déterminé
seulement par des considérations d'opportunité, et que le droit d'y recourir se justifiait par le succès.
Les journées du 7 au 11 novembre prouvèrent à quel point cette conception était juste. A ce moment, le
marxisme n'eut aucun souci du parlementarisme, ni de la démocratie ; il leur asséna à tous les deux le
coup mortel par des bandes de criminels qui hurlaient et tiraient. Si les organisations de bourgeois
bavards restèrent à ce moment impuissantes, cela se conçoit. Après la révolution, quand les partis
bourgeois, quoique sous de nouveaux pavillons, surgirent de nouveau, et quand leurs braves chefs
sortirent en rampant de la protection des caves obscures et des greniers bien aérés, ils n'avaient rien
oublié et rien appris, comme c'est toujours le cas avec les représentants de vieux organismes. Leur
programme politique, c'était le passé, dans la mesure où ils ne s'étaient pas ralliés intérieurement aux
nouvelles circonstances, et leur but fut de pouvoir participer autant que possible au nouvel état de
choses, et leurs seules armes étaient leur parole.
Les partis bourgeois ont capitulé dans la rue de la façon la plus pitoyable, même après la révolution.
Quand il fut question de la loi sur la défense de la République, elle ne trouva d'abord pas de majorité1.
Mais, à l'aspect de deux cent mille marxistes qui manifestaient, une telle peur s'empara de nos « hommes
d'Etat » bourgeois, qu'ils acceptèrent cette loi contre leur conviction, pris de peur à l'idée que, dans le cas
contraire, la masse furieuse pourrait leur casser les reins à la sortie du Reichstag. Ce qui n'eut pas lieu,
malheureusement, parce que la loi fut adoptée.
Le nouvel Etat se développa donc comme s'il n'y avait aucune opposition nationale. Les seules
organisations qui eurent à cette époque le courage et la force de s'opposer au marxisme et aux masses
soulevées par lui, c'étaient d'abord les corps francs, ensuite les organisations d'auto-protection, les
1
L'adoption de cette loi (juillet 1922) nécessitait la majorité de deux tiers. Les populistes ne la votèrent que sous la
pression d'une grande manifestation socialiste (les nationalistes votant contre).
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Hitler A.
Mon Combat
gardes civiques, et enfin les ligues pour les traditions1, formées en majorité d'anciens combattants. Mais
leur existence ne provoqua non plus aucun revirement tant soit peu perceptible dans le développement
de l'histoire allemande, et pour les causes suivantes :
De même que les partis dénommés nationaux ne pouvaient exercer aucune influence, parce qu'ils ne
possédaient aucune puissance effective dans la rue, les prétendues ligues de protection ne purent
exercer aucune influence, parce que toute idée politique leur faisait défaut et surtout tout véritable but
politique.
Ce qui avait donné naguère la victoire au marxisme, ce fut la parfaite cohésion entre leur volonté politique
et leur brutalité dans l'action. Ce qui priva entièrement l'Allemagne nationale de toute influence sur le
développement du sort de l'Allemagne, ce fut l'absence d'une collaboration de la force brutale avec une
volonté nationale.
Quelle que fût la volonté des partis « nationaux », ils n'avaient pas la moindre force pour la faire
triompher, du moins dans la rue.
Les ligues de défense avaient la force, elles dominaient la rue et l'Etat, mais elles ne possédaient aucune
idée politique ni aucun but politique, pour lesquels leur force aurait pu être engagée, dans l'intérêt de
l'Allemagne nationale. Dans les deux cas, c'est l'astuce du Juif qui arriva par une persuasion habile (en
renforçant une tendance déjà existante), à faire en sorte que la situation se perpétuât et que le mal
s'approfondît.
Ce fut le Juif qui sut lancer par sa presse, avec une habileté infinie, l'idée d'un caractère « non-politique »
des ligues de défense, de même qu'il louait dans la lutte politique «les armes pures de l'esprit ». Des
millions d'imbéciles allemands discouraient ensuite en adoptant cette ânerie, sans pressentir le moins du
monde que, de cette façon, ils se désarmaient en pratique et se livraient sans défense au Juif.
Mais il y a une explication encore plus simple. Le manque de toute grande idée réformatrice a toujours
impliqué une limitation de la force combative. La conviction d'avoir le droit d'employer les armes les plus
brutales est toujours liée à l'existence d'une foi fanatique en la nécessité de la victoire d'un nouvel ordre
de choses révolutionnaire.
Un mouvement qui ne combat pas pour ces buts et ces idéals suprêmes, ne recourra donc jamais aux
moyens les plus extrêmes.
La proclamation d'une grande idée est le secret du succès de la Révolution française ; c'est à l'idée que
la révolution russe doit sa victoire ; et le fascisme ne reçut sa force que de l'idée de soumettre un peuple,
d'une manière bienfaisante, à une réforme des plus vastes.
Les partis bourgeois ne possèdent pas les capacités pour cela.
Mais non seulement les partis bourgeois voyaient leur but politique dans une restauration du passé : les
ligues de défense, dans la mesure où elles se préoccupaient de buts politiques, le faisaient aussi. De
vieilles tendances d'unions militaires et kyffhauseriennes2 prirent vie dans leur milieu et contribuèrent à
émousser, au point de vue politique, l'arme la plus tranchante que l'Allemagne possédait à ce moment, et
à la laisser dépérir en servant de lansquenet à la république. Qu'elles le fissent avec les meilleures
intentions, et surtout en parfaite bonne foi, cela ne change rien à l'incohérence fatale de leur évolution.
1
Freicorps : groupements recrutés dans l'ancienne armée, surtout parmi les officiers et les Étudiants. Selbstschutz,
Einwohnerwehr : organisations se rapprochant des gardes nationaux de lti4tt. Traditions verbande : unions de
membres d'anciens régiments dissous, etc.
2
Montagne où, selon la légende, Frédéric Barberousse dormait sous le charme d'un enchantement, pour ne se
réveiller que pour faire triompher l'idéal pangermaniste.
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Hitler A.
Mon Combat
Le marxisme obtint peu à peu dans la Reichswehr consolidée l'appui nécessaire pour son autorité, et il
commença alors, avec logique et esprit de suite, à licencier les ligues nationales de défense qui lui
paraissaient dangereuses et qui étaient devenues inutiles. Quelques-uns des chefs les plus audacieux,
dont on se méfiait, furent cités devant les tribunaux et mis sous les verrous. Tous furent frappés du sort
qu'ils avaient mérité par leur erreur.
*
Quand le parti national-socialiste fut fondé, ce fut la première fois que fit son apparition un mouvement
dont le but n'était pas, comme chez les partis bourgeois, la restauration mécanique du passé, mais
d'ériger à la place du mécanisme absurde de l'Etat actuel un Etat organique raciste.
Dans le Kyffhauserbund étaient réunies, déjà avant la guerre, toutes les associations patriotiques
d'anciens militaires, d'étudiants, etc.
Le jeune mouvement, dés son premier jour, adopta le point de vue qu'il fallait propager ses idées par les
moyens spirituels, mais que cette propagande devait être étayée, le cas échéant, sur la force brutale.
Fidèle à sa foi en l'énorme importance de la nouvelle doctrine, il considérait comme évident qu'aucun
sacrifice ne peut être trop grand en vue du but à atteindre.
J'ai déjà indiqué qu'il y a des moments où un mouvement qui veut conquérir le cœur d'un peuple est
obligé de trouver, dans ses propres rangs, la défense contre les tentatives de terreur ennemies. C'est
aussi une des leçons éternelles de l'histoire qu'une idée philosophique appuyée par la terreur ne peut
jamais être vaincue par des méthodes administratives abstraites, mais seulement par une nouvelle idée
philosophique, se traduisant en actions aussi audacieuses que décidées. Ce fait sera toujours
désagréable aux protecteurs officiels de l'Etat, mais c'est un fait indéniable. Les dirigeants peuvent
garantir la tranquillité et l'ordre seulement dans le cas où l'Etat correspond à l'idée philosophique
répandue dans le pays, de façon que les éléments de violence puissent être taxés de criminels isolés, au
lieu d'être considérés comme les représentants d'une idée diamétralement opposée aux opinions
officielles. Si tel est le cas, l'Etat peut employer pendant des siècles les mesures de répression les plus
violentes contre la terreur qui le menace, à la fin il sera impuissant contre elle, et il succombera.
L'Etat allemand est assailli bien rudement par le marxisme. Dans une lutte qui dure depuis soixante-dix
ans, non seulement il n'a pu empêcher le triomphe de cette idéologie, mais il a été forcé de capituler
presque sous tous les rapports, en dépit de milliers d'années de bagne et de prison, et des répressions
les plus sanglantes dont il frappait les militants de cette idéologie marxiste qui le menaçait. (Les
dirigeants d'un Etat bourgeois essayeront de nier tout cela, mais en vain.)
L'Etat qui, le 9 novembre 1918, capitula sans conditions devant le marxisme, ne pouvait, du jour au
lendemain, s'en rendre maître ; au contraire : les bourgeois idiots, assis dans les fauteuils ministériels,
radotent déjà aujourd'hui de la nécessité de ne pas gouverner contre les ouvriers, ce qui signifie pour eux
« contre les marxistes ». En identifiant l'ouvrier allemand avec le marxisme, ils commettent non
seulement une falsification, aussi lâche que mensongère, de l'histoire, mais ils s'efforcent de dissimuler
ainsi leur propre effondrement devant l'idée et l'organisation marxistes.
En présence de la subordination complète de l'Etat actuel au marxisme, le mouvement national-socialiste
a d'autant plus le devoir, non seulement de préparer par les armes de l'esprit le triomphe de son idée,
mais aussi celui d'organiser, sous sa propre responsabilité, la défense contre la terreur de l'Internationale
ivre de sa victoire.
J'ai déjà décrit comment, dans la pratique, un service d'ordre fut créé pour nos réunions, et comment il
revêtit peu à peu le caractère d'un service de police générale ayant des cadres organisés.
Quoique sa structure qui s'édifiait peu à peu ressemblât beaucoup à ce qu'on nommait les « ligues de
défense » nationales, il n'y avait, en réalité, aucune comparaison entre celles-ci et celle-là.
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Hitler A.
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Comme je l'ai dit, les organisations allemandes de défense n'avaient aucune idée politique précise. Elles
n'étaient réellement que des ligues de protection particulières, avec une préparation et une organisation
appropriées, de sorte qu'elles ne constituaient qu'un complément illégal aux moyens légaux de l'Etat.
Leur caractère de corps francs ne se motivait que par leur constitution et par la situation de l'Etat à cette
époque ; mais leur titre ne leur convenait aucunement, parce qu'elles n'étaient que des organisations
privées, ne luttant que pour des convictions particulières. Elles ne remplissaient nullement leur but, en
dépit de l'attitude hostile de quelques chefs et même de ligues entières envers la république. Car il ne
suffit pas d'être convaincu de l'infériorité d'un état de choses existant pour établir une conviction dans le
sens supérieur de ce mot ; celle-ci ne prend racine que dans, la prescience intime d'un nouvel état de
choses et dans le pressentiment qu'il est nécessaire ; elle ne prend racine que dans la lutte pour
l'instauration de ce nouvel état de choses, lutte considérée comme la tâche suprême de la vie.
Ce qui distingue essentiellement le service d'ordre du mouvement national-socialiste de cette période de
toutes les ligues de défense, c'est qu'il ne fut ni ne voulut être, même dans la plus faible mesure, le
serviteur des conditions créées par la révolution, mais qu'il combattit exclusivement pour une Allemagne
nouvelle.
Ce service d'ordre avait, il est vrai, au début le caractère d'un service de protection des salles. Sa
première tâche était limitée : il devait assurer la possibilité de tenir des réunions sans que l'adversaire pût
les saboter. Il avait d'ores et déjà été créé pour attaquer à fond, non par adoration exclusive de la
matraque - comme on le prétendait dans les stupides cénacles des racistes allemands1 - mais parce que
l'idée la plus élevée peut être étouffée si son protagoniste est assommé d'un coup de matraque. C'est un
fait que bien souvent, dans l'histoire, les têtes les plus nobles tombèrent sous les coups des derniers des
ilotes. Notre organisation ne considérait pas la violence comme but en soi, mais voulait protéger contre la
violence ceux qui poursuivaient des buts idéaux. Et elle comprit en même temps qu'elle n'avait pas à
assumer la protection d'un Etat qui n'accordait aucune protection à la nation, mais qu'elle devait, au
contraire, se charger de la défense de la nation contre ceux qui voulaient détruire le peuple et l'Etat.
Après la bataille de la réunion dans le Hofbrauhaus de Munich, notre service d'ordre reçut, une fois pour
toutes, en commémoration constante des attaques héroïques de la petite troupe de naguère, le nom de
section d'assaut. Comme ce nom l'indique, il ne désigne qu'une section du mouvement. C'en est un
membre, tout comme la propagande, la presse, les institutions scientifiques et les autres membres du
même parti.
Nous avons pu voir, non seulement au cours de cette réunion mémorable, mais aussi dans nos tentatives
de faire rayonner notre mouvement dans le reste de l'Allemagne, combien cette organisation était
nécessaire. Quand le marxisme commença à voir en nous un danger, il ne laissa passer aucune
occasion pour étouffer dans l'œuf toute tentative de tenir une réunion national-socialiste, ou, le cas
échéant, il chercha à l'empêcher par le sabotage. Il va de soi que, dans toutes ces occasions, les
organisations officielles des partis marxistes de toutes nuances couvraient aveuglément toutes ces
intentions de sabotage, cela jusque parmi les assemblées élues. Mais que doit-on dire des partis
bourgeois, qui, assommés eux-mêmes par Ie marxisme, n'osaient pas, dans beaucoup de localités,
laisser parler en public leurs orateurs, et qui, suivant des yeux cependant tous nos combats contre les
m3rxistes, assistaient à nos quelques échecs avec une satisfaction béate tout à fait incompréhensible. Ils
étaient heureux de voir que celui qu'ils n'avaient pu vaincre, celui qui les avait vaincus eux-mêmes, ne pût
être brisé par nous non plus. Que penser de ces fonctionnaires, de ces préfets de police, de ces
ministres même, qui, avec un manque de caractère tout à fait scandaleux, prenaient extérieurement des
attitudes d'hommes « patriotes », mais qui, dans tous les conflits des nationaux-socialistes avec le
marxisme, rendaient les services les plus vils à ce dernier ? Que penser d'hommes qui, pour de
misérables louanges dans les journaux juifs, tombèrent si bas qu'ils poursuivirent sans crier gare ces
mêmes hommes à l'héroïsme desquels ils étaient en partie redevables de ne pas avoir été pendus,
quelques années plus tôt, par la meute rouge, et de ne pas avoir été des cadavres déchiquetés,
accrochés à une lanterne.
1
Les deutsch-völkische furent une organisation qui faisait concurrence aux hitlériens pour la propagande des idées
racistes ; elle disparut peu à peu.
- 277 -
Hitler A.
Mon Combat
Ce sont là des faits si tristes, qu'ils inspirèrent une fois à feu le préfet Pi7hner - cet homme inoubliable,
qui, dans sa stricte droiture, détestait ces reptiles avec toute la force d'un homme de cœur - cette dure
parole : « Toute ma vie, je n'ai voulu être qu'un Allemand, et ensuite un fonctionnaire ; et je ne veux pas
qu'on me confonde jamais avec ces créatures, qui, fonctionnaires catins, se prostituent à tout venant,
susceptible de passer pour le maître de l'heure. »
Ce qui est surtout triste, c'est que cette engeance soumit non seulement peu à peu des dizaines de
milliers de serviteurs les plus honnêtes et les plus loyaux de l'Etat allemand, m3is leur inocula aussi peu à
peu son propre minque de principes ; elle poursuivit ensuite les plus honnêtes avec une haine féroce, elle
les délogea enfin de leurs postes et fonctions, tout en continuant à se présenter, avec une hypocrisie
mensongère, sous l'étiquette de « nationaux ».
Nous n'avions jamais à espérer aucun secours de tels hommes, et nous ne l'avons obtenu en effet que
très rarement. Seul, le développement de nos propres services de protection pouvait garantir la sécurité
de notre mouvement, et lui attirer en même temps l'attention et l'estime générales qu'on octroie à celui
qui se défend lui-même quand on l'attaque.
Notre idée directrice pour l'organisation intérieure de cette section d'assaut, fut toujours d'en faire, outre
une , troupe de choc parfaite, une force morale inébranlablement pénétrée de l'idéal national-socialiste, et
d'y faire régner la discipline la plus stricte. Elle ne devait avoir rien de commun avec une organisation
bourgeoise de défense, ou avec une société secrète.
Les raisons pour lesquelles je m'opposai à cette époque ; de la façon la plus ferme aux tentatives de
donner aux sections d'assaut la forme de ligues de défense, sont fondées sur les considérations
suivantes :
Au point de vue purement pratique, l'éducation militaire d'un peuple ne peut être faite par des ligues
privées, si ce n'est avec d'énormes secours financiers de la part de l'Etat. Penser autrement eût été
surestimer grandement ses propres possibilités. Il est impossible, en appliquant ce qu'on nomme « la
discipline volontaire », de dépasser certaines limites dans la formation d'organisations qui possèdent une
valeur militaire. L'instrument le plus essentiel du commandement - la faculté de punir - fait ici défaut. Au
printemps 1919, il était encore possible de constituer ce qu'on appelle des « corps francs », mais cela
pouvait se faire parce qu'ils étaient composés d'anciens combattants, qui, pour la plupart, étaient déjà
passés par l'école de l'ancienne armée, mais aussi parce que le genre d'obligations imposées aux
hommes impliquait une obéissance militaire inconditionnelle.
Ces prémisses font complètement défaut pour les « ligues de défense » volontaires. Plus la ligue est
vaste, plus la discipline est relâchée ; moins on peut exiger de chaque membre, plus l'ensemble prend
l'aspect des anciennes associations de militaires et de vétérans. Une préparation volontaire au service
militaire, sans pouvoir de commandement inconditionnel, ne pourra jamais être appliquée aux grandes
masses. Ceux qui, de leur propre gré, se soumettront à la contrainte de l'obéissance, toute naturelle dans
l'armée, seront toujours une minorité. Ensuite, un véritable entraînement ne peut être appliqué à cause
de l'insuffisance ridicule des moyens à la disposition des ligues de défense. Le plus solide entraînement
aurait dû être la tâche essentielle de telles institutions. Huit ans ont passé depuis la guerre, et, pendant
ce temps, pas une classe de notre jeunesse allemande n'a reçu un entraînement régulier. La tâche d'une
ligue de défense ne peut être seulement celle d'englober les hommes ayant déjà reçu l'entraînement
dans le passé, parce que, dans ce cas, on pourrait mathématiquement établir à quel moment son dernier
membre quitterait la ligue. Même le plus jeune soldat de 1918 sera, dans vingt ans, sans valeur militaire,
et nous nous approchons de cet état de choses avec une rapidité inquiétante. Tout ce qu'on nomme les
ligues de défense acquerra alors inévitablement le caractère des anciennes associations de vétérans. Or,
tel ne doit pas être une institution qui se nomme non pas association d'anciens combattants, mais Ligue
de défense, et qui s'efforce d'exprimer, par son nom même, qu'elle voit sa mission non seulement dans le
maintien des traditions et des liens entre les anciens soldats, mais aussi dans la propagation des idées
de défense nationale et dans l'application pratique de ces idées, c'est-à-dire dans la formation d'un corps
apte à cette défense.
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Hitler A.
Mon Combat
Mais cette tâche implique alors inévitablement l'entraînement des éléments qui n'ont pas encore reçu de
préparation militaire, et cela, dans la pratique, est réellement impossible. On ne peut vraiment créer un
soldat avec un entraînement d'une ou de deux heures par semaine. Avec les exigences croissantes,
vraiment énormes, que le service militaire impose actuellement au soldat, un service militaire de deux ans
est tout juste suffisant pour transformer un jeune homme en un soldat.
Nous avons tous vu au front les conséquences terribles que le manque de préparation au métier militaire
avait pour les jeunes recrues. Des formations volontaires, qui avalent été soumises à un entraînement de
fer pendant quinze à vingt semaines, et animées de l'esprit de sacrifice le plus élevé, ne représentaient
néanmoins . au front que de la chair à canon. Seules, les jeunes recrues ayant subi un entraînement de
quatre à six mois et encadrées dans les rangs de vieux soldats expérimentés, pouvaient devenir des
éléments utiles dans leur régiment ; ils étaient, en cela, guidés par les « anciens » et s'adaptaient peu à
peu à leur tâche.
En face de ces faits, combien paraît désespérée la tentative de créer une troupe sans pouvoir de
commandement défini, sans moyens suffisants, par un soi-disant entraînement d'une à deux heures par
semaine i On peut, de cette façon, maintenir en forme peut-être d'anciens soldats, mais on ne
transformera jamais de la sorte des jeunes gens en soldats.
On peut encore prouver l'inefficacité de ce prétendu entraînement par le fait suivant : lorsqu'une telle
ligue de défense volontaire, au prix des plus grands efforts, et avec mille difficultés, essayait d'entraîner
militairement quelques milliers d'hommes dévoués (pour les autres, elle n'existe même pas !), l'Etat
brisait par ses directives pacifistes et démocratiques l'élan de millions et de millions de jeunes gens,
empoisonnait leur âme patriotique et les transformait peu à peu en un troupeau de moutons supportant
patiemment tout arbitraire.
A côté de cela, combien faibles et ridicules paraissent tous les efforts des ligues de défense pour
transmettre leurs idées à la jeunesse allemande !
Mais presque plus essentiel encore est le point de vue suivant, qui me fit toujours prendre position contre
toute tentative d'une soi-disant préparation militaire sur la base des organisations volontaires :
Même en admettant que, malgré toutes les difficultés indiquées plus haut, une ligue réussisse quand
même, au cours des années, à transformer une certaine quantité d'Allemands en hommes entraînés
militairement, aussi bien moralement que physiquement et techniquement, le résultat serait encore nul
dans un Etat qui, par toute sa politique, ne désire nullement une telle préparation militaire, qui la déteste
même, parce qu'elle est en pleine contradiction avec les buts intimes de ses dirigeants, les destructeurs
de la nation.
Dans tous les cas, un tel résultat serait sans valeur avec des gouvernements qui non seulement ont
prouvé que la force militaire de la nation n'a aucune valeur à leurs yeux, et qui, surtout, n'ont pas le
moindre désir de se servir de cette force, si ce n'est pour la défense de leur propre existence, si funeste.
Actuellement, il en est encore ainsi. N'est-il pas ridicule, vraiment, d'entraîner militairement quelques
dizaines de milliers d'hommes au crépuscule, alors que l'Etat, il y a quelques années, abandonna
honteusement huit millions et demi de soldats les mieux entraînés ? Alors que non seulement il ne voulut
pas s'en servir, mais les livra, en reconnaissance de leurs sacrifices, aux insultes de la populace. On
voudrait donc former des soldats pour défendre un régime qui a sali les plus glorieux soldats de jadis, qui
a craché sur eux, qui leur a laissé arracher leurs croix et leurs insignes, qui leur a enlevé leurs cocardes,
a piétiné leurs drapeaux et dénigré leurs exploits ? Est-ce que le régime actuel a fait un seul pas pour
restaurer l'honneur de l'ancienne armée, pour traduire en justice ses destructeurs et ses détracteurs ?
Pas le moindre ! Au contraire : nous les voyons trôner dans les plus hautes charges de l'Etat. N'a-t-on
pas dit à Leipzig : « Le droit suit la force à la remorque. » Mais comme la force, aujourd'hui, dans notre
république, est entre les mains des mêmes hommes qui ont attisé la révolution, comme cette révolution
est la trahison la plus lâche, l'ignominie la plus basse dans toute l'histoire de l'Allemagne, on ne peut,
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Hitler A.
Mon Combat
vraiment, trouver aucune raison d'augmenter précisément la puissance de ces individus-là en créant une
jeune armée nouvelle. Tous les arguments de la raison s'y opposent.
Le cas que faisait cet Etat, après la révolution de 1918, d'un renforcement de sa position au point de vue
militaire, est clairement et ostensiblement démontré par son attitude envers les grandes organisations
d'auto-protection existantes à cette époque. Aussi longtemps qu'elles avaient à assumer la protection des
créatures révolutionnaires si lâches, elles n'étaient pas indésirables. Mais dans la mesure où, grâce à
l'avachissement croissant de notre peuple, le danger pour ces créatures paraissait s'évanouir, et
l'existence des ligues signifiait alors un renforcement au point de vue national, on les considéra comme
superflues, on fit tout pour les désarmer, et même, autant que c'était possible, pour les dissoudre.
L'histoire ne connaît que de rares exemples de la gratitude des souverains. Mais, seul, un patriote néobourgeois pouvait espérer compter sur la gratitude d'incendiaires et d'assassins révolutionnaires, de ces
hommes qui se sont enrichis en spoliant le peuple, de ces traîtres à la nation. En étudiant la question de
savoir s'il fallait créer des ligues de défense volontaires, je me demandais : pour qui vais-je entraîner ces
jeunes gens ? A quels buts seront-ils employés et quand seront-ils appelés ? La réponse à ces questions
donnait en même temps les meilleures directives pour notre propre conduite.
Si l'Etat actuel doit jamais faire appel à ces formations entraînées, il ne le fera pas pour défendre les
intérêts nationaux à l'extérieur, mais seulement pour la défense des oppresseurs de la nation, malgré la
fureur générale du peuple trompé, trahi et vendu, qui éclatera peut-être un jour.
Nos sections d'assaut ne devaient donc, pour cette seule raison, avoir rien de commun avec une
organisation militaire. C'était un instrument de protection et de propagande du mouvement nationalsocialiste, et ses tâches étaient d'un tout autre ordre que celui des organisations nommées ligues de
défense.
Mais ce ne devait pas être non plus une association secrète. Le but d'organisations secrètes ne peut être
qu'illégal. Cela limite le cadre d'une telle organisation. Il n'est pas possible, surtout quand on connaît le
penchant au bavardage du peuple allemand, de créer une organisation tant soit peu considérable et en
même temps de garder le secret ou même de voiler ses buts. De telles intentions ont déjà été déjouées
mille fois. Non seulement nos institutions policières ont aujourd'hui à leur disposition tout un état-major de
souteneurs et d'autres canailles, qui trahissent pour les trente deniers de Judas et qui inventeraient plutôt
des trahisons imaginaires. Jamais on ne peut obtenir de ces propres partisans le silence nécessaire en
pareil cas. Seuls, de tout petits groupements, après des années de filtrage, pourraient acquérir le
caractère de véritables organisations secrètes. Mais l'exiguïté même de pareilles formations leur
enlèverait toute valeur pour le mouvement national-socialiste. Ce dont nous avions besoin, ce n'étaient
pas de cent ou deux cents conspirateurs audacieux, mais de centaines de milliers de militants fanatiques
épris de notre idéal. Il fallait travailler non pas dans des conciliabules secrets, mais par de puissantes
démonstrations de masses, et ce n'était point par le poignard ou le poison ou le revolver que le
mouvement pouvait vaincre, c'était seulement par la conquête de la rue. Nous devions faire comprendre
au marxisme que le national-socialisme était le maître futur de la rue, et qu'il serait un jour le maître de
l'Etat.
Le danger des organisations secrètes est encore actuellement dans le fait que leurs membres perdent
souvent toute notion de la grandeur de leur tâche, et qu'ils croient que le sort d'un peuple peut être
décidé par un meurtre. Une telle opinion peut avoir sa raison d'être historique, dans le cas où le peuple
pâtit sous la tyrannie de quelque oppresseur de génie, dont on sait que, seule, la personnalité
extraordinaire garantit la solidité intérieure et le caractère terrifiant de cette oppression. Dans un tel cas,
un homme prêt au sacrifice peut surgir des rangs du peuple pour plonger le fer dans le sein de l'homme
détesté. Et seulement l'esprit républicain de petits lâches peut voir dans cet acte un motif de réprobation.
N'oublions pas que Schiller, le plus grand pionnier de la liberté de notre peuple, a osé, dans son
Guillaume Tell, glorifier un tel meurtre.
Dans les années 1919 et 1920 existait le danger que les associations secrètes, entraînées par les grands
exemples de l'histoire et heurtées par les calamités sans bornes de la patrie, essayassent de se venger
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Hitler A.
Mon Combat
sur les fauteurs des malheurs de la patrie, pensant mettre fin de cette façon à la détresse du peuple.
Toute tentative pareille eût été un non-sens, parce que le marxisme avait triomphé non pas grâce au
génie supérieur d'un chef quelconque, mais à cause de la faiblesse pitoyable et sans bornes, à cause du
lâche renoncement du monde bourgeois. Le reproche le plus cruel qu'on puisse faire à notre bourgeoisie,
c'est de constater que la révolution n'a pas mis en vedette le moindre cerveau, mais qu'elle l'a soumise
quand même. On peut encore comprendre qu'on puisse capituler devant un Robespierre, un Danton, un
Marat, mais il est scandaleux de s'être mis à quatre pattes devant le grêle Scheidemann ou le gros
Erzberger, ou un Friedrich Ebert, et tous les autres innombrables nains politiques. Il n'y eut vraiment pas
une tête dans laquelle on aurait pu voir l'homme de génie de la révolution. Dans le malheur de la patrie, il
n'y avait que des punaises révolutionnaires, des spartakistes de pacotille en gros et en détail. Cela
n'aurait eu aucune importance si on en avait supprimé un ; le seul résultat aurait été qu'une poignée
d'autres sangsues, aussi nulles et aussi avides, auraient pris sa place.
La protestation la plus énergique n'était pas de trop pour combattre cette conception, qui avait eu sa
raison d'être dans de grands événements historiques, mais qui ne convenait nullement à notre époque
actuelle de nains.
Les mêmes considérations sont valables pour le cas de suppression de ceux qu'on appelle les traîtres au
pays. C'est un illogisme ridicule de fusiller un individu qui a dénoncé à l'ennemi la présence d'un canon,
tandis que, dans les postes les plus élevés du gouvernement, se trouvent des canailles qui ont vendu
tout un empire, qui ont sur leur conscience le vain sacrifice de deux millions de morts, qui portent la
responsabilité de millions d'invalides, et qui font en pleine tranquillité d'âme leurs « affaires »
républicaines. C'est un non-sens que de punir les petits traîtres dans un Etat où le gouvernement
innocente les grands traîtres. Car il pourrait arriver un jour qu'un idéaliste honnête, ayant, pour servir son
peuple, supprimé un vaurien qui a trahi aux armées, soit traîné en justice devant un jury de grands
traîtres. Alors, doit-on faire supprimer un traître par un autre traître ? Ou par un idéaliste ? Dans le
premier cas, le succès est douteux, et la trahison, pour l'avenir, est assurée ; dans l'autre cas, un petit
vaurien est éliminé, et la vie d'un idéaliste, peut-être irremplaçable, est menacée.
Du reste, mon attitude dans cette question est la suivante : on ne doit pas pendre les petits voleurs quand
les grands restent libres et impunis ; un jour, un tribunal national allemand aura à juger et à faire exécuter
quelques dizaines de milliers d'organisateurs responsables de la trahison de novembre et de tout ce qui
s'y rapporte. Un pareil exemple servira aussi au petit traître d'armes1, une fois pour toutes, de leçon
salutaire.
Toutes ces considérations m'ont amené à interdire, à plusieurs reprises, toute participation aux
associations secrètes, et à empêcher les sections d'assaut de prendre le caractère de ces associations.
J'ai tenu, dans ces années, le mouvement national-socialiste à l'écart d'expériences dont les exécuteurs
ont été pour la plupart d'admirables jeunes Allemands idéalistes ; mais leurs actes n'ont abouti qu'à leur
propre sacrifice, sans qu'ils aient pu améliorer dans la moindre mesure le sort de la patrie.
*
Si la S. A. ne devait être ni une organisation de défense militaire, ni une association secrète, il fallait tirer
de cela les conséquences suivantes.
1° Leur entraînement devait avoir lieu non pas sous l'angle de leur utilité militaire, mais sous celui de leur
conformité aux intérêts du parti.
Dans la mesure où leurs membres devaient se perfectionner au point de vue physique, le centre de
gravité ne devait pas être dans les exercices militaires, mais plutôt dans la pratique des sports. La boxe
et le jiu-jitsu m'ont toujours paru plus essentiels qu'un entraînement au tir, qui ne pouvait qu'être m3uvais,
parce qu'incomplet. Qu'on donne à la nation allemande six millions de corps parfaitement entraînés au
point de vue sportif, brûlants d'un amour fanatique pour la patrie et élevés dans un esprit offensif le plus
1
Ceux qui dénonçaient les dépôts d'armes clandestins aux autorités interalliées après la guerre. - N. d. T.
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Hitler A.
Mon Combat
intense ; un Etat national en saura faire, en cas de besoin, une armée en moins de deux ans, si toutefois
il y a des cadres. Ceux-ci sont constitués dans les circonstances actuelles par la Reichswehr, et non par
une ligue de défense empêtrée dans des demi-mesures. Le perfectionnement physique doit inoculer à
chacun la conviction de sa supériorité et lui donner cette assurance qui réside toujours dans la
conscience de sa propre force ; elle doit aussi leur donner les qualités sportives qui peuvent servir
d'armes pour la défense du mouvement.
2° Pour empêcher dès l'abord que la S. A. revête un caractère secret, il faut que, indépendamment de
son uniforme auquel tous peuvent immédiatement la reconnaître, ses effectifs, par leur nombre même,
soient utiles pour le mouvement et connus de tous. Elle ne doit pas siéger en secret ; elle doit marcher à
ciel découvert et se consacrer à une activité qui dissipe définitivement toutes les légendes sur son «
organisation secrète ». Pour préserver aussi son esprit de toutes les tentations de nourrir son activité par
de petites conspirations, on devait, dès le début, l'initier complètement à la grande idée du mouvement et
l'entraîner si entièrement à la tâche de la défense de cette idée, que son horizon s'élargirait aussitôt et
que chacun de ses membres ne verrait plus sa mission dans l'élimination de tel filou plus ou moins grand,
mais le don total de soi en vue de l'édification d'un nouvel Etat national-socialiste et raciste. De cette
façon, la lutte contre l'Etat actuel était élevée au-dessus de l'atmosphère de petits actes de vengeance et
d'activités de conspirateurs ; elle parvenait au niveau d'une guerre de destruction pour une conception de
vie idéale contre le marxisme et ses formations.
3° Les formes de l'organisation de la S. A., ainsi que son uniforme et son équipement, ne devaient pas
suivre les modèles de l'ancienne armée ; elles devaient se conformer aux besoins de la tâche qui lui
incombait.
Ces idées qui me servaient de directives déjà dans les années 1920 et 1921, et que je m'efforçai
d'inoculer peu à peu à la jeune organisation, eurent pour résultat le fait que, dès la fin de l'été 1922, nous
possédions un nombre appréciable de centuries, qui reçurent, en automne 1922, l'habillement qui les
distinguait. Trois événements eurent une importance infinie pour le développement ultérieur de la S. A.
1° La grande démonstration de toutes les associations patriotiques contre la loi de défense de la
république sur le Königsplatz à Munich.
Les associations patriotiques de Munich avaient alors lancé l'appel de se réunir pour une manifestation
gigantesque, à Munich, pour protester contre l'introduction de la loi de défense de la république. Le
mouvement national-socialiste devait y participer aussi. Le défilé du parti, en rangs serrés, s'ouvrit par les
six centuries de Munich, suivies par les sections politiques du parti. Deux orchestres prirent part au défilé,
et on portait près de quinze drapeaux. L'arrivée des nationaux-socialistes sur la vaste place, déjà remplie
à moitié, déchaîna un enthousiasme sans bornes. Moi-même, j'eus l'honneur de prendre la parole devant
une foule comptant soixante mille hommes.
Le succès de cette manifestation fut foudroyant, surtout parce qu'il fut prouvé pour la première fois, en
dépit de toutes les menaces des rouges, que le Munich national pouvait aussi marcher dans la rue. Les
membres des associations de protection rouge républicaine, qui essayèrent d'agir par la terreur contre les
colonnes en marche, furent dispersés, la tête ensanglantée, en quelques minutes par les centuries des S.
A. Le mouvement national-socialiste a montré alors, pour la première fois, qu'il était décidé à l'avenir à
prétendre défiler dans la rue et à arracher ainsi ce monopole des mains des traîtres internationaux et des
ennemis de la patrie.
Le résultat de cette journée fut une preuve incontestable de ce que nos conceptions sur la structure de la
S. A. étaient bonnes, tant au point de vue psychologique qu'au point de vue de l'organisation.
Elle fut donc élargie énergiquement sur les bases qui lui avaient apporté le succès, et, peu de semaines
plus tard, nous avions mis sur pied une quantité double de centuries.
2° L'expédition à Cobourg en octobre 1922.
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Hitler A.
Mon Combat
Les ligues « racistes » avaient l'intention d'organiser, à Cobourg, ce qu'elles nommaient un « Congrès
allemand ». Je reçus aussi une invitation à ce Congrès, avec la prière d'amener quelques hommes. Cette
invitation, que je reçus à 11 heures, m'arrivait juste à point. Une heure après, les dispositions pour la
participation à ce Congrès allemand étaient déjà prises. Pour m'accompagner, je désignai huit cents
hommes de la S. A., qui, divisés en quatorze centuries, devaient être transportés de Munich, par un train
spécial, à Cobourg, devenue bavaroise1. Des ordres correspondants furent donnés aux autres
groupements de S. A. national-socialistes, qui s'étaient formés entre temps dans d'autres localités. C'était
la première fois qu'un tel train spécial traversait l'Allem3gne. Dans toutes les localités où de nouveaux
membres de la S. A. montèrent, notre voyage produisait une sensation énorme. Beaucoup de gens
n'avaient encore jamais vu nos drapeaux ; l'impression qu'ils produisirent fut grande.
Quand nous arrivâmes en gare de Cobourg, nous fûmes reçus par une délégation du comité des fêtes du
Congrès, qui nous transmit un ordre, intitulé « compromis », des syndicats locaux, ainsi que du parti
socialiste indépendant et du parti communiste, qui stipulait que nous ne devions pas entrer dans la ville ni
drapeaux déployés, ni musique en tête (nous avions amené avec nous notre orchestre de quarante-deux
hommes), ni en colonne serrée.
Je rejetai séance tenante ces humiliantes conditions, et
je ne manquai pas de faire entendre à messieurs les dirigeants de cette manifestation que le fait d'avoir
engagé des pourparlers et d'avoir conclu des compromis avec la municipalité socialiste me paraissait
surprenant ; et je déclarai que les centuries de la S. A. allaient aussitôt se mettre en rangs et marcher
dans la ville, avec leur fanfare et drapeaux déployés.
Et c'est ce qu'on fit.
Sur la place de la gare une foule hurlante et ricanante de milliers d'hommes nous reçut. « Assassins ! »,
« Bandits ! », « Criminels ! », tels furent les jolis petits noms que nous jetaient aimablement à la tête ces
fondateurs exemplaires de la république allemande. La jeune S. A. garda une tenue exemplaire, les
centuries se formèrent sur la place de la gare, ne prêtant d'abord aucune attention aux injures de la
populace. Des organes policiers apeurés pilotèrent d'abord notre marche par cette ville, inconnue de
nous tous, non pas, comme il était convenu, vers nos quartiers mais vers la salle du Hofbrauhaus, située
près du centre de la ville. A gauche et à droite de notre procession, le tumulte des masses populaires qui
nous suivaient augmentait toujours. A peine la dernière centurie était-elle entrée dans la cour de la salle
qu'une foule compacte, avec des cris assourdissants, essaya d'y pénétrer à notre suite. Pour les en
empêcher, la police fit fermer la salle. Comme cette situation était intenable, je mis la S. A. de nouveau
au garde-à-vous, je lui fis une courte allocution et j'exigeai de la police l'ouverture immédiate des portes.
Après une longue hésitation, ils consentirent à le faire.
Nous marchâmes donc de nouveau par le même chemin, mais en sens contraire, pour arriver à nos
quartiers, et cette fois il fallut réellement faire front. Comme les cris et les exclamations insultantes ne
pouvaient faire perdre leur sang-froid à nos centuries, ces représentants du vrai socialisme, de l'égalité et
de la fraternité, eurent recours aux pierres. Alors notre patience fut à bout et des coups tombèrent
comme grêle à droite et à gauche ; un quart d'heure plus tard, plus rien de rouge n'osait montrer le bout
du nez dans les rues.
La nuit, il y eut encore de dures rencontres. Des patrouilles de la S. A. avaient trouvé des nationauxsocialistes, assaillis isolément, dans un état atroce. Alors, on régla leur compte aux adversaires. Dès le
lendemain matin, la terreur rouge dont Cobourg avait souffert pendant des années était brisée.
Avec l'hypocrisie typique des marxistes-juifs, on essaya encore, par des proclamations, de lancer une fois
de plus les « camarades du prolétariat international » dans la rue, en affirmant, en falsifiant les faits, que
nos « bandes d'assassins » avaient commencé à Cobourg « une guerre exterminatrice contre les
1
Cobourg, avec son canton, qui faisait partie de l'ex-duché de Saxe-Cobourg-Gotha, venait de décider, par voie de
plébiscite, son rattachement avec la Bavière.
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Hitler A.
Mon Combat
ouvriers pacifiques ». A une heure et demie, une grande « démonstration populaire » devait avoir lieu, et
on y avait convié des dizaines de milliers d'ouvriers de la région. Fermement décidé à liquider
définitivement la terreur rouge, j'ordonnai, à midi, à la S. A., qui comptait quinze cents hommes, de former
une colonne, et je me mis avec elle en marche vers la citadelle de Cobourg, en passant par la grande
place où la démonstration hostile devait avoir lieu. Je voulais voir s'ils oseraient encore nous molester.
Quand nous pénétrâmes sur la place, il n'y avait, au lieu des dix mille hommes annoncés, que quelques
centaines de pauvres bougres qui se tinrent cois à notre approche ou prirent la fuite.
En quelques endroits seulement, des détachements rouges qui étaient venus du dehors et qui ne nous
connaissaient pas encore, essayèrent de nouveau de s'en prendre à nous ; mais, en un tournemain, on
leur fit radicalement passer toute envie de le faire. Et alors on put voir comme la population, intimidée
jusqu'à ce moment, se réveilla peu à peu, prit courage, osa nous acclamer et, dans la soirée, à notre
départ, éclata en beaucoup d'endroits en acclamations joyeuses.
Tout à coup, le personnel du chemin de fer nous déclara à la gare qu'il ne conduirait pas notre train. Je fis
alors savoir à plusieurs des meneurs rouges que, dans ce cas, je comptais mettre la main sur autant de
bonzes rouges que j'en pourrais attraper, et que nous conduirions notre train nous-mêmes, en prenant
avec nous sur la locomotive, le tender et dans chaque voiture, quelques représentants de la solidarité
internationale. Je ne manquai pas d'attirer l'attention de ces messieurs sur le fait qu'un voyage entrepris
avec nos propres moyens serait, certes, une aventure infiniment risquée et que nous nous casserions
tous peut-être le cou. Mais nous pourrions alors, en tout cas, nous réjouir de ce que nous n'irions pas
faire ce plongeon dans l'au-delà tout seuls, mais en pleine égalité et fraternité avec les messieurs rouges.
Sur ce, le train partit exactement à l'heure, et nous arrivâmes de nouveau sains et saufs à Munich le
lendemain matin.
A Cobourg, la première fois depuis l'année 1914, fut ainsi rétablie l'égalité des citoyens devant la loi. Car
si, aujourd'hui, quelque fat de fonctionnaire supérieur prétend affirmer que c'est l'Etat qui protège la vie
de ses citoyens, ce n'était alors vraiment pas le cas ; car les citoyens devaient être protégés contre les
représentants mêmes de l'Etat.
L'importance de cette journée ne put être tout de suite appréciée dans toutes ses conséquences. Mais
les hommes de la S. A. victorieuse sentirent croître leur foi en eux-mêmes et en la sagacité de leurs
chefs.
Le monde environnant commença à s'occuper de nous, et nombreux furent ceux qui reconnurent, pour la
première fois, dans le mouvement national-socialiste, l'institution qui devait, selon toute probabilité,
préparer au marxisme une fin digne de lui
Seule, la démocratie gémit qu'on pût oser ne pas se laisser paisiblement bourrer le crâne, et que nous
ayons assumé, dans une république démocratique, le droit de repousser une attaque brutale par nos
poings et nos cannes, au lieu d'y répondre par des incantations pacifistes.
La presse bourgeoise, en général, fut piteuse, ou lâche comme toujours, et seuls quelques journaux
sincères se réjouirent qu'au moins à Cobourg, on eût su donner enfin sur les doigts aux bandits
marxistes.
A Cobourg même, du moins une partie des ouvriers marxistes, celle que nous considérions comme
égarée, avait appris, par l'enseignement des poings des ouvriers nationaux-socialistes, que ces ouvriers
aussi luttaient pour des idéaux, car on sait par l'expérience qu'on ne se bat que pour ce qu'on croit et ce
qu'on aime.
La S. A., elle-même, en retira le plus grand profit. Elle crût si rapidement qu'au congrès du parti, le 27
janvier 1923, déjà près de 6.000 hommes purent participer à la consécration du drapeau ; à cette
occasion, les premières centuries parurent entièrement habillées de leur uniforme nouveau.
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Hitler A.
Mon Combat
L'expérience de Cobourg avait démontré à quel point il était essentiel d'introduire une tenue uniforme
pour la S. A., non seulement pour fortifier l'esprit de corps, mais aussi pour éviter des confusions et
comme signe de reconnaissance. Jusqu'à présent, ils ne portaient que des brassards; maintenant s'y
ajoutèrent la vareuse et la casquette bien connues.
L'expérience de Cobourg eut encore cette importante conséquence : nous commençâmes à briser
méthodiquement la terreur rouge dans toutes les localités où celle-ci avait, depuis des années, empêché
toute réunion d'autres partis, et à rétablir la liberté de réunions. A partir de ce moment, nous avons
concentré nos bataillons nationaux-socialistes dans de telles localités, et peu à peu les citadelles rouges
de la Bavière tombèrent l'une après l'autre devant la propagande nationale-socialiste. La S. A. s'est
toujours de plus en plus adaptée à sa tâche, elle s'est éloignée de plus en plus du type d'un mouvement
de défense sans but et sans importance vitale, et elle se haussa jusqu'au rôle d'une organisation vivante
de combat pour la création d'un nouvel Etat allemand.
Le développement logique se poursuivit jusqu'au mois de mars 1923. A ce moment se produisit un
événement qui me força de faire dévier le mouvement de la voie établie, et de l'amener à une
transformation.
3° L'occupation du territoire de la Ruhr par les Français, dans les premiers mois de l'année 1923, eut une
grande importance pour le développement de la S. A.
Il n'est pas encore possible aujourd'hui, et cela ne correspond surtout pas à l'intérêt national, de parler ou
d'écrire là-dessus en pleine liberté. Je ne puis en parler que dans la mesure où ce sujet a déjà été abordé
dans des discussions publiques, et où il a été ainsi porté à la connaissance de tous.
L'occupation de la Ruhr, qui ne fut point une surprise pour nous, fit naître l'espoir bien fondé que,
maintenant, on allait rompre avec la politique lâche des reculades et qu'on devait assigner aux lignes de
défense une tâche parfaitement définie. La S. A. aussi, qui comptait alors dans ses rangs plusieurs
milliers d'hommes jeunes et pleins de force, ne pouvait se refuser à prendre part à ce service national. Au
printemps et au cours de l'été de l'année 1923, s'accomplit sa transformation en une organisation militaire
de combat. C'est à cette réorganisation qu'il faut attribuer, en grande partie, le développement ultérieur
des événements de l'année 1923 en ce qui concerne notre mouvement.
Comme je traite autre part, dans leurs grandes lignes, les événements de l'année 1923, je veux
seulement établir que la transformation de la S. A. de cette époque devait être nuisible pour le
mouvement, si les conditions qui motivaient cette réorganisation, c'est-à-dire la reprise d'une résistance
active contre la France, ne se trouvaient pas remplies.
La conclusion de l'année 1923, si terrible que cela puisse paraître à première vue, fut presque nécessaire
en se plaçant à un point de vue supérieur, parce qu'elle a empêché la transformation définitive de la S.
A., rendue inutile par l'attitude du gouvernement allemand et nuisible pour le mouvement lui-même ; aussi
reprit-on la marche dans la même voie dont on s'était écarté.
Le parti, réorganisé en 1925, doit reconstruire sa S. A. suivant les principes indiqués au début. Il doit
retourner aux saintes conceptions initiales et il doit considérer de nouveau, comme sa tâche la plus
essentielle, de créer dans sa S. A. un instrument pour la représentation et le renforcement de la lutte pour
l'idéal du mouvement.
Il ne doit pas tolérer que la S. A. se rabaisse au rôle d'une ligue de défense ou d'une association secrète ;
il doit, au contraire, s'efforcer de créer en elle une garde de cent mille hommes pour l'idéal nationalsocialiste et raciste.
10 : Le fédéralisme n'est qu'un masque
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Hitler A.
Mon Combat
Pendant l'hiver de 1919, et plus encore au printemps et pendant l'été de 1920, le jeune parti fut forcé de
prendre position sur une question qui avait déjà eu, pendant la guerre, une extraordinaire importance.
Dans la première partie de ce livre, lorsque je décrivais brièvement les symptômes que j'avais
personnellement constatés et qui annonçaient l'effondrement dont l'Allemagne était menacée, j'ai fait
allusion au genre de propagande usitée par les Anglais, et aussi par les Français, pour agrandir l'ancien
fossé qui séparait le Nord du Sud de l'Allemagne. Au printemps de 1915 avaient paru les premiers
pamphlets dirigés systématiquement contre la Prusse qu'ils rendaient seule responsable de la guerre. En
1916, cette campagne avait reçu sa forme définitive, aussi adroite que méprisable. Faisant appel aux
plus bas instincts, elle tendait à ameuter les Allemands du sud contre ceux du nord et elle avait
commencé à porter des fruits. On a le droit de reprocher aux autorités supérieures d'alors, aussi bien
dans le gouvernement que dans la direction de l'armée - ou, pour mieux dire, aux chefs de l'armée
bavaroise - et c est une inculpation dont ils ne pourront jamais se laver, de n'être pas intervenus avec la
résolution nécessaire pour faire cesser cette campagne ; mais Dieu les aveuglait et leur faisait oublier
leur devoir. On ne fit rien ! Au contraire, il semblait qu'en différents endroits, on la voyait d'un assez bon
œil ; on était peut-être assez borné pour se figurer que non seulement une pareille propagande barrerait
la route à l'évolution qui conduisait le peuple allemand à l'unité, mais aussi qu'elle renforcerait
automatiquement les tendances fédératives. Mais rarement, dans l'histoire, une négligence aussi perfide
a été plus cruellement punie. L'insulte qu'on voulait faire à la Prusse a atteint toute l'Allemagne. Elle eut
pour conséquence de hâter l'effondrement qui ne mit pas seulement l'Allemagne en pièces, mais tout
d'abord les Etats allemands eux-mêmes.
Ce fut dans la ville de Munich où la haine artificiellement attisée contre la Prusse s'était déchaînée avec
le plus de rage qu'éclata d'abord un soulèvement contre la maison royale héréditaire.
Il serait d'ailleurs faux de croire que la propagande ennemie pendant la guerre ait seule pu fabriquer de
toutes pièces ce mouvement d'opinion hostile à la Prusse et qu'il n'y ait pas des excuses à la décharge
du peuple qui tomba dans son piège. La façon incroyable dont fut organisée l'économie publique pendant
la guerre, la centralisation vraiment insensée qui mettait en tutelle toute l'étendue du Reich et l'exploitait
comme un escroc fait de ses dupes, telles sont les principales causes qui ont contribué à la naissance de
cette tournure d'esprit antiprussienne.
Car, pour l'homme du peuple du type courant, les offices de guerre, qui avaient, notez-le bien, leur
direction à Berlin, étaient Berlin même; et Berlin, c'était la Prusse.
Que cette entreprise de rapines, connue sous le nom d'offices de guerre, eût été organisée par des gens
qui n'étaient ni des Berlinois, ni des Prussiens, ni parfois même des Allemands, l'homme du peuple s'en
doutait à peine alors. Il ne voyait que les fautes grossières et les empiétements continuels de cette
odieuse organisation fonctionnant dans la capitale du Reich et faisait naturellement retomber toute sa
haine en même temps sur la capitale et sur la Prusse ; cela d'autant plus que d'un certain côté (le
gouvernement bavarois), non seulement on ne faisait rien pour réfuter cette interprétation des faits, mais
qu'on l'accueillait in petto avec un sourire complaisant.
Le Juif était trop malin pour ne pas comprendre dès alors que l'infâme campagne de pillages que, sous le
couvert des offices de guerre, il avait organisée aux dépens du peuple allemand, finirait, et devait
fatalement finir, par provoquer des résistances. Tant qu'elles ne lui sauteraient pas à la gorge, il n’avait
pas à les craindre. Mais, pour empêcher que l'explosion du désespoir et de l'indignation des masses ne
vienne à l'atteindre, il n'y avait pas de meilleure recette que de diriger vers un autre côté les éclats de leur
fureur et de l'épuiser ainsi.
Que la Bavière se contente de se quereller avec la Prusse et la Prusse avec la Bavière, à merveille ! Et
plus la querelle serait violente, mieux cela vaudrait pour lui ! Si les deux pays se combattaient avec
acharnement, la paix du Juif n'en serait que mieux assurée. L'attention générale fut ainsi complètement
détournée de ce maquignonnage international ; on sembla l'avoir absolument oublié. Lorsque le danger
que présentaient ces querelles commença à devenir évident et quand les hommes réfléchis, qui étaient
nombreux en Bavière même, conseillèrent d'ouvrir les yeux, de rentrer en soi-même et de montrer plus
de modération, de sorte que cette lutte acharnée menaçait de s'apaiser, le Juif n'eut qu'à mettre en jeu
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une autre provocation et à en attendre le succès. Immédiatement, tous ceux qui tiraient profit de la lutte
mettant aux prises le Nord et le Sud se jetaient sur l'incident et soufflaient sur le feu jusqu'à ce que
l'indignation qui couvait encore eût recommencé à jeter des flammes.
Ce fut une manœuvre habile et raffinée qu'employa le Juif à ce moment pour occuper les différents
peuples allemands et détourner leur attention, afin de pouvoir entre temps les dépouiller plus
complètement.
Puis vint la révolution.
Si l'homme de la foule, et particulièrement le petit bourgeois et l'ouvrier peu cultivés, avaient pu, jusqu'en
1918, ou plutôt jusqu'au mois de novembre de cette année-là, ne pas se rendre exactement compte de
ce qui se passait réellement et des conséquences que devaient fatalement avoir les querelles qui
divisaient les éléments ethniques allemands, surtout en Bavière, la partie du peuple allemand qui se
disait « nationale » aurait au moins dû le comprendre le jour où éclata la révolution. Car, à peine le
mouvement eut-il réussi, que le chef et l'organisateur de la révolution en Bavière se fit le représentant des
intérêts bavarois ! Le Juif internationaliste Kurt Eisner commença à jouer contre la Prusse l'atout de la
Bavière. Il était pourtant évident que, tout compte fait, cet Oriental, dont toute l'existence s'était passée à
vagabonder comme barbouilleur de journaux à travers le reste de l'Allemagne, était le dernier qui fût
qualifié pour défendre les intérêts de la Bavière, et qu'il lui était des plus indifférent que précisément une
Bavière continuât à exister dans le vaste monde créé par Dieu.
En donnant au soulèvement révolutionnaire en Bavière le caractère d'une offensive contre le reste du
Reich, Kurt Eisner ne se plaçait pas le moins du monde au point de vue des intérêts ou des désirs de la
Bavière ; il agissait en mandataire de la juiverie. Il tirait parti des tendances instinctives et des antipathies
du peuple bavarois pour mettre plus facilement l'Allemagne en pièces avec leur aide. Le Reich démantelé
serait devenu tout uniment la proie du bolchévisme.
Après sa mort, on continua d'abord à employer la tactique dont il avait usé. Le marxisme, qui avait
couvert des insultes les plus sanglantes les Etats allemands et leurs souverains, fit subitement, sous le
nom de « Parti indépendant »1, appel précisément aux sentiments et aux instincts qui avaient leurs
racines dans l'existence des dynasties et des Etats allemands.
Le combat mené par la république des conseils (des ouvriers et soldats) contre les troupes qui venaient
d'en délivrer la Bavière, fut représenté par la propagande comme le « combat des ouvriers bavarois »
contre le « militarisme prussien ». C'est ce qui explique pourquoi l'écrasement de la république des
conseils n'eut pas à Munich l'effet qu'il produisit dans les autres pays allemands : au lieu de rappeler les
masses à la raison, il aigrit et irrita encore davantage les Bavarois contre la Prusse.
L'art avec lequel les agitateurs bolchévistes firent de la suppression de la république des conseils une
victoire du « militarisme prussien » sur le peuple bavarois « antimilitariste p et « antiprussien », porta
abondamment ses fruits. Alors que Kurt Eisner avait, à l'occasion des élections au Landtag constituant de
Bavière, récolté à Munich moins de dix mille partisans et que le parti communiste était même resté audessous de trois mille voix, les voix données aux deux partis après la chute de la république s'élevèrent à
près de cent mille.
Je crois que, de toute ma vie, je n'ai pas entrepris de campagne plus impopulaire que celle par laquelle je
protestais contre l'hostilité témoignée aux Prussiens. Déjà, pendant le règne des conseils, de grandes
réunions populaires s'étaient tenues à Munich où la haine du reste de l'Allemagne, mais particulièrement
de la Prusse, était prêchée avec tant de succès que non seulement un Allemand du nord risquait sa vie à
1
Die Unabhangige Sozialistische Partei était cette fraction du parti social-démocrate qui s'était séparée de la majorité
des députés socialistes, dans les derniers mois des hostilités, en refusant de continuer à voter les crédits pour la
guerre. Depuis, les brebis égarées étaient rentrées au bercail. C'est dès cette époque que j'engageai
personnellement le combat contre ces excitations insensées qui dressaient les éléments ethniques allemands les uns
contre les autres.
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Mon Combat
y assister, mais que la clôture de ces manifestations était accompagnée, la plupart du temps, de cris
insensés comme : « Séparons-nous de la Prusse ! », « A bas la Prusse ! », « Guerre à la Prusse ! »,
disposition d'esprit qu'un représentant particulièrement brillant des droits de souveraineté de la Bavière
résuma dans le cri de guerre poussé en plein Reichstag : « Plutôt mourir Bavarois que pourrir Prussien ».
Il faut avoir assisté aux réunions de cette époque pour comprendre ce que cela signifiait pour moi quand,
pour la première fois, entouré d'une poignée d'amis, je m'élevai contre cette folie dans une réunion tenue
au Löwenbräukeller à Münich. C'étaient des camarades de guerre qui m'assistaient alors et l'on peut
peut-être se figurer ce que nous ressentions quand une foule délirante braillait contre nous et menaçait
de nous assommer ; cette foule était composée pour la plus grande partie de déserteurs et d'embusqués,
qui avaient passé leur temps dans les services de l'arrière ou au pays, tandis que nous défendions la
patrie. Ces scènes avaient, il est vrai, un avantage pour moi : la petite troupe de mes partisans se sentait
plus étroitement unie à moi et bientôt elle me prêta serment de fidélité à la vie et à la mort.
Ces luttes, qui se répétèrent constamment pendant toute l'année 1919, semblèrent devenir encore plus
âpres dès le début de 1920. Il y eut des réunions - je me souviens particulièrement de celle qui eut lieu
salle Wagner dans la Sonnenstrasse à Munich - au cours desquelles mon groupe, qui entre temps avait
grossi, eut à soutenir les plus violents assauts ; il arriva plus d'une fois que mes partisans furent, par
douzaines, maltraités, jetés à terre, foulés aux pieds, pour être finalement, plus morts que vifs, jetés à la
porte de la salle. La lutte que j'avais engagée en isolé, soutenu seulement par mes compagnons du front,
fut alors poursuivie par le jeune mouvement qui la considérait, je dirais presque, comme un devoir sacré.
C'est encore aujourd'hui ma fierté de pouvoir dire que nous avons, alors que nous ne pouvions compter
presque exclusivement que sur nos partisans bavarois, travaillé à mettre fin, lentement, mais sûrement, à
cet amalgame de sottise et de trahison. Je dis sottise et trahison, parce que, si je suis convaincu que la
masse de ceux qui suivaient était composée de braves gens sans intelligence, je ne puis trouver de telles
excuses à la décharge des organisateurs et des meneurs. Je les tenais et les tiens encore aujourd'hui
pour des traîtres à la solde de la France. Dans un cas, le cas Dorten, l'histoire a déjà rendu sa sentence1.
Ce qui rendait alors notre campagne particulièrement difficile, c'était l'habileté avec laquelle on savait
dissimuler le but réellement poursuivi, en mettant au premier plan la tendance fédéraliste représentée
comme l'unique cause de ces intrigues. Il est d'ailleurs évident que le fait d'attiser la haine contre la
Prusse n'a rien à voir avec le fédéralisme. On s'étonne aussi de constater qu'un « mouvement fédéraliste
» tente de dissoudre ou de découper en plusieurs morceaux un Etat faisant partie de la confédération.
Car un fédéraliste sincère, pour lequel la formule employée par Bismarck pour définir le Reich n'est pas
un mot d'ordre déclamatoire et hypocrite, ne devrait pas, au moment même où il s'en réclame, souhaiter
qu'on arrache quelques-uns de ses territoires à cet Etat prussien créé ou du moins définitivement
constitué par Bismarck, ou même soutenir ouvertement des tendances séparatistes. Quels cris n'auraiton pas poussés à Munich si un parti conservateur prussien avait favorisé, ou même réclamé et hâté
publiquement, la séparation de la Franconie d'avec la Bavière. Néanmoins, on ne pouvait que plaindre
ceux que séduisait sincèrement le fédéralisme et qui n'avaient pas vu de quels infâmes saltimbanques ils
étaient les dupes ; c'étaient surtout des gens trompés. En chargeant l'idée fédéraliste d'une telle tare, ses
propres partisans creusaient sa tombe. On ne peut pas faire de la propagande pour une organisation
fédéraliste du Reich en dénigrant, insultant et couvrant de boue l'élément le plus essentiel d'une telle
constitution politique, c'est-à-dire la Prusse, bref en rendant, autant que faire se peut, impossible
l'existence de cet Etat confédéré. Ce résultat était d'autant plus invraisemblable que les prétendus
fédéralistes s'attaquaient précisément à cette Prusse que l'on pouvait le moins identifier avec le régime
démocratique instauré par la révolution de novembre. Car les injures et les critiques de ces prétendus
« fédéralistes » ne s'adressaient pas aux auteurs de la constitution de Weimar, qui d'ailleurs étaient euxmêmes en majorité des Allemands du sud ou des Juifs, mais aux représentants de la vieille Prusse
conservatrice, qui était aux antipodes de la constitution de Weimar. Le fait que cette campagne se gardait
soigneusement de toucher aux Juifs, ne doit pas étonner et donne peut-être la clef de toute l'énigme.
1
Dorten fut un des chefs du séparatisme rhénan.
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Hitler A.
Mon Combat
De même qu'avant la révolution, le Juif avait su détourner l'attention du public de ses offices de guerre,
ou plutôt de lui-même, et soulever les masses, et spécialement le peuple de Bavière, contre la Prusse, de
même il lui fallait, après la révolution, voiler d'une façon quelconque sa nouvelle entreprise de pillage dix
fois plus active. Et il réussit encore à exciter les uns contre les autres les « éléments nationaux » de
l'Allemagne : les conservateurs bavarois contre les conservateurs prussiens. Il s'y prit à nouveau de la
façon la plus perfide, en provoquant, lui qui tenait seul tous les fils et dont dépendait le sort du Reich, des
abus de pouvoir si brutaux et si maladroits qu'ils devaient mettre en ébullition le sang de tous ceux qui en
étaient continuellement les victimes. Celles-ci n'étaient jamais des Juifs, mais des compatriotes
allemands. Ce n'était pas le Berlin de quatre millions de travailleurs et de producteurs, appliqués à leur
tâche, que voyait le Bavarois, mais le Berlin fainéant et corrompu des pires quartiers de l'Ouest ! Mais sa
haine ne se tournait pas contre ces quartiers-là; elle ne visait que la ville « prussienne ».
Il y avait souvent de quoi perdre courage.
Cette habileté qu'apporte le Juif à détourner de lui l'attention du public en l'occupant ailleurs, on peut
encore l'observer aujourd'hui.
En 1918, il ne pouvait être question d'un antisémitisme systématique. Je me rappelle encore combien il
était difficile de prononcer alors seulement le nom de Juif. Ou bien l'on vous regardait avec des yeux
stupides ou bien l'on se heurtait à l'opposition la plus vive. Nos premières tentatives pour montrer à
l'opinion publique quel était notre véritable ennemi, ne paraissaient avoir à cette époque presque aucune
chance de succès et ce ne fut que lentement que les choses prirent une meilleure tournure. Si
défectueuse qu'ait été l'organisation de la Ligue défensive et offensive, elle n'en eut pas moins le grand
mérite de poser de nouveau la question juive et de la traiter en soi. En tout cas, c'est grâce à la ligue que
l'antisémitisme commença, pendant l'hiver de 1918-1919, à prendre lentement racine. Il est vrai que le
mouvement national-socialiste lui fit faire plus tard bien d'autres progrès. Il est parvenu surtout à élever
ce problème au-dessus de la sphère étroite des milieux de la grande et de la petite bourgeoisie et à en
faire le ressort et le mot d'ordre d'un grand mouvement populaire. Mais, à peine avions-nous réussi à
doter ainsi le peuple allemand d'une grande idée qui devait faire en lui l'union et le conduire au combat,
que le Juif avait déjà organisé sa défense. Il eut recours à son ancienne tactique. Avec une fabuleuse
rapidité, il jeta au milieu des troupes racistes la torche de la discorde et sema la désunion. Soulever la
question des menées ultramontaines et provoquer ainsi une lutte mettant aux prises le catholicisme et le
protestantisme, c'était, étant données les circonstances, le seul procédé possible pour détourner
l'attention du public vers d'autres problèmes, de façon à empêcher que la juiverie ne fût attaquée par des
forces coalisées. Le tort que les hommes, qui ont posé cette question devant le public, ont fait au peuple
ne pourra jamais être réparé par eux. En tout cas, le Juif a atteint son but : catholiques et protestants se
combattent à cœur joie et l'ennemi mortel de l'humanité aryenne et de toute la chrétienté rit sous cape.
On avait su autrefois occuper, pendant des années, l'opinion publique avec le combat que se livraient le
fédéralisme et la centralisation et les user l'un par l'autre, tandis que le Juif faisait métier et marchandise
de la liberté de la nation et trahissait notre patrie au profit de la grande finance internationale ;
aujourd'hui, il réussit à lancer l'une contre l'autre les deux confessions allemandes, pendant que les
bases sur lesquelles elles reposent toutes deux sont rongées et minées par le poison que secrète le Juif
cosmopolite et internationaliste.
Qu'on se représente les ravages que la contamination par le sang juif cause quotidiennement dans notre
race et que l'on réfléchisse que cet empoisonnement du sang ne pourra être guéri que dans des siècles,
ou jamais, de façon à ce que notre peuple en soit indemne ; qu'on réfléchisse, en outre, que cette
décomposition de la race diminue, souvent même anéantit les qualités aryennes de notre peuple
allemand, si bien que l'on voit décroître de plus en plus la puissance dont nous étions doués comme
nation dépositaire de la civilisation et que nous courons le danger de tomber, au moins dans nos grandes
villes, au niveau où se trouve aujourd'hui l'Italie du sud. Cette contamination pestilentielle de notre sang,
que ne savent pas voir des centaines de milliers de nos concitoyens, est pratiquée aujourd'hui
systématiquement par les Juifs. Systématiquement, ces parasites aux cheveux noirs, qui vivent aux
dépens de notre peuple, souillent nos jeunes filles inexpérimentées et causent ainsi des ravages que rien
en ce monde ne pourra plus compenser. Les deux, mais oui ! les deux confessions chrétiennes voient
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Hitler A.
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d'un œil indifférent cette profanation, cette destruction de l'être noble et d'une espèce particulière dont la
grâce divine avait fait don à la terre. Ce qui est important pour l'avenir de la terre, ce n'est pas de savoir si
les protestants l'emporteront sur les catholiques ou les catholiques sur les protestants, mais si l'homme
de race aryenne survivra ou mourra. Pourtant les deux confessions ne luttent pas aujourd'hui contre celui
qui veut anéantir l'aryen : elles cherchent réciproquement à a'anéantir. Celui qui se tient sur le plan
raciste a le devoir sacré, quelle que soit sa propre confession, de veiller à ce qu'on ne parle pas sans
cesse à la légère de la volonté divine, mais qu'on agisse conformément à cette volonté et qu'on ne laisse
pas souiller l'œuvre de Dieu. Car c'est la volonté de Dieu qui a jadis donné aux hommes leur forme, leur
nature et leurs facultés. Détruire son œuvre, c'est déclarer la guerre à la création du Seigneur, à la
volonté divine. Aussi chacun doit agir - bien entendu, su sein de son Eglise - et chacun doit considérer
comme le premier et le plus sacré de ses devoirs de prendre position contre tout homme qui, par sa
conduite, ses paroles ou ses actes, quitte le terrain de sa propre confession pour aller chercher querelle à
l'autre confession. Car critiquer les particularités d'une des confessions, c'est aggraver le schisme
religieux existant déjà chez nous et provoquer une guerre d'extermination entre les deux confessions qui
se partagent l'Allemagne. Notre situation au point de vue de la religion n'offre aucun point de
comparaison avec celle de la France, de l'Espagne et surtout de l'Italie. On peut, par exemple, dans ces
trois pays, prêcher la lutte contre le cléricalisme ou l'ultramontanisme sans courir le danger que cette
tentative divise le peuple français, espagnol ou italien en tant que peuple. Mais on ne le peut pas en
Allemagne, parce que les protestants prendraient certainement part à cette campagne. Ainsi les mesures
de défense, qui seraient prises dans les autres pays par les seuls catholiques contre les abus de pouvoir
que commettrait leur pasteur suprême au point de vue politique, auraient immédiatement chez nous le
caractère d'une attaque dirigée par le protestantisme contre le catholicisme. Ce qui est supporté par les
fidèles d'une confession, même quand cela leur semble injuste, est rejeté a priori et avec la plus grande
violence par tout tenant d'une autre confession. Cela va si loin que ceux-là mêmes qui seraient tout prêts
à réformer les abus qu'ils constatent au sein de leur propre Eglise, y renonceront immédiatement et
tourneront tous leurs efforts vers l'extérieur sitôt qu'une pareille réforme sera conseillée ou surtout exigée
par une autorité appartenant à une autre confession. Ils considèrent cette prétention comme une tentative
aussi injustifiée qu'inadmissible, et même inconvenante, de se mêler de choses qui ne regardent pas
l'autorité en cause. De semblables tentatives ne paraissent pas excusables même quand elles se fondent
sur le droit supérieur que possède la communauté nationale de défendre ses intérêts, parce
qu'aujourd'hui les sentiments religieux ont toujours une influence beaucoup plus profonde que les
considérations nationales et politiques. Et l'on ne changera rien à cet état de choses en poussant les
deux confessions à se faire réciproquement une guerre acharnée ; il ne deviendrait autre que si une
tolérance réciproque assurait à la nation le bienfait d'un avenir dont la grandeur agirait aussi sur ce terrain
dans le sens de la réconciliation.
Je n'hésite pas à déclarer que je vois, dans les hommes qui cherchent aujourd'hui à mêler le mouvement
raciste aux querelles religieuses, de pires ennemis de mon peuple que ne le peut être n'importe quel
communiste internationaliste. Car, convertir ce communiste-là, c'est à quoi est appelé le mouvement
national-socialiste. Mais celui qui veut faire sortir du rang les racistes et les rendre infidèles à leur mission
commet l'acte le plus condamnable. Il est, que ce soit consciemment ou inconsciemment ne fait rien à
l'affaire, le champion des intérêts juifs. Car l'intérêt des Juifs est aujourd'hui de faire couler, jusqu'à
épuisement, le sang du mouvement raciste dans une lutte religieuse au moment où il devient un danger
pour les Juifs. Et j'insiste sur l'expression : faire couler le sang jusqu'à épuisement ; car seul un homme
n'ayant aucune connaissance de l'histoire peut s'imaginer que ce mouvement est capable de résoudre
actuellement une question sur laquelle ont échoué des siècles et de grands hommes d'Etat.
D'ailleurs, les faits parlent d'eux-mêmes. Les messieurs qui découvrirent subitement, en 1924, que la plus
haute mission du mouvement raciste était de combattre « l'ultramontanisme » n'ont pas anéanti ce
dernier, mais ils ont brisé le mouvement raciste. Je proteste contre la supposition qu'il ait pu se trouver
dans les rangs des racistes un cerveau assez peu mûr pour s'imaginer capable de faire ce qui avait été
impossible pour un Bismarck. Ce sera toujours le premier devoir des chefs du mouvement nationalsocialiste de s'opposer, de la façon la plus décidée, à toute tentative faite pour engager le mouvement
national-socialiste dans de pareilles querelles, et d'exclure immédiatement des rangs du parti ceux qui
font de la propagande pour de tels projets. En fait, ils y sont définitivement parvenus à l'automne de 1923.
Le protestant le plus croyant pouvait marcher dans nos rangs à côté du catholique le plus croyant, sans
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Hitler A.
Mon Combat
que sa conscience dût le moins du monde entrer en conflit avec ses convictions religieuses. L'âpre
combat que tous deux menaient en commun contre le destructeur de l'humanité aryenne leur avait appris
au contraire à s'estimer et à s'apprécier mutuellement. Et, en même temps, c'est pendant ces années-là
que le parti a combattu avec le plus d'acharnement le parti du Centre, non pas, il est vrai, pour des
raisons religieuses, mais exclusivement au point de vue national, raciste et économique. Le succès se
déclara alors aussi clairement en notre faveur qu'il prouve aujourd'hui l'erreur de ceux qui se prétendaient
mieux informés.
Les querelles confessionnelles ont parfois atteint pendant ces dernières années une telle acuité que des
milieux racistes, en proie à un aveuglement qui frappe ceux que Dieu abandonne, ne voyaient pas à quel
point leur conduite était insensée, tandis que des journaux marxistes et athées se faisaient au besoin les
avocats de confessions religieuses et, en colportant d'un camp à l'autre des déclarations dont la sottise
dépassait parfois toute mesure, et qui étaient mises à la charge de l'une ou l'autre partie, s'efforçaient de
jeter de l'huile sur le feu.
Mais c'est précisément pour un peuple qui, comme le peuple allemand, est capable, ainsi que son
histoire l'a si souvent prouvé, de faire la guerre jusqu'à la dernière goutte de son sang pour des fantômes,
que tout appel aux armes de ce genre comporte un danger mortel. Il a toujours détourné notre peuple de
s'attacher à résoudre les questions dont dépendait pratiquement son existence. Pendant que nous nous
consumions dans nos querelles religieuses, les autres peuples se partageaient le reste du monde. Et
pendant que le mouvement raciste se demande si le danger ultramontain est plus à craindre que le péril
juif, et inversement, le Juif détruit ce qui constitue les bases de notre existence en tant que race et, par là,
détruit notre peuple pour toujours. Je peux, en ce qui concerne ces champions racistes-là, faire, en
faveur du mouvement national-socialiste et par suite du peuple allemand, d'un cœur sincère, cette prière :
« Seigneur, protège-le de pareils amis ; quant à ses ennemis, il en viendra bien à bout tout seul. »
*
La lutte entre le fédéralisme et l'unitarisme, que les Juifs surent si astucieusement susciter en 1919,
1920, 1921 et au delà, força le mouvement national-socialiste, bien qu'il se refusât à y participer, à
prendre position sur les questions essentielles qu'elle soulevait. L'Allemagne doit-elle être un Etat
fédératif ou centralisé et que signifient pratiquement ces deux définitions ? A mon avis, la seconde
question est la plus importante, non seulement parce qu'on ne peut comprendre toute la portée du
problème sans y avoir d'abord répondu, mais aussi parce qu'elle est de nature à éclairer et à réconcilier
les adversaires.
Qu'est-ce qu'un Etat fédératif ?
Par Etat fédératif, nous entendons une association d'Etats souverains, qui s'unissent de leur propre
volonté et en vertu de leur souveraineté, et qui se désaisissent, en faveur de la fédération, de ceux de
leurs droits souverains dont l'exercice lui est nécessaire pour exister et subsister.
Cette formule théorique ne trouve, dans la pratique, son application sans réserve chez aucune des
confédérations, existant actuellement sur la terre. C'est à la constitution des Etats-Unis d'Amérique
qu'elle convient le moins, car on ne pourrait dire que le plus grand nombre, et de beaucoup, des Etats
particuliers qui composent cette confédération aient jamais joui primitivement d'une souveraineté
quelconque, attendu que beaucoup d'entre eux ont été, pour ainsi dire, dessinés au cours des temps sur
l'ensemble du territoire que dominait la confédération. C'est pourquoi, lorsqu'il est question des Etats
particuliers composant les Etats-Unis d'Amérique, il s'agit, dans la plupart des cas, de territoires plus ou
moins grands, délimités pour des raisons techniques et administratives, dont souvent les frontières ont
été tracées avec une règle sur la carte, mais qui ne possédaient et ne pouvaient posséder auparavant
aucun des droits de souveraineté propres à un Etat. Car ce ne furent pas ces Etats qui fondèrent la
confédération, mais ce fut la confédération qui forma d'abord une grande partie de ces soi-disant Etats.
Les droits indépendants, très étendus, qui furent laissés, ou, pour mieux dire, reconnus, aux différents
territoires n'ont rien à voir avec le caractère spécifique de cette association d'Etats ; ils correspondent à
l'étendue de son domaine, à ses dimensions dans l'espace qui sont presque celles d'un continent. On ne
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Hitler A.
Mon Combat
peut donc parler de la souveraineté politique des Etats composant l'Union américaine, mais des droits qui
leur ont été constitutionnellement définis et garantis, ou, pour mieux dire, de leurs privilèges.
La formule donnée ci-dessus ne s'applique pas non plus exactement à l'Allemagne, bien que les Etats
particuliers aient, sans aucun doute, d'abord existé en Allemagne en qualité d'Etats, et que le Reich soit
sorti d'eux. Seulement, le Reich n'a pas été formé par la libre volonté et l'égale collaboration des Etats
particuliers, mais par les effets de l'hégémonie d'un d'entre eux, la Prusse. Déjà la grande inégalité qui
règne entre les Etats allemands en ce qui concerne l'étendue de leurs territoires ne permet pas de
comparer le mode, de formation du Reich avec celui des Etats-Unis. Il y avait un tel disparate, au point de
vue de la puissance, entre les plus petits des anciens Etats confédérés allemands et les plus grands,
surtout le plus grand de tous, que les services qu'ils pouvaient rendre à la confédération étaient de très
inégale importance et qu'ils n'ont pu prendre la même part à la fondation du Reich, à la formation de la
confédération. En fait, on ne pouvait parler, au sujet de la plupart de ces Etats, d'une véritable
souveraineté et l'expression : souveraineté de l'Etat, n'était pas autre chose qu'une formule administrative
et vide de sens. En réalité, le passé, et aussi le présent, avaient mis au rancart beaucoup de ces
prétendus « Etats souverains » et avaient ainsi prouvé de la façon la plus claire la fragilité de ces
formations politiques « souveraines ».
Ce n'est pas ici le lieu d'exposer dans le détail comment ces Etats se sont constitués au cours de
l'histoire ; il suffit de signaler que, presque en aucun cas, leurs frontières ne coïncident avec l'habitat
d'une race allemande déterminée. Ce sont des créations purement politiques et dont la plupart remontent
à la plus triste époque du Reich : à celle de son impuissance et du morcellement de notre patrie qui était
à la fois la conséquence et la cause de cette impuissance.
La constitution de l'ancien Reich tenait compte, du moins en partie, de cet état de choses, en ne
permettant pas aux Etats particuliers d'être également représentés au Bundesrat, mais en leur accordant
une représentation proportionnelle à l'étendue de leur territoire et au chiffre de leur population, à leur
importance effective, ainsi qu'au rôle qu'ils avaient joué dans la formation du Reich.
L'abandon que les Etats particuliers avaient fait de leurs droits de souveraineté en faveur du Reich, pour
lui permettre de naître, n'avait été spontané que pour une très petite part ; en pratique, ces droits
n'avaient, pour la plupart, jamais existé ou bien la Prusse s'en empara simplement en usant de sa
puissance prépondérante. Il est vrai que Bismarck ne prit pas pour principe de donner au Reich tout ce
qu'il lui était possible d'enlever par n'importe quel procédé aux Etats particuliers ; il ne réclama d'eux que
ce dont le Reich avait absolument besoin. C'était un principe aussi modéré que sage : d'une part il tenait
le plus grand compte des coutumes et de la tradition ; de l'autre, il assurait d avance au nouveau Reich,
dans L ne grande mesure, l'affection et la collaboration cordiale des Etats allemands. Mais il serait
absolument faux d'attribuer cette décision de Bismarck à la conviction où il aurait été que le Reich
posséderait ainsi, pour tous les temps, une somme suffisante de droits de souveraineté. Cette conviction,
Bismarck ne l'avait pas du tout ; au contraire, il voulait laisser à l'avenir le soin d'accomplir ce qu'il aurait
été trop difficile d'exécuter au moment présent et ce que les Etats n'auraient supporté qu'avec peine. Il
comptait sur l'effet niveleur du temps et sur la pression qu'exercerait l'évolution dont l'action continue lui
paraissait plus efficace qu'une tentative faite pour briser incontinent la résistance qu'auraient alors
opposée à ses projets les Etats particuliers. En agissant ainsi, il a montré et prouvé de la façon la plus
évidente à quel point il était un homme d'Etat. Car, en fait, la souveraineté du Reich n'a cessé de croître
aux dépens des Etats particuliers. Le temps a fait ce que Bismarck attendait de lui. L'effondrement de
l'Allemagne et la disparition des régimes monarchiques ont donné à cette évolution une impulsion
décisive. Car, les Etats allemands devant leur existence moins à des causes ethniques qu'à des causes
purement politiques, leur importance tombait à zéro sitôt que la forme qu'avait prise le développement de
ces Etats, c'est-à-dire la forme monarchique et leurs dynasties, était supprimée. Un grand nombre de ces
« Etats fantômes » furent alors si bien privés de toute base qu'ils renoncèrent d'eux-mêmes à survivre et,
pour des raisons de pure utilité, fusionnèrent avec des Etats voisins ou s'agrégèrent spontanément à
d'autres plus puissants ; c'est là la preuve la plus frappante de l'extraordinaire faiblesse de la
souveraineté effective dont jouissaient ces petits Etats et de la piètre opinion qu'avaient d'eux leurs
propres citoyens.
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Hitler A.
Mon Combat
Si l'élimination du régime monarchique et de ses représentants avait déjà porté un coup très dur au
caractère fédératif du Reich, il fut encore plus touché par les obligations que nous avions contractées en
acceptant le traité de « paix ».
Il allait de soi que les droits souverains en matière de finance, dont avaient joui jusqu'alors les « Etats »,
passaient au Reich, du moment que la perte de la guerre lui imposait des obligations pécuniaires
auxquelles n'auraient jamais pu satisfaire les contributions personnelles des Pays. Les autres mesures,
comme la prise en charge des postes et des chemins de fer par le Reich, étaient aussi la conséquence
inéluctable de l'asservissement de notre peuple auquel conduisaient peu à peu les traités de paix. Le
Reich était contraint de s'assurer la possession exclusive de ressources de plus en plus nombreuses
pour pouvoir satisfaire aux obligations qu'on ne cessait de lui extorquer.
Les formes que prit souvent cette extension des pouvoirs du Reich purent être insensées ; le processus
n'en était pas moins naturel et logique. La responsabilité en revient aux partis et aux hommes qui n'ont
pas fait autrefois tout ce qu'il fallait pour finir victorieusement la guerre. Les principaux responsables
étaient, particulièrement en Bavière, les partis auxquels la poursuite de buts égoïstement intéressés avait
fait oublier pendant la guerre de rendre au Reich ce qu'ils devaient au Reich, omissions qu'ils durent
compenser au décuple après la défaite. Histoire vengeresse ! On peut dire seulement que le ciel a
rarement puni aussi promptement le péché. Ces mêmes partis qui, peu d'années auparavant, avaient mis
les intérêts de leur s Etats particuliers - et surtout en Bavière - au-dessus de ceux du Reich, durent voir
alors, sous la pression des événements, l'intérêt supérieur du Reich étrangler les Etats particuliers. Et ils
étaient victimes de leurs propres fautes.
C'est une hypocrisie sans pareille que de se lamenter, quand on s'adresse aux électeurs (car c'est
seulement à ceux-ci que s'adresse la campagne d'agitation menée par les partis actuels), sur la perte que
les Pays ont faite de leurs droits souverains, tandis que tous ces p3rtis sans exception ont à l'envi
pratiqué une politique d'exécution dont les dernières conséquences devaient naturellement amener les
modifications les plus profondes dans la vie intérieure de l'Allemagne. Le Reich de Bismarck était, vis-àvis de l'extérieur, libre et sans entraves. Ce Reich n'avait pas contracté les obligations financières si
lourdes et en même temps absolument improductives que l'Allemagne doit supporter aujourd'hui sous le
régime du plan Dawes. Sa compétence était limitée à l'intérieur à quelques droits absolument
nécessaires. Il pouvait donc très bien se passer, en ce qui touchait ses revenus, de droits régaliens qui lui
fussent propres et vivre des contributions que lui fournissaient les Pays ; et, comme ceux-ci s'étaient vu
garantir la possession de leurs droits de souveraineté et que, d'autre part, le montant des contributions
qu'ils payaient au Reich étaient relativement peu élevé, ils étaient très bien disposés en sa faveur. Mais
c'est se livrer à une propagande injustifiée et même mensongère que d'expliquer le peu de popularité
dont jouit aujourd'hui le Reich auprès des Pays par la dépendance financière dans laquelle ils se trouvent
vis-à-vis de lui. Non, ce n'est pas là la véritable raison. La défaveur dont souffre la conception politique
que représente le Reich ne doit pas être attribuée à la perte de droits souverains imposés aux Pays; elle
est bien plutôt l'effet de la façon lamentable dont le peuple allemand se voit aujourd'hui représenté par
son Etat. Malgré toutes les fêtes de la Bannière du Reich et de la Constitution, le Reich actuel est resté
étranger au cœur de toutes les classes de notre peuple et les lois de défense de la république peuvent
bien, par la terreur qu'elles cherchent à inspirer, empêcher qu'on touche aux institutions républicaines :
elles ne parviendront pas à les rendre chères à un seul Allemand. Le souci poussé à l'extrême de
protéger, par des articles de loi et par la menace des travaux forcés, la république contre ses propres
citoyens constitue la critique la plus écrasante et la plus avilissante de tout le régime.
Mais c'est encore pour une autre raison que certains partis mentent en prétendant que le Reich a cessé
d'être populaire, parce qu'il a empiété sur les droits de souveraineté des pays. Supposons que le Reich
n'ait pas donné une aussi grande extension à son hégémonie, il ne faudrait pas croire qu'il serait pour
cela plus en faveur auprès des pays particuliers, du moment que les charges générales resteraient aussi
lourdes qu'elles le sont actuellement. Au contraire, si les pays devaient acquitter des impôts aussi élevés
que ceux dont le Reich a besoin pour satisfaire au Diktat qui nous a réduits en esclavage, l'hostilité qu'il
rencontre serait encore beaucoup plus vive. Il ne serait pas seulement très difficile d'encaisser les
contributions que les Pays devraient au Reich ; on ne pourrait les obtenir que par la voie de la contrainte.
Car, puisque la république s'est placée sur le terrain des traités de paix et n'a ni le courage ni l'envie de
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Hitler A.
Mon Combat
les dénoncer, elle doit tenir compte de ses obligations. La faute en est encore aux partis qui parlent
continuellement aux patientes masses électorales de la nécessité de maintenir l'indépendance des Pays,
et qui, en même temps, réclament du Reich et soutiennent une politique qui a fatalement pour
conséquence la suppression des derniers de ce qu'on appelle « droits de souveraineté ».
Je dis « fatalement », parce que le Reich actuel n'a pas d'autre moyen de pourvoir aux charges que lui a
imposées une politique intérieure et extérieure absolument insensée. Ici encore un clou chasse l'autre ; et
toute nouvelle dette que le Reich contracte par la façon criminelle dont il représente les intérêts de
l'Allemagne vis-à-vis des pays étrangers, nécessite un tour de vis donné à l'intérieur : opération qui
entraîne la suppression progressive de tous les droits de souveraineté des Etats particuliers, pour
empêcher de naître ou de se développer chez eux des germes de résistance.
Voici quelle est, en général, la différence caractéristique entre la politique du Reich actuel et celle
d'autrefois : l'ancien Reich faisait régner la paix à l'intérieur et montrait sa force au dehors, tandis que la
République montre sa faiblesse vis-à-vis de l'étranger et opprime les citoyens à l'intérieur. Dans les deux
cas, l'une des attitudes conditionne l'autre : un Etat national plein de vigueur n'a pas besoin de beaucoup
de lois à l'intérieur, parce que les citoyens ont pour lui de l'affection et de l'attachement ; un Etat d'esprit
international qui règne sur des esclaves, ne peut imposer que par la contrainte la corvée à ses sujets.
Car le régime actuel commet un mensonge aussi éhonté qu'impudent quand il parle de « libres citoyens
». Il n'y en avait de tels que dans l'ancienne Allemagne. La république étant une colonie d'esclaves au
service de l'étranger n'a pas de citoyens, mais tout au plus des sujets. Aussi n'a-t-elle pas de drapeau
national ; elle n'a qu'une marque de fabrique, introduite par un décret des autorités et protégée par des
dispositions législatives. Ce symbole qui, pour la démocratie allemande, doit jouer le rôle du chapeau de
Gessler, est par suite toujours resté étranger au cœur de notre peuple. La république, qui, étant au
pouvoir, a traîné dans la boue le symbole d'une tradition à laquelle elle restait insensible et d'un passé
dont la grandeur ne lui inspirait pas le moindre respect, sera stupéfaite un jour quand elle verra combien
superficiel est l'attachement que ses sujets éprouvent pour son symbole. Elle a pris d'elle-même le
caractère d'un intermède dans l'histoire de l'Allemagne.
C'est ainsi que cet Etat est aujourd'hui forcé, pour continuer à vivre, de rogner de plus en plus les droits
de souveraineté des Pays, non pas seulement pour des raisons matérielles, mais aussi pour des raisons
psychologiques. Car, tout en saignant ses citoyens jusqu'à la dernière goutte par sa politique d'exaction
au point de vue financier, il doit fatalement leur enlever aussi leurs derniers droits, s'il ne veut pas que le
mécontentement général explose un jour sous la forme d'une rébellion ouverte.
En renversant les termes de la formule citée plus haut, nous trouverons, nous autres nationauxsocialistes, la règle fondamentale suivante : Un Reich national et vigoureux, qui sait reconnaître et
protéger dans toute leur étendue les intérêts de ses citoyens au delà des frontières, peut leur offrir la
liberté à l'intérieur, sans avoir à craindre pour la solidité de l'Etat. Mais, d'autre part, un gouvernement
national énergique peut se permettre d'empiéter largement sur la liberté des particuliers aussi bien que
sur celle des Pays, du moment que chaque citoyen se rend compte que de pareilles mesures sont
nécessaires à la grandeur de la nation.
Il est sûr que tous les Etats du monde s'acheminent, par l'évolution de leur organisation intérieure, vers
une certaine centralisation. L'Allemagne ne fera pas non plus exception à cet égard. C'est déjà
aujourd'hui une sottise de parler de la « souveraineté d'Etat » des pays, car elle ne convient pas, en
réalité, à la taille ridicule de ces formations politiques. L'importance des Etats particuliers n'a fait que
décroître au point de vue des communications et de la technique administrative. Le trafic moderne, la
technique moderne diminuent continuellement les distances et rétrécissent l'espace. Un Etat d'autrefois
ne représente plus aujourd'hui qu'une province, et les Etats du temps présent auraient passé autrefois
pour des continents. La difficulté, évaluée sous son aspect purement technique, d'administrer un Etat
comme l'Allemagne, n'est pas plus grande qu'était il y a cent vingt ans celle de gouverner une province
comme le Brandebourg. Il est plus facile aujourd'hui de franchir la distance qui sépare Munich de Berlin
qu'il ne l'était il y a cent ans d'aller de Munich su Starnberg. Et tout le territoire du Reich d'aujourd'hui est,
en proportion des moyens de transport actuels, moins étendu que celui de n'importe lequel des Etats de
taille moyenne qui formaient la Confédération Germanique au temps des guerres napoléoniennes. Celui
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Hitler A.
Mon Combat
dont l'esprit reste fermé aux conséquences découlant de faits constatés est en retard sur son temps. Il y
a eu à toutes les époques de pareils aveugles et il y en aura toujours. Mais ils peuvent tout au plus
ralentir le mouvement de la roue de l'histoire ; ils ne l'arrêteront jamais.
Nous autres nationaux-socialistes ne devons pas rester aveugles aux conséquences qu'il faut tirer de ces
axiomes. Ici non plus nous ne devons pas nous laisser séduire par les grandes phrases des partis
bourgeois qui se disent nationaux. J'emploie l'expression de grandes phrases, parce que ces partis ne
croient pas sincèrement eux-mêmes que la réalisation de leurs intentions soit possible et parce que,
secondement, ils sont les principaux responsables du tour qu'ont pris les événements. Surtout en
Bavière, les cris que l'on pousse pour demander qu'on diminue la centralisation ne sont qu'une farce de
parti politique et ne révèlent aucune intention sincère. A tous les moments où ces partis auraient dû faire
de ces déclamations quelque chose de réel et de sérieux, ils ont, sans exception, lamentablement
flanché. Chaque fois que le Reich a commis ce qu'ils appelaient un « brigandage des droits de
souveraineté » de l'Etat bavarois, il ne lui a été opposé pratiquement aucune résistance, à part quelques
clabauderies répugnantes. Oui ! quand quelqu'un osait faire vraiment front contre ce régime insensé, il
était, sous prétexte « qu'il ne se plaçait pas sur le terrain de l'Etat actuel », mis hors la loi et banni par ces
mêmes partis et on le persécutait jusqu'à ce qu'on l'eût réduit au silence soit en le jetant en prison, soit en
lui interdisant illégalement de parler en public. Nos partisans peuvent voir par là combien ces milieux soidisant fédéralistes sont foncièrement menteurs. La théorie d'un Etat confédéré n'est pour eux, de même
que la religion, qu'un moyen de défendre leurs intérêts de parti, souvent assez malpropres.
*
Autant une certaine centralisation, spécialement au point de vue des voies de communication, paraît
naturelle, autant nous avons nous autres nationaux-socialistes le devoir de prendre position de la façon la
plus ferme contre une pareille évolution de l'Etat actuel, parce que ces mesures n'ont d'autre but que de
dissimuler et de rendre possible une politique extérieure catastrophique. C'est précisément parce que le
Reich actuel n'a pas entrepris ce qu'on appelle l'étatisation des chemins de fer, des Postes, des finances,
etc., pour des raisons supérieures de politique nationale, mais simplement pour disposer de ressources
et de gages, afin de pouvoir pratiquer une politique d'exécution sans frein, que nous devons, nous les
nationaux-socialistes, faire tout ce qui nous paraît propre à gêner et, si c'est possible, à arrêter une
pareille politique. Pour cela il faut lutter contre la centralisation imposée actuellement aux institutions
d'une importance vitale pour notre peuple, puisqu'elle n'est pratiquée que pour monnayer les milliards de
tributs et les gages qu'exige, au profit de l'étranger, la politique suivie par notre gouvernement depuis la
guerre.
C'est pour cette raison que le mouvement national-socialiste doit prendre position contre de pareilles
tentatives.
Le second motif qui nous détermine à nous opposer à cette centralisation, c'est qu'elle pourrait fortifier à
l'intérieur la situation d'un régime qui, par tous ses actes, a été une calamité pour la nation allemande. Le
Reich démocratique et enjuivé que nous avons actuellement et qui est pour la nation allemande une
véritable malédiction, cherche à rendre vaines les critiques que lui adressent des Etats particuliers, qui ne
sont pas encore fous remplis de l'esprit de notre époque, en les réduisant à une complète insignifiance.
En présence de cette situation nous avons, nous autres nationaux-socialistes, toute raison de chercher
non seulement à fournir à cette opposition des Etats particuliers la base d'une puissance politique, qui
promette le succès, mais aussi de faire de leur lutte contre la centralisation l'expression d'un intérêt
général supérieur, national et allemand. Aussi tant que le Parti populaire bavarois défendra les « droits
spéciaux » de l'Etat bavarois pour des raisons bassement intéressées et particularistes, nous aurons à
tirer parti de cette situation spéciale pour abattre le régime démocratique actuel, issu de la révolution de
novembre, et cela pour servir l'intérêt supérieur de la nation.
Le troisième motif qui nous porte à lutter contre la centralisation actuelle est la conviction où nous
sommes que ce qu'on appelle l'étatisation au profit du Reich n'est réellement pas, pour une grande part,
une unification ; elle n'est pas, en tous cas, une simplification ; il s'agit uniquement, le plus souvent, de
soustraire aux droits de souveraineté des Pays des institutions dont les portes seront ainsi largement
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Hitler A.
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ouvertes aux convoitises des partis révolutionnaires. Jamais encore, au cours de l'histoire d'Allemagne, le
favoritisme n'a été pratiqué d'une façon plus éhontée que par la république démocratique. La rage avec
laquelle se poursuit la centralisation est, pour une bonne part, imputable aux parfis qui promettaient
autrefois de frayer la voie aux fonctionnaires capables et qui, pourtant, quand il s'agit aujourd'hui de
pourvoir les différents emplois et fonctions, s'inquiètent exclusivement de savoir si les candidats
appartiennent à leur parti. Ce sont particulièrement les Juifs qui, depuis que la république existe, se
déversent en flots d'une incroyable abondance dans tous les offices économiques et organes
administratifs, de sorte qu'ils sont devenus aujourd'hui un domaine juif.
C'est surtout cette troisième considération qui nous impose, pour des raisons de tactique, le devoir
d'examiner scrupuleusement toute nouvelle mesure tendant à accentuer la centralisation et de prendre,
au besoin, position contre elle. Le point de vue où nous nous placerons pour procéder à cet examen doit
toujours être celui d'une politique nationale et d'inspiration élevée, et jamais celui d'un étroit
particularisme.
Cette dernière remarque est nécessaire pour que les membres de notre parti ne croient pas que, nous
autres nationaux-socialistes, nous refusions par principe au Reich d'incarner une souveraineté supérieure
à celle des Etats particuliers. Il ne doit pas y avoir parmi nous le moindre doute sur ce droit. Comme, pour
nous, l'Etat n'est en soi qu'une forme, tandis que sa substance, c'est-à-dire le contenu de cette forme, est
la nation, le peuple, il est clair que fous les intérêts doivent être subordonnés aux intérêts souverains du
peuple. Notamment, nous ne pouvons reconnaître à aucun Etat particulier, existant au sein de la nation
et du Reich qui la représente, une puissance politique indépendante et les droits d'un Etat souverain. Il
faut mettre un terme, et ce sera fait un jour, aux abus que commettent des Etats confédérés en
entretenant des légations qui soi-disant les représentent à l'étranger ou les uns chez les autres. Tant que
subsistera ce désordre, il ne faudra pas nous étonner si l'étranger continue à mettre en doute la solidité
de l'armature du Reich et s'il agit en conséquence. Ces abus sont d'autant plus criants qu'on ne peut leur
reconnaître aucune utilité qui compense leurs inconvénients. Si les intérêts d'un Allemand habitant
l'étranger ne peuvent être protégés par l'ambassadeur du Reich, ils le seront encore moins par le ministre
d'un petit Etat que son peu d'importance rend ridicule dans le cadre du monde moderne. On ne peut voir
dans ces Etats confédérés que des défauts de notre armure facilitant les tentatives faites au dedans et au
dehors du Reich pour amener sa dissolution, tentatives qu'un Etat continue à voir d'un bon œil. Nous ne
pouvons pas non plus comprendre, nous autres nationaux-socialistes, que quelque famille noble atteinte
de sénilité cherche, dans un poste de ministre plénipotentiaire, un nouveau sol nourricier pour un de ses
rameaux déjà desséché. Notre représentation diplomatique à l'étranger était déjà si lamentable aux
temps de l'ancien Reich qu'il est tout à fait superflu de compléter les expériences faites alors.
Il faut absolument que, à l'avenir, l'importance attribuée aux Pays se mesure aux efforts tentés par leurs
gouvernements pour faire progresser la civilisation. Le monarque qui a le plus fait pour l'importance de la
Bavière n'était pas quelque particulariste entêté et hostile au germanisme, mais bien plutôt Louis Ier qui
unissait à son goût pour les arts, l'amour sincère de la grande Allemagne. En consacrant les ressources
de l'Etat à faire parvenir la Bavière à un rang élevé parmi les peuples civilisés, plutôt qu'à augmenter sa
puissance politique, il a obtenu des résultats meilleurs et plus durable°. qu'il ne lui aurait été possible de
le faire par d'autres moyens. Munich était une ville princière provinciale sans grande importance, il en fit
une grande métropole artistique allemande et créa un centre intellectuel dont l'attrait est assez puissant
pour que les Franconiens, dont le caractère national est si différent de celui des Bavarois, restent encore
aujourd'hui attachés à la Bavière. Si Munich était resté ce qu'il était autrefois, ce qui s'est passé en Saxe
se serait répété en Bavière, mais avec cette différence que le Leipzig bavarois, c'est-à-dire Nuremberg,
ne serait pas devenu une ville bavaroise, mais franconienne. Ce ne sont pas ceux qui crient : « A bas la
Prusse ! » qui ont fait la grandeur de Munich ; celui qui donna de l'importance à cette ville fut le roi qui
voulait faire cadeau à la nation allemande d'un joyau d'art qu'on se sentirait obligé de visiter et d'admirer,
et qui le fut en effet. Et de ceci nous devons tirer un enseignement pour l'avenir. L'importance attribuée
aux Etats particuliers ne saurait plus se mesurer désormais à leur puissance politique ; je la vois plutôt se
manifester dans le rôle qu'ils joueront comme rameaux de la race ou en encourageant les progrès de la
civilisation. Mais, même à cet égard, le temps fera son œuvre de nivellement. La commodité des
communications modernes brasse tellement les hommes que les frontières qui séparent les rameaux
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d'une même race s'effacent lentement, mais continuellement, de sorte que les formes revêtues par la
civilisation d'un peuple présentent peu à peu le même aspect sur toute l'étendue de son domaine.
L'armée doit être tout particulièrement et avec le plus grand soin préservée des influences particularistes.
Le futur Etat national-socialiste ne doit plus retomber dans les fautes du passé ni la charger de besognes
qui ne sont pas les siennes et auxquelles elle n'a pas le droit de se livrer. L'armée n'a pas pour rôle d'être
une école où l'on maintient les particularités distinguant les uns des autres les différents rameaux d'une
race ; bien au contraire, c'est une école où tous les Allemands doivent apprendre à se comprendre
réciproquement et à s'accommoder les uns aux autres. Tout ce qui peut, dans la vie d'une nation, tendre
à diviser, l'armée doit s'en servir pour unir. Elle doit élever la jeune recrue au-dessus de l'horizon de son
petit pays et lui faire découvrir celui de la nation allemande. Le soldat doit être exercé à apercevoir, non
pas les frontières de son pays natal, mais celles de sa patrie, car il aura un jour à les défendre. Aussi estil absurde de laisser le jeune Allemand dans son pays natal ; il faut lui faire connaître l'Allemagne pendant
qu'il fait son service militaire. Cela est d'autant plus nécessaire qu'aujourd'hui le jeune compagnon
allemand ne fait plus, comme autrefois, le tour d'Allemagne qui élargissait son horizon. N'est-il pas
absurde, si l'on se rend compte de cette nécessité, de laisser encore le jeune Bavarois servir à Munich, le
Franconien à Nuremberg, le Badois à Karlsruhe, le Wurtembergeois à Stuttgart, etc., et ne serait-il pas
plus raisonnable de montrer au jeune Bavarois tantôt le Rhin, tantôt la mer du Nord, au Hambourgeois
les Alpes, au Prussien de l'Est le Massif Central allemand et ainsi de suite ? Le caractère propre à
chaque région doit rester dans la troupe, mais non dans la garnison. Toute tentative de centralisation
peut encourir notre désapprobation, mais jamais celle qui a l'armée pour objet. Au contraire, quand même
nous serions opposés à tous les autres modes de centralisation, celui-ci ne pourrait que nous réjouir.
Abstraction faite de cette considération que, étant donné l'effectif actuel de l'armée du Reich, il serait
absurde de conserver des corps de troupe se recrutant dans des Etats particuliers, nous voyons dans la
centralisation opérée au sein de l'armée du Reich un progrès auquel nous ne devrons pas renoncer dans
l'avenir lorsqu'on rétablira l'armée nationale.
Du reste, une conception neuve et victorieuse doit rejeter tous les liens qui pourraient paralyser l'essor
intellectuel qui la pousse en avant. Le national-socialisme doit revendiquer le droit d'imposer ses
principes à toute la nation allemande sans tenir compte des frontières qui séparaient jusqu'à présent les
Etats confédérés, et de faire l'éducation de la nation conformément à ses conceptions et à ses plans. Pas
plus que les Eglises ne se sentent liées et limitées par les frontières politiques, l'idée nationale-socialiste
ne l'est par les divisions territoriales des Etats particuliers.
La doctrine nationale-socialiste n'est pas la servante des intérêts politiques des Etats confédérés ; elle
doit être un jour reine et maîtresse de la nation allemande. Elle a à diriger et à réorganiser la vie d'un
peuple ; elle doit donc réclamer, d'un ton impératif, de droit de passer par-dessus des frontières tracées
par une évolution que nous n'acceptons plus.
Plus le triomphe de ses idées sera complet, plus la liberté individuelle dont elle gratifiera tout le pays sera
grande.
11 : Propagande et organisation
L'année 1921 eut, pour moi et pour le mouvement, à plusieurs points de vue, une signification
particulière. Après mon entrée dans le parti ouvrier allemand, j'entrepris aussitôt la direction de la
propagande. Je tenais alors cette branche pour de beaucoup la plus importante. Il s'agissait d'abord
beaucoup moins de se casser la tête au sujet de questions d'organisation que de propager l'idée même
chez un plus grand nombre d'hommes. La propagande devait précéder de beaucoup l'organisation et
gagner d'abord à celle-ci le matériel humain à malaxer. Aussi suis-je l'ennemi d'une organisation trop
rapide et trop pédante. De cela, il ne sort souvent qu'un mécanisme mort et rarement une organisation
vivante. Car une organisation est redevable de son existence à une vie organique, à un développement
organique. Des idées qui ont atteint un nombre déterminé d'hommes tendront toujours à un certain ordre,
et, de cet aspect intérieur, il résulte une très grande valeur. Mais ici aussi il faut compter avec la faiblesse
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Hitler A.
Mon Combat
des hommes, qui incite l'individu isolé à se cabrer instinctivement su moins au début, contre une autorité.
De même, quand une organisation se développe mécaniquement de haut en bas, le grand danger
consiste en ceci : une personnalité qui s'est un jour fait connaître, pas encore exactement adaptée ni
même suffisamment capable, essaiera, à l'intérieur du mouvement, d'empêcher par jalousie l'ascension
d'éléments plus capables. Le dommage qui résultera d'une pareille éventualité peut, principalement dans
le cas d'un mouvement jeune, devenir désastreux.
C'est pour cette raison qu'il est préférable de répandre par la propagande, pendant un certain temps, une
idée d'abord d'un point central, et ensuite de rechercher soigneusement parmi le matériel humain qui a
grossi peu à peu des « têtes de Führer » et de les éprouver. Il peut arriver, quelquefois, que des
hommes, insignifiants en eux-mêmes, soient néanmoins considérés comme des Führer nés. Il serait
d'ailleurs tout à fait faux de vouloir voir dans la richesse des connaissances théoriques des preuves
caractéristiques d'aptitude à être un Führer.
Le contraire se produit très fréquemment.
Les grands théoriciens sont très rarement aussi de grands organisateurs, vu que la grandeur du
théoricien et du fabricant de programme réside en première ligne dans la connaissance et l'établissement
de lois justes au point de vue abstrait, alors que l'organisateur doit être en première ligne un
psychologue, doit prendre l'homme comme il est, et, pour cela, le connaître. Il doit le surestimer aussi peu
que le sous-estimer. Il doit, au contraire, essayer de tenir compte de la faiblesse et de la bestialité pour
créer un organisme vivant, d'une vigueur inébranlable, parfaitement approprié à propager une idée et à
lui ouvrir le chemin du succès.
Mais c'est encore plus rare qu'un grand théoricien soit un grand Führer. Tel sera beaucoup plus souvent
l'agitateur, ce dont beaucoup de gens d'esprit scientifique ne veulent pas volontiers convenir et,
cependant, c'est compréhensible. Un agitateur qui prouve la capacité de répandre une idée dans les
masses, doit toujours être un psychologue, même s'il n'est qu'un démagogue. Il sera toujours un meilleur
Führer que le théoricien méditant loin des hommes et loin du monde. Car conduire signifie pouvoir
remuer ties masses. Le don de former des idées n'a rien à voir avec la capacité d'un Führer. Il est tout à
fait inutile de discuter pour savoir ce qui a une plus grande signification : de concevoir des idéals et des
buts d'humanité, ou de les réaliser. Il en est de cela comme si souvent dans la vie : l'un serait
complètement stupide sans l'autre. La plus belle conception théorique reste sans but et sans valeur si le
Führer ne peut mettre les masses en mouvement vers elle. Et, inversement, que serait toute « génialité »
et tout élan de Führer, si un théoricien intelligent ne déterminait ses buts pour la lutte humaine ? Mais la
réunion du théoricien, de l'organisateur et du Führer en une seule personne est la plus rare qu'on puisse
trouver sur cette terre : cette réunion produit le grand homme.
Comme je l'ai déjà fait remarquer, je me suis consacré à la propagande durant les premiers temps de
mon activité dans le parti. Il lui fallait réussir à imprégner peu à peu un petit noyau d'hommes de la
nouvelle doctrine, pour former le matériel qui, plus tard, pourrait former les premiers éléments d'une
organisation. C'est ainsi que le but de la propagande dépassa généralement celui de l'organisation.
Si un mouvement a l'intention de bouleverser un monde et d'en construire un nouveau à sa place, une
clarté intégrale doit régner au sein même de la direction d'après les principes suivants : chaque
mouvement qui aura gagné du matériel humain devra d'abord le partager en deux groupes : les partisans
et les membres.
Le devoir de la propagande est de recruter des partisans ; celui de l'organisation est de gagner des
membres.
Le partisan d'un mouvement est celui qui se déclare d'accord sur ses buts ; le membre, celui qui combat
pour lui. Le partisan sera amené au mouvement par la propagande.
Le membre sera contraint par l'organisation d'agir lui-même pour le recrutement de nouveaux partisans,
du nombre desquels de nouveaux membres pourront ensuite se former. « Etre partisan » exige
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Mon Combat
seulement la reconnaissance passive d'une idée ; « être membre » exige qu'on la représente activement
et qu'on la défende ; sur dix partisans, on aura à peine deux membres. Etre partisan implique un simple
effort de connaissance ; pour être membre, il faut avoir le courage de représenter l'idée reconnue vraie et
de la répandre largement.
En raison de sa forme passive, le simple effort de connaissance convient à la majorité des hommes, qui
sont paresseux et lâches. Etre membre exige une activité de pensée qui ne convient qu'à une minorité.
La propagande doit, à cause de cela, porter ses soins sans cesse sur cette vérité qu'une idée gagne des
partisans, et qu'ensuite l'organisation doit être très soigneusement attentive à chercher des membres
parmi les plus capables d'entre les partisans. A cause de cela, la propagande n'a pas besoin de se
casser la tête au sujet de l'importance, en particulier, de chacun de ceux qu'elle a convertis, au sujet de
leur capacité, de leur savoir, de leur intelligence ou de leur caractère, tandis que l'organisation doit
extraire très soigneusement de ces éléments ceux qui rendront réellement la possible du victoire du
mouvement.
*
La propagande essaie de faire pénétrer une doctrine dans le peuple entier, l'organisation n'englobe dans
son cadre que ceux qui, pour des raisons psychologiques, ne pourront nuire à l'expansion de l'idée.
*
La propagande inculque une idée à la masse, pour l'y préparer à l'heure de la victoire, tandis que
l'organisation combat pour la victoire grâce à un faisceau permanent, organique et prêt au combat, de
ceux de ses partisans qui paraissent capables et décidés à mener la bataille pour la victoire.
*
La victoire d'une idée sera d'autant plus facile que la propagande aura travaillé l'ensemble des hommes
sur la plus grande échelle, et que l'organisation - qui doit pratiquement conduire le combat - sera plus
exclusive, plus forte et plus solide.
Il s'ensuit que le nombre des partisans n'est jamais assez grand, tandis que le nombre des membres est
plus facilement trop grand que trop petit.
*
Quand la propagande a rempli un peuple entier d'une idée, l'organisation peut en tirer les conséquences
avec une simple poignée d'hommes. Propagande et organisation, donc partisans et membres, se
trouvent d'après cela dans une position mutuelle définie. Mieux la propagande aura travaillé, plus les
membres effectifs pourront être restreints ; plus le nombre des partisans sera grand, plus le nombre des
membres pourra être petit, et, inversement : plus la propagande sera défectueuse, plus doit être
importante l'organisation ; plus la troupe de partisans d'un mouvement reste faible, plus le nombre des
membres doit être grand, s'il veut encore compter sur le succès. Le premier devoir de la propagande est
de gagner des hommes pour l'organisation ultérieure : le premier devoir de l'organisation est de gagner
des hommes pour la continuation de la propagande. Le second devoir de la propagande est de
désagréger l'état de choses actuel et de le faire pénétrer par la nouvelle doctrine, tandis que le devoir de
l'organisation doit être le combat pour la puissance, pour faire définitivement triompher la doctrine.
*
Un succès décisif, dans une révolution, sera toujours atteint, si une nouvelle conception du monde est
enseignée à tout le peuple, voire même imposée en cas de nécessité, et que, d'autre part, l'organisation
centrale - donc le mouvement - englobe seulement le minimum d'hommes absolument indispensables
pour occuper le centre nerveux de l'Etat.
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Hitler A.
Mon Combat
Autrement dit :
Dans tout mouvement réellement grandiose, è allure de bouleversement mondial, la propagande doit
d'abord répandre l'idée de ce mouvement. Infatigablement, elle devra chercher à rendre claires Ies
nouvelles idées, à les inculquer à la foule, ou tout au moins à ébranler ses anciennes convictions. Vu
qu'une telle propagande doit posséder une « colonne vertébrale », la doctrine devra être étayée sur une
solide organisation. L'organisation choisit ses membres parmi ceux de ses partisans qui ont été gagnés
par la propagande. Cette organisation croîtra d'autant plus vite que la propagande sera poussée plus
intensément, et cette propagande pourra d'autant mieux travailler que l'organisation qui est derrière elle
sera plus forte et plus puissante.
Le suprême devoir de l'organisation consiste à prendre soin que les désunions, en quelque sorte
intérieures, parmi les membres du mouvement, ne conduisent pas à des ruptures, et, par suite, à
l'affaiblissement du travail dans le mouvement ; ensuite que l'esprit d'attaque ne meure pas, mais se
renouvelle et se fortifie de plus en plus. Le nombre des membres n'a pas besoin, d'après cela, de croître
sana fin, au contraire : seule une élite restreinte peut être énergique et audacieuse ; un mouvement dont
l'organisation s'accroîtrait sans fin, s'affaiblirait un jour, forcément, à cause de cela. Des organisations
trop pléthoriques perdent peu à peu leur combativité et ne sont plus capables de soutenir avec résolution
et esprit d'offensive la propagation de l'idée.
Plus une idée est riche et fertile en ferments révolutionnaires, plus ses propagateurs doivent être actifs,
vu que la force subversive d'une telle doctrine risque d'en éloigner les petits bourgeois lâches. Ils
pourront, dans leur for intérieur, se sentir des partisans, mais refuseront de le reconnaître ouvertement.
C'est pourquoi l'organisation d'une idée réellement révolutionnaire ne prend comme membres que les
plus actifs partisans. C'est dans cette activité, cautionnée par un choix naturel, que réside la condition
d'une propagande ultérieure du mouvement, aussi bien qu'un combat victorieux pour la réalisation de
l'idée.
Le plus grand danger qui puisse menacer un mouvement est la croissance anormale du nombre de
membres par suite d'un trop rapide succès. Un mouvement, tant qu'il a à combattre rudement, est évité
par tous les êtres lâches et foncièrement égoïstes, mais ceux-ci cherchent vite à acquérir la qualité de
membres, si le parti, par son développement, affirme son succès.
C'est à cela qu'il faut attribuer que beaucoup de mouvements victorieux restent soudain en arrière, avant
le succès définitif, avant l'ultime achèvement de ses buts, et, pris d'une faiblesse interne, cessent le
combat et s'étiolent. A la suite de sa première victoire, il s'est introduit dans son organisation tellement
d'éléments mauvais, indignes et particulièrement lâches, que ces lâches-là ont finalement la majorité et
étouffent les combatifs. Ils détournent le mouvement au service de leurs propres intérêts, l'abaissent au
niveau de leur propre héroïsme mesquin et ne font rien pour achever la victoire de l'idée originelle. Le
fanatisme s'amollit alors, la force combative est paralysée, ou, comme le monde bourgeois a coutume de
dire très justement en pareil cas : « Ce parti a mis de l'eau dans son vin ». Et tout est pour le mieux dans
le meilleur des mondes.
Aussi est-il indispensable qu'un mouvement, de par la nécessité de sa propre conservation, se ferme à la
foule dès que le succès s'est rangé de son côté, et qu'à l'avenir il procède à l'accroissement de son
organisation avec une précaution infinie et un examen approfondi. C'est seulement ainsi que le
mouvement pourra conserver son noyau intact, frais et sain. Il faut prendre soin que ce soit
exclusivement ce noyau qui conduise le mouvement, c'est-à-dire entreprenne, en tant que détenteur de la
puissance, les actes indispensables pour la réalisation pratique de l'idée. Se basant sur les idées
fondamentales et originelles du mouvement, l'organisation a le devoir, non seulement de consolider
toutes les positions importantes, conquises dans le plan doctrinal, mais aussi de constituer un organisme
central de direction. Et ceci jusqu'à ce que les principes actuels et les enseignements du parti soient
devenus le fondement et l'essence même du nouvel Etat. C'est alors seulement que la constitution propre
de cet Etat, issue de l'esprit du parti, pourra s'élaborer librement, au prix d'une lutte intestine. En effet il
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Hitler A.
Mon Combat
s'agit moins de points de vue purement humains que du libre jeu et de l'action de forces, sans doute
prévisibles, mais d'un effet difficilement contrôlable pour l'avenir.
Tous les grands mouvements, qu'ils soient de nature religieux ou politique, ne doivent leurs puissants
succès qu'à la connaissance et à l'emploi de ces principes. Tout succès durable n’est pas concevable
sans l'observance de ces lois.
*
En tant que directeur de la propagande du parti, je me suis efforcé, non seulement de préparer le terrain
pour le mouvement ultérieur, mais encore, avec une rigueur absolue, j'ai agi pour que l'organisation ne
prenne que des éléments de valeur. Plus j'ai été dur et plus j'ai manié le fouet, plus ma propagande
effrayait, écartait les faibles et les natures hésitantes, empêchait leur entrée dans le premier noyau de
notre organisation. Ils sont peut-être restés des partisans et, dans ce cas, n'élèvent pas la voix, restant,
au contraire, dans un silence anxieux. Combien de milliers ne m'ont-ils pas assuré autrefois qu'ils étaient
complètement d'accord en tout, mais que, néanmoins, dans aucune circonstance, ils ne pouvaient être
membres. Le mouvement était si violent, disaient-ils, qu'une coopération comme membres les exposerait
à des conflits particuliers très aigus, même à des dangers, mais qu'on ne pouvait faire grief à un
bourgeois honnête et paisible de se tenir pour le moment s l'écart, puisqu'il appartenait complètement de
cœur à la cause.
Et cela était bien ainsi.
Si ces hommes qui, intérieurement, n'étaient pas partisans de moyens révolutionnaires extrêmes, étaient
venus alors dans notre parti, comme membres, nous aurions pu noua considérer comme une pieuse
congrégation, mais certainement pas comme un mouvement jeune et joyeux de combattre.
La forme vivante et combative que je donnai alors à notre propagande a fortifié et garanti la tendance
extrémiste de notre mouvement, vu que, seuls, les hommes réellement extrémistes - à quelques
exceptions près - étaient prêts à coopérer avec moi comme membres.
Ainsi conçue, ma propagande a eu un effet tel qu'en un court laps de temps, des centaines de milliers
d'hommes nous donnaient raison intérieurement et souhaitaient notre victoire, s'ils étaient
personnellement trop lâches pour faire des sacrifices à la cause et y participer.
Jusqu'au milieu de 1921, notre action, purement dirigée vers le recrutement, pouvait encore suffire et être
utile au mouvement. Des événements particuliers à la fin de l'été de cette année-là firent apparaître
opportun d'adapter l'organisation su succès patient de la propagande.
La tentative d'un groupe de racistes visionnaires, sous l'égide éminemment agissante du président du
parti, alors en exercice, de s'emparer de la direction du mouvement, conduisit à l'effondrement de cette
petite intrigue et me donna, à l'unanimité, dans une assemblée générale des membres, la direction
d'ensemble du mouvement.
En même temps, fut décidée l'acceptation d'un nouveau statut qui délégua au premier président du
mouvement la pleine responsabilité, qui abrogea les décisions du bureau et, à la place de celles-ci,
introduisit un système de division du travail qui s'est montré, depuis, tout à fait efficace.
Depuis le 1er août 1921, j'ai entrepris cette réorganisation intérieure du mouvement et j'ai trouvé le
concours d'une pléiade d'âmes d'élite ; j'estime nécessaire de les mentionner dans un chapitre spécial.
Pour donner, au point de vue de l'organisation, quelque valeur aux résultats de la propagande et les
établir solidement, je dus faire table rase d'une série d'habitudes prises jusque-là et apporter, dès le
début, des principes que ne possédait aucun des partis existants ou qu'aucun n'avait adoptés.
301 -
Hitler A.
Mon Combat
Dans les années 1919 et 1920, le mouvement avait eu pour direction un Comité choisi par les
assemblées des membres. Le Comité comprenait un premier et un second trésorier, un premier et un
second secrétaire et, comme têtes, un premier et un second président. A cela s'ajoutèrent encore un
comité de membres, le chef de la propagande et différents assesseurs.
Ce Comité personnifiait proprement - si comique que cela put être - ce que le mouvement même voulait
combattre de la façon la plus âpre, à savoir le parlementarisme. Car il s'agissait là dedans d'un principe
qui personnifiait tout à fait le système depuis le plus petit hameau jusqu'aux futurs arrondissements,
provinces, Etats, jusqu'au gouvernement, système sous lequel nous souffrions tous.
Il était absolument indispensable de procéder à un changement, si on ne voulait pas que le mouvement,
par suite des mauvaises bases d'organisation intérieure, se corrompît pour toujours et fût incapable
d'accomplir un jour sa haute mission.
Les séances du Comité, qui étaient régies par un protocole, et dans lesquelles on votait à la majorité et
prenait des décisions, représentaient en réalité un petit Parlement. La valeur personnelle et la
responsabilité y manquaient. Il y régnait le même contresens et la même déraison que dans nos grands
corps représentatifs de l'Etat. On nommait pour ce Comité des secrétaires, des hommes pour tenir la
caisse, des hommes pour former les membres de l'organisation, des hommes pour la propagande et Dieu
sait encore pour quoi, et ensuite tous devaient prendre position en commun pour chaque question
particulière et décider par vote. Ainsi l'homme qui était chargé de la propagande votait sur un sujet
concernant les finances ; le trésorier votait sur l'organisation ; l'organisateur votait sur un sujet ne
concernant que les secrétaires, etc.
Pourquoi désignait-on un homme pour la propagande, puisque les caissiers, les scribes, les
commissaires, etc., avaient à juger les questions la concernant ? Cela paraît à un cerveau sain aussi
incompréhensible que si, dans une grande entreprise industrielle, les gérants avaient à décider sur la
technique de la production, ou si, inversement, les ingénieurs avaient à juger des questions
administratives.
Je ne me suis pas soumis à cette insanité, mais, après fort peu de temps, je me suis éloigné des
séances. Je faisais ma propagande et cela suffisait. J'interdisais, en général, que le premier incapable
venu essaie d'intervenir sur le terrain qui m'était propre. De même que moi, réciproquement, je me
gardais d'intervenir dans les affaires des autres.
Lorsque l'acceptation des nouveaux statuts et mon appel au poste de premier président m'eurent, entre
temps, donné l'autorité nécessaire et le droit correspondant, cette insanité cessa immédiatement. A la
place des décisions du Comité, fut admis le principe de ma responsabilité absolue.
Le premier président est responsable pour la conduite d'ensemble du mouvement. Il répartit les forces du
Comité qui sont sous sa direction, aussi bien que les collaborateurs indispensables pour le travail à
fournir. Chacun de ces messieurs est responsable, irrévocablement, des tâchas dont il a été chargé. Il
n'est subordonné qu'au premier président, qui doit prendre soin de l'action commune de tous,
relativement au choix des personnes et à l'élaboration des directives communes que le travail en
commun nécessite.
Cette nécessité d'une responsabilité absolue est peu à peu devenue l'évidence même au sein du
mouvement, du moins pour la conduite du parti. Dans les petits hameaux et peut-être aussi encore dans
les cantons et les districts, il s'écoulera encore longtemps jusqu'à ce que ces principes s'imposent, vu
que, naturellement, les « cœurs en peau de lapin » et les incapables s'en détendront toujours : pour eux,
la responsabilité unique pour une entreprise sera toujours désagréable ; ils se sentent toujours plus libres
et plus à leur aise si, pour chaque décision importante, ils sont couverts par la majorité d'un soi-disant
comité. Mais il me parut indispensable de prendre position avec une violence extraordinaire contre une
telle habitude, de ne faire aucune concession à la crainte des responsabilités, et de viser à une
conception du devoir et du savoir d'un Führer, devant amener au poste de Führer exclusivement l'homme
digne de l'occuper.
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Hitler A.
Mon Combat
Mais un mouvement qui veut combattre la stupidité parlementaire doit d'abord être libéré de celle-ci. C'est
seulement sur une telle base qu'il peut devenir fort pour lutter.
Un mouvement qui, à une époque de domination de la majorité, repose fondamentalement sur le principe
de la pensée du Führer et de sa responsabilité, culbutera un jour avec une certitude mathématique la
situation jusqu'alors existante et sera victorieux.
Cette idée amena à l'intérieur dia. mouvement une complète réorganisation. Et dans son achèvement
logique, elle conduisit aussi à une séparation très nette de l'action économique du mouvement et de la
conduite politique générale. La pensée de la responsabilité fut, par principe, également étendue à
l'ensemble des actions du parti et les rendit efficaces en libérant de toute influence politique les questions
économiques et inversement.
Lorsque, à l'automne 1919, j'entrai au parti alors composé de six hommes, celui-ci ne possédait ni
permanence ni employé, ni formulaire, ni sceau, ni papier imprimé. Le siège du Comité n'était alors
qu'une auberge dans la Herrengasse et, plus tard, un café Am Gasteig. C'était une situation impossible.
Je me mis alors peu de temps après en campagne et explorai un nombre important de restaurants et
d'auberges dans Munich, dans l'intention de louer une salle spéciale ou un local quelconque pour le parti.
Dans l'ancienne brasserie Sternecker, im Tal1, se trouvait une petite salle voûtée qui jadis avait servi de
taverne aux conseillers du Saint-Empire en Bavière. Elle était sombre et obscure et, de ce fait, était aussi
parfaitement adaptée à son ancienne destination qu'elle l'était. peu au nouvel emploi qui lui était réservé.
La petite ruelle, sur laquelle ouvrait son unique fenêtre, était si étroite que, même pendant les jours les
plus lumineux de l'été, la chambre restait sombre et lugubre. Cela devint notre première permanence.
Comme la location mensuelle ne s'élevait qu'à cinquante marks (c'était alors pour nous une somme
fabuleuse), nous ne pouvions avoir de grandes exigences, nous ne pouvions même pas nous plaindre de
ce qu'avant notre arrivée on eût enlevé rapidement les boiseries murales datant des conseillers, de sorte
que le local finissait par donner plutôt l'impression d'un tombeau que d'un bureau.
Et cela était déjà cependant un immense progrès. Peu à peu nous acquîmes la lumière électrique, plus
tard un téléphone : vint ensuite une table, avec quelques chaises empruntées, enfin une étagère, un peu
plus tard encore, une armoire ; deux buffets, qui appartenaient à notre hôtelier, devaient servir pour
conserver des tracts, des affiches, etc.
Le système pratiqué jusqu'alors, consistant à diriger le mouvement par une seule séance du Comité par
semaine, ne pouvait durer. Il fallut un employé, payé par le parti, pour assurer l'exécution des affaires
courantes.
Ce fut alors très difficile. Le mouvement avait encore si peu de membres que ce fut tout un art de
découvrir parmi eux un homme approprié qui pût, avec des exigences personnelles minimes, satisfaire
les exigences variées du mouvement.
Ce fut en un soldat, un de mes anciens camarades, Schüssler, qu'on trouva, après de longues
recherches, le premier secrétaire du parti. Il vint d'abord chaque jour de 6 à 8 heures dans notre nouveau
bureau, plus tard de 5 à 8, enfin chaque après-midi ; et, peu de temps après, il fut occupé à plein et
accomplit alors son service depuis le matin jusque tard dans la nuit. II était aussi appliqué que loyal et
foncièrement honnête : il se donnait toute la peine possible et était fidèlement attaché au mouvement.
Schüssler apportait avec lui une petite machine à écrire Adler qui était sa propriété. Ce fut le premier de
ces instruments au service de notre mouvement. Elle fut plus tard acquise par le parti grâce aux
cotisations. Un petit coffre-fort parut être indispensable pour mettre à l'abri des voleurs les dossiers et les
livrets individuels des membres. Cette acquisition n'avait pas pour but d'y déposer les grosses sommes
d'argent que nous aurions pu posséder. Au contraire, nous étions infiniment pauvres et j'ai souvent ajouté
mes petites économies.
1
Rue de Munich
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Un an et demi plus tard, la permanence devint trop petite et il en résulta un déménagement dans un
nouveau local, Corneliusstrasse. C'était encore une auberge ; ici, nous ne possédions plus seulement
une pièce, mais déjà trois, et une grande salle avec guichet. Cela nous paraissait déjà bien beau. Nous y
restâmes jusqu'à novembre 1923.
En décembre 1920 se produisit l'acquisition du Völkischer BearBachter. Ce journal, qui, comme l'annonce
déjà son nom, soutenait en général les desiderata racistes, fut transformé en organe du nouveau parti
national-socialiste. Il parut d'abord deux fois par semaine, devint quotidien au commencement de 1923 et
reçut, fin août 1923, son grand format.
Je dus alors, complètement novice dans le domaine journalistique, payer maintes fois pour mon
apprentissage, ce qui me parut abominable.
En soi, un fait devait donner à réfléchir, c'est qu'il n’y avait qu'un seul journal raciste réellement important
en face de l'immense presse juive. La cause en est, comme j'ai pu le constater moi-même un nombre
incalculable de fois dans la pratique, que, pour une très grande part, il n'y a que peu de débouchés
commerciaux pour les entreprises racistes. Elles étaient conduites beaucoup trop d'après ce point de vue
que le sentiment devait avoir le pas sur l'action. Point de vue tout à fait faux, en ce sens que le sentiment
ne doit rien avoir d'extérieur, mais, au contraire, doit trouver sa meilleure expression dans l'action. Celui
qui peut accomplir des actions de valeur pour son peuple, montre par là un sentiment réellement plein de
valeur, tandis que tel autre, qui se borne à simuler le sentiment, sans rendre en réalité des services utiles
à son peuple, est un homme néfaste qui pervertit la communauté par ses sentiments néfastes.
Ainsi le Völkische Beobachter, comme déjà l'indique son nom, était un organe raciste, avec tous les
avantages, et encore plus avec les défauts et les faiblesses inhérents aux institutions racistes. Autant son
contenu était honnête, autant l'administration de l'entreprise était impossible commercialement. Sa
rédaction croyait dur comme fer que des journaux racistes ne devaient recevoir que des oboles racistes,
alors que le journal aurait dû, au contraire, se frayer un chemin par la concurrence avec les autres. C'est
une inconvenance de vouloir couvrir les négligences ou les fautes de la conduite commerciale de
l'entreprise par les oboles des patriotes bien pensants. Je me suis efforcé, en tous cas, de modifier cette
situation dont j'avais reconnu tout de suite la gravité, et la chance m'aida en ce sens que je fis la
connaissance de l'homme qui a rendu infiniment de services su mouvement depuis ce temps-là, non
seulement comme directeur commercial du journal, mais aussi comme chef commercial du parti.
C'est en 1914, donc en campagne, que je connus - il était alors mon supérieur - le chef commercial actuel
du parti, Max Amann. Dans les quatre années de guerre, j'eus l'occasion, presque constamment,
d'observer les capacités extraordinaires, l'application et la conscience scrupuleuse de mon futur
collaborateur.
Dans l'arrière-saison de l'été 1921, alors que le mouvement traversait une crise difficile et qu'un certain
nombre d'employés ne me donnaient plus satisfaction, et que je faisais même avec l'un, en particulier,
l'expérience la plus amère, je me tournai vers mon ancien camarade de régiment, que le hasard conduisit
un jour à moi, en le priant de devenir le chef commercial du mouvement. Après de longues hésitations Amann se trouvait alors dans une situation pleine d'avenir - il y consentit enfin, mais d'ailleurs sous la
condition formelle qu'il ne ferait jamais le métier de gendarme vis-à-vis de comités quelconques et
impuissants, mais, au contraire, reconnaîtrait exclusivement un maître unique. C'est le mérite ineffaçable
de ce premier chef commercial du mouvement, homme de haute culture, d'avoir apporté dans les affaires
du parti l'ordre et la netteté. Elles sont restées en exemple et leur qualité ne put jamais être égalée par
aucune des ramifications du mouvement. Comme toujours dans la vie, une valeur supérieure éveille très
fréquemment la jalousie et la haine. On devait aussi naturellement s'y attendre dans ce cas, et le subir
patiemment.
Dès 1922, de rigides directives étaient en vigueur, aussi bien pour la constitution commerciale du
mouvement que pour son organisation pure. Il existait déjà un répertoire central complet des dossiers
englobant l'ensemble de tous les membres appartenant au mouvement. De même, on était parvenu à
faire financer le mouvement. Les dépenses courantes devaient être couvertes par les recettes courantes,
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Hitler A.
Mon Combat
les recettes extraordinaires devaient être consacrées seulement aux dépenses extraordinaires. Malgré la
difficulté des temps et à l'exception des petits comptes courants, le mouvement resta presque libre de
dettes et même il réussit à réaliser un accroissement durable de son pécule. On travaillait comme dans
une exploitation privée : le personnel employé avait à se signaler par ses actes et ne pouvait, en aucune
façon, se targuer du titre de partisan. La réputation de chaque national-socialiste se prouvait d'abord par
son empressement, par son application et son savoir-faire dans l'accomplissement de la tâche indiquée.
Celui qui ne remplit pas son devoir, ne doit pas se vanter d'une réputation surfaite. Le nouveau chef
commercial du parti affirma, malgré toutes les influences possibles, avec la dernière énergie, que les
affaires du parti ne devaient pas être une sinécure pour des partisans ou des membres peu zélés. Un
mouvement qui, sous une forme aussi aiguë, combat la corruption propre aux partis dans notre système
administratif, doit être exempt de vices. Il se produisit encore le cas que, dans l'administration du journal,
des employés qui appartenaient au « parti populaire bavarois » et avaient été engagés pour leur valeur
professionnelle, se montrèrent exceptionnellement qualifiés. Le résultat de cet essai fut en général
excellent. C'est précisément à cause de notre façon de reconnaître honnêtement et franchement le travail
réel de chacun que le mouvement put gagner les cœurs de ces employés vite et profondément. Ils
devinrent plus tard de bons nationaux-socialistes et le restèrent, non seulement de façade, mais ils le
prouvèrent par le travail consciencieux, ordonné et loyal, qu'ils accomplirent dans le service du nouveau
mouvement. Naturellement, un membre du parti bien qualifié était préféré à un autre aussi bien noté,
mais n'appartenant pas au parti. Mais personne ne recevait un emploi par le seul motif qu'il appartenait
au parti. Le vigoureux esprit de décision avec lequel le nouveau chef commercial appliqua ces principes
et les fit triompher peu à peu, malgré toutes les résistances, fut plus tard pour le mouvement de la plus
grande utilité. C'est seulement à cause de cela qu'il fut possible, dans les temps difficiles de l'inflation,
alors que des dizaines de milliers d'entreprises s'effondraient et que des milliers de journaux devaient
cesser de paraître, que la conduite commerciale du mouvement non seulement resta debout et put
satisfaire à ses obligations, mais encore que le Völkische Beobachter se développa toujours davantage. Il
était alors au nombre des grands journaux.
L'année 1921 fut encore importante par le fait que, grâce à ma situation de président du parti, je réussis à
empêcher des critiques de détail et des interventions de tels ou tels membres du Comité au sujet de
l'activité du parti. Et cela était important, parce que l'on ~e pouvait pas garder pour faire du bon travail
une tête réellement capable, si les incapables intervenaient constamment par leurs bavardages,
prétendant tout mieux comprendre, alors qu'en réalité ils laissaient derrière eux un trouble immense.
D'ailleurs, ces incapables se retirèrent, la plupart tout à fait modestement, pour porter sur un autre champ
d'action leur agitation, leur contrôle et leurs idées. Il y avait des hommes, possédés d'une sorte de
maladie de la critique et qui se trouvaient dans une sorte d'état d'enfantement de plans, de pensées, de
projets et de méthodes prétendus supérieurs. Leur but le plus idéal et le plus élevé était surtout la
formation d'un comité, qui aurait eu à flairer, sous prétexte de contrôle, le travail ordonné des autres.
Combien il est blessant et peu national-socialiste de voir des hommes incompétents se mêler
constamment aux gens du métier, beaucoup de ces « comitards » n'en avaient pas conscience. J'ai, en
tous cas, considéré comme mon devoir de protéger contre de tels éléments toutes les forces du
mouvement ordonnées et responsables, de leur procurer un soutien indispensable et toute latitude pour
le travail et la marche en avant.
Le meilleur moyen pour rendre inoffensifs ces comités qui ne faisaient rien ou qui cuisinaient des projets
pratiquement irréalisables, était d'ailleurs de leur procurer un travail réel quelconque. Ce fut risible de voir
comment l'assemblée s'évanouit alors sans bruit et devint subitement introuvable. Cela me faisait penser
à notre plus grande institution analogue, le Reichstag. Comme ils disparaîtraient sans bruit et vite, s'ils
étaient chargés d'un travail réel au lieu de fabriquer des discours, d'un travail que chacun de ces hâbleurs
aurait à exécuter sous sa responsabilité personnelle !
J'ai toujours posé en axiome que - aussi bien dans la vie privée que dans notre mouvement - on devait
chercher aussi longtemps qu'il le fallait jusqu'à ce que l'on trouve des fonctionnaires, des gérants ou des
directeurs visiblement capables et honnêtes. Alors on devait leur donner une liberté d'action totale et une
autorité sans condition sur les subordonnés, en leur attribuant une responsabilité sans limite vis-à-vis de
leurs supérieurs ; ainsi, personne ne peut recevoir une autorité sur les subordonnés sans être d'une
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Hitler A.
Mon Combat
compétence indiscutable. En deux ans, j'ai percé, mon opinion a triomphé et, aujourd'hui, elle paraît
évidente à tous dans le mouvement, du moins en de qui concerne la direction suprême.
Le succès de cette attitude s'avéra le 9 novembre 1923. Lorsque j'étais entré dans le mouvement quatre
années auparavant, il n'existait même pas de sceau. Le 9 novembre 1923, eut lieu la dissolution du parti
et la confiscation de ses biens. Cela se chiffrait déjà à plus de 170.000 R. M. or. y compris tous les objets
de valeur et le journal.
12 :La question corporative
La rapide croissance du mouvement nous obligea, dans le courant de l'année 1922, à prendre position
sur une question qui n'est pas encore résolue définitivement aujourd'hui. Dans notre tentative d'étudier
les méthodes qui pourraient vite et facilement ouvrir au mouvement le chemin du cœur des masses, nous
nous heurtions toujours à l'objection que le travailleur ne pourrait jamais nous appartenir complètement,
tant que la représentation de ses intérêts, dans le domaine purement professionnel et économique, serait
entre les mains d'hommes ayant d'autres idées politiques que nous.
Cette objection était sérieuse. L'ouvrier qui exerçait une profession, ne pouvait pas vivre sans être
membre d'un syndicat. Non seulement sa valeur professionnelle était protégée dans ce cadre, mais son
métier même n'avait une garantie de durée que par le syndicat. La majorité des ouvriers se trouvait dans
des sociétés coopératives. Celles-ci avaient, en général, combattu pour les salaires et arrêté les barèmes
de tarifs qui assuraient à l'ouvrier un certain revenu. Sans doute les résultats de ces combats profitèrent à
tous les ouvriers de la profession, et des conflits de conscience durent se livrer particulièrement chez un
homme honnête, quand il empochait le salaire acquis de haute lutte par les syndicats, quoiqu'il se fût
tenu hors du combat.
Avec les entreprises bourgeoises normales, on pouvait difficilement traiter ce problème. Elles n'avaient
aucune compréhension (ou ne voulaient en avoir aucune) pour le côté soit moral soit matériel de la
question. Enfin, leurs intérêts économiques propres s'opposent, de prime abord, à toute organisation
d'ensemble des forces ouvrières qui en dépendent, de telle sorte que, déjà pour cette raison, la plupart
des bourgeois peuvent difficilement se former un jugement indépendant. Ici, il est nécessaire de
s'adresser à des tiers, désintéressés dans la question et qui ne succomberont pas à la tentation de ne
pas voir la forêt sous prétexte qu'ils ne voient que les arbres. Grâce à leur bonne volonté, ils saisiront
beaucoup plus facilement une affaire qui concerne notre vie présente ou future.
Je me suis déjà expliqué dans le premier volume sur l'essence, le but et la nécessité des syndicats. Aussi
longtemps que, soit par des mesures de protection d'Etat (qui cependant généralement sont
infructueuses), soit par une nouvelle éducation commune, il ne se sera pas produit un changement dans
la situation de l'ouvrier vis-à-vis de l'entrepreneur, il ne restera rien d'autre à l'ouvrier que de défendre ses
intérêts en invoquant son droit égal de membre de la communauté économique. Cela cadre tout à fait
avec l'esprit de solidarité et peut redresser des injustices sociales susceptibles de mettre en péril
l'existence commune des citoyens. J'allais même plus loin dans mes déclarations, à savoir que ce droit
de l'ouvrier doit être considéré comme naturel, aussi longtemps qu'il y aura des êtres humains assujettis
à des patrons ne possédant aucun sentiment de leurs devoirs sociaux, ni même simplement d'humanité,
et je conclus que, si une telle autoprotection est nécessaire, sa forme doit être celle d'un groupement des
ouvriers sur la base corporative.
De cette conception générale, rien n'était changé en moi en 1922. Mais une formule claire et précise était
encore à trouver. Il ne convenait pas de se déclarer satisfait simplement sur les connaissances acquises,
mais il était nécessaire d'en extraire des conclusions pratiques.
Il s'agissait de répondre aux questions suivantes :
1° Les syndicats sont-ils nécessaires ?
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Hitler A.
Mon Combat
2° Le parti nazi doit-il se déclarer corporatif ou faire entrer ses membres dans un cadre syndical
quelconque ?
3° Quel serait le caractère d'un syndicat purement nazi ? Quels en seraient les devoirs et les buts ?
4° Comment le réaliserait-on ?
Je crois avoir répondu suffisamment à la première question. Telles que les choses se présentent
aujourd'hui, on ne peut pas, selon ma conviction, se passer des syndicats. Au contraire, ils comptent
parmi les institutions les plus importantes de la vie économique de la nation. Leur importance n'est pas
seulement d'ordre social, mais national. Car un peuple dont les masses reçoivent satisfaction de leurs
besoins vitaux, et en même temps aussi une sorte d'éducation grâce à une organisation syndicale
correcte, acquerra à cause de cela, dans la lutte pour l'existence, un accroissement extraordinaire de sa
force générale de résistance.
Les syndicats sont avant tout nécessaires comme pierres angulaires du futur parlement économique des
chambres de commerce.
La seconde question est également facile à résoudre. Si le mouvement corporatif est important, il est clair
que le nazisme doit prendre position à ce sujet d'une façon non seulement théorique, mais encore
pratique. Mais « comment » ? Cela est plus difficile.
Le mouvement nazi, qui a pour but la création de l'Etat raciste nazi, doit se pénétrer de cette idée que
toutes les institutions futures de cet Etat doivent croître des racines du mouvement lui-même. Ce serait
une grande faute de croire que l'on peut entreprendre tout d'un coup, en partant de rien, ou seulement du
simple pouvoir politique, une réorganisation définie ; il faut posséder une certaine réserve d'hommes déjà
formés. Plus important que la forme extérieure mécaniquement très rapide à créer, l'esprit doit toujours
animer cette forme. Par la force, on peut inculquer à un organisme social les principes d'un Führer, d'un
dictateur. Mais ces principes ne seront réellement vivants que s'ils se forment peu à peu dans leurs plus
petits détails ; ils doivent être étayés sur un matériel humain, sélectionné pendant plusieurs années,
trempé par les dures réalités de la vie, et ainsi capable de réaliser la pensée du Führer.
On ne doit pas donc s'imaginer pouvoir tirer tout d'un coup à la lumière du jour, d'une serviette de notaire,
des projets pour une nouvelle constitution de l'Etat, et les introduire par une parole impérative venue d'en
haut. L'essayer, on le peut, seulement le résultat ne sera sûrement pas viable, ce sera la plupart du
temps un enfant mort-né. Cela me rappelle la Constitution de Weimar et la tentative de faire cadeau au
peuple allemand, en même temps que d'une nouvelle constitution, d'un nouveau drapeau, qui n’avait
aucun rapport intime avec ce qu'avait vécu notre peuple dans le dernier demi-siècle.
Aussi l'Etat nazi doit-il se garder de telles expériences. Il peut croître par sa seule organisation interne
depuis longtemps existante. Cette organisation doit, dans son essence même, être animée du vivant
esprit dc. National-Socialisme, pour créer enfin un Etat National-Socialiste vivant.
Comme je l'ai déjà souligné, les cellules embryonnaires doivent reposer dans les Chambres
administratives des différentes représentations professionnelles et donc, avant tout, dans la corporation.
Si cette représentation professionnelle ultérieure et le parlement central économique doivent nous être
offerts par une institution nazi, il y a aussi obligation que ces importantes cellules embryonnaires soient
les véhicules d'un sentiment et d'une conception nazi. Les institutions du mouvement sont à transporter
dans l'Etat, mais l'Etat ne peut pas tout d'un coup faire surgir de rien, comme par enchantement, les
organisations correspondantes, si l'on ne veut pas que celles-ci restent des créations sans vie.
Déjà, à ce très haut point de vue, le mouvement nazi doit admettre la nécessité d'une manifestation
propre corporative. Il le doit encore, parce qu'une éducation réellement nazi, aussi bien des patrons que
des ouvriers, dans le sens d'une coopération réciproque dans le cadre commun d'une communauté
populaire, ne résulte pas d'enseignements théoriques, d'appels ou d'exhortations, mais du combat de la
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Hitler A.
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vie quotidienne. C'est dans son sens et par lui que le mouvement doit éduquer les grands groupements
économiques particuliers et à les rapprocher les uns des autres. Sans un tel travail préliminaire,
l'espérance en la résurrection d'une future et véritable communauté populaire reste une pure illusion.
Seul, le grand idéal, pour lequel combat le mouvement peut lentement former ce style général qui fera
apparaître plus tard le nouvel état de choses comme reposant sur des bases solides et non pas tout en
façade.
Ainsi le mouvement ne doit pas seulement se présenter h la pensée corporative en s'affirmant tel, mais
encore il doit, en vue du futur Etat nazi, donner à un petit nombre de membres et de partisans l'éducation
exigible dans ses manifestations pratiques.
La réponse à la troisième question s'impose maintenant.
La corporation nazi n'est pas un organe de lutte de classe, mais un organe de représentation
professionnelle. L'Etat nazi ne connaît aucune « classe », mais, au point de vue politique seulement, des
bourgeois avec des droits complètement égaux et, en conséquence, avec les mêmes devoirs généraux,
et, à côté de cela, des ressortissants de l'Etat qui, au point de vue politique, ne possèdent absolument
aucun droit.
La corporation au sens nazi n'a pas la mission, grâce au groupement de certains hommes, de les
transformer peu à peu en une classe, pour accepter ensuite le combat contre d'autres formations,
semblablement organisées à l'intérieur de la communauté populaire. Cette mission, nous ne pouvons pas
l'attribuer principalement à la corporation, mais on la lui a accordée au moment où elle devint l'instrument
de combat du marxisme. La corporation n’est pas en elle-même synonyme de « lutte des classes », mais
c'est le marxisme qui a fait d'elle un instrument pour sa lutte de classes. Il créa l'arme économique que le
monde juif international emploie pour la destruction des bases économiques des Etats nationaux libres et
indépendants, pour l'anéantissement de leur industrie nationale et de leur commerce national, et grâce à
cela, pour l'esclavage des peuples libres au service de la finance juive mondiale au-dessus des Etats.
La corporation nazi doit, à cause de cela, grâce à la concentration organisée de groupes déterminés de
participants à la vie économique nationale, élever la sécurité de l'économie nationale même, renforcer sa
force en écartant tout obstacle qui influerait d'une façon destructive sur le corps populaire national,
renforcer aussi la force vive de la communauté populaire, afin que des obstacles ne portent pas préjudice
à l'Etat et ne deviennent pas à la fin un malheur et une corruption pour l'économie elle-même.
Pour la corporation nazi, la grève n'est pas un moyen de destruction et d'ébranlement de la production
nationale, mais un moyen de l'accroître et de l'écouler grâce à la lutte contre tous les obstacles qui, par
suite de son caractère antisocial, interdisait l'essor économique des masses. Car le champ d'activité de
chaque individu se tient toujours, dans un rapport de cause à effet, avec la situation générale sociale et
juridique qu'il prend dans le processus économique. De l'examen de cette situation résulte son attitude en
face de ce processus.
L'ouvrier nazi doit savoir que la prospérité de l'économie nationale signifie son propre bonheur matériel.
Le patron nazi doit savoir que le bonheur et la satisfaction de ses ouvriers sont la condition primordiale de
l'existence et du développement de sa propre prospérité économique.
Les ouvriers et les patrons nazis sont tous deux des délégués et des mandataires de l'ensemble de la
communauté populaire. La grande proportion de liberté personnelle qui leur est accordée dans leur
action, doit être expliquée par ce fait que la capacité d'action d'un seul est beaucoup plus augmentée par
une extension de liberté que par la contrainte d'en haut ; la sélection naturelle, qui doit pousser en avant
le plus habile, le plus capable et le plus laborieux, ne doit pas être entravée.
Pour la corporation nazi, la grève est à cause de cela un moyen que l'on a la permission et l'obligation
d'employer seulement lorsqu'il n'existe pas d'Etat raciste nazi. Celui-ci, à la vérité, à la place du combat
colossal des deux grands groupements - patronat et prolétariat - qui, dans ses conséquences d'un
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amoindrissement de la production cause toujours des dommages à la communauté populaire, doit se
charger de faire respecter le droit de tous. Aux chambres de commerce mêmes, il incombe le devoir de
maintenir l'activité économique nationale et d'en écarter les défectuosités et les défauts.
Ce qui aujourd'hui pousse su combat des millions d'hommes doit, un jour, trouver sa solution dans les
chambres professionnelles et dans le Parlement économique central. Avec eux, entrepreneurs et ouvriers
ne doivent plus lutter les uns contre les autres dans la lutte des salaires et des tarifs - ce qui est très
dommageable à l'existence économique de tous deux - mais ils doivent résoudre ce problème en
commun pour le bien de la communauté populaire et de l'Etat, dont l'idée doit briller en lettres
étincelantes au-dessus de tout.
Là encore, comme partout, doit régner le principe d'airain que la patrie vient d'abord, avant le parti. Le
devoir de la corporation nazi est l'éducation et Ia préparation en vue de ce but, qui se définit ainsi : travail
en commun de tous en vue du maintien de la sécurité de notre peuple et de l'Etat, conformément, pour
chaque individu, aux capacités et aux forces acquises à la naissance et perfectionnées par la
communauté populaire.
A la quatrième question : Comment arriverons-nous à de telles corporations ? il paraissait jadis
excessivement difficile de répondre.
Il est, en général, plus Facile d'entreprendre des fondations dans un terrain neuf que sur un vieux terrain
qui possède déjà des fondations. Dans un endroit où il n'existe aucun magasin d'une certaine spécialité,
on peut facilement en édifier un. Cela est plus difficile s'il se trouve déjà une entreprise similaire et c'est
même très difficile si, à côté de cela, les conditions sont telles qu'une seule entreprise peut prospérer.
Car ici les fondateurs se trouvent devant le problème, non seulement d'introduire leur propre magasin
nouveau, mais encore, pour pouvoir se maintenir, de devoir anéantir ce qui existe jusqu'ici à cet endroit.
Une corporation nazi n'a pas de sens à côté d'autres corporations. Car elles doivent aussi être
intimement pénétrées de leur devoir mondial et aussi du devoir inné, issu du précédent, d'intolérance visà-vis des autres formations semblables ou pas du tout ennemies ; elles doivent affirmer leur personnalité.
Il n'existe aucun arrangement ni aucun compromis pour de telles tendances, mais seulement le maintien
du droit strict et exclusif.
Il y avait donc deux moyens d'aboutir :
1° On pouvait fonder une propre corporation et ensuite, peu à peu, entreprendre le combat contre les
corporations marxistes internationales ; ou bien on pouvait :
2° Pénétrer dans les corporations marxistes et s'efforcer de les remplir du nouvel esprit, en vue de les
transformer en instruments de notre nouvel idéal.
Le premier moyen était mauvais, car nos difficultés financières étaient en ce temps-là toujours encore
très graves et nos ressources limitées. L'inflation, qui peu à peu se répandait toujours davantage,
aggravait encore plus la situation : dans ces années-là, on pouvait à peine parler d'une utilité matérielle
palpable de la corporation pour ses membres ; l'ouvrier n'avait aucune raison pour payer des cotisations
dans une corporation. Même ceux qui étaient déjà d'opinion marxiste en étaient presque réduits à
l'effondrement jusqu'à ce que, grâce à la géniale action de M. Cuno dans la Ruhr, les millions tout à coup
tombassent dans leurs poches. Ce chancelier du Reich « national » doit être considéré comme le
sauveur des corporations marxistes.
Nous ne devions pas compter alors sur de telles facilités financières ; et il ne pouvait être séduisant pour
personne d'entrer dans une nouvelle corporation qui, par suite de sa faiblesse financière, ne pouvait pas
lui offrir le moindre avantage. D'un autre côté, je dois me défendre absolument de n'avoir même pas créé,
dans une telle nouvelle organisation, le plus petit fromage pour des embusqués plus ou moins
intellectuels.
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Surtout la question de personnes jouait là dedans un rôle de toute première importance. Je n'avais pas
alors un seul personnage à qui je puisse confier la solution de cette puissante entreprise. Celui qui aurait
réellement détruit dans ce temps-là les corporations marxistes pour aider au triomphe de l'idée
corporative nazi, à la place de cette institution de la lutte de classes, celui-là appartiendrait aux tout
premiers grands hommes de notre peuple et son buste devrait être érigé à l'avenir pour les générations
futures dans le Walhalla de Ratisbonne.
Mais je n'ai connu aucun cerveau qui eût été digne d'un tel piédestal.
Il serait tout à fait faux de nous rétorquer que les corporations internationales ne disposent seulement
que de cerveaux moyens. Cela, en vérité, ne veut rien dire ; car lorsque celles-ci furent fondées, ce
n’était pas difficile. Aujourd'hui, le mouvement nazi doit combattre contre une organisation monstre, déjà
existante depuis longtemps, sur une base gigantesque et achevée dans ses plus petits détails.
L'assaillant doit toujours être plus génial que le défenseur, s'il veut le vaincre. La forteresse marxiste
corporative peut aujourd'hui être gérée par de simples bonzes ; elle ne sera emportée d'assaut que par
l'énergie farouche et la capacité géniale d'un homme supérieur. Si un tel homme ne se trouve pas, il est
vain de lutter avec le destin et encore plus insensé de vouloir bouleverser un état de choses sans être
capable d'en reconstruire un meilleur. Ici, il est intéressant de mettre en valeur cette idée que, dans la vie,
il est souvent préférable de laisser de côté un projet plutôt que de l'entreprendre seulement à demi ou
mal, faute de forces appropriées.
Une autre considération, qui n'est point démagogique, vient encore s'ajouter à cela. J'avais alors et je
possède encore aujourd'hui la conviction bien arrêtée qu'il est dangereux d'entremêler à des choses
économiques un grand combat politique. Cela s'applique particulièrement à notre peuple allemand. Car,
dans ce cas, la lutte économique retirera immédiatement de l'énergie au combat politique. Aussitôt que
les gens auront acquis la conviction que, grâce à l'épargne, ils pourront acquérir une toute petite maison,
ils ne se consacreront plus qu'à ce but et il ne leur restera aucun loisir pour la lutte politique contre ceux
qui, d'une façon ou de l'autre, songent à leur reprendre un jour les « sous » épargnés. Au lieu de lutter
dans le combat politique pour leurs convictions et leurs idées, ils s'enfonceront complètement dans leur
idée de « colonisation intérieure » et, la plupart du temps, s'assiéront entre deux chaises.
Le mouvement nazi est aujourd'hui au début de sa lutte. En grande partie, il doit d'abord former et
achever l'élaboration de son idéal. Il doit lutter avec toute son énergie, pour la pénétration de son grand
idéal. Le succès n'est imaginable que si sa force totale est mise sans hésitation au service de ce combat.
S'occuper de problèmes économiques, cela peut paralyser la force combative active ; nous l'avons
précisément aujourd'hui sous les yeux dans un exemple classique :
La révolution de novembre 1918 ne fut pas faite par les corporations, et s'opéra malgré elles. Et la
bourgeoise allemande ne mène aucun combat politique pour l'avenir de l'Allemagne, parce qu'elle estime
cet avenir suffisamment assuré dans le travail constructif économique.
Nous devrions être instruits par de telles expériences, car aussi chez nous cela ne se passerait pas
autrement. Plus nous concentrerons la force totale de notre mouvement au combat politique, plus nous
pourrons espérer le succès ; plus nous nous chargerons prématurément de problèmes corporatifs, de
colonisation et autres similaires, moins le résultat utile pour notre cause sera appréciable. Car, si
importants que soient ces problèmes, ils ne pourront être résolus qu'après notre conquête du pouvoir
politique.
Jusque-là ces problèmes paralyseraient le mouvement et s'il s'en était occupé plus tôt, son idéal politique
aurait rencontré encore plus d'obstacles. Il pourrait arriver facilement que les mouvements corporatifs
déterminent le mouvement politique au lieu du contraire.
Un réel profit pour le mouvement, aussi bien que pour notre peuple, peut seulement se développer
principalement d'un mouvement corporatif nazi, si celui-ci est déjà si fortement rempli de nos idées nazi,
qu'il ne court plus le danger de tomber dans le sentier marxiste. Car une corporation nazi qui voit
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Hitler A.
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seulement sa mission en une concurrence de la corporation marxiste, serait plus nuisible que s'il n'y en
avait pas. Elle doit proclamer la lutte contre la corporation marxiste, non seulement comme organisation,
mais avant tout comme idée. Elle doit dénoncer en elle l'annonciatrice de la lutte des classes et de l'idée
de classes et doit, à sa place, devenir la protectrice des intérêts professionnels de la bourgeoisie
allemande.
Que tous ces points de vue aient parlé autrefois et parlent encore aujourd'hui contre la fondation de
corporations propres du parti, cela me semble évident, à moins qu'une tête apparaisse soudain, qui soit
appelée visiblement par le destin pour résoudre précisément cette question.
Il ne restait donc plus que deux autres moyens, ou bien recommander aux propres compagnons du parti
de sortir des corporations, ou bien de rester dans celles existant jusqu'à présent, pour y agir d'une façon
autant que possible destructive.
J'ai, en général, recommandé ce dernier moyen. Particulièrement dans l'année 1922-1923, on pouvait le
faire sans inconvénient, car le bénéfice financier que, su temps de l'inflation, la corporation pouvait
empocher dans ses propres rangs, était nul par suite du nombre restreint de nos membres. J'ai déjà
refusé autrefois de faire des expériences qui promettaient l'insuccès. J'aurais considéré comme un crime
de prendre à un ouvrier une partie de son salaire réduit en faveur d'une institution que je ne jugeais pas
utile à ses membres.
Si un nouveau parti politique disparaît de nouveau un jour, c'est à peine dommage, c'est presque toujours
un profit et personne n'a le droit de s'en plaindre. Car ce que l'individu donne à un mouvement politique, il
le donne à fonds perdu. Mais qui paye une cotisation dans une corporation a droit, en retour, à un salaire
qu'on lui a garanti. Si on ne lui en tient pas compte, les fondateurs d'une telle corporation sont des
menteurs, ou du moins des hommes écervelés qu'on devrait rendre responsables.
C'est d'après ce point de vue que nous avons agi aussi en l'année 1922. D'autres le comprenaient
apparemment mieux et ils fondèrent des syndicats.
Ils nous faisaient grief de l'absence de ceux-ci, et voulaient y voir le signe le plus évident que nos vues
étaient erronées autant qu'étroites. Mais ces créations ne tardèrent pas à disparaître elles aussi, et le
résultat fut en dernière analyse le même que chez nous. Avec la seule différence que nous n'avions
trompé ni les autres ni nous-mêmes.
13 : La politique allemande des alliances après la guerre
Un manque absolu de méthode avait caractérisé la direction des affaires étrangères du Reich, parce
qu'on n'avait pas su dégager les principes directeurs sur lesquels devait s'appuyer une politique
d'alliances répondant aux intérêts du pays ; la révolution, loin de corriger cette erreur, la porta à son
comble. Car, si la confusion des idées en ce qui concernait la politique générale avait été avant la guerre
la principale cause des fautes commises par le gouvernement dans la conduite de sa politique étrangère,
celle-ci souffrit, après la guerre, de la duplicité de nos dirigeants. Il était naturel que les milieux qui
voyaient réalisés, grâce à la révolution, leurs plans subversifs, n'eussent aucun intérêt à pratiquer une
politique d'alliances dont le résultat eût été de remettre sur pied un Etat allemand indépendant. Une
semblable évolution aurait été en contradiction avec les intentions secrètes des criminels de novembre ;
elle aurait mis fin passagèrement, ou même définitivement, à I'internationalisation de l'économie et des
forces productrices de l'Allemagne ; mais ce qui était surtout à craindre, c'était qu'un combat
victorieusement mené pour rendre le Reich indépendant de l'étranger n'eût, sur la politique intérieure, une
influence qui pouvait devenir un jour fatale à l'autorité des détenteurs actuels du pouvoir. Il n'est pas
concevable, en effet, qu'une nation puisse se soulever contre l'oppression sans qu'on lui ait donné
auparavant conscience d'elle-même et, inversement, tout grand succès remporté dans la politique
étrangère influe fatalement sur le réveil du sentiment national. L'expérience prouve que tout combat
mené pour la libération d'un peuple développe en lui le patriotisme et, par suite, le met mieux en garde
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Hitler A.
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contre les menées des éléments antinationaux qu'il renferme. Des situations et des personnages qu'on
supporte en temps de paix, auxquels souvent on n'accorde même pas d'attention, se heurtent, dans les
périodes où l'enthousiasme national remue une nation jusque dans ses profondeurs, à une opposition qui
va jusqu'à la résistance ouverte et qui leur est souvent fatale. Qu'on se rappelle, par exemple, la peur
qu'on a partout des espions lorsqu'éclate une guerre, peur qui se manifeste subitement à ce moment où
les passions humaines sont portées à leur plus haut degré et qui provoque les persécutions les plus
brutales, quoique souvent injustifiées ; et pourtant chacun devrait se dire que l'on court beaucoup plus le
risque d'être espionné pendant les longues années du temps de paix, bien que, pour des raisons très
naturelles, l'opinion publique n'y attache pas alors autant d'attention.
L'instinct subtil des parasites de l'Etat que le remous des événements de novembre avait fait monter à la
surface, sentit immédiatement qu'une adroite politique d'alliances, qui soutiendrait un soulèvement
populaire contre l'oppression et rallumerait ainsi les passions nationales, pourrait mettre un terme à leur
criminelle existence.
On comprend maintenant pourquoi ceux qui, depuis 1918, occupaient les postes les plus importants dans
le gouvernement, firent preuve d'une telle incapacité dans la politique étrangère et pourquoi les affaires
de l'Etat furent presque toujours gérées d'une façon systématiquement contraire aux intérêts de la nation
allemande. Car, ce qui pourrait paraître, au premier regard, l'effet du hasard, se découvre, quand on
l'examine de plus près, n'être qu'une nouvelle et logique avance sur la voie dans laquelle la révolution de
novembre 1918 s'était déjà ouvertement engagée.
Il est vrai qu'ici on doit faire une distinction entre les administrateurs responsables (ou, pour mieux dire, «
qui devraient l'être ») des affaires de notre Etat, entre la majeure partie de nos politicailleurs
parlementaires, et, enfin, la grande foule moutonnière et stupide de notre peuple dont la patience égale la
sottise.
Les premiers savent ce qu'ils veulent. Les autres marchent avec les premiers, soit qu'ils soient initiés, soit
qu'ils soient trop lâches pour s'opposer résolument à la réalisation du plan qu'ils ont deviné et dont ils
sentent le danger. Les derniers se soumettent par incompréhension et bêtise. Tant que le Parti nationalsocialiste des travailleurs allemands n'a été qu'une petite association mal connue, les problèmes de
politique étrangère ne pouvaient avoir, aux yeux de beaucoup de ses membres, qu'une importance
secondaire. Notamment, parce que notre mouvement a toujours eu, et aura toujours, pour principe
fondamental de proclamer que la liberté dont jouit un pays dans ses relations avec l'étranger n'est pas un
don gratuit du ciel ou de puissances de la terre, mais ne peut jamais être que le fruit du développement
de ses forces propres. Supprimer les causes de notre effondrement, anéantir ceux qui en tirent avantage,
voilà ce qui, seul, nous mettra à même d'engager contre l'étranger la lutte pour notre indépendance.
On comprend maintenant pour quelles raisons notre jeune mouvement a, dans les premiers temps,
accordé à son plan de réforme intérieure plus d'importance qu'aux questions de politique étrangère.
Mais lorsque cette petite société insignifiante eut agrandi et, finalement, fait éclater son premier cadre, et
que la jeune organisation prit l'importance d'une grande association, elle se vit obligée de prendre
position à l'égard des problèmes que posait le développement de la politique étrangère. Il lui fallait tracer
les lignes directrices qui, non seulement ne seraient pas en contradiction avec les conceptions sur
lesquelles reposait notre système philosophique, mais, au contraire, seraient comme une émanation de
ces conceptions mêmes.
Précisément, parce que notre peuple manque d'éducation politique en ce qui touche nos relations avec
l'étranger, notre jeune mouvement avait le devoir de fournir à tous les dirigeants, ainsi qu'aux masses
populaires, un plan, tracé dans ses grandes lignes, qui leur servirait de guide pour étudier les questions
de politique étrangère ; c'était là une des premières tâches à remplir pour rendre possible un jour la mise
en pratique des mesures préparatoires en politique étrangère, qui permettraient à notre peuple de
reconquérir son indépendance et au Reich de recouvrer une souveraineté effective.
- 312 -
Hitler A.
Mon Combat
Le principe fondamental et directeur que nous devons toujours avoir devant les yeux quand nous
étudions cette question est celui-ci : la politique étrangère elle-même n'est que le moyen de parvenir à un
but et ce but consiste exclusivement à travailler en faveur de notre peuple. Toute question de politique
étrangère ne peut être considérée d'aucun autre point de vue que de celui-ci : Telle solution sera-t-elle
avantageuse pour notre peuple, actuellement ou dans l'avenir, ou lai causera-t-elle quelque dommage ?
Voilà la seule opinion préconçue qui puisse entrer en ligne de compte lorsqu'on étudie une de ces
questions. On doit éliminer impitoyablement toutes considérations de politique de partis, de religion,
d'humanité, bref toutes les autres considérations quelles qu'elles soient.
*
Avant la guerre, la politique étrangère de l'Allemagne avait pour tâche d'assurer l'alimentation de notre
peuple et de ses enfants en ce monde, en préparant les voies qui permettraient d'atteindre ce but et aussi
de nous ménager des alliances apportant le complément de puissance nécessaire ; la tâche est restée la
même, mais avec cette différence : avant la guerre il s'agissait de veiller à la conservation du peuple
allemand en tenant compte de la puissance dont disposait alors un Etat fort et indépendant ; aujourd'hui,
il s'agit d'abord de rendre à notre peuple la puissance que possède un Etat fort et libre ; la renaissance
d'un tel Etat est la condition préalable et nécessaire qu'il faut remplir pour pouvoir pratiquer plus tard une
politique étrangère efficace et capable de conserver, développer et nourrir notre peuple.
En d'autres termes : Le bat que doit poursuivre actuellement la politique étrangère de l'Allemagne, sera
de préparer les voies on s'engagera le peuple allemand pour reconquérir an jour son indépendance.
Pour ce faire, il ne faut jamais perdre de vue un principe fondamental : Il n'est pas absolument
nécessaire, pour qu'on peuple puisse reconquérir son indépendance, que le territoire de son Etat forme
an tout ; il suffit qu'il subsiste une dernière parcelle, si petite soit-elle, de ce peuple et de cet Etat qui,
jouissant de la liberté nécessaire, puisse non seulement conserver le dépôt de la communauté spirituelle
du peuple tout entier, mais encore préparer la lutte qui sera menée par les armes pour reconquérir la
liberté.
Quand un peuple de cent millions d'hommes supporte en commun, pour conserver l'intégrité de son Etat,
le joug de l'esclavage, cela est pire que si ce peuple et cet Etat avaient été démembrés, une de leurs
parties restant encore en pleine liberté. En supposant naturellement que cette partie restât pénétrée de la
sainte mission qui lui incomberait : non seulement proclamer, sans se lasser, que son peuple est
indissolublement uni par son esprit et sa culture, mais aussi prendre les mesures nécessaires pour le
préparer à l'emploi des armes dont il aura à se servir pour affranchir définitivement et réunir à nouveau
les malheureuses parties de la nation et de l'Etat encore opprimées.
Il faut réfléchir en outre que, lorsqu'il est question de reconquérir des territoires perdus par un peuple et
un Etat, il s'agit d'abord pour la mère-patrie de reconquérir sa puissance politique et son indépendance ;
qu'en pareil cas, les intérêts des territoires perdus doivent être impitoyablement sacrifiés à la seule chose
importante : reconquérir la liberté du territoire principal. Car ce ne sont pas les vœux des opprimés ou les
protestations des nationaux qui délivreront les fragments d'un peuple ou les provinces d'un Reich, mais
bien l'emploi de la force par les restes, demeurés plus ou moins indépendants, de ce qui fut autrefois la
patrie commune.
Aussi, pour reconquérir les territoires perdus, la condition préalable à remplir est de donner, par un travail
acharné, plus de force et de vigueur à ce qui reste de l'Etat, ainsi qu'à l'inébranlable résolution,
sommeillant dans les cœurs, de consacrer, quand l'heure viendra, au service de la délivrance et de
l'union de tout le peuple, la puissance récupérée par l'Etat. Donc, sacrifice provisoire des intérêts des
territoires séparés de la patrie à ce qui a seul de l'importance : conquérir, au profit de ce qui reste de
l'Etat, une puissance politique et une force telles qu'elles permettent de forcer la volonté des ennemis
vainqueurs à venir à composition. Car les territoires opprimés ne sont pas réincorporés à la patrie
commune par des protestations enflammées, mais par les coups victorieux qu'assène le glaive.
- 313 -
Hitler A.
Mon Combat
Forger ce glaive, telle est la tâche de la politique intérieure du gouvernement; permettre au forgeron de
travailler en toute sécurité et de recruter des compagnons d'armes, telle est celle de la politique
étrangère.
*
Je me suis, dans la première partie de cet ouvrage, expliqué sur les insuffisances de la politique
d'alliances pratiquée avant la guerre. Il y avait quatre moyens d'assurer pour l'avenir la conservation et
l'alimentation de notre peuple ; on avait choisi le quatrième et le moins efficace. Au lieu de pratiquer une
intelligente politique territoriale en Europe, on eut recours à une politique coloniale et commerciale. Cette
politique était d'autant plus maladroite qu'on se figurait à tort pouvoir éviter ainsi l'obligation de s'expliquer
les armes à la main. Le résultat de cette tentative pour s'asseoir sur toutes les chaises était facile à
prévoir : on s'assit à côté et la guerre mondiale fut la note des frais qu'eut à acquitter finalement le Reich
pour solder les dettes contractées par sa maladroite politique étrangère.
Le meilleur moyen aurait été dès alors le troisième : renforcer la puissance du Reich sur le continent en
s'annexant de nouveaux territoires en Europe ; par là même, son extension par l'acquisition ultérieure de
territoires coloniaux entrait tout naturellement dans le domaine des possibilités. Il est vrai que, pour
pratiquer une telle politique, il lui fallait contracter une alliance avec l'Angleterre ou bien consacrer au
développement de sa puissance militaire des ressources tellement démesurées qu'il aurait dû, pendant
quarante ou cinquante ans, complètement rejeter au second plan toutes les dépenses de caractère
culturel. Il aurait parfaitement pu prendre cette responsabilité. L'importance culturelle d'une nation est
presque toujours fonction de son indépendance politique, celle-ci est donc la condition nécessaire pour
que celle-là puisse exister ou même pour qu'elle puisse naître. Aussi n'y a-t-il pas de sacrifice qui soit trop
lourd quand il s'agit d'assurer la liberté politique d'une nation. Ce que l'on déduit du budget des dépenses
de caractère culturel, au profit d'un développement excessif des forces militaires de l'Etat, pourra être
plus tard récupéré avec usure. On peut même dire que, après qu'un Etat a concentré tous ses efforts sur
un seul point : maintenir son indépendance, il se produit d'ordinaire une certaine détente, une sorte de
nouvel équilibre en vertu duquel les dons culturels du peuple jusque-là négligés s'épanouissent d'une
façon surprenante. La floraison du siècle de Périclès succéda aux misères causées par les guerres
contre les Perses, et la république romaine se consacra à la culture d'une civilisation supérieure quand
elle fut libérée des inquiétudes que lui avaient inspirées les guerres puniques. Il est vrai qu'on ne peut
attendre d'une majorité de crétins et de propres-à-rien parlementaires l'esprit de décision nécessaire pour
subordonner impitoyablement tous les autres intérêts d'un peuple à une seule tâche : préparer une future
passe d'armes devant assurer plus tard l'existence de l'Etat. Tout sacrifier à la préparation de cette passe
d'armes, le père d'un Frédéric le Grand en était capable, mais les pères de notre absurde
parlementarisme démocratique de fabrication juive ne le peuvent pas.
C'est déjà pourquoi la préparation militaire, permettant la conquête en Europe de nouveaux territoires, ne
fut, dans la période précédant la guerre, que très médiocre, de sorte qu'on ne pouvait que difficilement se
passer du concours d'alliés judicieusement choisis.
Comme on ne voulait pas se donner la peine de préparer systématiquement la guerre, on renonça à
acquérir des territoires en Europe et l'on sacrifia, en pratiquant, en échange, une politique coloniale et
commerciale, l'alliance qu'on aurait, sans cela, pu conclure avec l'Angleterre, mais sans s'appuyer,
comme il aurait été logique, sur la Russie ; de faux-pas en faux-pas, on aboutit à la guerre mondiale où
l'Allemagne entra abandonnée de tous sauf des Habsbourg, ce fléau héréditaire.
*
Il faut dire, pour caractériser notre politique étrangère actuelle, qu'elle n'a pas de ligne de conduite visible
ou même compréhensible. Si on s'était, avant la guerre, engagé à faux sur la quatrième voie, où l'on
n'avait d'ailleurs fait que peu de progrès, il est impossible à l'œil le plus exercé de découvrir celle qu'on
suit depuis la révolution. Plus encore qu'avant la guerre, tout système raisonné fait défaut, à moins qu'on
ne donne ce nom aux tentatives faites pour enlever à notre peuple la dernière possibilité de relèvement.
- 314 -
Hitler A.
Mon Combat
Si l'on examine froidement la situation dans laquelle se trouvent aujourd'hui les peuples de l'Europe en ce
qui concerne leur puissance respective, on arrive au résultat suivant :
Depuis trois cents ans, l'histoire de notre continent a été dominée par les visées politiques de l'Angleterre
; par l'équilibre des forces qu'elle obtenait, en opposant les unes aux autres les différentes puissances
européennes, elle assurait indirectement ses derrières et pouvait, en toute sûreté, atteindre les buts
poursuivis par la politique mondiale de la diplomatie britannique.
La tendance traditionnelle de cette diplomatie, qui n'a en Allemagne d'autre équivalent que les traditions
de l'armée prussienne, était, depuis le règne de la reine Elisabeth, vouée à la poursuite systématique
d'un seul but : empêcher par tous les moyens une grande puissance du continent de s'élever au-dessus
du niveau moyen des grandes puissances et, si elle y parvenait, la briser par les armes. Les moyens de
force que l'Angleterre avait coutume d'employer en pareil cas variaient suivant la situation donnée ou la
tâche à accomplir ; mais la résolution et la force de volonté mises en œuvre étaient toujours les mêmes.
Oui ! plus la position de l'Angleterre devint difficile au cours des temps, plus le gouvernement de l'empire
britannique jugea nécessaire de maintenir un état de choses où les différents Etats européens, en
rivalisant entre eux de puissance, se paralysaient réciproquement. Quand les colonies anglaises de
l'Amérique du Nord se séparèrent de la mère-patrie, celle-ci dut redoubler d'efforts pour couvrir
complètement ses derrières du côté de l'Europe. C'est ainsi que, lorsque l'Espagne et la Hollande eurent
été anéanties comme grandes puissances maritimes, l'Etat anglais concentra toutes ses forces contre les
visées dominatrices de la France, jusqu'à ce qu'enfin la chute de Napoléon 1er eut fait disparaître le
danger que présentait pour l'Angleterre l'hégémonie d'une puissance militaire qu'elle redoutait
particulièrement.
L'évolution qu'accomplit la politique britannique à l'égard de l'Allemagne fut très lente, non seulement
parce que cette dernière, par suite du défaut d'unité nationale des peuples allemands, ne présentait pas
de danger pour l'Angleterre, mais encore parce que l'opinion publique anglaise, tournée par une longue
propagande vers le but défini qu'avait jusqu'alors poursuivi son Etat, ne pouvait être que peu à peu
orientée dans un autre sens. Le froid calcul de l'homme d'Etat doit parfois, pour se réaliser, faire appel au
sentiment, moteur qui est plus puissant quand il faut agir et qui résiste mieux à l'usure du temps.
L'homme d'Etat peut, après avoir réalisé un de ses plans, tourner son activité d'esprit vers d'autres
projets, mais il faut un lent travail de propagande pour rendre la sensibilité des masses accessible aux
nouvelles vues du chef. L'Angleterre avait arrêté sa nouvelle position dès 1870-1871. Malheureusement,
l'Allemagne ne sut pas tirer parti des oscillations qu'éprouva parfois la politique anglaise, par suite de
l'importance que prit l'Amérique au point de vue économique et de l'activité que déploya la Russie pour
augmenter sa puissance, si bien que les tendances qui prévalaient déjà dans la politique de l'Angleterre
s'en trouvèrent renforcées.
L'Angleterre voyait dans l'Allemagne une puissance dont l'importance au point de vue commercial et, par
suite, dans la politique mondiale, fondée surtout sur sa gigantesque industrialisation, prenait des
proportions si menaçantes que les forces des deux Etats se balançaient déjà dans les mêmes domaines.
La conquête « économique et pacifique » du monde, qui était, aux yeux de ceux qui nous dirigeaient
alors, le summum de la suprême sagesse, fut ce qui détermina la politique anglaise à organiser la
résistance. Cette résistance se manifesta sous la forme d'une attaque de grande envergure et
minutieusement préparée, méthode répondant parfaitement à l'esprit d'une politique qui ne visait pas à
maintenir une paix mondiale douteuse, mais à consolider l'hégémonie britannique dans le monde.
L'Angleterre prit comme alliés tous les Etats qui présentaient des garanties au point de vue militaire,
parce que sa prudence traditionnelle appréciait à leur juste valeur les forces de son adversaire et qu'elle
se rendait compte de l'état de faiblesse où elle se trouvait alors. On ne peut lui reprocher d'avoir agi «
sans scrupules », car une aussi vaste préparation d'une guerre ne doit pas être jugée du point de vue
héroïque, mais du point de vue de l'utilité. La diplomatie doit être pratiquée de telle sorte qu'un peuple ne
soit pas conduit par son héroïsme à sa perte ; elle doit veiller efficacement à sa conservation. Pour
parvenir à ce résultat, tout moyen est légitime et ne pas y avoir recours doit être considéré comme un
criminel oubli du devoir.
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Hitler A.
Mon Combat
La révolution allemande délivra la politique anglaise des inquiétudes que lui avait causées la menace
d'une hégémonie germanique s'étendant sur le monde entier.
L'Angleterre n'avait donc plus d'intérêt à voir l'Allemagne complètement effacée de la carte d'Europe. Au
contraire, l'épouvantable effondrement qui se produisit pendant les journées de novembre 1918, plaça la
diplomatie anglaise en face d'une situation nouvelle qu'elle n'avait pas d'abord cru possible.
L'empire britannique avait lutté pendant quatre ans et demi les armes à la main pour anéantir la
prétendue prépondérance d'une puissance continentale. Un écroulement subit semblait faire disparaître
cette puissance de la surface du globe. L'Allemagne manifestait une telle absence de l'instinct de
conservation le plus élémentaire que des évènements qui s'étaient déroulés en moins de vingt-quatre
heures, semblaient avoir bouleversé tout l'équilibre européen : l'Allemagne était anéantie et la France
devenait la première puissance continentale de l'Europe.
La propagande intense qui avait, pendant la guerre, donné au peuple anglais la force de tenir, qui lui
avait inspiré une haine démesurée à l'égard des Allemands, qui avait soulevé tous ses instincts primitifs
et toutes ses passions, allait maintenant peser comme une masse de plomb sur les décisions des
hommes d'Etat britanniques. Le but que l'Angleterre avait poursuivi en faisant la guerre était atteint,
puisque l'Allemagne ne pouvait plus pratiquer de politique coloniale, économique et commerciale ; tout ce
qui dépassait ce but lésait les intérêts anglais. La disparition de l'Allemagne comme grande puissance de
l'Europe continentale ne pouvait que profiter aux ennemis de l'Angleterre. Pourtant la diplomatie anglaise
ne put pas exécuter son changement de front pendant les journées de novembre 1918 et jusqu'à la fin de
l'été de 1919, parce qu'elle avait, pendant cette longue guerre, fait appel aux sentiments des masses
avec une insistance dont elle n'avait jamais encore donné d'exemple. Elle ne le pouvait pas, étant
données les dispositions de son propre peuple, elle ne le pouvait pas non plus par suite de la
disproportion des forces militaires en présence. La France s'était attribué la conduite des négociations et
pouvait imposer sa loi à ses alliés. La seule puissance qui aurait pu, pendant ces mois de négociations et
de marchandages, modifier cet état de choses, l'Allemagne elle-même, était en proie aux convulsions de
la guerre civile et ne cessait de proclamer, par la bouche de ses prétendus hommes d'Etat, qu'elle était
prête à accepter tout ce qu'on lui imposerait.
Quand, dans les relations internationales, un peuple cesse, par suite de son manque absolu d'instinct de
conservation, de pouvoir être un allié « actif », il tombe au rang de peuple esclave et son pays éprouve le
sort réservé à une colonie.
Pour éviter que la puissance de la France ne devienne trop prépondérante, l'Angleterre n'avait plus à sa
disposition qu'une seule façon d'agir : s'associer à ses brigandages.
En fait, l'Angleterre n'a pas atteint le but qu'elle avait en vue en faisant la guerre. Celle-ci n'a pas écarté le
danger que présentait pour l'équilibre des forces sur le continent la prédominance acquise par un Etat
européen, elle ne l'a rendu que plus menaçant.
L'Allemagne, au point de vue militaire, était, en 1914, coincée entre deux pays dont l'un disposait de
forces équivalentes et l'autre de forces très supérieures. A cela s'ajoutait la supériorité maritime de
l'Angleterre. La France et la Russie, seules, étaient des obstacles suffisants pour empêcher tout
accroissement excessif de la grandeur allemande. La situation géographique du Reich, extrêmement
défavorable au point de vue militaire, pouvait être, en outre, considérée comme un coefficient de sécurité
garantissant contre toute augmentation importante de la puissance de ce pays. La configuration des
côtes était, au point de vue militaire, défavorable en cas de lutte contre l'Angleterre ; si la région maritime
était peu étendue et resserrée, les frontières terrestres étaient, par contre, beaucoup trop vastes et
ouvertes.
La situation de la France est aujourd'hui toute différente : comme puissance militaire, elle est la première
et n'a pas sur le continent un seul rival sérieux ; elle est en sûreté au sud derrière les frontières qui la
protègent contre l’Espagne et l'Italie ; l'impuissance de notre patrie lui assure la sécurité du côté de
l'Allemagne ; sur une longue étendue de ses côtes, elle est campée en face des centres vitaux de
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Hitler A.
Mon Combat
l'empire britannique. Non seulement ceux-ci présentent des buts faciles aux avions et aux canons à
longue portée, mais les voies de communication du commerce anglais seraient exposées sans défense
aux attaques des sous-marins. Une guerre sous-marine, s'appuyant sur la longue côte de l'Atlantique et
sur les rivages étendus que la France possède le long de la Méditerranée en Europe et dans l'Afrique du
nord, aurait des conséquences désastreuses pour l'Angleterre.
Ainsi le fruit qu'elle a tiré politiquement de la lutte menée contre l'accroissement de puissance de
l'Allemagne a été d'établir l'hégémonie de la France sur le continent ; les résultats, au point de vue
militaire, ont été les suivants : l'Angleterre a fortement établi la France comme première puissance sur
terre et a dû reconnaître l'Union américaine pour son égale sur mer. Au point de vue économique, elle a
cédé à ses anciens alliés des territoires où elle avait des intérêts de première importance.
De même que la politique traditionnelle de l'Angleterre vise à balkaniser l'Europe dans une certaine
mesure, celle de la France en veut faire autant à l'égard de l'Allemagne.
Ce que souhaitera toujours l'Angleterre, c'est d'empêcher qu'une puissance continentale quelconque
accroisse ses forces au point de pouvoir jouer un rôle important dans la politique mondiale ; elle veut
donc maintenir un certain équilibre entre les forces dont disposent les Etats européens; car c'est là une
des conditions primordiales mises à l'hégémonie de l'Angleterre dans le monde entier.
Ce que souhaitera toujours la France, c'est d'empêcher que l'Allemagne ne forme une puissance
homogène; c'est le maintien d'une fédération de petits Etats allemands dont les forces s'équilibrent et qui
ne soient pas soumis à une autorité centrale ; c'est enfin d'occuper la rive gauche du Rhin : toutes
conditions nécessaires pour qu'elle puisse établir et assurer son hégémonie en Europe.
Le but dernier de la diplomatie française sera éternellement en opposition avec les tendances
fondamentales de la diplomatie anglaise.
*
Quand on examine, en tenant compte des considérations que nous venons d'exposer, les possibilités
d'alliances que l'époque actuelle offre à l'Allemagne, on est vite convaincu que tout ce que nous pouvons
faire pratiquement, en fait d'alliance, est de nous rapprocher de l'Angleterre. Bien que les conséquences
de la politique de guerre suivie pax elle aient été, et soient restées, néfastes pour l'Allemagne, on ne doit
pas se refuser à constater que l'Angleterre n'a plus aujourd'hui aucun intérêt pressant à ce que
l'Allemagne soit anéantie et que, au contraire, l'objectif de la diplomatie anglaise doit être de plus en plus,
à mesure que les années s'écoulent, de mettre un frein à l'instinct d'impérialisme démesuré dont est
animée la France. Seulement, on ne fait pas une politique d'alliance en s'attardant aux froissements
passés ; elle n'est féconde que si l'on profite des leçons données par l'histoire. L'expérience devrait nous
avoir appris que les alliances nouées pour la poursuite de buts négatifs souffrent de faiblesse
congénitale. Les destinées de deux peuples ne sont solidement soudées que lorsqu'ils ont en vue un
succès commun, sous la forme d'acquisitions, de conquêtes communes, bref, d'un accroissement de
puissance dont profitera chacun d'eux.
L'inexpérience de notre peuple en fait de politique étrangère transparaît de la façon la plus claire dans les
nouvelles de presse quotidiennes, qui parlent de la sympathie plus ou moins grande que tel ou tel
homme d'Etat étranger a manifesté pour l'Allemagne, et qui voient, dans les dispositions que l'on
suppose à ces personnages à l'égard de notre peuple, la garantie particulière d'une politique favorable à
nos intérêts. Raisonner ainsi, c'est commettre une incroyable absurdité, c'est spéculer sur la sottise sans
pareille dont fait preuve le petit bourgeois allemand du type courant quand il parle politique. Il n'y a pas
d'homme d'Etat anglais, américain ou italien, qui ait jamais pris position comme « germanophile ». Tout
homme d'Etat anglais est naturellement en premier lieu Anglais, tout Américain est d'abord Américain et
l'on ne trouvera pas d'Italien qui soit prêt à faire une autre politique qu'une politique italianophile. Celui
donc qui prétend édifier des alliances sur les dispositions germanophilies des hommes d'Etat influents de
telle ou telle nation étrangère, est un âne ou un menteur. La condition nécessaire pour que les destinées
de deux peuples s'enchaînent l'une à l'autre n'est pas une estime ou une sympathie réciproque, mais
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Hitler A.
Mon Combat
bien la perspective des avantages que tirera de l'association chacun des contractants. C'est-à-dire qu'un
homme d'Etat anglais, par exemple, pourra pratiquer une politique constamment anglophile et jamais
germanophile, mais que des intérêts déterminés de cette politique anglophile pourront, pour les motifs les
plus divers, concorder avec les intérêts germanophiles. Ce ne pourra naturellement être le cas que dans
une certaine mesure et la situation pourra un jour se trouver complètement renversée ; mais l'art d'un
homme d'Etat dirigeant consiste précisément à trouver, quand il s'agit, à une certaine époque, de réaliser
une opération nécessaire, les partenaires qui doivent user des mêmes moyens pour défendre leurs
propres intérêts.
L'application pratique de ce principe doit être déduite, pour le temps présent, de la réponse qu'on devra
faire aux questions suivantes. Quels Etats n'ont actuellement aucun intérêt vital à ce qu'une Europe
centrale allemande soit complètement mise hors de cause pour permettre à la France d'exercer,
économiquement et militairement, une hégémonie incontestée ? Et quels sont les Etats qui, étant
données leurs propres conditions d'existence et l'orientation traditionnelle de leur politique, verraient,
dans le développement d'une telle situation, une menace pour leur propre avenir ?
Car il faut qu'on se rende enfin clairement compte de ce fait : l'ennemi mortel, l'ennemi impitoyable du
peuple Allemand est et reste la France. Peu importe qui a gouverné ou gouvernera la France ; que ce
soient les Bourbons ou les Jacobins, les Napoléons ou les démocrates bourgeois, les républicains
cléricaux ou les bolchévistes rouges : le but final de leur politique étrangère sera toujours de s'emparer
de la frontière du Rhin et de consolider la position de la France sur ce fleuve, en faisant tous leurs efforts
pour que l'Allemagne reste désunie et morcelée.
L'Angleterre désire que l'Allemagne ne soit pas une puissance mondiale ; la France ne veut pas qu'il
existe une puissance qui s'appelle l'Allemagne ; la différence est considérable ! Mais, aujourd'hui, nous
ne luttons pas pour reconquérir la situation de puissance mondiale; nous avons à combattre pour
l'existence de notre patrie, pour l'unité de notre nation et pour le pain quotidien de nos enfants. Si, tirant
la conclusion de ces prémisses, nous passons en revue les alliés que peut nous offrir l'Europe, il ne reste
que deux Etats : l'Angleterre et l'Italie.
L'Angleterre ne désire pas avoir en face d'elle une France, dont le poing armé, que le teste de l'Europe
n'est pas capable de repousser, pourrait défendre une politique de nature à contrarier un jour ou l'autre
les intérêts anglais. L'Angleterre ne peut jamais désirer avoir affaire à une France que la possession des
riches mines de fer et de charbon de l'Europe occidentale mettrait à même de jouer dans l'économie
mondiale un rôle dangereux pour elle. Et l'Angleterre ne peut pas non plus souhaiter que la France
jouisse dans la politique du continent, grâce au morcellement du reste de l'Europe, d'une situation si sûre
qu'il lui soit possible, ou même qu'elle se voie contrainte, de reprendre avec plus d'activité et d'ambition la
politique mondiale qui est une des traditions de la diplomatie française. Les bombes de Zeppelin
d'autrefois pourraient se multiplier chaque nuit ; la suprématie militaire de la France pèse lourdement sur
ce qui forme le cœur de l'empire mondial gouverné par la Grande Bretagne.
L'Italie non plus ne peut pas désirer que la situation prépondérante, occupée par la France en Europe,
soit encore renforcée. L'avenir de l'Italie dépend d'un développement territorial dont les éléments sont
groupés autour du bassin méditerranéen. Ce qui a poussé l'Italie à la guerre, ce n'était certainement pas
l'envie de travailler à la grandeur de la France, mais l'intention de porter le coup mortel au rival exécré
qu'elle avait dans l'Adriatique. Toute augmentation nouvelle de la puissance française sur le continent
est, pour l'avenir, un obstacle contre lequel l'Italie pourra se heurter ; aussi ne faut-il jamais se figurer que
la parenté de race peut supprimer toute rivalité entre deux peuples.
L'examen le plus réaliste et le plus froid de la situation européenne montre que ces deux Etats :
l'Angleterre et l'Italie, sont, en première ligne, ceux dont les intérêts particuliers les plus naturels ne sont
pas, ou sont en dernière analyse le moins lésés, par les conditions nécessaires à l'existence d'une nation
allemande, et que ces intérêts concordent même jusqu'à un certain point avec cette existence.
*
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Hitler A.
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Nous devons, il est vrai, quand nous jugeons des possibilités de ces alliances, ne pas perdre de vue trois
facteurs. Le premier nous concerne, les deux autres concernent les Etats en question.
Peut-on, en principe, contracter alliance avec l'Allemagne actuelle ? Une puissance qui cherche dans une
alliance une aide pour exécuter un plan offensif, peut-elle s'allier à un Etat dont les gouvernements ont,
depuis des années, donné l'image de la plus lamentable incapacité, de la lâcheté pacifiste et chez lequel
la grande majorité de la nation, aveuglée par les doctrines démocratiques et marxistes, trahit son propre
peuple et son propre pays de la façon la plus révoltante ? Est-ce qu'une puissance quelconque peut
espérer actuellement établir des rapports avantageux pour elle avec un Etat, dans la conviction qu'elle
pourra un jour combattre en commun avec lui pour défendre des intérêts communs, lorsque cet Etat n'a
visiblement ni le courage ni l'envie de lever même un doigt pour défendre sa propre vie, sa simple
existence ? Est-ce qu'une puissance quelconque, pour laquelle un traité d'alliance est, et doit être,
quelque chose de plus qu'un contrat de garantie visant au maintien d'un état de lent dépérissement,
comme le fut l'ancienne et désastreuse Triplice, contractera une alliance, valable pour la bonne et la
mauvaise fortune, avec un Etat dont les manifestations les plus caractéristiques sont une servilité
rampante à l'égard de l'étranger et, à l'intérieur, l'étouffement ignominieux des vertus nationales ; avec un
Etat qui n'a plus, par la faute de toute sa conduite, rien de grand ; avec des gouvernements qui ne
peuvent se vanter de jouir de la moindre estime auprès de leurs concitoyens, de sorte qu'il est impossible
aux étrangers d'avoir une grande admiration pour eux ?
Non ! une puissance qui tient à sa réputation et qui cherche dans une alliance quelque chose de plus que
des subsides pour des parlementaires affamés de butin, ne s'alliera pas avec Allemagne d'aujourd'hui, et
même elle ne le peut pas. Notre incapacité actuelle à conclure des alliances est la raison profonde et
dernière de la solidarité existant entre les brigands nos ennemis. Comme l'Allemagne ne se défend
jamais que par quelques « protestations enflammées de nos parlementaires d élite, comme le reste du
monde n'a pas de raison pour combattre pour notre défense, comme le bon Dieu a pour principe de ne
pas affranchir les peuples sans courage, même les peuples qui n'ont aucun intérêt direct à notre complet
anéantissement n'ont rien d'autre à faire que de prendre part aux raids de brigandage des Français,
quand ce ne serait que pour empêcher, en s'associant et en participant au pillage, que la France ne
continue seule à accroître ses forces.
En second lieu, il ne faut pas méconnaître les difficultés qu'on éprouverait dans les pays qui ont été
jusqu'à présent nos ennemis, si l'on entreprenait de changer les dispositions dans lesquelles se trouvent
à notre égard les couches profondes de peuples, qui ont subi l'influence d'une propagande atteignant les
masses. On ne peut pas présenter pendant des années un peuple comme un ramassis de « Huns », de «
brigands », de « Vandales », etc., et puis, du jour su lendemain, découvrir qu'il est tout le contraire et
recommander comme allié de demain l'ancien ennemi.
Il faut encore faire plus attention à un troisième fait dont l'importance est encore plus grande pour la
tournure que prendront les futures alliances en Europe.
Si le maintien de l'Allemagne, dans son état actuel d'impuissance, n'a que très peu d'intérêt pour la
politique anglaise, il en a un très grand pour la finance juive internationale. La politique anglaise officielle
ou, pour mieux dire, traditionnelle et les puissances boursières soumises complètement à l'influence juive
poursuivent des buts opposés ; c'est ce que prouvent, avec une particulière évidence, les positions
différentes que prennent l'une et les autres sur les questions qui touchent à la politique étrangère de
l'Angleterre. La finance juive désire, contrairement aux intérêts réels de l'Etat anglais, non seulement que
l'Allemagne soit radicalement ruinée économiquement, mais encore qu'elle soit, politiquement, réduite
complètement en esclavage. En effet, l'internationalisation de notre économie allemande, c'est-à-dire la
prise de possession par la finance mondiale juive des forces productrices de l'Allemagne, ne peut être
effectuée complètement que dans un Etat politiquement bolchévisé. Mais pour que les troupes marxistes
qui mènent le combat au profit du capital juif international, puissent définitivement casser les reins à l'Etat
national allemand, elles ont besoin d'un concours amical venu du dehors. Aussi les armées de la France
doivent donner des coups de boutoir à l'Etat allemand jusqu'à ce que le Reich, ébranlé dans ses
fondations, succombe aux attaques des troupes bolchévistes au service de la finance juive internationale.
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Hitler A.
Mon Combat
C'est ainsi que le ,juif est celui qui pousse le plus ardemment aujourd'hui à la destruction radicale de
l'Allemagne. Tout ce qui, dans le monde entier, s'imprime contre l'Allemagne est écrit par des Juifs, de
même que, en temps de paix et pendant la guerre, la presse des boursiers juifs et des marxistes a attisé
systématiquement la haine contre l'Allemagne jusqu' à ce que les Etats aient, les uns après les autres,
renoncé à la neutralité et, sacrifiant les vrais intérêts des peuples, soient entrés dans la coalition
mondiale qui nous faisait la guerre.
Le raisonnement que tiennent les Juifs est évident. La bolchévisation de l'Allemagne, c'est-à-dire la
destruction radicale de la conscience nationale populaire allemande, rendant possible l'exploitation de la
force productrice allemande soumise au joug de la finance juive internationale, n'est que le prélude de
l'extension toujours plus grande que prendra la conquête du monde entier rêvée par les Juifs. Ainsi que le
cas s'est si souvent produit dans l'histoire, l'Allemagne doit être le pivot sur lequel portera cette lutte
gigantesque. Si notre peuple et notre Etat sont les victimes de ces tyrans des peuples que sont les Juifs
altérés de sang et avides d'argent, toute la terre sera prise dans les tentacules de ces hydres ; mais si
l'Allemagne échappe à leur enlacement, on pourra considérer que le plus grand danger qu'aient jamais
couru tous les peuples ne menace plus le monde entier.
S'il est sûr que la juiverie a mis en œuvre toutes ses menées souterraines non seulement pour entretenir
l'hostilité que les nations témoignent à l'Allemagne, mais aussi pour l'exacerber autant que possible, il est
non moins sûr que cette activité ne concorde que très partiellement avec les vrais intérêts des peuples
qu'elle empoisonne. En général, la juiverie n'emploie auprès de chacun des peuples visés par sa
propagande que les arguments propres à avoir le plus d'effet sur l'esprit de la nation travaillée par ses
émissaires et dont elle connaît parfaitement les façons de voir, ceux dont elle peut se promettre le plus
de succès. Auprès de notre peuple dont le sang est extraordinairement adultéré, la juiverie se sert, pour
mener le combat dont elle attend la puissance, des idées plus ou moins « cosmopolites », inspirées par
l'idéologie pacifiste et qui sont nées dans son cerveau, bref elle se réclame des tendances internationales
; en France, elle tire parti du chauvinisme dont elle a reconnu l'existence et dont elle sait apprécier très
exactement la puissance ; en Angleterre, elle met en jeu les intérêts économiques et les considérations
de politique mondiale ; bref, elle tire toujours profit de ce qui caractérise essentiellement la tournure
d'esprit d'un peuple donné. C'est seulement lorsqu'elle a, par ces divers moyens, conquis une influence
décisive sur l'économie et sur la politique qu'elle se libère des liens qu'imposaient à sa propagande ces
arguments fictifs et qu elle dévoile en partie ses buts cachés, ce qu'elle veut et ce pourquoi elle combat.
Elle n'en procède qu'avec plus de rapidité à son œuvre de destruction, jusqu'à ce qu'elle ait transformé
successivement tous les Etats en un champ de ruines sur lequel doit régner l'autorité souveraine de
l'empire juif éternel.
En Angleterre comme en Italie, le désaccord existant entre les conceptions d'une politique excellente
enracinée dans le sol et les projets des financiers juifs internationaux est évident, et saute parfois
brutalement aux yeux.
C'est uniquement en France que l'on remarque aujourd'hui un accord secret, plus parfait qu'il n'a jamais
été, entre les intentions des boursiers, intentions dont les Juifs sont les représentants, et les vœux d'une
politique nationale inspirée par le chauvinisme. Et c'est précisément cette identité de vues qui constitue
un immense danger pour l'Allemagne. C'est pour cette raison que la France est, et reste, l'ennemi que
nous avons le plus à craindre. Ce peuple, qui tombe de plus en plus au niveau des nègres, met
sourdement en danger, par l'appui qui il prête aux Juifs pour atteindre leur but de domination universelle,
l'existence de la race blanche en Europe. Car la contamination provoquée par l'afflux de sang nègre sur
le Rhin, au cœur de l'Europe, répond aussi bien à la soif de vengeance sadique et perverse de cet
ennemi héréditaire de notre peuple qu'au froid calcul du Juif, qui y voit le moyen de commencer le
métissage du continent européen en son centre et, en infectant la race blanche avec le sang d'une basse
humanité, de poser les fondations de sa propre domination.
Le rôle que la France, aiguillonner par sa soif de vengeance et systématiquement guidée par les Juifs,
joue aujourd'hui en Europe, est un péché contre l'existence de l'humanité blanche et déchaînera un jour
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Hitler A.
Mon Combat
contre ce peuple tous les esprits vengeurs d'une génération qui aura reconnu dans la pollution des races
le péché héréditaire de l'humanité.
En ce qui concerne l'Allemagne, le danger que la France constitue pour elle lui impose le devoir de
rejeter au second plan toutes les raisons de sentiment et de tendre la main à celui qui, étant aussi
menacé que nous, ne veuf ni souffrir ni supporter les visées dominatrices de la France.
En Europe, il n'y a, pour tout l'avenir que nous pouvons embrasser du regard, que deux alliés possibles
pour l'Allemagne : l'Angleterre et l'Italie.
*
Si l'on prend la peine de jeter aujourd'hui un regard en arrière sur la façon dont a été conduite la politique
de l'Allemagne depuis la révolution, on ne peut faire autrement, en présence de la maladresse continuelle
et incompréhensible de nos gouvernements, que de se prendre la tête entre les mains et de
s'abandonner simplement au désespoir, ou bien, soulevé par une ardente' indignation, de partir en guerre
contre un pareil régime. Ses actes n'ont jamais rien eu d'inconscient, car, ce qui pourrait paraître
inimaginable à tout cerveau capable de penser, nos borgnes intellectuels de novembre sont arrivés à le
faire : ils ont recherché humblement la faveur de la France. Oui a pendant toutes ces dernières années,
on a, avec l'attendrissante niaiserie d'incorrigibles rêveurs, continuellement tenté de devenir bons amis
avec la France, on faisait sans cesse des courbettes devant la « grande nation » et, dans chaque truc
perfide du bourreau français, on croyait tout de suite voir les premiers symptômes d'un changement de
dispositions. Ceux qui dirigeaient notre politique dans la coulisse n'ont naturellement jamais partagé cette
opinion erronée et insane. Pour eux, la bonne entente avec la France était de moyen naturel de saboter
toute politique d'alliances efficace. Ils n'avaient jamais eu de doute sur les buts poursuivis par la France
et par ceux qui étaient derrière elle. Ce qui les forçait à agir comme s'ils avaient cru sincèrement que le
destin de l'Allemagne pouvait éprouver un changement, c'est qu'ils se rendaient compte froidement qu'au
cas contraire, notre peuple se serait vraisemblablement engagé sur une autre voie.
Il nous sera naturellement très difficile de faire entrer l'Angleterre comme alliée future dans les rangs de
nos partisans. Notre presse juive a toujours su concentrer la haine de notre peuple sur l'Angleterre et plus
d'un serin d'Allemand s'est pris, avec la meilleur volonté, aux gluaux tendus par le Juif : on a parlé à tort
et à travers de la « renaissance » de la puissance maritime allemande, protesté contre le vol de nos
colonies, demandé qu'elles soient reconquises ; tous ces propos fournissaient les matériaux que la
canaille juive faisait parvenir à ses congénères anglais et dont s'alimentait une propagande efficace. Nos
bourgeois niais qui se mêlent de politique commencent à comprendre vaguement que nous n'avons pas
aujourd'hui à lutter pour que l'Allemagne devienne « forte sur mer », etc. Diriger les forces de la nation
allemande vers cet objectif, avant d'avoir solidement assuré notre situation en Europe, était déjà une folie
avant la guerre. Aujourd'hui, un pareil projet doit être mis au nombre de ces sottises qui, en politique,
s'appellent des crimes.
Il y avait vraiment parfois de quoi désespérer quand on voyait avec quel art les Juifs qui tiraient les
ficelles savaient amuser notre peuple de questions tout à fait secondaires, provoquaient des
manifestations et des protestations, pendant qu'au même moment la France prélevait de nouveaux
morceaux de chair sur le corps de notre peuple et minait systématiquement les bases de notre
indépendance.
Je dois, à ce propos, parler particulièrement d'un dada que le Juif sut, perdant ces années-là, chevaucher
avec une extraordinaire maîtrise : le Tyrol du Sud.
Parfaitement, le Tyrol du Sud. Si je m'occupe ici de cette question, je me réserve le droit d'y revenir
encore, car il faudra régler le compte de cette bande de menteurs qui, spéculant sur le manque de
mémoire et la sottise des masses de chez nous, se permet de feindre une indignation patriotique plus
étrangère à ces imposteurs parlementaires que ne l'est à une pie la notion du respect dû à la propriété
d'autrui.
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Hitler A.
Mon Combat
J'insiste sur ce point que j'ai personnellement fait partie des gens qui, lorsque le sort du Tyrol du Sud se
décidait - c'est-à-dire depuis août 1914 jusqu'à novembre 1918 se sont placés là où cette contrée pouvait,
elle aussi, être efficacement défendue : dans les rangs de l'armée. J'ai, pendant ces années-là, combattu
dans la mesure de mes forces, non pas pour empêcher que le Tyrol du Sud ne fût perdu, mais afin que la
patrie le conservât au même titre que n'importe quel autre pays allemand.
Ceux qui n'ont pas pris alors part au combat, ce furent les escarpes parlementaires, toute cette canaille
faisant une politique de parti. Au contraire, pendant que nous combattions avec la conviction que, seule,
une issue victorieuse de la guerre permettrait au peuple allemand de conserver aussi le Tyrol du Sud,
ces traîtres compromettaient la victoire par leurs clabauderies et leurs appels à la révolte, si bien qu'enfin
Siegfried succomba, poignardé dans le dos pendant qu'il combattait. Car ce n'étaient naturellement pas
les discours incendiaires et hypocrites prononcés par d'élégants parlementaires sur la place de l'Hôtel-deVille à Vienne ou devant la Feldherrnhalle à Munich, qui pouvaient assurer à l'Allemagne la possession
du Tyrol du Sud, mais seulement les bataillons combattant au front. Ceux qui ont provoqué sa rupture ont
trahi le Tyrol, aussi bien que tous les autres territoires allemands.
Ceux qui se figurent que la question du Tyrol du Sud pourra être résolue par des protestations, des
déclarations, des défilés pacifiques d'associations, etc., sont ou de parfaites canailles ou des petits
bourgeois allemands.
Il faut pourtant arriver à se rendre compte que nous ne pourrons rentrer en possession des territoires
perdus ni par des invocations solennelles adressées au Tout-Puissant, ni par les espoirs pieux qu'on
fonde sur une Société des Nations, mais seulement par la force des armes.
Toute la question est donc de savoir quels sont ceux qui sont prêts à récupérer les armes à la main les
territoires perdus.
En ce qui me concerne, je puis assurer en toute sincérité que je me sentirais encore assez de courage
pour prendre part à la reprise du Tyrol du Sud, en me mettant à la tête d'un bataillon de choc, composé
de bavards du Parlement et d'autres chefs de partis, ainsi que de quelques conseillers auliques.Le diable
sait si je serais heureux de voir quelques shrapnells éclater subitement au-dessus d'une manifestation
protestataire d'un genre aussi « enflammé ». Je crois qu'un renard s'introduisant dans un poulailler ne
provoquerait pas de caquètements plus éperdus et que la fuite des volailles pour se mettre en sûreté ne
serait pas plus rapide que la déroute d'une aussi superbe « réunion de protestation ».
Mais ce qu'il y a de plus méprisable dans cette affaire, c'est que ces messieurs ne croient pas euxmêmes que les moyens qu'ils emploient puissent donner de résultat. Ils savent très bien,
personnellement, combien leurs parades de foire sont inefficaces et inoffensives. Mais ils agissent ainsi
parce qu'il est naturellement plus facile aujourd'hui de bavarder au sujet de la récupération du Tyrol du
Sud qu'il ne l'était autrefois de combattre pour le conserver. Chacun fait ce qu'il peut ; alors nous avons
versé notre sang, aujourd'hui ces messieurs aiguisent leurs becs.
Le plus délicieux, c'est de voir comme les milieux légitimistes viennois se dressent sur leurs ergots en
réclamant aujourd'hui le Tyrol du Sud. Il y a sept ans, leur auguste et illustre dynastie a, par un parjure et
une trahison dignes des pires coquins, aidé la coalition mondiale à s'emparer du Tyrol du Sud comme
prix de sa victoire. A cette époque. ces milieux ont soutenu la politique de leur dynastie traîtresse et ils se
souciaient comme un poisson d'une pomme du Tyrol du Sud ou de toute autre chose. Naturellement, il
est plus simple aujourd'hui de recommencer à combattre pour ce territoire, puisque ce combat n'est livré
qu'avec des armes « spirituelles », et il est, en tous cas, plus facile de s'enrouer à discourir dans une «
réunion de protestation », en manifestant la noble indignation qui remplit votre cœur, et d'attraper la
crampe des écrivains en barbouillant un article de journal que d'avoir, pendant l'occupation de la Ruhr,
fait, par exemple, sauter des ponts.
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Hitler A.
Mon Combat
La raison pour laquelle certains milieux ont fait, ces dernières années, de la question du Tyrol du Sud, le
pivot des rapports germano-italiens, est évidente. Juifs et partisans des Habsbourg ont le plus grand
intérêt à contrarier la politique d'alliances de l'Allemagne, car elle pourrait amener un jour la résurrection
d'une patrie allemande indépendante. Ce n'est pas par amour du Tyrol qu'on joue cette comédie, qui ne
lui est d'aucun secours et lai porte même préjudice, mais par crainte de l'entente qui pourrait s'établir
entre l'Allemagne et l'Italie.
C'est simplement par un effet du goût pour le mensonge et la calomnie qui règne dans ces milieux, qu'ils
ont l'impudence de présenter les choses de telle façon qu'ils nous accusent d'avoir « trahi » le Tyrol.
Il faut le dire à ces messieurs avec toute la clarté nécessaire: le Tyrol a été trahi, premièrement par tout
Allemand qui, ayant tous ses membres, n'a pas, pendant les années 1914-1918, servi quelque part au
front et ne s'est pas rendu utile à sa patrie ;
Secondement, par tout homme qui, pendant ces années-là, n'a pas contribué à fortifier dans notre peuple
une capacité de résistance lui permettant de continuer la guerre et de soutenir la lutte jusqu'au bout ;
Troisièmement, par tout homme qui a pris part à la révolution de novembre, soit directement par ses
actes, soit indirectement par sa lâche complaisance, et qui a ainsi brisé l'arme qui, seule, pouvait sauver
le Tyrol du Sud ;
Et quatrièmement, par tous les partis et les membres de ces parfis qui ont apposé leur signature au bas
des honteux traités de Versailles et de Saint-Germain.
Mais oui ! voilà comment sont les choses, courageux seigneurs, qui ne protestez que par vos discours !
Aujourd'hui, je ne me laisse guider que par une simple considération : on ne récupère pas des territoires
perdus avec la langue bien affilée de parlementaires braillards, mais on doit les reconquérir avec une
épée bien affilée, c'est-à-dire au prix de combats sanglants.
Or, je n'hésite pas à déclarer que, le sort ayant prononcé, non seulement je ne crois pas possible de
reconquérir le Tyrol du Sud par une guerre, mais encore déconseillerais personnellement de le tenter,
dans la conviction que cette question ne peut éveiller chez tous les Allemands l'enthousiasme patriotique
enflammé qui est la condition de la victoire. ,je crois, au contraire, que, si notre sang doit un jour couler,
ce serait un crime de le répandre pour libérer deux cent mille Allemands, tandis que, prés de nous, plus
de sept millions d'autres Allemands languissent sous la domination étrangère (occupation de la
Rhénanie) et qu'une artère vitale du peuple allemand (le Rhin) traverse un pays où des hordes nègres
prennent leurs ébats.
Si la nation allemande veut mettre fin à un état de choses qui menace de la faire disparaître du sol de
l'Europe, elle ne doit pas retomber dans l'erreur commise avant la guerre et se faire un ennemi du monde
entier; elle doit distinguer quel est son plus dangereux ennemi pour lui porter des coups en concentrant
toutes ses forces sur lui. Et si cette victoire a pour condition des sacrifices faits sur d'autres points, les
futures générations de notre peuple nous les pardonneront. Elles sauront d'autant mieux apprécier notre
affreuse détresse, nos profonds soucis et la pénible décision prise alors. que le résultat de nos efforts
sera plus éclatant.
Nous devons aujourd'hui nous laisser guider par cette idée maîtresse qu'un Etat ne peut récupérer les
territoires qu'il a perdus que lorsqu'il a d'abord reconquis son indépendance politique et la puissance de
la mère-patrie.
Rendre possibles et assurer cette indépendance et cette puissance par une sage politique d'alliances,
telle est la première tâche que doit remplir, en ce qui concerne la politique étrangère, un gouvernement
énergique.
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Hitler A.
Mon Combat
Mais nous autres nationaux-socialistes devons particulièrement nous garder de nous mettre à la
remorque de nos patriotes en paroles, qui sont conduits par les Juifs. Quel malheur ce serait, si notre
mouvement, lui aussi, au lieu de préparer la latte avec l'épée, s'exerçait à faire des protestations.
L'idée fantasque d'une alliance chevaleresque avec le cadavre qu'on appelait l'Etat des Habsbourg a
entraîné la ruine de l'Allemagne. Ecouter l'imagination et le sentiment, quand on étudie les possibilités qui
s'offrent actuellement à notre politique étrangère, c'est là le meilleur moyen d'empêcher à jamais notre
relèvement.
*
Il est nécessaire de réfuter maintenant les objections que pourraient soulever les trois questions déjà
posées, c'est-à-dire de savoir :
Primo, si l'on pourra s'allier à l'Allemagne actuelle dont la faiblesse est visible à fous les yeux;
Secondo, si les nations ennemies semblent capables d'opérer une telle conversion ;
Tertio, si l'influence de la juiverie étant donnée, cette influence ne serait pas plus forte que l'intérêt bien
entendu et la bonne volonté des autres peuples et ne viendrait pas contrarier et rendre vains tous des
projets d'alliances.
Je crois avoir déjà traité suffisamment l'un des deux aspects du premier point. Il va de soi que personne
ne voudra s'ailier avec l'Allemagne actuelle. Il n'y a pas une puissance au monde qui ose enchaîner son
sort à celui d'un Etat dont les gouvernements ne peuvent inspirer la moindre confiance. Quant à la
tentative faite par beaucoup de nos concitoyens qui prétendent trouver, dans le lamentable état moral
dont souffre actuellement notre peuple, l’explication de la conduite du gouvernement, ou même son
excuse, elle doit être repoussée de la façon la plus décisive.
Il est sûr que le manque de caractère dont témoigne notre peuple depuis six ans est profondément triste ;
son indifférence à l'égard des plus graves intérêts de la nation est vraiment désespérante et sa lâcheté
crie parfois vengeance au ciel. Seulement, nous ne devons jamais oublier que le peuple en question a, il
y a quelques années, donné au monde le plus admirable exemple des plus hautes vertus humaines.
Depuis les journées d'août 1914 jusqu'à la fin de cette gigantesque lutte des nations, pas un peuple de la
terre n'a témoigné plus de viril courage, de constance opiniâtre et d'abnégation que notre peuple
allemand devenu aujourd'hui si pitoyable. Personne ne voudra prétendre que le rôle honteux, joué
actuellement par notre peuple, est l'expression des caractères spécifiques de son être intime. Ce que
nous voyons autour de nous, ce que nous éprouvons en nous, ce sont les épouvantables conséquences
du parjure commis le 9 novembre 1918 ; elles ont porté un trouble profond dans notre intelligence et
notre raison. Il est plus vrai que jamais le mot du poète suivant lequel le mal ne peut engendrer à son tour
que le mal. Pourtant, même en ce moment, les bonnes qualités fondamentales de notre peuple n'ont pas
complètement disparu ; elles sommeillent encore dans les profondeurs de la conscience et l'on a pu voir
parfois, comme des éclairs silencieux sillonnant un ciel drapé de noir, rayonner des vertus dont la future
Allemagne se souviendra un jour comme des premiers symptômes d'une convalescence à son début.
Plus d'une fois se sont trouvés des milliers et des milliers de jeunes Allemands, qui étaient résolus à
sacrifier volontairement et joyeusement, comme en 1914, leurs tendres années sur l'autel de leur chère
patrie. Des millions d'hommes ont recommencé à travailler avec la même application et le même zèle que
s'il n'y avait jamais eu de ruines causées par la révolution. Le forgeron se retrouve devant son enclume,
le paysan marche derrière sa charrue et le savant est assis dans son cabinet : tous font leur devoir avec
les mêmes efforts et le même dévouement.
L'oppression dont nous font souffrir nos ennemis, on ne la prend plus, comme autrefois, avec des éclats
de rire, mais on en ressent amertume et colère. Il n'est pas douteux que les dispositions ont beaucoup
changé.
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Hitler A.
Mon Combat
Si cette évolution des esprits ne se manifeste pas encore sous la forme d'une résurrection de l'idée de
puissance politique et d'instinct de conservation, la faute en est à ceux qui, depuis 1918, gouvernent
notre peuple pour sa perte, moins par un décret du ciel que de leur propre autorité.
Certes, quand an plaint aujourd'hui notre nation, on devrait pourtant se demander : Qu'a-t-on fait pour la
corriger ? Est-ce que le peu d'appui que le peuple a donné aux décisions de nos gouvernements - qui
d'ailleurs existaient à peine - est un signe de la faible vitalité de notre nation, ou n'est-ce pas plutôt la
preuve que la méthode employée pour conserver ce bien précieux a complètement échoué ? Qu'ont fait
nos gouvernements pour que renaisse dans ce peuple un esprit de fierté nationale, de virilité hautaine et
de haine, fille de la colère ?
Lorsqu'en 1919, le traité de paix fut imposé au peuple allemand, on aurait eu le droit d'espérer que cet
instrument d'une oppression sans limites aurait éveillé chez notre peuple allemand un violent désir de
liberté. Les traités de paix dont les exigences frappent les peuples comme des coups de fouet agissent
souvent comme les premiers roulements de tambour annonçant le prochain soulèvement.
Quel parti n'aurait-on pas pu tirer du traité de paix de Versailles !
Cet instrument d'exactions sans mesure et d'un honteux avilissement aurait pu, dans les mains d'un
gouvernement voulant s'en servir, être le moyen de porter les passions nationales à leur plus haut degré.
Si une propagande de grand style avait su se servir des cruautés commises avec un plaisir sadique, elle
aurait transformé l'indifférence de tout un peuple en indignation révoltée et cette indignation se serait
élevée jusqu'à la fureur !
Comme il était facile de graver ces faits en traits de feu dans le cerveau et dans le cœur de notre peuple
pour qu'enfin la honte éprouvée en commun et la haine commune deviennent, chez soixante millions
d'hommes et de femmes, un torrent de flammes, une fournaise où se serait trempée une volonté d'acier
et d'où serait sorti le cri :
Nous voulons retrouver des armes !
Certes, voilà à quoi peut servir un pareil traité de paix. L'oppression sans mesure qu'il faisait peser sur
nous, l'impudence de ses exigences fournissaient les armes les plus efficaces à une propagande visant à
faire sortir de leur engourdissement les esprits vitaux de notre nation.
Mais alors il faut que tout imprimé, depuis l'alphabet dans lequel l'enfant apprend à lire jusqu'au dernier
journal, que tout théâtre et tout cinéma, toute colonne d'affiches et toute palissade libre soient mis au
service de cette unique et grande mission, jusqu'à ce que l'invocation pusillanime que nos associations
de patriotes adressent aujourd'hui au ciel :
« Seigneur, rends-nous libres », se transforme dans le cerveau du plus petit enfant en cette ardente
prière : « Dieu Tout-Puissant, bénis un jour nos armes; sois aussi juste que tu le fus ; toujours ; décide
maintenant si nous méritons da liberté ! Seigneur, bénis notre combat ! »
On a laissé passer toutes les occasions favorables et l'on n'a rien fait.
Qui s'étonnera donc si notre peuple n'est pas ce qu'il I devrait et pourrait être ? Si le reste du monde ne
voit en j nous que le bas valet, le chien soumis qui lèche avec reconnaissance la main qui vient de le
battre ?
Il est sûr que notre capacité à conclure des alliances est compromise actuellement par la faute de notre
peuple, mais elle l'est encore plus par celle de nos gouvernements. Si, après huit ans de l'oppression la
plus effrénée, notre peuple manifeste si peu sa volonté d'être libre, la faute en est à la perversité de nos
gouvernements.
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Hitler A.
Mon Combat
Pour que notre peuple puisse pratiquer une active politique d'alliances, il est nécessaire qu'il remonte
dans I'estime des autres peuples et cette réhabilitation dépend de l'existence, en Allemagne, d'une
autorité gouvernementale qui ne soit pas la- servante très humble des Etats étrangers, le chef de corvée
mettant à leur service nos propres forces ; il faut un gouvernement qui soit le héraut de la conscience
nationale.
Quand notre peuple aura un gouvernement qui verra là sa mission, il ne se passera pas six ans avant
qu'une direction hardie donnée à la politique étrangère du Reich ne trouve à s'appuyer sur la volonté
aussi hardie d'un peuple altéré de liberté.
*
La seconde objection, celle qui fait remarquer combien il est difficile de transformer des peuples ennemis
en alliés cordiaux, peut être ainsi réfutée :
La psychose germanophobe générale que la propagande de guerre a développée artificiellement dans
les autres pays existera fatalement tant que le Reich n'aura pas, par la renaissance chez le peuple
allemand de la conscience nationale, recouvré les traits caractéristiques d'un Etat qui joue sa partie sur
l'échiquier européen et avec lequel il est possible de jouer.
C'est seulement lorsque notre gouvernement et notre peuple auront donné l'impression qu'on peut, en
toute sécurité, conclure une alliance avec eux, que l'une ou l'autre puissance sera, si ses intérêts sont
parallèles aux nôtres, amenée à modifier son opinion publique par I'effet d'une propagande contraire.
Mais un pareil résultat exige naturellement des années d'un travail persévérant et habile. C'est
précisément parce qu'un long temps est nécessaire pour changer l'orientation de l'opinion chez un autre
peuple, qu'il ne faut tenter l'entreprise qu'après mûre réflexion, c'est-à-dire quand on sera absolument
convaincu que ce travail vaut la peine de le poursuivre et qu'il portera des fruits dans l'avenir. On ne
devra pas, en se fiant aux vaines hâbleries d'un Ministre des affaires étrangères, plus ou moins
intelligent, entreprendre de changer les dispositions morales d'une nation, sans avoir la garantie tangible
que les dispositions nouvelles auront une réelle valeur. Sinon on porterait la plus complète confusion
dans l'opinion publique. Ce qui garantit de la façon la plus sûre qu'il sera possible plus tard de conclure
une alliance avec un autre Etat, ce ne sont pas les propos ampoulés de quelques ministres isolés, mais
la stabilité manifeste de tendances gouvernementales bien définies et qui semblent favorables, et aussi
une opinion publique orientée dans le même sens. La confiance qu'on pourra avoir dans la réalisation de
ces deux postulats sera d'autant plus fondée que l'autorité gouvernementale s'emploiera avec plus
d'activité à préparer et à développer par sa propagande le revirement de l'opinion publique et que,
inversement, les tendances de cette dernière se reflèteront plus manifestement dans celles du
gouvernement.
Un peuple - qui est dans notre situation - ne sera tenu pour capable de conclure des alliances que
lorsque le gouvernement et l'opinion publique proclameront et manifesteront par leurs actes la volonté
fanatique de combattre pour reconquérir leur liberté. Telle est la condition préalable à remplir avant
d'entreprendre de modifier l'opinion publique dans d'autres Etats qui seraient disposés, pour défendre
leurs intérêts les plus personnels, à suivre la même route que le partenaire dont le concours leur
semblerait utile, bref à conclure une alliance.
Mais il y a encore un point à considérer : Changer les dispositions morales bien arrêtées d'un peuple
étant une pénible tâche dont beaucoup ne comprendront pas d'abord le but, c'est à la fois un crime et
une sottise que de fournir, par les fautes qu'on peut commettre, des armes dont se serviront les
adversaires pour contre-attaquer.
Il faut qu'on comprenne qu'il se passera nécessairement un temps assez long avant qu'un peuple ait
complètement compris les intentions secrètes de son gouvernement, parce que celui-ci ne peut donner
d'éclaircissements sur les buts finaux du travail de préparation politique auquel il se livre et doit compter
ou bien sur la confiance aveugle des masses ou bien sur l'intuition des classes dirigeantes
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Hitler A.
Mon Combat
intellectuellement plus développées. Mais, comme cette clairvoyance, ce tact politique et la faculté de
divination n'existent pas chez beaucoup de gens et que des raisons politiques ne permettent pas de
donner des explications, une partie des guides intellectuels de la nation se tournera toujours contre les
nouvelles tendances dans lesquelles on verra simplement des expériences, faute d'en pénétrer le sens.
C'est ainsi qu'elles soulèveront l'opposition des éléments conservateurs de l'Etat auxquels elles
sembleront inquiétantes.
Aussi est-ce un devoir pressant d'enlever, aux mains des gens qui gêneraient les travaux d'approche
devant amener deux peuples à se comprendre réciproquement, le plus grand nombre possible des armes
qui pourraient leur servir, particulièrement quand il s'agit, comme dans notre cas, des bavardages
prétentieux et fantaisistes des associations patriotiques et des petits bourgeois qui font de la politique à
une table de café. Car il suffit de réfléchir un peu pour reconnaître que les cris qu'on pousse pour
réclamer une nouvelle flotte de guerre, la récupération de nos colonies, etc., ne sont en réalité que de
sots bavardages, qui ne contiennent aucune idée pratiquement réalisable. On ne peut pas considérer
comme avantageuse pour l'Allemagne la façon dont la politique anglaise tire parti des épanchements
absurdes de ces champions de la protestation dont les uns sont inoffensifs, les autres détraqués, mais
qui tous travaillent sourdement pour nos ennemis mortels. On s'épuise en démonstrations des plus
nuisibles contre Dieu et le monde entier, et on oublie le principe fondamental, qui est la condition de tout
succès : « Ce que tu fais, fais-le complètement. En hurlant contre cinq ou dix Etats, on néglige de
concentrer toutes nos forces morales et physiques pour frapper au cœur notre plus infâme ennemi et l'on
sacrifie la possibilité de nous renforcer par des alliances avant d'entreprendre ce règlement de compte.
Ici encore, le mouvement national-socialiste a une mission à remplir. Il doit enseigner à notre peuple à ne
pas arrêter son regard sur les petites choses et à ne considérer que les plus importantes, à ne pas
disperser ses efforts sur des objets secondaires, et à ne pas oublier que ce pour quoi nous avons
aujourd'hui à lutter, c'est l'existence même de notre peuple et que le seul ennemi que doivent viser nos
coups est et reste la puissance qui nous ravit cette existence.
Il se peut que nous ayons à nous imposer de durs sacrifices. Mais ce n'est pas une raison pour refuser
d'écouter la raison et pour nous disputer avec le monde entier, en poussant des cris insensés, au lieu de
concentrer nos forces contre notre plus dangereux ennemi.
D'ailleurs le peuple allemand n'a pas moralement le droit d'accuser l'attitude qu'observe le reste du
monde à son égard, tant qu'il n'aura pas demandé des comptes aux criminels qui ont vendu et trahi leur
propre pays. Ce n'est pas faire preuve d'une conviction respectable que de lancer de loin des injures et
des protestations contre l'Angleterre, l'Italie, etc., et de laisser se promener librement parmi nous les
canailles qui, en se mettant à la solde de la propagande de guerre de nos ennemis, nous ont arraché nos
armes, brisé moralement les reins et ont vendu pour trente deniers le Reich réduit à l'impuissance.
L'ennemi ne fait que ce qui était à prévoir. .Son attitude et ses actes devraient nous servir de leçon.
Si l'on n'est pas capable de s'élever à la hauteur de ce point de vue on doit se rendre compte qu'il n'y a
plus qu'à désespérer, du moment qu'il faut renoncer à pratiquer à l'avenir toute politique d alliances. Car,
si nous ne voulons pas nous allier à l'Angleterre, parce qu'elle nous a volé nos colonies, ni avec l'Italie,
parce qu'elle occupe le Tyrol du Sud, ni avec la Pologne et la Tchécoslovaquie, parce qu'elles sont la
Pologne et la Tchécoslovaquie, il ne nous restera plus d'autre allié possible en Europe que la France, qui,
soit dit en passant, nous a volé l'Alsace et la Lorraine.
Il est douteux que cette façon d'agir soit très favorable aux intérêts du peuple allemand. En tous cas, on
peut toujours se demander si une pareille opinion est défendue par un imbécile ou par un habile
charlatan.
Quand il s'agit des chefs, je penche toujours pour la seconde hypothèse.
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Hitler A.
Mon Combat
Un changement des dispositions morales de quelques peuples, qui ont été jusqu'à présent nos ennemis
et dont les vrais intérêts concorderont dans l'avenir avec les nôtres, peut, autant que le jugement humain
est capable de décider, très bien se produire, si la force intérieure de notre Etat et notre volonté
manifeste de défendre notre existence font de nous des alliés dont le concours a quelque valeur et si, en
outre, nos propres maladresses ou même des actes criminels ne fournissent plus des aliments à la
propagande des adversaires de ces projets d'alliances avec d'anciens ennemis.
*
C'est à la troisième objection qu'il est le plus difficile de répondre.
Peut-on penser que les représentants des véritables intérêts des nations avec lesquelles une alliance est
possible, pourront en venir à leurs fins contre la volonté du Juif, cet ennemi mortel des Etats populaires et
nationaux indépendants ?
Par exemple, la politique anglaise traditionnelle est-elle ou non de force à vaincre l'influence funeste de la
juiverie ?
Il est, nous venons de le dire, très difficile de répondre à cette question. Elle dépend de trop de facteurs
pour qu'on puisse porter sur elle un jugement définitif. En tous cas, une chose est sûre : dans un seul
Etat, le pouvoir exécutif peut être considéré comme si solidement établi et si absolument mis au service
des intérêts du pays, qu'on ne peut plus dire que les forces de la juiverie internationale soient capables
de contrarier efficacement la politique jugée nécessaire par le gouvernement.
Le combat que l'Italie fasciste mène, peut-être au fond sans en avoir conscience (mais, pour ma part, je
ne le croîs pas), contre les trois principales armes des Juifs est la meilleure preuve qu'on peut, même par
des procédés indirects, briser les crochets venimeux de cette puissance qui s'élève au-dessus des Etats.
L'interdiction des sociétés secrètes maçonniques, les poursuites dirigées contre la presse internationale,
ainsi que la suppression définitive du marxisme international et, inversement, la consolidation progressive
de la conception fasciste de l'Etat mettront, à mesure que les années s'écouleront, le gouvernement
italien de plus en plus à même de défendre les intérêts du peuple italien, sans s'inquiéter des sifflements
de l'hydre juive qui menace le monde entier.
Les choses se présentent moins bien en Angleterre. Dans ce pays de la « plus libre démocratie », le Juif
exerce une dictature presque absolue par le détour de l'opinion publique. Et, pourtant, il se livre aussi
dans ce pays un combat ininterrompu entre les représentants des intérêts de l'Etat anglais et les
champions de la dictature mondiale exercée par les Juifs.
La violence avec laquelle se heurtant souvent ces deux courants contraires s'est manifestée pour la
première fois de la façon la plus claire après la guerre, dans les positions différentes qu'ont prises le
gouvernement anglais, d'une part, et la presse, de l'autre, en face du problème japonais.
Sitôt la guerre finie, l'ancienne hostilité réciproque qui sépare l'Amérique et le Japon a recommencé à se
manifester. Naturellement, les grandes puissances européennes ne pouvaient pas se cantonner dans
l'indifférence en présence de ce nouveau danger de guerre. Toute la parenté de race n'empêche pas
l'Angleterre d'éprouver un certain sentiment d'envie et d'inquiétude au spectacle des progrès que font les
Etats-Unis dans toutes les branches de l’économie et de la politique internationales. Cette ancienne
colonie, cet enfant de la métropole semble donner naissance à un nouveau maître du monde. On
comprend qu'aujourd'hui l'Angleterre, inquiète et soucieuse, passe en revue ses anciennes alliances et
que la politique anglaise voie arriver avec angoisse le moment où l'on ne dira plus :
« L'Angleterre règne sur les mers », mais : « Les mers des Etats-Unis ».
Le gigantesque Etat de l'Amérique du Nord, avec les énormes richesses qu'il tire d'une terre vierge, est
moins vulnérable que le Reich encerclé d'ennemis. Si les dés devaient être jetés pour la partie décisive,
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Hitler A.
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l'Angleterre serait perdue au cas où elle serait réduite à ses seules forces. C'est pourquoi elle saisit
avidement le poing jaune et se cramponne à une alliance qui est peut-être impardonnable au point de
vue de la race, mais qui, au point de vue politique, est le seul moyen que l'Angleterre ait à sa disposition
pour renforcer sa situation dans le monde en face des ambitions du continent américain.
Tandis que le gouvernement anglais ne se décidait pas à relâcher le lien qui l'unissait à son partenaire
asiatique, malgré la lutte qu'il menait en commun avec le continent américain sur les champs de bataille
de l'Europe, toute la presse juive attaqua par derrière cette alliance.
Comment est-Il possible que les organes juifs aient été jusqu'en 1918, les fidèles valets d'armes de
l'Angleterre en lutte contre le Reich allemand et que, tout d'un coup, ils commettent la félonie de suivre
leur propre chemin ?
L'anéantissement de I'Allemagne était conforme aux intérêts, non pas de l'Angleterre, mais surtout des
Juifs, de même qu'aujourd'hui l'anéantissement du Japon servirait moins les intérêts de l'Etat anglais que
les vastes projets des chefs qui espèrent faire régner la domination juive sur le monde entier. Pendant
que l'Angleterre fait tous ses efforts pour conserver sa position dans ce monde, le Juif prépare l'attaque
qui lui permettra de conquérir ce même monde.
Il constate que les Etats européens sont déjà dans sa main des instruments passifs, qu'il les domine par
le détour de ce qu'on appelle la démocratie occidentale ou bien directement par le bolchévisme russe.
Mais il ne lui suffit pas de tenir l'Ancien Monde dans ses rets ; le même sort menace le Nouveau Monde.
Les Juifs sont les maîtres des puissances financières des Etats-Unis. Chaque année, les forces
productrices d'un peuple de cent vingt millions d'âmes passent un peu plus sous leur contrôle ; ils sont
très peu nombreux ceux qui, à la grande colère des Juifs, restent encore absolument indépendants.
Avec une perfide habileté, ils pétrissent l'opinion publique et en font l'instrument de leur grandeur future.
Les meilleurs cerveaux de la juiverie croient déjà voir approcher le moment où sera réalisé le mot d'ordre
donné par l'Ancien Testament et suivant lequel Israël dévorera les autres peuples.
S'il restait encore, au milieu du grand troupeau des pays dénationalisés et devenus colonies juives, un
seul Etat indépendant, toute l'entreprise pourrait échouer à la dernière heure. Car un monde bolchévisé
ne peut subsister que s'il embrasse tout le globe.
S'il reste un seul Etat possédant encore son énergie et sa grandeur nationales, I'empire mondial que
veulent édifer les satrapes juifs sera vaincu, comme toute tyrannie ici-bas, par la force de l'idée nationale.
Or, le Juif sait trop bien que, s'il a pu, en s'adaptant pendant mille ans aux circonstances extérieures,
saper par la base les peuples d'Europe et en faire des métis qui n'appartiennent plu~ à aucune espèce
définie, il n'est pas à même de faire subir le même sort à un Etat national asiatique tel que le Japon. Il
peut aujourd'hui singer l'Anglais, l'Américain et le Français, mais il ne peut combler le gouffre qui le
sépare d'un jaune d'Asie. C'est pourquoi il tente de briser l'Etat national japonais avec l'aide d'autres
Etats de même sorte, pour se débarrasser d'un adversaire dangereux, afin que ce qui subsistera
d'autorité gouvernementale devienne, dans ses mains, un pouvoir régnant despotiquement sur des êtres
sans défense.
Il redoute la présence d'un Etat national japonais dans son royaume juif de mille ans et désire que la
ruine de cet Etat précède l'établissement de sa propre dictature.
Voilà pourquoi il ameute aujourd'hui les peuples contre le Japon, comme il le faisait précédemment
contre l'Allemagne. Et il pourra arriver qu'au moment où la diplomatie anglaise continuera à se reposer
sur l'alliance avec le Japon, la presse juive de langue anglaise prêchera la lutte contre cet allié et
préparera contre lui une guerre d'extermination, au nom des principes démocratiques et en poussant le
cri de ralliement : « A bas le militarisme et l'impérialisme japonais ! »
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Hitler A.
Mon Combat
Voilà d'où vient l'insubordination du Juif en Angleterre. C'est donc dans ce pays que commencera la lutte
contre le danger que les Juifs font courir au monde entier.
Ici encore, le mouvement national-socialiste aura à remplir une de ses tâches les plus importantes :
Il doit ouvrir les yeux de notre peuple sur ce que sont les nations étrangères et de cesser de lui rappeler
quel est le véritable ennemi du monde actuel. Au lieu de prêcher la haine des peuples aryens, dont
presque tout peut nous séparer, mais auxquels nous unissent la communauté du sang et les grandes
lignes d'une civilisation identique, il dénoncera à la colère de tous l'ennemi malfaisant de l'humanité, dans
lequel il montrera le véritable auteur de tous nos maux.
Mais il doit veiller à ce qu'au moins notre pays sache quel est son plus mortel ennemi et faire en sorte
que le combat, mené par nous contre lui, soit comme une étoile annonciatrice des temps nouveaux qui
montrera aux autres peuples la voie où ils doivent s'engager pour le salut d'une humanité aryenne
militante.
Pour le reste, que la raison soit notre guide et la volonté notre force ! Que le devoir sacré qui dicte nos
actes nous donne la persévérance et que notre foi reste pour nous la protectrice et la maîtresse
suprême !
14 : Orientation vers l'Est ou politique de l'Est
Deux raisons m'incitent à examiner d'une façon particulièrement attentive les relations entre l'Allemagne
et la Russie :
1° Il s'agit d'abord là des circonstances les plus décisives peut-être de la politique étrangère allemande
en général.
2° Cette question est aussi la pierre de touche de la clairvoyance et de la justesse de l'action du jeune
parti national-socialiste.
Je dois avouer que le deuxième point surtout m'emplit souvent d'un amer souci. notre jeune mouvement
tire moins ses effectifs du camp des indifférents que de celui des doctrines souvent extrémistes ; il n'est
que trop naturel que pèsent sur ces hommes, pour la compréhension de la politique étrangère, les partis
pris et le faible entendement des cercles politiques ou doctrinaux auxquels ils appartenaient
précédemment. Et ceci ne s'applique pas seulement aux hommes qui nous viennent de la gauche. Au
contraire. Quelque nuisible que puisse être l'enseignement qu'ils ont reçu sur de tels problèmes, il n'est
pas rare qu'il ait été, tout au moins en partie, contrebalancé par un reste de sain instinct naturel. Il suffit
alors de substituer une influence meilleure à celle qui s'exerçait précédemment et l'on reconnaît souvent
comme les plus utiles alliés les tendances saines et le vigoureux instinct de conservation qu'ils ont su
garder.
Il est beaucoup plus difficile, par contre, d'amener à des conceptions politiques nettes un homme dont
l'éducation correspondante n'a pas été moins folle et moins illogique, mais qui, par-dessus le marché, a
sacrifié sur l'autel de l'objectivité le dernier vestige de son instinct naturel. Ce sont précisément ceux qui
appartiennent à nos milieux dits éclairés qu'il est le plus difficile d'amener à prendre fait et cause d'une
façon claire et logique pour leurs intérêts et les intérêts de leur peuple, à l'extérieur. Non seulement pèse
sur eux le fardeau accablant des conceptions et des préventions les plus extravagantes, mais ils ont, au
delà de toute limite, perdu toute propension à suivre l'instinct de conservation. Le mouvement nationalsocialiste doit aussi soutenir de pénibles luttes avec ces hommes, luttes pénibles parce que, malgré leur
impuissance malheureusement complète, ces gens sont souvent possédés d'une extraordinaire
présomption qui les incite à regarder les autres de haut, contre toute justice, et même s'ils ont affaire à
meilleurs qu'eux.
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Hitler A.
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Ces arrogants personnages, qui connaissent tout mieux que les autres, sont absolument incapables de
rien examiner ou peser de sang-froid, condition essentielle cependant en politique extérieure pour tenter
ou réaliser quoi que ce soit.
Comme ces milieux commencent justement à faire dévier notre politique extérieure de la façon la plus
désastreuse, en la détournant de toute défense effective des intérêts racistes de notre peuple pour la
mettre au service de leur fantasque idéologie, je me sens obligé de traiter d'une façon toute particulière,
devant mes partisans, la question la plus importante de notre politique extérieure, à savoir notre attitude à
l'égard de la Russie ; je le ferai aussi complètement que l'exige la compréhension universelle, pour autant
que le cadre de cet ouvrage le permet. A ce propos, je ferai encore l'observation générale préalable
suivante :
Si nous devons entendre par politique extérieure la réglementation des rapports d'un peuple avec le reste
du monde, cette réglementation sera conditionnée par des faits tout à fait précis. Nationaux-socialistes,
nous pouvons encore énoncer, au sujet de la politique extérieure d'un Etat raciste, le principe suivant :
La politique extérieure de l'Etat raciste doit assurer les moyens d'existence sur cette planète de la race
que groupe l'Etat, en établissons! un rapport sain, viable et conforme aux lois naturelles entre le nombre
et l'accroissement de la population d'une part. L'étendue et la valeur du territoire d'autre part.
De plus, on ne doit considérer comme rapport sain que la situation dans laquelle l'alimentation d'un
peuple est assurée ,par les seules ressources de son propre territoire. Tout autre régime, durerait-il des
siècles et des millénaires, n'en est pas moins malsain et, tôt ou tard, arrive à causer un préjudice, sinon la
ruine, du peuple considéré.
Seul, un espace suffisant sur cette terre assure à un peuple la liberté de l'existence.
De plus, on ne peut juger de l'étendue nécessaire d'un territoire de peuplement d'après les seules
exigences du temps présent, ni même d'après l'importance de la production agricole, rapportée au chiffre
de la population. Car, ainsi que je l'ai déjà exposé dans le premier volume, dans le chapitre : « La
politique allemande d'alliances avant la guerre », à l'importance de l'étendue territoriale. d'un Etat comme
source directe de son alimentation s'ajoute l'importance au point de vue militaire et politique. Quand un
peuple voit sa subsistance garantie par l'étendue de son territoire actuel, il est néanmoins nécessaire
encore de penser assurer la sécurité de celui-ci. Celle-ci résulte de la puissance politique d'ensemble de
l'Etat, puissance qui est directement fonction de la valeur militaire de sa situation géographique.
Le peuple allemand ne saurait envisager son avenir qu'en tant que puissance mondiale. Durant près de
deux mille ans, la gestion des intérêts de notre peuple, comme nous devons appeler notre plus ou moins
heureuse activité politique extérieure, faisait partie intégrante de l'histoire mondiale. Nous-mêmes en
avons été témoins : car la gigantesque lutte des peuples de 1914 à 1918 n'était autre chose que la lutte
du peuple allemand pour son existence sur le globe terrestre ; nous qualifions nous-mêmes cet
événement de guerre mondiale.
Le peuple allemand s'engagea dans ce combat comme une soi-disant puissance mondiale. Je dis « soidisant », car, en réalité, il n'en était pas une. Si, en 1914, il y avait eu un rapport différent entre la
superficie de son territoire et le chiffre de sa population, l'Allemagne aurait réellement été une puissance
mondiale et la guerre, abstraction faite des autres facteurs, aurait pu avoir une issue favorable.
Ce n'est point ma tâche, ni même mon intention, d'indiquer ce qui se serait produit si sans le mais qui
intervint. Toutefois, je considère comme absolument nécessaire d'exposer la situation sans fard et en
toute simplicité et d'insister sur les inquiétants points faibles pour répandre, tout au moins dans le parti
national-socialiste, une vue plus claire des nécessités.
Aujourd'hui, l'Allemagne n'est pas une puissance mondiale. Même si notre impuissance militaire
momentanée venait à cesser, nous ne pourrions plus prétendre à ce titre. Quelle peut être sur notre
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Hitler A.
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planète l'importance d'une création aussi lamentable, en ce qui touche le rapport du chiffre de sa
population à la surface de son territoire, que l'actuel Reich allemand ? A une époque où peu à peu
chaque fraction de cette terre est attribuée à quelque Etat - et quelques-uns embrassent presque des
continents - on ne saurait parler de puissance mondiale, quand il s'agit d'une formation politique dont la
métropole est limitée à une ridicule surface d'à peine cinq cent mille kilomètres carrés.
Si nous ne considérons que le point de vue purement territorial, la superficie du territoire allemand
disparaît entièrement en regard de ce que l'on appelle les puissances mondiales. Et l'on ne doit pas
présenter l'Angleterre comme preuve du contraire, car la métropole anglaise n'est, à vrai dire, que la
grande capitale de l'empire mondial anglais, qui s'étend presque sur le quart de la surface du globe.
Nous devons encore considérer en première ligne comme Etats géants les Etats-Unis, puis la Russie et
la Chine. Il s'agit là de formations territoriales qui, pour partie, ont une surface plus de dix fois supérieure
à celle de l'empire allemand actuel. La France même doit être comptée au nombre de ces Etats. Non
seulement du fait qu'elle complète son armée, dans une proportion toujours croissante, grâce aux
ressources des populations de couleur de son gigantesque empire, mais aussi du fait que son
envahissement par les nègres fait des progrès si rapides que l'on peut vraiment parler de la naissance
d'un Etat africain sur le sol de l'Europe. La politique coloniale de la France d'aujourd'hui n'est pas à
comparer avec celle de l'Allemagne de jadis. Si l'évolution de la France se prolongeait encore trois cents
ans dans son style actuel, les derniers restes du sang franc disparaîtraient dans l'Etat mulâtre africanoeuropéen qui est en train de se constituer : un immense territoire de peuplement autonome s'étendant du
Rhin au Congo, rempli de la race inférieure qui se forme lentement sous l'influence d'un métissage
prolongé. C'est là ce qui distingue la politique coloniale française de l'ancienne politique coloniale
allemande.
Cette dernière était toute en demi-mesures, comme tout ce que nous faisions. Elle n'a ni agrandi les
territoires de peuplement de la race allemande, ni entrepris la tentative - encore que criminelle - de
renforcer la puissance du Reich par un recours au sang noir. Les Ascaris de l'Afrique orientale allemande
furent un timide essai dans cette voie. En réalité, ils servirent seulement à la défense de la colonie même.
L'idÉe de transporter des troupes noires sur un théâtre européen d'opérations, abstraction faite de son
impossibilité manifeste durant la guerre mondiale, n'a jamais existé, même comme un projet appelé à se
réaliser en cas de circonstances favorables ; au contraire, chez les Français, elle a de tous temps été
considérée comme une des raisons profondes de leur activité coloniale.
Ainsi nous voyons aujourd'hui sur la terre un certain nombre de puissances qui non seulement, pour
certaines, l'emportent de loin par le chiffre de leur population sur notre peuple allemand, mais qui trouvent
surtout dans leur étendue territoriale la principale raison de leur prépondérance.
Jamais encore la comparaison entre l'empire allemand et les autres puissances mondiales, au point de
vue de la surface du territoire et du chiffre de la population, ne nous a été aussi défavorable
qu'aujourd'hui, à moins de revenir de deux mille ans en arrière, au commencement de notre histoire.
Alors, tout jeune peuple, nous faisions notre entrée impétueuse dans un monde de grands Etats qui
menaçaient ruine, et nous contribuâmes à abattre le dernier de ces géants : Rome. Aujourd'hui, nous
nous trouvons dans un monde de grands et puissants Etats en cours de formation, et, au milieu d'eux,
notre propre empire déchoit chaque jour jusqu'à perdre toute importance.
Il faut que nous gardions devant les yeux, avec calme et sang-froid, cette amère vérité. Il est nécessaire
que nous suivions et que nous comparions, sous le rapport du chiffre de la population et de l'étendue
territoriale, l'empire allemand et les autres Etats à travers les siècles. Je sais qu'alors chacun en arrivera
avec consternation au résultat que j'ai déjà exprimé au début des présentes considérations : l'Allemagne
n'est plus une puissance mondiale, peu importe à cela que sa situation militaire soit forte ou faible.
Nous ne pouvons plus être comparés à aucun autre grand Etat du globe ; et ceci n'est dû qu'à une
conduite franchement néfaste de notre politique extérieure, grâce à son manque complet d'un
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Hitler A.
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attachement- je pourrais presque dire testamentaire - à un but déterminé ; grâce, enfin, à la perte de tout
instinct sain et de tout sentiment de la conservation.
Si le mouvement national-socialiste veut réellement obtenir devant I'histoire la consécration d'une grande
mission en faveur de notre peuple, il doit, pleinement et douloureusement conscient de la véritable
situation du peuple allemand sur cette terre, entreprendre avec courage et clairvoyance la lutte contre
l'inconscience et l'incapacité qui ont guidé jusqu'à présent la politique extérieure du peuple allemand. Il
doit alors, sans égards pour « traditions » et « préjugés », trouver le courage de rassembler notre peuple
et sa puissance, pour le lancer sur la voie qui le sortira de son étroit habitat actuel et le mènera vers de
nouveaux territoires, le libérant ainsi à jamais du danger de disparaître de cette terre ou de devenir
l'esclave des autres.
Le mouvement national-socialiste doit s'efforcer de faire disparaître le désaccord entre le chiffre de notre
population et la superficie de notre territoire - celle-ci étant considérée tant comme source de la
subsistance que comme point d'appui .de la puissance politique - de supprimer aussi le désaccord
existant entre notre passé historique et notre impuissance actuelle à laquelle il n'est point d'issue. Il doit
avoir conscience de ce que, gardiens de la plus haute humanité sur cette terre, nous avons aussi les plus
hautes obligations ; et il pourra d'autant mieux y satisfaire qu'il aura davantage le souci de faire prendre
conscience de sa race au peuple allemand, et que, outre l'élevage des chiens, des chevaux et des chats,
il prendra aussi pitié de son propre sang.
Quand je qualifie d'incapable et d'aveugle la politique extérieure allemande suivie jusqu'ici, la preuve en
est fournie par la carence effective de cette politique. Si notre peuple s'était amoindri intellectuellement ou
était devenu lâche, les résultats de sa lutte sur la terre n'auraient pas été pires que ceux que nous avons
aujourd'hui sous les yeux. Même l'évolution des dernières dix années avant la guerre ne doit pas nous
abuser là-dessus ; car on ne peut pas mesurer la force d'un empire en elle-même, mais seulement par
voie de comparaison avec d'autres Etats. Or, une pareille comparaison fournit précisément la preuve que
l'accroissement de puissance des autres Etats était plus régulier et aboutissait aussi à des résultats plus
considérables ; dans ces conditions, l'Allemagne, malgré son ascension apparente, s'éloignait en réalité
de plus en plus des autres puissances et restait loin en arrière ; bref, la différence s'augmentait à notre
désavantage. Et même en ce qui concerne le chiffre de la population, nous perdions de plus en plus.
Notre peuple n'est assurément surpassé en héroïsme par aucun autre ici-bas, et tout compte fait, pour
maintenir son existence, il a, plus qu'aucun peuple de cette terre, payé de son sang : si ces sacrifices ont
été vains, c'est qu'ils furent mal utilisés. Lorsque, dans le même ordre d'idées, nous examinons à fond
l'histoire de l'Allemagne depuis plus de mille ans, quand nous faisons défiler sous nos yeux toutes ses
guerres et ses combats sans nombre et lorsque nous analysons les résultats définitifs tels qu'ils
apparaissent maintenant, nous devons reconnaître que, de cette mer de sang, trois faits seuls surgissent,
que nous pouvons considérer comme fruits durables d'une action clairvoyante en politique extérieure et
politique tout court :
1° La colonisation de la marche de l'Est effectuée principalement par les Baïouvares.
2° La conquête et la pénétration du territoire à l'est de l'Elbe, et
3° L'organisation réalisée par les Hohenzollern de l'Etat brandebourgeois prussien, modèle et noyau de
cristallisation d'un nouvel empire.
Ces faits sont pleins de féconds enseignements pour l'avenir !
Les deux premiers grands succès de notre politique extérieure sont restés les plus durables. Sans eux,
notre peuple ne jouerait plus aucun rôle. Ils furent la première tentative, mais malheureusement la seule
réussie, de mettre en harmonie le nombre croissant de la population et le territoire. Et l'on doit considérer
comme véritablement désastreux que nos historiographes allemands n'aient jamais su apprécier à leur
juste valeur ces deux puissantes réalisations, d'une importance sans égale pour la postérité, alors
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Hitler A.
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qu'elles glorifient tout ce qu'il est possible, et portent aux nues un héroïsme fantasque, et d'innombrables
guerres et combats aventureux, demeurés pour la plupart sans importance pour l'avenir de la Nation.
Le troisième grand succès de notre activité politique réside dans la formation de l'Etat prussien et dans la
genèse subséquente d'une conception particulière de l'Etat, ainsi que du sentiment de conservation et
d'autodéfense de l'armée allemande sous une forme organisée et adaptée aux circonstances actuelles.
De cette forme et de cette conception de l'Etat provient la transformation du sentiment de la défense
individuelle en celui de l'obligation de défendre la nation. L'importance de ce fait ne saurait être
surestimée. Le peuple allemand, déchiré par l'excès d'individualisme, fruit de la diversité des races qu'il
enferme, recouvra, grâce à la discipline de l'armée prussienne, une partie au moins des facultés
d'organisation qui, depuis longtemps, lui étaient devenues étrangères. Ce qui existe originellement chez
les autres peuples dans leur instinct de solidarité grégaire, fut rendu, en partie au moins, à notre
communauté nationale par la voie artificielle de l'instruction militaire. Aussi la suppression du service
militaire obligatoire - qui, pour des douzaines d'autres peuples, n'aurait absolument aucune importance
est-elle pour nous lourde de conséquences. Encore dix générations d'Allemands sans le correctif d'une
instruction militaire, abandonnées à l'influence défavorable de la diversité des races et, par suite, des
conceptions philosophiques, et notre peuple aurait réellement perdu le dernier reste d'une existence
indépendante sur cette planète. L'esprit allemand ne pourrait plus apporter son tribut à la civilisation que
par des individus isolés au sein de nations étrangères, sans qu'on en reconnaisse seulement la
provenance. Il ne serait plus qu'un engrais de civilisation, jusqu'à ce qu'enfin le dernier reste de sang
aryen nordique dépérisse et s'éteigne en nous.
Il est remarquable que l'importance de ces succès politiques réels, que notre peuple remporta au cours
de plus de mille ans de combats, est beaucoup mieux comprise et appréciée par nos adversaires que par
nous-mêmes. Nous bourdonnons aujourd'hui encore de cet héroïsme qui a ravi à notre peuple des
millions de ses plus nobles fils et qui, en dernière analyse, demeura cependant complètement stérile.
Il est de la plus haute importance pour notre conduite présente et future de distinguer entre les succès
politiques véritables qu'a remportés notre peuple et les circonstances où le sang national fut risqué sans
profit.
Nous autres nationaux-socialistes ne devons, en aucun cas, nous associer au patriotisme déplacé et
bruyant de notre monde bourgeois d'aujourd'hui. Il y a, en particulier, un danger mortel à considérer que
la dernière évolution avant la guerre ait tant soit peu engagé notre propre avenir.
De toute l'histoire du dix-neuvième siècle, il ne peut découler pour nous une seule obligation véritable.
Nous devons, contrairement à l'attitude des représentants de l'époque actuelle, nous faire à nouveau les
champions de cette conception supérieure de la politique extérieure, c'est-à-dire mettre en accord le
territoire et le nombre de la population. Oui ! tout ce que nous pouvons apprendre dans le passé, c'est à
fixer à notre action politique un double objectif : le territoire, but de notre politique extérieure, et une
nouvelle doctrine philosophique, but de notre politique intérieure.
*
Je prendrai encore brièvement position sur la question de savoir dans quelle mesure la revendication de
territoires est légitimée moralement. Ceci est indispensable ; malheureusement, en effet, même dans les
milieux soi-disant racistes, il apparaît toutes sortes de bavards onctueux qui s'efforcent de désigner au
peuple allemand, comme but de son action politique extérieure, la réparation de l'injustice de 1918, et
cependant, par là-dessus, ils se croient obligés d'assurer le monde entier de la fraternité et de la
sympathie racistes.
Je dirais plutôt ceci : la prétention de rétablir les frontières de 1914 est une insanité politique par ses
proportions et ses conséquences, qui la révèlent comme un véritable crime. Soit dit sans compter que les
frontières du Reich, en 1914, étaient rien moins que logiques. En réalité, elles ne groupaient pas tous les
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Hitler A.
Mon Combat
hommes de nationalité allemande et elles n'étaient pas non plus rationnelles au point de vue stratégique.
Elles n'étaient pas le résultat d'une action politique réfléchie, mais bien des frontières provisoires, au
cours d'une lutte nullement close; elles étaient même, en partie, le résultat des jeux du hasard ! On aurait
pu à aussi bon droit, et bien souvent à meilleur droit, choisir une autre année marquante de l'histoire
allemande, pour donner comme but à une action politique extérieure le rétablissement de la situation
existant alors. Les revendications ci-dessus répondent d'ailleurs entièrement à l'esprit de notre monde
bourgeois qui, ici encore, ne possède pas la moindre idée politique portant sur l'avenir, mais qui se
confine au contraire dans le passé et le plus récent : les regards qu'il jette en arrière ne s'étendent pas au
delà de son propre temps. Son inertie le lie à une situation donnée et le fait résister à toute modification
de celle-ci, sans toutefois que cette activité défensive s'élève jamais au-dessus de la simple ténacité. Il
est donc parfaitement compréhensible que l'horizon politique de ces gens ne s'étende pas plus loin que
1914. Mais, en proclamant que le rétablissement des frontières d'alors est le but de leur activité politique,
ils resserrent à nouveau l'alliance prête à se rompre de nos adversaires. C'est ainsi seulement qu'on peut
s'expliquer que, huit ans après une guerre mondiale à laquelle participaient des Etats aux buts très
souvent hétérogènes, la coalition des vainqueurs du moment garde encore quelque unité.
Tous ces Etats ont, en leur temps, profité de l'effondrement de l'Allemagne. La crainte de notre puissance
fit reculer ensemble l'avidité et l'envie de chacune de ces grandes puissances. Elles voyaient dans le
partage, aussi étendu que possible de notre Reich, la meilleure protection contre un relèvement futur.
Leur conscience inquiète et la crainte qu'elles ont de la force de notre peuple sont le ciment le plus
durable qui, aujourd'hui encore, tient unis les membres de cette ligue.
Et nous ne leur donnons pas le change. Quand notre monde bourgeois donne à l'Allemagne comme
programme politique le rétablissement des frontières de 1914, il fait reculer par crainte chacun des
partenaires qui voulait s'échapper de la ligue de nos ennemis ; tous doivent, en effet, redouter d'être
attaqués isolément et de perdre la protection des autres alliés. Chaque Etat se sent visé et menacé par
ce mot d'ordre. Ce dernier est donc doublement déraisonnable :
1° Parce que les moyens font défaut pour le faire passer des fumées des soirées de réunion dans la
réalité, et
2° Parce que, même si on l'obtenait vraiment, ce résultat serait encore tellement misérable que, vrai Dieu
! il ne vaudrait pas la peine de mettre de nouveau en jeu le sana de notre peuple.
Car il ne saurait faire question pour personne que même le rétablissement des frontières de 1914 ne
puisse être atteint sans verser de sang. Seuls, des esprits puérils et naïfs peuvent se bercer de l'idée
d'amener une révision du traité de Versailles par l'humilité et par les supplications ; abstraction faite de ce
qu'une pareille tentative exigerait un tempérament à la Talleyrand, qui n'existe pas chez nous. Une moitié
de nos hommes politiques se compose d'éléments très roués, mais qui, par ailleurs, manquent
entièrement de caractère et sont, en somme, hostiles à. notre peuple ; en ce qui concerne l'autre moitié,
elle est faite de débonnaires imbéciles, inoffensifs et serviables. Et les temps sont changés depuis le
congrès de Vienne : ce ne sont plus les princes et les maîtresses des princes qui marchandent les
frontières des Etats, mais c'est maintenant l'inexorable Juif cosmopolite qui combat pour la domination
des autres peuples. Aucun d'eux ne peut écarter cette main de sa gorge autrement que par le glaive.
Seule, la force rassemblée et concentrée d'une passion nationale, peut, d'un sursaut, braver les menées
internationales qui tendent à réduire les peuples en esclavage. Mais un tel geste ne saurait aller sans
effusion de sang.
Si, toutefois, l’on professe la conviction que, d'une façon ou d'une autre, l'avenir de l'Allemagne exige
l'enjeu suprême en dehors de toute considération de finasserie politique, l'enjeu même exige que l'on
mène le combat pour un but digne de lui.
Les frontières de l'année 1914 sont sans aucune valeur pour l'avenir de la nation allemande. Elles ne
constituaient ni la sauvegarde du passé, ni une force pour l'avenir. Par elles, le peuple allemand ne
pourra ni garder son unité intérieure, ni assurer sa subsistance ; considérées du point de vue militaire,
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Hitler A.
Mon Combat
ces frontières n'apparaissent ni bien choisies ni même seulement rassurantes ; et enfin elles ne peuvent
améliorer la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement par rapport aux autres puissances
mondiales, ou pour mieux dire par rapport aux vraies puissances mondiales. La distance à l'Angleterre ne
sera pas diminuée ; on n'arrivera pas à la grandeur des Etats-Unis ; la France même n'éprouverait pas
une diminution substantielle de son importance dans la politique mondiale.
Une seule chose serait sûre : même avec une issue favorable à une pareille tentative de rétablir les
frontières de 1914, on aboutirait à une nouvelle saignée du corps de notre peuple, telle que l'on ne
pourrait plus consentir aucun nouveau sacrifice de sang pour assurer d'une façon effective la vie et
l'avenir de notre nation. Au contraire, dans l'ivresse d'un pareil succès, si dénué de portée qu'il soit, on
renoncerait d'autant plus volontiers à s'imposer de nouveaux buts que « l'honneur national » aurait reçu
réparation et que quelques nouvelles portes se seraient ouvertes, au moins pour un certain temps, au
développement commercial.
Par contre, nous autres nationaux-socialistes nous devons nous en tenir d'une façon inébranlable au but
de notre politique extérieure : assurer au peuple allemand le territoire qui lui revient en ce monde. Et cette
action est la seule qui devant Dieu et notre postérité allemande, justifie de faire couler le sang : devant
Dieu, pour autant que nous avons été mis sur cette terre pour y gagner notre pain quotidien au prix d'un
perpétuel combat, en créatures à qui rien n’a été donné sans contrepartie, et qui ne devront leur situation
de maîtres de la terre qu'à l'intelligence et au courage avec lesquels ils sauront la conquérir et la
conserver ; devant notre postérité allemande, pour autant que l'on ne versera pas le sang d'un seul
citoyen allemand sans donner à l'Allemagne future des milliers de nouveaux citoyens. Le territoire sur
lequel les vigoureux enfants des générations de paysans allemands pourront un jour se multiplier,
justifiera le sacrifice de nos propres enfants et absoudra les hommes d'Etat responsables, même
persécutés par leur génération, du sang versé et du sacrifice imposé à notre peuple.
A ce propos, je dois m'élever avec la plus grande énergie contre ceux des mauvais écrivains racistes qui
prétendent voir, dans une pareille conquête de territoire, « une atteinte aux droits sacrés de l'humanité »
et s'en autorisent pour diriger contre elle leurs griffonnages. On ne sait jamais qui peut se cacher derrière
de pareils individus. Mais il n'est que trop certain que le trouble qu'ils peuvent susciter fait le jeu des
ennemis de notre peuple. Par une pareille attitude, ces criminels contribuent à saper et à faire disparaître
chez lui la volonté de défendre ses exigences vitales par la seule méthode qui réponde à ce but. Car
aucun peuple ne possède ici-bas un seul mètre carré de territoire en vertu d'une volonté ou d'un droit
supérieurs. Les frontières de l'Allemagne sont des limites fortuites et momentanées au cours de
l'éternelle lutte politique ; il en est de même des frontières délimitent l'habitat des autres peuples. Et tout
comme la configuration de notre surface terrestre ne peut apparaître immuable comme le granit qu'à un
étourdi imbécile - alors qu'en réalité chaque instant ne nous montre de sa constante évolution qu'une
apparente immobilité, fruit du travail incessant des forces de la nature, détruite ou changée demain par
des forces plus puissantes - il en est de même dans la vie des peuples, des frontières qui les séparent.
Les limites des Etats sont le fait des hommes et sont changées par eux.
Le fait qu'un peuple a réussi à acquérir un territoire excessif ne confère nullement l'obligation supérieure
de l'admettre pour toujours. Il démontre tout au plus la force du conquérant et la faiblesse du patient. Et
c'est dans cette seule force que réside le droit. Si aujourd'hui le peuple allemand, parqué sur un territoire
impossible, marche vers un avenir déplorable, ceci n'est pas un arrêt du destin et le fait de s'insurger ne
constitue pas davantage une violation de ce destin. Pas plus que quelque puissance supérieure n'aurait
promis à un autre peuple plus de territoire qu'au peuple allemand, ou pas plus qu'elle se trouverait au
contraire offensée par cette injuste répartition du sol ; pas plus que nos ancêtres n'ont reçu en don du ciel
le sol où nous vivons aujourd'hui : ils ont dû le conquérir en combattant au péril de leur vie. De même,
dans l'avenir, ce n'est pas la grâce « raciste » qui donnera à notre peuple le sol, et avec lui les moyens
d'existence, mais seule la puissance du glaive victorieux pourra l'obtenir.
Autant nous sommes tous aujourd'hui convaincus de la nécessité d'un règlement de comptes avec la
F'rance, autant demeurerait-il inefficace pour nous dans son ensemble, si nos buts de politique extérieure
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Hitler A.
Mon Combat
se bornaient à cela. On ne saurait l'interpréter que comme une couverture de nos arrières pour
l'extension en Europe de notre habitat. Car nous ne saurions résoudre cette question par l'acquisition de
colonies, mais exclusivement par l'acquisition d'un territoire de peuplement qui accroisse la superficie
même de notre mère-patrie. En outre, non seulement on assurera par là l'intime solidarité des nouveaux
colons avec la métropole, mais on procurera à l'ensemble du territoire total les avantages qui résident
dans sa grandeur unifiée.
Le mouvement raciste n'a pas à se faire l'avocat des autres peuples, mais à combattre pour le sien.
Sinon il serait superflu, et au surplus on n'y aurait aucun droit, de dauber sur le passé. Car on agirait alors
comme lui. L'ancienne politique allemande a été, du point de vue dynastique, tenue pour une injustice : la
politique future ne doit pas s'inspirer davantage d'une niaise sentimentalité « raciste » cosmopolite. En
particulier, nous ne sommes pas les gendarmes des « pauvres petits peuples » bien connus, mais les
soldats de notre propre peuple.
Cependant nous autres nationaux-socialistes nous ne devons pas nous arrêter là : le droit au sol et à la
terre peut devenir un devoir, lorsqu'un grand peuple paraît voué à la ruine, à défaut d'extension. Et tout
particulièrement quand il ne s'agit pas d'un quelconque petit peuple nègre, mais de l'Allemagne, mère de
toute vie, mère de toute la civilisation actuelle. L'Allemagne sera une puissance mondiale, ou bien elle ne
sera pas. Mais, pour devenir une puissance mondiale, elle a besoin de cette grandeur territoriale qui lui
donnera, dans le présent, l'importance nécessaire et qui donnera à ses citoyens les moyens d'exister.
*
Aussi, nous autres nationaux-socialistes, biffons-nous délibérément l'orientation de la politique extérieure
d'avant guerre. Nous commençons là où l'on avait fini il y a six cents ans. Nous arrêtons l'éternelle
marche des Germains vers le sud et vers l'ouest de l'Europe, et nous jetons nos regards sur l'Est.
Nous mettons terme à la politique coloniale et commerciale d'avant guerre et nous inaugurons la politique
territoriale de l'avenir.
Mais si nous parlons aujourd'hui de nouvelles terres en Europe, nous ne saurions penser d'abord qu'à la
Russie et aux pays limitrophes qui en dépendent.
Le destin même semble vouloir nous le montrer du doigt : en livrant la Russie au bolchévisme, il a ravi au
peuple russe cette couche d'intellectuels, qui fonda et assuma jusqu'à ce jour son existence comme Etat.
Car l'organisation de l'Etat russe ne fut point le résultat des aptitudes politiques du slavisme en Russie,
mais bien plutôt un exemple remarquable de l'action, créatrice d'Etats, de l'élément germanique. au
milieu d'une race de moindre valeur. Bien des Etats puissants de cette terre ont été ainsi créés. Des
peuples inférieurs, ayant à leur tête des organisateurs et des maîtres de race germanique, se sont
souvent enflés jusqu'à devenir, à un moment donné, des Etats puissants, et ils le sont restés aussi
longtemps que se conserva inaltéré le noyau -de la race créatrice d'Etat. Ainsi, depuis des siècles, la
Russie vivait aux dépens du noyau germanique de ses couches supérieures dirigeantes qu'on peut
considérer actuellement comme extirpé et anéanti. Le Juif a pris sa place. Et tout comme le Russe est
incapable de secouer le joug des Juifs par ses propres moyens, de même le Juif ne saurait, à la longue,
maintenir le puissant Etat. Lui-même n'est pas un élément organisateur, il n'est qu'un ferment de
décomposition. L'Etat gigantesque de l'Est est mûr pour l'effondrement. Et la fin de la domination juive en
Russie sera aussi la fin de la Russie en tant qu'Etat. Nous avons été élus par le destin pour assister à
une catastrophe, qui sera la preuve la plus solide de la justesse des théories racistes au sujet des races
humaines.
Et notre tâche, la mission du mouvement national-socialiste, consiste à amener notre propre peuple à ces
conceptions politiques, qui lui feront voir son avenir non dans les enivrantes impressions d'une nouvelle
campagne d'Alexandre, mais dans le travail laborieux de la charrue allemande à laquelle le glaive n'a
qu'à donner la terre.
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Hitler A.
Mon Combat
*
Que les Juifs annoncent la résistance la plus active à cette politique, cela va de soi. Ils sentent mieux que
quiconque la signification d'une telle conduite pour leur propre avenir. Et ce fait même aurait dû
démontrer à tous les hommes de convictions vraiment nationales le bien-fondé de cette nouvelle
orientation. Hélas i ce qui arrive est juste le contraire. Non seulement dans les milieux nationauxallemands, mais aussi même dans ceux des « racistes », on professe une hostilité acharnée contre l'idée
d'une telle politique de l'Est ; on se réfère, comme presque toujours en pareil cas, à quelque autorité
établie. On évoque l'esprit de Bismarck, pour couvrir une politique aussi insensée que suprêmement
nuisible au peuple allemand. Bismarck même aurait jadis toujours attaché une grande importance, à de
bonnes relations avec la Russie. Dans une certaine mesure, c'est juste. Mais, en même temps, on oublie
i complètement qu'il attachait une aussi grande importance aux bonnes relations avec l'Italie, et que ce
même M. de Bismarck s'allia jadis avec l'Italie pour pouvoir d'autant mieux mater l'Autriche. Pourquoi ne
continue-t-on pas cette politique-là, elle aussi ? « Parce que l'Italie d'aujourd'hui n'est pas l'Italie d'alors »,
dira-t-on. Bien. Mais alors, Messeigneurs, permettez-moi d'objecter que la Russie d'aujourd'hui n'est pas
non plus la Russie d'alors. Il n'est jamais venu l'idée à Bismarck de fixer une politique une fois pour toutes
et par principe. Il était bien trop le maître de l'heure, pour s'embarrasser d'une entrave pareille. La
question donc ne doit pas être : que fit alors Bismarck ? mais plutôt : qu'aurait-il fait aujourd'hui ? Et il est
plus facile de répondre à cette question. Jamais, dans sa sagesse politique, il ne se serait allié à un Etat
voué à la ruine.
Au reste, Bismarck n'envisagea de son temps qu'avec des sentiments très mélangés la politique coloniale
et commerciale allemande, et encore parce qu'il lui importait d'abord d'assurer les meilleures chances à
la consolidation et au ' raffermissement intérieurs de l'Etat qu'il avait créé. Ce fut aussi la seule raison
pour laquelle il fut satisfait d'avoir le dos couvert par la Russie, ce qui lui laissait les mains libres à l'Ouest.
Mais ce qui fut alors utile à l'Allemagne, lui serait nuisible aujourd'hui.
Dès 1920-1921, quand le jeune mouvement national-socialiste commença lentement à se profiler sur
l'horizon politique, et quand on commença à le considérer, çà et là, comme le mouvement de libération
de la nation allemande, on approcha de différents côtés notre parti pour essayer d'établir un certain lien
entre lui et les mouvements de libération d'autres pays. C'était sous les auspices de la « ligue des nations
opprimées » aux innombrables protagonistes. Il s'agissait là, en majeure partie, de représentants de
quelques Etats balkaniques, et de ceux de l'Egypte et de l'Inde, qui me firent toujours l'impression de
bavards prétentieux, mais sans aucun fond véritables. Il se trouva cependant beaucoup d'Allemands,
surtout dans le camp national, qui se laissèrent éblouir par ces orientaux soufflés et qui crurent voir sans
plus, dans un quelconque étudiant hindou ou égyptien venu on ne sait d'où, le « représentant » de l'Inde
ou de l'Egypte. Les gens ne se rendaient point compte qu'il s'agissait ici, pour la plupart, d'hommes qui
n'avaient rien derrière eux et que surtout nul n'avait autorisés à conclure un traité quelconque avec qui
que ce soit, et que le résultat pratique de toutes les relations avec ces éléments était nul, s'il ne fallait pas
encore porter au compte « pertes et profits » le temps perdu ! Je me suis toujours défendu contre ces
tentatives, non seulement parce que j'avais mieux à faire qu'à gaspiller des semaines en des «
pourparlers » aussi stériles, mais je considérais aussi que, même s'il s'était agi de représentants
autorisés de ces nations, le tout eût été inutile et même nuisible.
Il était déjà assez fâcheux, dès le temps de paix, que la politique allemande, faute d'envisager une
activité offensive personnelle, aboutît à l'alliance défensive avec de vieux Etats pensionnés par l'histoire
mondiale. L'alliance avec l'Autriche, aussi bien que l'alliance avec la Turquie, n'avait rien de réjouissant.
Tandis que les plus grandes puissances militaires et industrielles de la terre s'unissaient en une active
alliance offensive, on assemblait quelques vieux organismes d'Etats impuissants et on s'efforçait, avec ce
bric-à-brac voué à la ruine, de faire front contre une agissante coalition mondiale. L'Allemagne expia
amèrement l'erreur de cette politique extérieure. Mais cette expiation ne paraît pas avoir été encore
assez amère pour préserver nos éternels rêveurs d'une prompte rechute. Car la tentative de désarmer
les vainqueurs tout-puissants par une « Ligue des nations opprimées » n'est pas seulement ridicule, elle
est funeste. Tentative funeste, parce que, de nouveau et toujours, elle détourne notre peuple des
possibilités réelles et le fait s'abandonner à des espérances et à des illusions aussi chimériques que
stériles. L'Allemand de nos jours ressemble vraiment à l'homme en train de se noyer qui s'accroche à tout
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Hitler A.
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brin de paille. Et il peut s'agir là de gens par ailleurs très cultivés. Aussitôt que se laisse entrevoir le feu
follet de l'espérance la plus invraisemblable, ces gens de trotter et de poursuivre ce fantôme. Que ce soit
une Ligue des nations opprimées ou une Société des nations, ou toute autre imagination chimérique, elle
trouvera néanmoins des milliers de dévots.
Je me souviens encore des espérances puériles et incompréhensibles qui prirent corps subitement dans
les milieux racistes, en 1920-1921, touchant une catastrophe imminente pour l'Angleterre dans l'Inde. De
quelconques prestidigitateurs asiatiques - ou, peut-être, je veux bien l'admettre, de véritables «
champions de la liberté » indiens - qui circulaient alors à travers l'Europe, avaient réussi à suggérer à des
gens tout à fait raisonnables sous d'autres rapports, l'idée fixe que le grand Empire britannique menaçait
ruine justement dans l'Inde qui en constitue la pierre angulaire. ' Que, seul, leur propre désir, dans ce cas
aussi1, fut le père de toutes ces idées, naturellement ils n'en avaient pas conscience, pas plus que de
l'absurdité de leurs espoirs. Car, escomptant que l'effondrement de la domination anglaise dans l'Inde
serait la fin de l'Empire britannique et de la puissance anglaise, ils admettaient par là-même que l'Inde
avait pour l'Angleterre une importance capitale. "~ Mais ce problème vital n'était probablement pas un
profond secret connu des seuls prophètes « racistes » allemands ; on pouvait le croire connu aussi des
guides de l'histoire anglaise. Il est déjà vraiment par trop puéril d'admettre que l'Angleterre ne sait pas
apprécier à sa juste valeur l'importance de l'Inde pour l'union mondiale britannique. Et c'est un signe
fâcheux qu'on n'a rien appris de la guerre mondiale, et aussi qu'on méconnaît et ignore complètement la
résolution anglo-saxonne, quand on s'imagine que l'Angleterre pourrait laisser partir l'Inde sans recourir
aux moyens ultimes. C'est aussi une preuve d'un manque complet de connaissance chez l'Allemand
touchant la manière britannique de pénétrer et gérer cet empire. l'Angleterre ne perdra l'Inde que si elle
est elle-même dévolue dans son mécanisme administratif à la décomposition raciale (éventualité
complètement exclue de nos jours dans l'Inde) ou bien si elle y est forcée par le glaive d'un ennemi
puissant. Des rebelles indiens n'y réussiront jamais. A quel point il est difficile de dompter l'Angleterre,
nous autres Allemands, nous l'avons suffisamment appris i Sans compter que moi, Germain, je préfère
encore, malgré tout, voir l'Inde sous la domination anglaise que sous n'importe quelle autre.
Les espérances suscitées par le mythe d une insurrection en Egypte sont aussi piteuses. La « guerre
sainte » peut donner un agréable frisson à ceux qui, chez nous, jouent à I'idiot, se figurant que d'autres
sont prêts à verser leur sang pour nous - car cette lâche spéculation, à parler franchement, fut toujours la
source inavouée de pareils espoirs en réalité, cette guerre trouverait une fin infernale sous le tir fauchant
des compagnies de mitrailleurs anglais, et la grêle des bombes brisantes.
C'est qu'il est impossible de lancer une coalition d'invalides à l'assaut d'un puissant Etat, résolu à verser
au besoin la dernière goutte de son sang pour défendre son existence. En raciste qui se base sur la race
pour estimer la valeur du matériel humain, je n'ai pas le droit de lier le sort de mon peuple à celui des soidisant « nations opprimées », connaissant déjà leur infériorité raciale.
Nous devons aujourd'hui adopter exactement la même attitude vis-à-vis de la Russie. La Russie actuelle,
dépouillée de sa classe dirigeante germanique - indépendamment des intentions secrètes de ses
nouveaux maîtres - ne peut être un allié dans la lutte pour la libération de la nation allemande. Au point
de vue purement militaire, les conditions seraient directement catastrophiques au cas d'une guerre
Allemagne-Russie contre l'Europe occidentale et probablement contre tout le reste du monde. La lutte se
déroulerait non pas sur le territoire russe, mais sur le territoire allemand, sans que l'Allemagne puisse
recevoir de la Russie un secours tant soit peu efficace. Les moyens militaires du Reich allemand actuel
sont si piteux et si insuffisants pour une guerre, que toute protection des frontières contre l'Europe
occidentale; y compris l'Angleterre, serait impossible, et que la région industrielle allemande serait
justement livrée sans défense aux attaques concentrées de nos ennemis. En outre, entre l'Allemagne et
la Russie, se trouve l' Etat polonais qui est complètement aux mains de la France. Dans le cas d'une
guerre Allemagne-Russie contre l'Ouest de l'Europe, la Russie devrait abattre la Pologne avant de
pouvoir faire parvenir son premier soldat sur un front allemand. Et il s'agirait alors moins de soldats que
de moyens techniques. A ce point de vue, on verrait se répéter, sous une forme plus affreuse encore, la
situation de la guerre mondiale. Notre industrie fut alors saignée au profit de nos glorieux alliés, et
1
Proverbe allemand : Der Wunsch ist Vater des Gedankens, le désir est père de l'idée.
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Hitler A.
Mon Combat
l'Allemagne dut mener presque seule la guerre technique ; de même la Russie serait un facteur technique
presque négligeable dans la guerre que nous envisageons. Nous ne pourrions opposer presque rien à la
motorisation générale du monde, qui doit se manifester d'une manière écrasante et décisive dans la
prochaine guerre. Car l'Allemagne même n'est pas seulement demeurée honteusement en retard dans ce
domaine essentiel, elle devrait encore, avec ses moyens minimes, soutenir la Russie qui ne possède
même pas actuellement une seule fabrique capable de construire une automobile qui marche. Dans ces
conditions, une telle lutte prendrait de nouveau le caractère d'une tuerie. La jeunesse allemande verserait
son sang plus encore que naguère, parce que, comme toujours, tout le poids de la guerre pèserait sur
nous et le résultat en serait l'inévitable défaite.
Mais, en admettant même le cas où un miracle aurait lieu et où une telle lutte ne finirait pas par la
destruction totale de l'Allemagne : en dernière analyse, le peuple allemand, vidé de son sang, resterait
entouré comme auparavant de grandes puissances militaires, et sa véritable situation ne serait améliorée
en aucune façon.
Que l'on n'objecte pas maintenant qu'il n'y a pas lieu de penser tout de suite à une guerre, dans le cas
d'une alliance avec la Russie, ou que, le cas échéant, l'on pourrait se préparer à fond pour cette
éventualité. Non. Une alliance dont les buts n'englobent pas aussi la perspective d'une guerre, est
dénuée de sens et de valeur. On ne s'allie qu'en vue d'un combat. Et même si le règlement de comptes
se trouve encore dans le lointain au moment où l'on conclut l'alliance, l'on n'en agit pas moins au fond
prévoyant que l'on sera entraîné à une guerre.
Qu'on ne s'imagine pas d'ailleurs qu'une autre puissance quelconque puisse se tromper sur une pareille
alliance. Ou bien une coalition germano-russe demeurera sur le papier et alors elle n'a pour nous ni but ni
valeur, ou bien elle ne restera pas lettre morte, et, dans ce cas, le reste du monde sera averti. Quelle
naïveté de penser qu'en pareilles circonstances, l'Angleterre et la France attendraient quelque dix ans
jusqu'à ce que l'alliance germano-russe ait achevé sa préparation technique à la guerre. Non, l'orage
éclaterait au-dessus de l'Allemagne avec une rapidité foudroyante.
Le fait même de conclure une alliance avec la Russie indique donc déjà l'imminence de la guerre. Et le
résultat en serait la fin de l'Allemagne.
Mais il faut ajouter encore ceci :
1° Ceux qui, actuellement, détiennent le pouvoir en Russie, ne pensent pas du tout à conclure une
alliance honnête, ni surtout à l'observer.
Il ne faut jamais oublier que les gouvernants de la Russie actuelle ne sont que de vulgaires criminels tout
souillés de sang ; il s'agit là d'une lie de l'humanité, qui, à la faveur d'une heure ~ tragique, assaillit un
grand Etat, abattit et extermina par millions, avec une sauvagerie sanguinaire, les intellectuels de ses
classes dirigeantes et qui exerce depuis bientôt dix ans la plus cruelle tyrannie de tous les temps. Il ne
faut pas oublier non plus que ces gouvernants appartiennent à un peuple qui unit, à un rare degré, une
cruauté bestiale avec un art incroyable du mensonge et qui, maintenant plus que jamais, se croit
prédestiné pour imposer son oppression sanglante au monde entier. Il ne faut pas oublier que le Juif
international, qui exerce actuellement une domination absolue sur la Russie, voit dans l'Allemagne non
pas un allié, mais un Etat voué au même sort. On ne traite pas avec un partenaire dont le seul intérêt est
la destruction de l'autre partie. On ne traite surtout pas avec des individus pour qui aucun accord ne
serait sacré, car, dans ce monde, ils sont non pas les représentants de l'honneur et de la vérité, mais
bien ceux du mensonge, de la duperie, du vol, du brigandage, du pillage. L'homme qui croit pouvoir se
lier par traités à des parasites ressemble à l'arbre qui essaierait de conclure à son profit un compromis
avec le gui.
2° Le danger auquel la Russie a succombé menacera toujours l'Allemagne. Seul, un bourgeois naïf peut
s'imaginer que le bolchévisme est conjuré. Dans son esprit superficiel, il ne soupçonne nullement qu'il
s'agit ici d'une manifestation instinctive : l'aspiration du peuple juif à la domination universelle, tendance
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Hitler A.
Mon Combat
aussi naturelle que celle qui pousse l'Anglo-Saxon à s'assurer le pouvoir sur cette terre. Et le Juif agit tout
comme l'Anglo-Saxon, qui avance dans cette voie à sa manière et mène la lutte avec les armes qui lui
sont propres. Le Juif aussi suit sa voie, cette voie qui le conduit à se glisser dans les peuples et à les
vider de leur substance ; et il combat avec ses armes, qui sont le mensonge et la calomnie,
l'empoisonnement et la décomposition, accentuant la lutte jusqu'à l'extermination sanglante de
l'adversaire détesté. Nous devons voir dans le bolchévisme russe la tentative des Juifs au vingtième
siècle, pour conquérir la domination mondiale ; à d'autres époques, ils ont pareillement essayé d'atteindre
le même but avec des moyens, autres que les moyens actuels, qui leur étaient cependant intérieurement
apparentés. Cette tendance est trop profondément ancrée dans tout leur être. Les autres peuples ne
renoncent pas d'eux-mêmes à suivre l'instinct qui les fait développer leur genre et leur puissance : ils y
sont forcés par des circonstances extérieures ou bien cela constitue chez eux un signe de sénilité ; le Juif
non plus n'interrompt pas sa marche vers la dictature mondiale par un renoncement volontaire ou bien en
refoulant en lui-même son éternelle aspiration. Lui aussi ne saurait être forcé à rebrousser chemin que
par des forces extérieures à lui-même, car son instinct de domination mondiale ne s'éteindra qu'avec lui.
Mais l'impuissance des peuples, leur mort de vieillesse ne surviennent que lorsqu'ils ont renoncé à la
pureté de leur sang. Et le Juif sait le préserver mieux que tout autre peuple au monde. Il poursuivra donc
toujours son chemin fatal, jusqu'à ce que s'oppose à lui une autre force qui, en une lutte titanesque,
renvoie à Lucifer celui qui monte à l'assaut du ciel.
L'Allemagne est aujourd'hui le prochain objectif important du bolchévisme. Il faut toute la force d'une
grande idée, toute la conscience d'une mission à remplir, pour arracher ~encore une fois notre peuple à
l'étreinte de cette hydre, pour arrêter les progrès de la contamination de notre sang, pour que les forces
libérées de la nation puissent entrer en jeu pour assurer la sécurité de notre peuple et rendre impossible,
jusque dans le plus lointain avenir, le retour des récentes catastrophes. Mais si on poursuit ce but, c'est
folie que de s'allier avec une puissance soumise à l'ennemi mortel de notre race. Comment veut-on
libérer le peuple allemand de cette étreinte empoisonnée, si on s'y engage aussi ? Comment expliquer à
l'ouvrier allemand que le bolchévisme est un crime damnable contre l'humanité, quand on s'allie soimême avec les organisations de cette engeance infernale, et, somme toute, qu'on les reconnaît ? De
quel droit condamner alors dans la masse un individu pour ses sympathies à l'égard de certaines
conceptions, quand les propres chefs de l'Etat prennent comme alliés les champions de ces mêmes
idées.
La lutte contre la bolchévisation mondiale juive exige une attitude nette vis-à-vis de la Russie soviétique.
On ne peut pas chasser le diable par Belzébuth.
Les milieux racistes aujourd'hui, pleins d'engouement pour une alliance avec la Russie, n'ont qu'à jeter un
coup d'œil en Allemagne et se rendre compte de l'appui qu'ils ont trouvé à leurs débuts. Les racistes
pensent-ils maintenant qu'une action, qui est prônée et appelée par la presse internationale marxiste,
peut être salutaire pour le peuple allemand ? Depuis quand est-ce un écuyer juif qui tend son armure au
raciste ?
On pouvait faire à l'ancien Reich allemand un reproche capital au sujet de sa politique d'alliances : c'est
qu'il compromettait ses rapports avec tous, par sa perpétuelle politique de balance, ayant la faiblesse
maladive de vouloir sauvegarder à tout prix la paix mondiale. La seule chose qu'on ne peut lui reprocher,
c'est de n'avoir pas su conserver de bonnes relations avec la Russie.
J'accorde que, dès l'avant-guerre, j'aurais considéré comme plus rationnel que l'Allemagne, renonçant à
sa politique coloniale insensée, ainsi qu'à sa marine marchande et à sa flotte, se fût alliée avec
l'Angleterre contre la Russie ; elle eût remplacé une politique mondiale vacillante par une politique
européenne résolue d'acquisitions territoriales sur le continent.
Je n'oublie pas les constantes et impudentes menaces que la Russie panslaviste d'alors osait proférer
contre l'Allemagne ; je n'oublie pas les constantes manœuvres de mobilisation dont le seul but était de
brusquer l'Allemagne ; je ne puis oublier l'état de l'opinion publique en Russie, qui déjà, avant la guerre,
se surpassait en attaques haineuses contre notre peuple et notre empire ; je ne puis oublier l'engouement
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Hitler A.
Mon Combat
de la grande presse russe à l'égard de la France, et son attitude si différente envers nous. Néanmoins,
malgré tout cela, avant guerre il a existé encore une seconde voie : on aurait pu s'appuyer sur la Russie
et se tourner contre l'Angleterre.
Aujourd'hui, les circonstances sont tout autres. Si, avant guerre, refoulant toutes sortes de sentiments, on
pouvait faire route avec la Russie, aujourd'hui cela n'est plus possible. L'aiguille a avancé à l'horloge de
l'histoire et l'heure va sonner où notre destin doit se décider. La consolidation, dont s'occupent
actuellement tous les grands Etats mondiaux, est pour nous un dernier avertissement d'avoir à rentrer en
nous-mêmes, de ramener notre peuple du monde des rêves dans la dure réalité, et de lui montrer la voie
vers l'avenir qui peut seule conduire le vieux Reich à une floraison nouvelle.
Si le mouvement national-socialiste, devant cette grande tâche capitale, se débarrasse de toute illusion et
ne se guide plus que sur la raison, la catastrophe de 1918 peut encore devenir un bienfait immense pour
l'avenir de notre peuple. Cet effondrement peut l'amener, en effet, à une orientation toute nouvelle de sa
politique étrangère ; plus encore, raffermi à l'intérieur par des théories morales nouvelles, il peut arriver
aussi, à l'extérieur, à fixer définitivement sa politique. Il peut acquérir finalement ce que possède
l'Angleterre, ce que posséda la Russie elle-même, ce qui enfin fait toujours prendre à la France les
mêmes décisions conformes, en dernière analyse, à ses intérêts, à savoir : un testament politique.
Le testament politique de la nation allemande pour son attitude à l'extérieur doit être à jamais le suivant :
Ne permettez jamais que se forment en Europe deux puissances continentales. Dans toute tentative
d'organiser aux frontières de l'Allemagne une deuxième puissance militaire - ne fût-ce que sous la forme
d'un Etat susceptible d'acquérir une tel(e puissance - voyez une attaque contre l'Allemagne. Considérez
que c'est non seulement votre droit, mais votre devoir d'empêcher, par tous les moyens et au besoin par
les armes, la constitution d'un tel Etat. S'il existe déjà, détruisez-le. Veillez que la source de la puissance
de notre pays ne soit pas dans des colonies, mais en Europe, dans le sol de la patrie. Ne tenez jamais le
Reich comme garanti tant qu'il n'aura pu donner, pour des siècles, à chaque rejeton de notre peuple, sa
parcelle du sol. N'oubliez jamais que le droit le plus sacré en ce monde est le droit à la terre que l'on veut
cultiver soi-même, et que le plus saint des sacrifices est celui du sang versé pour elle.
*
Je ne voudrais pas en finir avec ces considérations, sans indiquer encore une fois l'unique possibilité
d'alliance qui, en ce moment, existe pour nous en Europe. Dans le chapitre précédent sur les alliances
allemandes, j'ai déjà désigné l'Angleterre et l'Italie comme les deux seuls Etats dont nous aurions tout
intérêt à nous rapprocher étroitement, même au prix de grands efforts. Je veux maintenant marquer
encore ici l'importance militaire d'une telle alliance.
La conclusion de cette alliance entraînerait au point de vue militaire, dans l'ensemble et dans le détail, les
conséquences exactement opposées de celles qu'aurait l'alliance avec la Russie. C'est d'abord le fait
capital que d'aucune façon un rapprochement de I'Angleterre et de l'Italie ne comporte fatalement un
danger de guerre. La seule puissance dont il faut considérer qu'elle prendrait position contre l'alliance, à
savoir la France, ne serait pas, dans le cas considéré, en mesure de le faire. L'alliance donnerait par
contre à l'Allemagne la possibilité de prendre en toute tranquillité les mesures préparatoires requises,
dans le cadre d'une telle coalition, en vue d'un règlement de comptes avec la France. Car l'essentiel,
dans une semblable alliance, c'est que non seulement l'Allemagne ne sera pas exposée subitement, dès
sa conclusion, à une invasion ennemie, mais encore que s'écroulera d'elle-même la ligue de nos
ennemis, cette « Entente » qui nous fut si démesurément funeste ; ainsi l'ennemi mortel de notre pays, la
France, tombera dans l'isolement. Et quand il ne s'agirait là tout d'abord que d'un succès moral, cela
suffirait à donner à l'Allemagne une liberté d'allures dont nous n'avons aujourd'hui aucune idée. Car c'est
la nouvelle alliance européenne anglo-germano-italienne qui aurait en mains l'initiative politique, et non
plus la France.
La portée de ce succès serait d'ailleurs plus grande encore, l'Allemagne étant affranchie d'un seul coup
de sa situation stratégique défavorable. D'une part, le plus puissant des flanquements, de l'autre
-
342 -
Hitler A.
Mon Combat
l'assurance complète de notre ravitaillement en vivres et en matières premières : telle serait la
bienfaisante action du nouvel arrangement des puissances.
Mais plus important encore peut-être serait le fait que la nouvelle ligue engloberait des Etats qui se
compléteraient mutuellement au point de vue technique. Pour la première fois, les alliés de l'Allemagne
ne seraient pas des sangsues vivant sur notre propre économie ; ils seraient, au contraire, capables
d'apporter leur part pour enrichir et compléter notre équipement technique, et ils ne manqueraient pas
non plus de le faire.
Qu'on n'oublie pas que, dans l'un et l'autre cas, il s'agirait d'alliés sans aucune comparaison avec la
Turquie ou la Russie actuelle. La plus grande puissance mondiale et un jeune Etat national florissant
offriraient d'autres ressources, pour une guerre européenne, que les cadavres d'Etat pourris avec
lesquels l'Allemagne s'était alliée dans la dernière guerre.
Certes - j'insistais là-dessus dans le chapitre précédent de grosses difficultés s'opposent à une pareille
alliance. Mais la constitution de l'Entente fut-elle œuvre moins ardue ? Ce que put faire le roi Edouard VII
- et presque pour partie contre ses intérêts naturels - nous devons y réussir et nous y réussirons, si la
conviction de la nécessité de cette évolution nous inspire au point de déterminer notre conduite, après
nous avoir fait habilement triompher de nous-mêmes. Et ceci sera possible dès le moment où, avertis par
la misère, au lieu de la politique sans but du siècle passé, nous poursuivrons consciemment un objectif
unique, auquel nous nous attacherons. Ce n'est pas dans une orientation à l'Ouest ou une orientation à
l'Est, que se trouve l'avenir de notre politique extérieure, mais bien dans une politique de l'Est, au sens
d'acquisition de la glèbe nécessaire à notre peuple allemand. Mais comme il faut en avoir la force, et que
l'ennemi mortel de notre peuple, la France, nous étrangle impitoyablement, ef nous épuise, il faut prendre
sur nous de faire tous les sacrifices susceptibles de contribuer à annihiler les tendances de la France à
l'hégémonie. Toute puissance est aujourd'hui notre allié naturel, qui considère avec nous, comme
insupportable, la passion d'hégémonie de la France sur le confinent. Aucune démarche vis-à-vis d'une de
ces puissances ne doit nous paraître trop dure, aucun renoncement ne doit nous paraître impossible, si
nous avons finalement la possibilité d'abattre l'ennemi qui nous hait si rageusement. Et nous pourrons
laisser le temps guérir tranquillement nos blessures légères, quand les plus graves seront cautérisées et
fermées.
Naturellement, nous sommes aujourd'hui en butte, à l'intérieur, aux aboiements haineux des ennemis de
notre peuple. Nous autres, nationaux-socialistes, ne nous laissons pas égarer ! Ne cessons pas de
proclamer ce qui, d'après notre plus intime conviction, est absolument nécessaire ! Il nous faut,
aujourd'hui, nous raidir contre le courant de l'opinion publique, fourvoyée par la malignité juive qui s'est
servi de l'esprit chimérique de nos compatriotes ; les flots briseront plus d'une fois avec rage et fureur
autour de nous, mais on remarque moins celui qui se laisse emporter que celui qui veut nager contre le
courant. Aujourd'hui, nous sommes un simple épi, dans quelques années le destin peut faire de nous une
digue sur laquelle se brisera tout le flot, qui devra refluer dans un nouveau lit.
Il faut donc que soit établi et reconnu, aux yeux du reste du monde, que le parti national-socialiste est
précisément le champion d'une conception politique bien déterminée. Nous devons porter sur notre
visière le signe distinctif de ce que le ciel même attend de nous.
Nous savons nous-mêmes la nécessité inéluctable qui détermine notre politique extérieure ; dans cette
connaissance, nous devons puiser la capacité de résistance dont nous aurons plus d'une fois besoin,
lorsque, sous les lance-flammes de nos adversaires acharnés, l'angoisse gagnera l'un ou l'autre et
lorsqu'une voix insinuante lui soufflera, pour ne pas avoir tout et tous contre lui, de faire une concession
dans quelque domaine et de hurler avec les loups.
15 : Le droit de légitime défense
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Hitler A.
Mon Combat
Autant que la sagesse humaine est capable de prévoir l'avenir, la politique qui fut pratiquée après
l'armistice, en novembre 1918, devait nous réduire peu à peu à un complet asservissement. L'histoire
prouve par maint exemple que les peuples qui ont mis bas les armes, sans y être absolument contraints,
aiment mieux, par la suite, accepter les pires humiliations et les pires exactions que tenter de changer
leur sort par un nouvel appel à la force. Ce choix est très humain. Autant que possible, un , vainqueur
avise n'imposera ses exigences aux vaincus que par étapes successives. Et il a le droit d'escompter,
avec un peuple ayant perdu toute force de caractère - comme c'est toujours le cas de celui qui se soumet
volontairement - que le vaincu ne trouve plus dans aucun des actes d'oppression, pris à part, une raison
suffisante de reprendre les armes. Plus nombreuses sont les exactions ainsi acceptées passivement, et
moins la résistance paraît justifiée aux yeux des autres hommes, quand le peuple vaincu finit par se
révolter contre le dernier acte d'oppression d'une longue série, surtout quand ce peuple a déjà supporté
patiemment et en silence tant de maux beaucoup plus pénibles.
La ruine de Carthage est un effrayant exemple de cette lente agonie d'un peuple consommée par sa
propre faute. Clausewitz, dans ses Trois actes de foi, a mis cette idée en évidence d'une façon
incomparable, et il lui a donné sa forme définitive en disant « que la tache faite à l'honneur par une lâche
soumission ne peut jamais plus s'effacer ; que cette goutte de poison, entrée dans le sang d'un peuple,
se transmet à ses descendants pour paralyser et miner les forces des générations futures » ; que, par
contre, « même la perte de la liberté à la suite d'un sanglant et glorieux combat garantit la résurrection du
peuple un moment asservi, et qu'elle est le vivant noyau dont, un jour, un nouvel arbre poussera de
solides racines ».
Naturellement, une nation qui a perdu tout sentiment de l'honneur et toute force de caractère ne se
souciera pas de cette doctrine. Quiconque la prend à cœur ne tombera jamais très bas ; mais, si on
l'oublie ou n'y veut plus penser, on perd toute force et tout courage. Aussi n'y a-t-il pas lieu de s'attendre
à ce que les responsables d'une soumission pusillanime rentrent subitement en eux-mêmes et, se
laissant guider par la raison et toute l'expérience humaine, modifient dès lors leur conduite. Ce sont ceuxlà, tout su contraire, qui rejetteront bien loin une telle théorie et alors le peuple finira par s'habituer à son
joug d'esclave, si les meilleurs éléments de la masse ne se font jour pour arracher le pouvoir des mains
d'un gouvernement infâme et corrupteur. Dans le premier des cas, les gouvernants n'ont guère l'habitude
de se sentir si mauvais que cela, parce que les vainqueurs sont souvent assez rusés pour leur confier la
surveillance des esclaves ; et ces êtres sans caractère exercent la plupart du temps cet office aux
dépens de leur propre peuple, avec une rigueur plus impitoyable que ne le ferait n'importe quelle brute
étrangère placée par l'ennemi lui-même dans le pays vaincu.
Le cours qu'ont pris les événements depuis 1918 prouve que l'espoir d'obtenir, par une soumission
volontaire, la grâce des vainqueurs a exercé en Allemagne la plus funeste influence sur les jugements
politiques et sur l'attitude des masses. J'insiste sur l'importance de l'expression les masses, parce que je
ne puis me convaincre que toute la conduite des chefs de notre peuple doive être attribuée à la même
erreur funeste. Comme la direction de nos affaires a été prise par les Juifs depuis la fin de la guerre, et
de la façon la plus ostensible, on ne peut vraiment pas admettre que notre malheur soit dû simplement à
un défaut d'intelligence de notre situation ; on doit être convaincu, au contraire, que l'on mène sciemment
notre peuple à sa perte. Considérée de ce point de vue, la conduite de notre politique étrangère n'est pas
aussi insensée qu'elle le paraît ; elle est dictée par une logique subtile et d'une froideur glacée, mise au
service du plan juif de conquête du monde et du combat livré pour réaliser cet idéal.
On comprend ainsi pourquoi, alors que, de 1806 à 1813, sept ans avaient suffi à la Prusse terrassée pour
recouvrer sa force vitale et la résolution de se battre, le même laps de temps s'est écoulé de nos jours
sans qu'on en tire profit, et a même affaibli encore notre Etat.
Le traité de Locarno a été signé sept ans après le mois de novembre 1918.
Le début de ce chapitre explique ce qui s'est passé : du moment qu'on avait signé le honteux armistice,
on ne pouvait plus trouver l'énergie et le courage d'opposer subitement une résistance aux mesures que
notre adversaire prit ensuite pour accentuer notre oppression. Il avait été trop avisé pour trop exiger d'un
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Hitler A.
Mon Combat
seul coup. Il limita ses exactions de telle sorte qu'elles fussent toujours à sa propre estime - et à celle du
gouvernement allemand - assez tolérables pour qu'on n'eût pas à craindre une révolte du sentiment
populaire. Plus nous souscrivions à ces décisions arbitraires qui achevaient de nous étrangler, et moins
nous paraissions fondés à faire à l'improviste, en présence d'une nouvelle exaction ou d'une nouvelle
humiliation, le geste à quoi tant d'autres n'avaient pu nous décider, c'est-à-dire résister. C'était là la «
goutte de poison » dont parle Clausewitz : le manque de caractère qui s'est manifesté une fois
s'aggravera fatalement toujours et pèsera peu à peu, comme un funeste héritage, sur toutes les décisions
ultérieures. C'est un poids de plomb qu'à la longue un peuple n'est presque plus capable de secouer de
ses épaules et qui finit par l'abaisser au niveau d'une race d'esclaves.
C'est ainsi qu'alternaient en Allemagne les édits qui achevaient de nous désarmer et de nous asservir,
qui nous rendaient politiquement sans défense et nous exploitaient économiquement, jusqu'à créer cet
état d'esprit qui nous fit considérer le plan Dawes comme un bonheur et le traité de Locarno comme un
succès. On peut dire, il est vrai, qu'à un point de vue plus élevé nous eûmes, au milieu de ces afflictions,
un bonheur : c'est qu'on peut bien égarer les hommes, mais le ciel ne se laisse pas suborner. Il nous
refusa ses faveurs : la détresse et l'inquiétude n'ont cessé depuis d'accompagner notre peuple et la
misère a été son unique et fidèle alliée. Le sort n'a pas, même en cette occurrence, fait d'exception en
notre faveur ; il ne nous a donné que ce que nous méritions. Nous ne savons plus le prix ù l'honneur, il
nous fait apprécier la liberté de pouvoir gagner son pain. Les hommes ont déjà appris à réclamer leur
pain ; un jour viendra où ils prieront le ciel de leur rendre la liberté.
Si pénible et manifeste que fût l'effondrement de notre peuple pendant les années qui ont suivi 1918, on
n'en a pas moins persécuté résolument et avec la plus grande violence, à cette même époque,
quiconque se permettait de prédire ce qui est arrivé par la suite. Le gouvernement que subissait notre
peuple était aussi infatué que lamentablement incapable ; il l'était surtout quand il s'agissait pour lui de se
débarrasser de conseillers que leurs avertissements lui rendaient odieux. Il pouvait arriver alors (et cela
arrive du reste encore aujourd'hui) que les plus épais cerveaux du Parlement, de vulgaires selliers et
gantiers - la profession elle-même n'ayant du reste aucune importance ici - se trouvaient subitement
élevés au rang d'hommes d'Etat et, du haut de ce piédestal, faisaient la leçon aux humbles mortels. Il
importait et il importe encore peu qu'un pareil « homme d'Etat » se révèle le plus souvent, après avoir
exercé six mois ses talents, comme un charlatan sans cervelle, que le monde entier assaille de railleries
et de sarcasmes, qui ne sait jamais ce qu'il doit faire et donne les preuves les plus évidentes de sa
complète incapacité ! Non cela n'a aucune importance, au contraire : moins la politique pratiquée par les
hommes d'Etat de la république parlementaire a des résultats effectifs, plus furieusement ils persécutent,
en revanche, ceux qui attendent d'eux de tels résultats, qui ont l'audace d'établir que la politique suivie
jusqu'à présent n'a connu que des échecs, et de prédire qu'il en sera de même à l'avenir. Si l'on arrive
enfin à mettre au pied du mur un de ces honorables parlementaires, et si cet artiste en politique ne peut
plus nier l'échec subi et la nullité des résultats obtenus, il trouve à cette faillite des milliers d'excuses,
sans reconnaître, en aucune façon, qu'il est lui-même la cause de tout le mal.
*
Tout le monde aurait dû comprendre, au moins à partir de l'hiver de 1922-1923, que la France
poursuivait, avec une inflexible logique, même après la conclusion de la paix, les objectifs qu'elle avait au
début de la guerre. Car personne ne croira que la France, dans la lutte la plus décisive de son histoire, ait
mis en jeu pendant quatre ans et demi le sang de son peuple dont elle n'était point riche, simplement
pour recevoir des réparations, contrepartie des dommages subis. L'Alsace-Lorraine même ne suffirait pas
à expliquer l'énergie avec laquelle la France conduisit la guerre, s'il ne s'était agi d'une partie d'un vaste
programme d'avenir de la politique étrangère française : démembrer l'Allemagne en une macédoine de
petits Etats. C'est pour atteindre ce but que la France chauvine a combattu, tout en faisant, il est vrai, de
son peuple un mercenaire au service du Juif international.
Ce but de guerre français aurait été atteint par la guerre même, si, comme on l'espérait d'abord à Paris, la
lutte avait eu le sol allemand pour théâtre. On se figurait que les sanglantes batailles de la guerre
mondiale seraient livrées non pas sur la Somme, en Flandre, en Artois, ou devant Varsovie, NijniNovgorod, Kowno, Riga et partout ailleurs, mais en Allemagne, sur la Ruhr et sur le Rhin, sur l'Elbe,
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Hitler A.
Mon Combat
devant Hanovre, Leipzig, Nuremberg, etc. ; et l'on accordera que, dans ce cas, il eût été possible de
démembrer l'Allemagne. Il est très douteux que notre jeune Etat fédératif ait pu supporter quatre ans et
demi durant une telle épreuve d'endurance, aussi bien que le fit une France fortement centralisée depuis
des siècles, et où tous les yeux étaient tournés vers Paris, centre incontesté. Tout Ie mérite que cette
gigantesque lutte des peuples se soit déroulée hors des frontières de notre patrie revient à notre
ancienne armée, et à elle seule ; mais c'est aussi là un grand bonheur pour l'avenir de l'Allemagne. J'ai la
conviction inébranlable, et cela me serre souvent le cœur, que dans le cas contraire il n'y aurait plus
aujourd'hui depuis longtemps de Reich allemand, mais seulement des « Etats allemands ». C'est aussi la
seule raison qui permette de dire que le sang de nos amis et de nos frères, tombés sur le champ de
bataille, n'a pas coulé complètement en vain.
Ainsi les choses prirent une tout autre tournure que celle escomptée par la France. L'Allemagne
s'effondra bien en novembre 1918 avec la rapidité de l'éclair. Mais, lorsque la catastrophe frappa notre
pays, les armées du généralissime occupaient encore une grande partie des pays ennemis. Le premier
souci des Français ne fut pas alors de dissocier l'Allemagne, mais de faire sortir nos armées le plus vite
possible de France et de Belgique. Le gouvernement de Paris, pour mettre fin à la guerre mondiale, dut
d'abord désarmer les armées allemandes et les repousser, autant que faire se pouvait, en Allemagne ;
c'est seulement après qu'on put s'occuper d'atteindre le but primitif, le but essentiel de la guerre. Mais, à
cet égard, la France se trouvait déjà paralysée. Une fois l'Allemagne anéantie en tant que puissance
coloniale et commerciale, et réduite au rang d'Etat de seconde classe, la guerre était véritablement finie
et gagnée pour l'Angleterre. Non seulement elle n'avait aucun intérêt à ce que l'Etat allemand fût
radicalement éliminé du concert européen, mais elle avait même beaucoup de raisons pour désirer que la
France trouvât pour l'avenir un rival en Europe. Aussi la politique française fut-elle contrainte de ne plus
poursuivre que par une action pacifique résolue ce que la guerre avait commencé, et le mot de
Clemenceau disant que, pour lui, la paix n'était que la continuation de la guerre, en vit sa portée accrue.
Constamment, chaque fols que l'occasion s'en présenta, on s'efforça de disloquer l'armature du Reich. A
Paris, on comptait avoir raison de sa cohésion en formulant toujours de nouvelles exigences dans les
notes réclamant le désarmement de l'Allemagne, et par les spoliations économiques que ce
désarmement rendait possibles. Plus les Allemands perdaient le sentiment de l'honneur national, et plus
l'oppression économique et la détresse continuelle produisaient en politique des effets meurtriers. Dix ou
vingt ans d'un tel système d'asservissement politique et d'exploitation économique ne peuvent manquer
de ruiner à la longue l'Etat le plus solidement organisé et, si les circonstances s'y prêtent, ils peuvent
amener sa complète dissolution. Et le but de guerre de la France eût été alors définitivement atteint.
Quand arriva l'hiver 1922-1923, on devait s'être rendu compte depuis longtemps des intentions de la
France. Il n'y avait donc que deux alternatives : ou bien la volonté française s'émousserait peu à peu
contre la force de résistance du peuple allemand, ou bien l'Allemagne finirait par faire ce qui arrivera
inévitablement un jour : un acte d'oppression particulièrement brutal l'amènerait à donner un violent coup
de barre et à faire tête. Il est vrai qu'une telle décision impliquait un combat où son existence même serait
en jeu ; et elle ne pouvait espérer en sortir vivante que si elle parvenait auparavant à isoler si bien la
France que cette seconde guerre ne fût plus une lutte de l'Allemagne contre le monde entier, mais une
guerre défensive, menée contre une France qui ne cessait de troubler la paix mondiale.
J'insiste sur ce point et j'ai la conviction profonde que cette seconde partie de l'alternative doit se réaliser
et se réalisera un jour. Je ne croirai jamais à une modification des projets que la France nourrit à notre
égard ; car ils ne sont, au fond, que l'expression de l'instinct de conservation de la nation française. Si
j'étais Français et si, par conséquent, la grandeur de la France m'était aussi chère que m'est sacrée celle
de l'Allemagne, je ne pourrais et ne voudrais agir autrement que ne le fait, en fin de compte, un
Clemenceau. La nation française, qui meurt lentement, non pas tant par la dépopulation que par la
disparition progressive des meilleurs éléments de la race, ne peut continuer à jouer un rôle important
dans le monde qu'en démolissant l'Allemagne. Quelques détours que prenne la politique française, elle
finit toujours par tendre à ce dernier but qui satisferait ses désirs les plus profonds et les plus ardents.
Mais il est faux de croire qu'une volonté purement passive de se maintenir pourra, à la longue, opposer
une résistance victorieuse à une autre volonté, non moins résolue et passant activement à l'attaque. Tant
que l'éternel conflit mettant aux prises l'Allemagne et la France consistera dans une défensive allemande
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Hitler A.
Mon Combat
contre l'agression française, il n'interviendra jamais de décision, mais l'Allemagne perdra de siècle en
siècle de nouvelles positions. On n'a qu'à étudier les fluctuations de la frontière linguistique allemande
depuis le douzième siècle jusqu'à nos jours, et l'on pourra difficilement compter ensuite sur l'heureuse
issue d'un processus qui nous a été jusqu'à présent aussi funeste.
C'est seulement lorsque ceci sera bien compris en Allemagne, quand on ne laissera plus la volonté de
vivre de la nation s'égarer dans' une défense purement passive, mais qu'on rassemblera toute notre
énergie pour une ~explication définitive avec la France, et pour cette lutte décisive, qu'on jettera dans la
balance les objectifs essentiels de la nation allemande, c'est alors seulement qu'on pourra mettre un
terme à la lutte interminable et essentiellement stérile qui nous oppose à la France ; mais à condition que
l'Allemagne ne voie dans l'anéantissement de la France qu'un moyen de donner enfin à notre peuple, sur
un autre théâtre, toute l'extension dont il est capable. Nous comptons aujourd'hui quatre-vingt millions
d'Allemands en Europe ! On ne pourra considérer notre politique étrangère comme bien conduite que si,
en moins de cent ans, deux cent cinquante millions d'Allemands peuvent vivre sur ce continent, non pas
entassés comme les serfs qui travaillent dans les fabriques du Nouveau-Monde, mais en paysans e
ouvriers qui assurent réciproquement leur existence par leur labeur.
En décembre 1922, la tension des rapports entre l'Allemagne et la France parut atteindre un degré
menaçant. La France méditait de nouvelles et monstrueuses mesures d'extorsion, et elle avait besoin de
gages lui garantissant le succès. L'exploitation économique devait être précédée d'une pression politique
et un coup violent porté sur un des centres nerveux de tout l'organisme allemand pouvait seul, à l'avis
des Français, imposer à notre peuple « rétif ~ un joug plus lourd. En occupant le bassin de la Ruhr, la
France espérait non seulement parvenir enfin à nous briser moralement les reins, mais encore nous
réduire à un tel asservissement économique que nous serions obligés de souscrire, bon gré mal gré, à
toutes les obligations et jusqu'aux plus lourdes.
Il s'agissait de plier ou de rompre. L'Allemagne commença tout de suite par plier et finit par se trouver
complètement rompue.
Par l'occupation de la Ruhr, le destin tendait encore une fois la main au peuple allemand pour l'aider à se
relever. Car, ce qui, au premier aspect, semblait être un malheur accablant, contenait, à y regarder de
plus près, un moyen de mettre un terme aux souffrances de l'Allemagne. Au point de vue politique, en
occupant la Ruhr, pour la première fois la France s'aliénait réellement et profondément l'Angleterre ; et il
ne s'agissait pas seulement des milieux diplomatiques anglais - qui n’avaient conclu, apprécié et
maintenu l'alliance avec la France que du point de vue pratique de froids calculateurs - mais aussi des
couches les plus profondes du peuple anglais. Ce nouvel incroyable renforcement de la puissance
française sur le continent provoquait, en particulier dans les milieux économiques d'outre-Manche, un
malaise mal dissimulé. Car, la France occupait maintenant en Europe, en tant que puissance militaire et
politique, une situation que l'Allemagne elle-même n'avait jamais connue auparavant, et en outre elle
acquérait des ressources économiques lui assurant une position privilégiée unique pour concurrencer
politiquement l'Angleterre. Les plus importantes mines de fer et de charbon de l'Europe se trouvaient
réunies dans les mains d'une nation qui, à la différence de l'Allemagne, avait jusqu'alors défendu ses
intérêts vitaux avec autant de décision que d'activité, et qui venait de rappeler au monde entier dans la
Grande guerre la confiance qu'elle pouvait avoir dans ses armes. En occupant la Ruhr, la France enlevait
aux mains de l'Angleterre tout le profit de la guerre et la victoire ne revenait plus à l'active et souple
diplomatie britannique, mais au maréchal Foch et à la France qu'il représentait.
En Italie également, les sentiments qu'inspirait Ia France et qui, depuis la fin de la guerre, étaient déjà
rien moins qu'affectueux, prirent le caractère d'une haine formelle. C'était le grand moment historique où
les alliés d'hier pouvaient devenir les ennemis de demain. S'il en fut autrement et si les alliés n'en vinrent
pas subitement aux mains, comme il était arrivé pendant la seconde guerre balkanique, ce fut
simplement parce que l'Allemagne n'avait pas d'Enver Pacha, mais un chancelier du Reich qui s'appelait
Cuno.
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Cependant, l'invasion de la Ruhr par les Français n'ouvrait pas seulement à l'Allemagne de grandes
perspectives d'avenir en politique étrangère, mais aussi en politique intérieure. Un grand nombre de nos
concitoyens auxquels la France avait persuadé, grâce à l'influence mensongère continuelle de sa presse,
qu'elle était le champion du progrès et du libéralisme, furent d'un seul coup guéris de cette illusion.
L'année 1914 avait dissipé les rêves de solidarité internationale des peuples, qui hantaient le cerveau de
nos ouvriers allemands et les avait ramenés dans un monde où règne la lutte incessante et où l'existence
du plus fort nécessite la mort du plus faible ; le printemps 1923 joua le même rôle.
Lorsque le Français mit ses menaces à exécution et finit par avancer, d'abord avec beaucoup de
prudence et de timidité, dans la région minière de la Basse-Allemagne, l'heure qui venait de sonner à
l'horloge du destin était décisive pour l'Allemagne. Si, à ce moment, notre peuple avait adopté une
attitude autre que celle qu'il avait observée jusqu'alors, la région allemande de la Ruhr aurait pu devenir
pour la France ce que Moscou avait été pour Napoléon. On ne pouvait agir que de deux façons ; ou bien
on supportait encore sans mot dire cette humiliation et l'on restait les bras croisés, ou bien l'on éveillait
chez le peuple allemand, en attirant ses regards sur cette contrée où rougeoient des forges et fument les
hauts fourneaux, l'ardente volonté de mettre un terme à ces affronts incessants, et de s'exposer à foutes
les épouvantes de l'heure plutôt que de continuer à subir une éternelle terreur.
La gloire immortelle de Cuno, alors chancelier du Reich, fut de découvrir une troisième issue et nos partis
bourgeois allemands se sont acquis de nouveaux titres de célébrité, en admirant et en suivant le
chancelier.
Je voudrais maintenant examiner, aussi brièvement que possible, le second des partis qui s'offraient à
nous :
En occupant la Ruhr, la France avait, de la façon la plus éclatante, violé le traité de Versailles. Elle s'était
ainsi aliéné toute une série de puissances garantes du traité, notamment l'Angleterre et l'Italie. La France
ne pouvait plus espérer que ces Etats lui donneraient un appui quelconque pour exécuter son raid de
pillage, qui ne servait que ses propres intérêts et son égoïsme. Il ne lui fallait donc compter que sur ses
seules forces pour mener à bien cette aventure, car ce ne fut d'abord pas autre chose. Un gouvernement
allemand national ne pouvait prendre que le parti que prescrivait l'honneur. Il était sûr qu'on ne pouvait
pas tout de suite opposer à la France une résistance armée ; mais il était aussi indispensable de se
rendre compte que toute négociation, sans une force pour l'appuyer, serait ridicule et stérile. S'il était
insensé, toute résistance effective étant impossible, de prendre position en déclarant : « Nous refusons
de négocier », il était encore plus stupide d'engager finalement des négociations sans avoir entre temps
créé cette force.
Ce n'est pas à dire qu'on eût pu empêcher l'occupation de la Ruhr par des mesures militaires. Il aurait
fallu être fou pour prôner une pareille décision. Mais on pouvait et on devait mettre à profit et l'impression
causée par l'entreprise de la France, et le temps qu'elle mettait à l'exécuter ; et, faisant bon marché du
traité de Versailles que la France venait de déchirer, il fallait songer à s'assurer les ressources militaires
sur lesquelles les négociateurs représentant l'Allemagne auraient pu ensuite s'appuyer. On devait se
rendre compte également que les meilleurs négociateurs ne peuvent guère remporter de succès, lorsque
le sol sur lequel ils se tiennent et la chaise sur laquelle ils sont assis ne sont pas sous la protection de
leur peuple. Ün pauvre petit avorton de tailleur ne peut pas lutter contre des athlètes, et un négociateur
sans défense n'a qu'à se résigner quand Brennus jette son glaive dans un des plateaux de la balance, s'il
ne peut pas jeter le sien dans l'autre plateau pour rétablir l'équilibre. N'était-il pas désespérant d'assister
aux comédies de négociations qui précédaient régulièrement, depuis 1918, les décisions unilatérales et
arbitraires de l'ennemi ? C'est pourtant ce spectacle humiliant pour nous que l'on donnait au monde entier
en nous invitant d'abord comme par dérision à une table de conférences, pour nous présenter des
décisions et des programmes arrêtés depuis longtemps, et sur lesquels nous pouvions bien discourir,
mais que nous devions a priori considérer comme immuables. A vrai dire, nos négociateurs n'ont que très
rarement dépassé la moyenne la plus modeste, et la plupart d'entre eux ne justifiaient que trop l'insolent
propos de Lloyd George qui, en présence de l'ancien chancelier du Reich Simon, remarquait d'un ton
sarcastique « que les Allemands ne savaient pas se donner pour chefs ou représentants des hommes
intelligents ». Au reste, même des hommes de génie n'auraient pu obtenir que de maigres résultats, en
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Hitler A.
Mon Combat
raison de la volonté d'un ennemi décidé à user de sa force, et de l'impuissance lamentable où se trouvait
le peuple sans défense qu'ils auraient représenté.
Cependant, celui qui aurait voulu, au printemps de 1923, profiter de l'occupation de la Ruhr par la France
pour reconstituer nos forces armées, aurait dû d'abord rendre à la nation les armes morales, développer
sa force de volonté, et anéantir ceux qui avaient détruit en lui cet élément primordial de la puissance
d'une nation.
En 1918, nous avions payé de notre sang la faute, commise en 1914 et 1915, quand on avait négligé
d'écraser, une fois pour toutes, la tête du serpent marxiste ; nous devions être cruellement punis de la
faute commise au printemps de 1923, quand on ne saisit pas l'occasion qui s'offrait de mettre
définitivement hors d'état de nuire les marxistes traîtres à leur pays et assassins de leur peuple.
Toute idée d'opposer une résistance effective à l'agression française était une pure folie, si l'on ne
déclarait pas la guerre aux influences qui, cinq ans auparavant, avaient, de l'intérieur, brisé la résistance
allemande sur les champs de bataille. Seuls, des esprits bourgeois pouvaient concevoir l'idée incroyable
que le marxisme avait peut-être évolué et que les immondes créatures qu'étaient les chefs de 1918 ceux
qui à ce moment-là avaient froidement foulé aux pieds deux millions de morts pour se hisser plus
commodément aux postes de gouvernement - se trouveraient subitement prêts à payer leur tribut à la
conscience nationale. C'était une idée aussi inconcevable que vraiment absurde d'espérer que ceux qui
avaient autrefois trahi leur patrie deviendraient en un tournemain les champions de la liberté allemande.
Ils étaient bien loin d'y penser ! Pas plus qu'une hyène ne lâche une charogne, un marxiste ne renonce à
trahir sa patrie. Qu'on veuille bien ne pas me faire la plus sotte des objections, à savoir que de nombreux
ouvriers ont aussi autrefois versé leur sang pour l'Allemagne. Des ouvriers allemands, d'accord, mais
c'est qu'alors ils n'étaient plus des internationalistes marxistes. Si la classe ouvrière allemande n'avait été
composée, en 1914, que de partisans des doctrines marxistes, la guerre aurait été finie en trois
semaines. L'Allemagne se serait effondrée avant même que le premier soldat eût franchi la frontière.
Non, pour qu'alors le peuple allemand ait continué à combattre, il fallait que la folie marxiste ne l'eût pas
corrodé à cœur. Mais qu'un ouvrier allemand et un soldat allemand fussent, au cours de la guerre, repris
en main par les chefs marxistes, cet ouvrier et ce soldat étaient perdus pour la patrie. Si l'on avait, au
début et au cours de la guerre, tenu une seule fois douze ou quinze mille de ces Hébreux corrupteurs du
peuple sous les gaz empoisonnés que des centaines de milliers de nos meilleurs travailleurs allemands
de toute origine et de toutes professions ont dû endurer sur le front, le sacrifice de millions d'hommes
n'eût pas été vain. Au contraire, si l'on s'était débarrassé à temps de ces quelques douze mille coquins,
on aurait peut-être sauvé l'existence d'un million de bons et braves Allemands pleins d'avenir. Mais la «
science politique » de la bourgeoisie consistait justement à envoyer, sans sourciller, des millions
d'hommes se faire tuer sur le champ de bataille, tandis qu'elle proclamait hautement que dix ou douze
mille traîtres à leur peuple - mercantis, usuriers et escrocs - étaient le trésor le plus précieux et le plus
sacré de la nation et que l'on ne devait pas y toucher. On ne sait vraiment pas ce qui l'emporte dans ce
monde bourgeois, du crétinisme, de la faiblesse et de la lâcheté ou bien d'un moral complètement
délabré. Il représente une classe condamnée à disparaître et qui, malheureusement, entraîne avec elle
tout un peuple à l'abîme.
Or, en 1923, on se trouvait devant la même situation qu'en 1918. Quelque mode de résistance qu'on dût
adopter, la première mesure à prendre était de débarrasser notre peuple du venin marxiste. Je suis
convaincu que le premier devoir d'un gouvernement vraiment national était alors de chercher et de
trouver les hommes résolus à déclarer au marxisme une guerre d'extermination, et de leur laisser ensuite
le champ libre ; il ne devait pas être le servile adorateur de la formule inepte ; « La paix sociale et le bon
ordre », alors que l'ennemi extérieur portait à la patrie le coup fatal, et qu'à l'intérieur la trahison était aux
aguets à tous les coins de rue. Non ! un gouvernement vraiment national devait voir d'un bon œil, à ce
moment-là, se manifester troubles et désordre, pourvu que cette agitation permît effectivement un
règlement de compte complet avec les marxistes, ennemis mortels de notre peuple. Si l'on négligeait
cette précaution, c'était pure folie que de penser à résister, de quelque façon que ce fût.
Pour un règlement de compte d'une telle portée historique, on ne pouvait pas se contenter de suivre le
plan tracé par quelque conseiller intime, quelque vieux ministre à l'âme desséchée ; il fallait obéir aux lois
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Hitler A.
Mon Combat
éternelles de la vie sur terre, qui font de l'existence un combat, un incessant combat. Il ne fallait pas
perdre de vue que souvent les guerres civiles les plus sanglantes ont donné naissance à un corps de
peuple trempé comme l'acier et foncièrement sain, tandis que plus d'une fois une décomposition, dont la
puanteur s'élevait jusqu'au ciel, a été le fruit d'un état de paix artificiellement entretenu. On devait donc,
en 1923, saisir d'une poigne brutale les vipères qui rongeaient le corps de notre peuple. Que l'opération
réussît, alors la préparation d'une résistance active aurait eu un sens !
Combien de fois me suis-je alors enroué à essayer de faire comprendre clairement, tout au moins aux
milieux soi-disant nationaux, quel était cette fois l'enjeu de la partie et notamment que, si l'on commettait
les mêmes fautes qu'en 1914 et pendant les années suivantes, l'issue serait fatalement la même qu'en
1918. Je demandais, sans me lasser, qu'on laisse le destin suivre librement son cours, et qu'on donne à
notre mouvement la possibilité de s'expliquer avec le marxisme ; mais je prêchais des sourds. Tous, y
compris le chef de la force armée, prétendaient savoir mieux que moi ce qu'ils avaient à faire, jusqu'au
jour où ils se trouvèrent acculés à la plus lamentable capitulation qu'ait connue l'histoire.
J'acquis alors la conviction profonde que la bourgeoisie allemande est arrivée au terme de sa mission et
qu'elle n'est plus appelée à rendre aucun service. Je vis que tous ces partis bourgeois ne se querellent
plus avec le marxisme qu'en raison de la jalousie que leur inspire sa concurrence et qu'ils ne veulent pas
sérieusement l'anéantir ; ils se sont tous depuis longtemps résignés à voir leur patrie détruite et n'ont plus
qu'un seul souci prendre part eux-mêmes au festin des funérailles. C'est seulement pour cela qu'ils
« combattent » encore.
A cette époque - je l'avoue franchement - je fus saisi de la plus profonde admiration pour le grand homme
qui, au sud des Alpes, inspiré par l'ardent amour de son peuple, loin de pactiser avec les ennemis
intérieurs de l'Italie, s'efforçait de les anéantir par tous les moyens. Ce qui placera Mussolini au rang des
grands hommes d'ici-bas, c'est sa résolution de ne pas partager l'Italie avec le marxisme, mais au
contraire, le vouant à la destruction, de préserver sa patrie de l'internationalisme.
Comme nos hommes d'Etat de pacotille font, en comparaison, figure de pitoyables nains, et quel dégoût
vous saisit à la gorge quand ces zéros se permettent l'inconvenance de critiquer un homme qui leur est
mille fois supérieur ! Et comme il est plaisant de penser qu'on entend de tels propos dans un pays qui, il y
a à peine un demi-siècle, avait un Bismarck comme chef !
La position ainsi prise par la bourgeoisie en 1923, et ses ménagements pour le marxisme, avaient fixé
d'avance le sort qui attendait toute résistance active dans la Ruhr. Vouloir combattre la France, quand un
ennemi mortel se trouvait dans nos propres rangs, c'était une évidente stupidité. Tout ce qu'on ajouta
n'était qu'un simulacre de combat, une mise en scène, pour donner quelque satisfaction aux éléments
nationaux de l'Allemagne, pour calmer « les bouillonnements de l'âme populaire », en fait, pour la duper.
Eût-on agi avec conviction, on aurait dû reconnaître que la force d'un peuple ne réside pas en premier
lieu dans ses armes, mais dans sa puissance de volonté, et qu'avant de vaincre les ennemis du dehors, il
faut avoir exterminé l'ennemi du dedans ; sinon, malheur au peuple dont la victoire ne récompense pas,
dés le premier jour, les efforts. Il suffit que l'ombre d'une défaite passe sur le peuple qui a gardé dans son
sein des éléments ennemis, pour que sa force de résistance se trouve brisée, et que l'adversaire du
dehors l'emporte définitivement.
C'est ce qu'on pouvait prédire dès le printemps de 1923. Qu'on ne vienne surtout pas parler de
l'improbabilité d'un succès militaire contre la France. Car même si la réaction provoquée par l'entrée des
Français dans la Ruhr n'avait eu pour effet que l'anéantissement du marxisme en Allemagne, le succès
aurait été pour nous. Une Allemagne, délivrée de ces ennemis mortels de sa vie et de son avenir,
posséderait des forces dont personne au monde ne serait plus capable de triompher. Le jour où le
marxisme sera brisé en Allemagne, elle verra aussi en vérité ses chaînes brisées pour toujours. Car
jamais, au cours de notre histoire, nous n'avons été vaincus par la force de nos adversaires ; nous
l'avons toujours été par nos propres défauts et par les ennemis que nous avions dans notre camp.
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Hitler A.
Mon Combat
Comme le gouvernement allemand n'était pas capable, à cette époque, d'un acte aussi héroïque, il aurait
dû avoir la sagesse d'opter pour le premier terme de l'alternative (indiquée plus haut), c'est-à-dire de ne
rien faire pour le moment, de laisser les choses suivre leur cours.
Mais, à cette heure grave de notre histoire, le ciel gratifia le peuple allemand d'un grand homme, M.
Cuno. Ce n’était pas, à proprement parler, un homme d'Etat ou un politicien de profession et,
naturellement, encore moins un homme d'Etat né ; il jouait le rôle d'une sorte de manœuvre que l'on
employait simplement pour effectuer des tâches déterminées ; à part cela, il avait surtout l'expérience des
affaires. Et ce fut une malédiction pour l'Allemagne, car ce commerçant qui se mêlait de politique y vit
une entreprise commerciale et agit en conséquence.
« La France occupe le bassin de la Ruhr ; qu'y a-t-il dans le bassin de la Ruhr ? Du charbon. Ainsi la
France occupe le bassin de la Ruhr pour son charbon. » Et tout naturellement, M. Cuno eut l'idée de
décréter la grève pour que les Français n'aient pas le charbon, ce qui, dans l'opinion de M. Cuno, les
amènerait certainement un jour à évacuer le bassin de la Ruhr, puisque l'opération ne leur rapporterait
pas de bénéfices. Tel fut en gros le raisonnement que tint cet « homme d'Etat important » et « d'esprit
national », auquel on fit prononcer à Stuttgart et ailleurs des discours dans lesquels il s'adressait « à son
peuple », tandis que son peuple le regardait avec une admiration béate.
Mais, pour déclancher la grève, on avait naturellement besoin des marxistes, puisque c'étaient surtout les
ouvriers qui devaient faire grève. Il était donc nécessaire de faire entrer également les ouvriers dans le
.front unique formé par tous les autres Allemands (pour un homme d'Etat de la bourgeoisie, ouvrier et
marxiste sont des termes équivalents). Il faut avoir vu briller alors les yeux des représentants de ces
partis politiques, sortis de la moisissure bourgeoise, quand ils entendirent donner ce mot d'ordre de génie
! C'était à la fois national et génial. Enfin ! ils avaient trouvé ce qu'ils cherchaient in petto depuis si
longtemps i M. Cuno avait jeté un pont sur le fossé qui nous séparait du marxisme, et le charlatan
national put alors, en se donnant pour un enfant de « la vieille Allemagne », et en prononçant de grandes
phrases patriotiques, tendre sa main loyale aux internationalistes, traîtres à leur pays. Et ceux-ci
s'empressèrent de toper là. Car, si Cuno avait besoin des chefs marxistes pour constituer son « front
unique », ceux-ci avaient besoin de l'argent de Cuno. Les deux parties trouvaient donc leur avantage à
cette alliance. Cuno eut son front unique formé de bavards nationaux et d'escrocs antinationaux, et les
imposteurs internationaux purent, subventionnés par l'Etat, se consacrer à leur noble mission, c'est-à-dire
désorganiser l'économie nationale, et, cette fois, aux frais de l'Etat. C'était une idée digne de l'immortalité
que de sauver une nation en subventionnant une grève générale ; c'était, en tous cas, un de ces mots
d'ordre auxquels le vaurien le plus indifférent répond avec le plus grand enthousiasme !
On sait bien, en général, qu'on ne rend pas un peuple libre uniquement par des prières. Mais qu'il fût
également impossible de le rendre libre en l'encourageant à la paresse, c'est ce qu'une expérience
historique devait encore prouver. Si, à ce moment, M. Cuno, au lieu de provoquer une grève générale
subventionnée, et de fonder sur cette grève le « front unique », avait seulement exigé de tout Allemand
deux heures de travail supplémentaire, la fumisterie de ce « front unique » aurait pris fin d'elle-même dés
le troisième jour. On ne délivre pas les peuples par la fainéantise, mais par le sacrifice.
D'ailleurs, cette prétendue résistance passive ne dura pas longtemps. Il fallait n'avoir aucune idée de la
guerre pour se figurer qu'avec des moyens aussi ridicules, on pourrait intimider et faire reculer des
armées d'occupation. Il aurait fallu, pour obtenir ce résultat, engager une action dont les frais se seraient
élevés à des milliards, et qui aurait ébranlé jusque dans ses fondements la monnaie nationale.
Naturellement, les Français purent s'installer comme chez eux dans le bassin de la Ruhr, dès qu'ils virent
de quels moyens on se servait pour organiser la résistance. Ils avaient appris à notre école quels étaient
les procédés les plus efficaces pour mettre à la raison une population civile récalcitrante, quand son
attitude constitue un danger sérieux pour les autorités procédant à l'occupation. N'avions-nous pas, neuf
ans auparavant, dissipé en un tournemain les bandes de francs-tireurs belges, et fait clairement
comprendre à la population civile le sérieux de la situation, lorsque leur activité avait fait courir aux
armées allemandes des dangers réels. Si la résistance passive dans la Ruhr avait véritablement présenté
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Hitler A.
Mon Combat
quelque danger pour les Français, en moins de huit jours, et avec une facilité dérisoire, les troupes
d'occupation auraient mis fin d'une façon sanglante à ces troubles puérils. Car il faut toujours en revenir
là : que fera-t-on si la résistance passive finit par donner vraiment sur les nerfs de l'adversaire et s'il
entreprend alors de la combattre par la force et en versant le sang ? Est-on décidé à poursuivre, en ce
cas, la résistance ? Si oui, on doit s'attendre à supporter, bon gré mal gré, les persécutions les plus
pénibles et les plus sanglantes. Mais alors on en est au même point qu'au cas d'une résistance active : il
faut combattre. Par suite, la résistance dite passive n'a de sens qu'avec la résolution latente de la
continuer, en cas de besoin, par une lutte à ciel ouvert ou par une guerre de guérillas. D'une façon
générale, une pareille lutte appelle la conviction que le succès est possible. Sitôt qu'une place forte,
assiégée et pressée par l'ennemi, doit renoncer à tout espoir d'être dégagée, elle se rend d'elle-même,
surtout lorsque les défenseurs sont séduits par la perspective d'avoir la vie sauve au lieu de la mort quasi
certaine. Qu'on enlève à la garnison d'une forteresse complètement encerclée la confiance qu'elle nourrit
d'être délivrée, et, du coup, toutes ses capacités de résistance s'évanouiront.
C'est pourquoi une résistance passive dans la Ruhr, quand on considérait les dernières conséquences
qu'elle pouvait et devait comporter pour aboutir vraiment, n'avait de sens que si l'on organisait derrière
elle une défense active. Et on aurait alors pu tirer de notre peuple des ressources infinies. Si chacun des
habitants de la Westphalie avait su que l'Allemagne non-occupée avait mis sur pied une armée forte de
quatre-vingts ou cent divisions, les Français se seraient trouvés sur des épines. Les hommes courageux
sont plus enclins au sacrifice avec la perspective du succès que lorsque l'entreprise est manifestement
inutile.
Ce furent ces considérations qui nous conduisirent, nous autres nationaux-socialistes, à prendre
résolument position contre un mot d'ordre qui se prétendait patriotique. Et c'est ce que nous fîmes.
Pendant les mois qui suivirent, les attaques ne me manquèrent pas de la part d'hommes dont tout le
patriotisme n'était que sottise et de fausses apparences, et qui hurlaient avec les loups, parce que leur
vanité était agréablement chatouillée de pouvoir tout à coup jouer sans danger les patriotes. J'ai tenu ce
pitoyable front unique pour la plus grotesque des manifestations et les événements m'ont donné raison.
Dès que les syndicats eurent à peu près empli leurs caisses avec les subsides versés par Cuno et que la
résistance passive en arriva au moment où il fallait passer d'une défensive de paresse à une véritable
offensive, les hyènes rouges quittèrent brusquement le troupeau des brebis patriotes et redevinrent ce
qu'elles avaient toujours été. M. Cuno retourna à ses vaisseaux sans tambour ni trompette ; l'Allemagne
s'était enrichie d'une nouvelle expérience et appauvrie d'une grande espérance.
Jusqu'à la fin de l'été, beaucoup d'officiers, et ce n'étaient sûrement pas les moins bons, n'avaient pu
croire que les événements prendraient un tour aussi humiliant. Ils avaient tous espéré qu'on prendrait,
sinon ouvertement, du moins en secret, les mesures nécessaires pour que l'insolente incursion des
troupes françaises marque un tournant dans l'histoire de l'Allemagne. Nous comptions aussi dans nos
rangs beaucoup d'Allemands qui faisaient au moins confiance à l'armée du Reich. Et cette conviction était
si profonde qu'elle eut une influence déterminante sur les actes et particulièrement sur l'éducation qu'on
donna à d'innombrables jeunes gens.
Mais lorsque le front unique s'effondra honteusement, quand, après avoir sacrifié des milliards en argent,
et tant de milliers de jeunes Allemands - qui avaient eu la simplicité de prendre au sérieux les promesses
des chefs du Reich on signa une capitulation honteuse et écrasante, alors l'indignation provoquée par
cette trahison de notre pauvre peuple jaillit comme une flamme. Dans des millions de cerveaux se forma
subitement la conviction nette et claire que, seule, une transformation radicale, faisant table nette du
système politique actuel, pourrait sauver l'Allemagne.
Jamais le moment n'avait été plus propice pour une telle solution, jamais même il ne l'avait plus
impérieusement réclamée qu'à cette heure : d'une part, la trahison commise aux dépens de la patrie se
montrait à nu avec une franchise éhontée ; de l'autre, les conditions économiques imposées à un peuple
le condamnaient à mourir lentement de faim, Puisque l'Etat foulait lui-même aux pieds tous les préceptes
de loyauté et de foi, puisqu'il tournait en dérision les droits des citoyens, escroquait à des millions de ses
meilleurs enfants le prix de leurs sacrifices et volait à des millions d'autres leur dernier sou, il n'avait plus
le droit d'attendre de ses sujets autre chose que de la haine. Et cette haine envers les mauvais génies du
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Hitler A.
Mon Combat
peuple et de la patrie, voulait, de quelque façon que ce fût, trouver un exutoire. J'ai le droit de rappeler ici
la conclusion de la dernière déclaration que je fis pendant le grand procès du printemps de 1924 :
« Les juges de cet Etat peuvent en toute tranquillité nous condamner pour ce que nous avons fait;
l'Histoire, cette déesse qui personnifie une vérité supérieure et un droit plus haut, n'en déchirera pas
moins un jour leur sentence en souriant, et nous absoudra tous des fautes qu'on prétend nous faire
expier. »
Mais elle citera aussi devant son tribunal ceux qui, possédant aujourd'hui le pouvoir, foulent aux pieds le
droit et la loi, condamnent notre peuple à une fin misérable et qui, au milieu des malheurs de la patrie, ont
mis leurs intérêts égoïstes au-dessus de l'existence de la communauté.
Je ne vais pas ici décrire les événements qui précédèrent et déterminèrent le 8 novembre 1923. Je ne le
ferai pas, parce que je ne m'en promettrais rien d'utile pour l'avenir et surtout parce qu'il n'y aurait aucun
intérêt à rouvrir des blessures qui semblent aujourd'hui à peine cicatrisées ; il est, en outre, inutile
d'accuser des hommes qui ont peut-être au fond de leur cœur autant d'amour pour leur peuple que j'en ai
moi-même, et dont la faute a été de ne pas suivre la même voie que moi ou de ne pas savoir la suivre.
En présence des grands malheurs qui frappent notre patrie et que nous supportons tous en commun, je
ne voudrais pas non plus blesser aujourd'hui et diviser ceux qui auront un jour à former le grand front
unique des Allemands foncièrement fidèles à leur pays, contre le front commun des ennemis de notre
peuple. Car je sais que le temps viendra où même ceux qui, autrefois, nous étaient hostiles se
souviendront avec respect des hommes qui, par amour pour leur peuple allemand, se sont engagés sur
la route amère qui conduit à la mort.
Les dix-huit héros, auxquels j'ai dédié le premier volume de cet ouvrage, je veux, en terminant le second,
les donner en exemple aux partisans et aux champions de notre doctrine, comme des héros qui, en
pleine conscience, se sont sacrifiés pour nous tous. Il faut qu'ils ne cessent de rappeler 'aux faibles et à
ceux dont le courage chancelle qu'ils doivent remplir leur devoir, ce devoir dont ils se sont acquittés euxmêmes avec une foi entière et jusque dans ses dernières conséquences. Et je veux ranger parmi eux,
comme un des meilleurs, l'homme qui a consacré sa vie à réveiller son peuple, notre peuple, par la
poésie et par la pensée, et finalement par l'action : Dietrich Eckart.
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CONCLUSION
Le 9 novembre 1923, dans sa quatrième année d'existence, le Parti ouvrier allemand national-socialiste
fut dissous et frappé d'interdit dans tout le pays. Aujourd'hui, en novembre 1926, nous le retrouvons
jouissant d'une pleine liberté dans le Reich entier, plus puissant et plus solidement organisé que jamais.
Toutes les persécutions du parti et de ses chefs, toutes les imputations calomnieuses dont il fut l'objet
n'ont rien pu contre lui. Grâce à la justesse de ses idées, à la pureté de ses intentions, à l'esprit de
sacrifice de ses partisans, il est sorti plus fort que jamais de toutes les épreuves.
Si, au milieu de la corruption du parlementarisme actuel, ce parti se rend de mieux en mieux compte des
raisons profondes du combat qu'il mène, s'il sent qu'il constitue la pure personnification de la valeur de la
race et de l'individu, et s'organise en conséquence, il doit, avec une rigueur quasi mathématique,
remporter un jour la victoire. De même, l'Allemagne doit nécessairement recouvrer la situation qui lui
revient sur cette terre, si elle est gouvernée et organisée d'après les mêmes principes.
Un Etat qui, à une époque de contamination des races, veille jalousement à la conservation des meilleurs
éléments de la sienne, doit devenir un jour le maître de la terre.
Que nos partisans ne l'oublient jamais, si, en un jour d'inquiétude, ils en viennent à mettre en regard les
chances de succès et la grandeur des sacrifices que le parti exige d'eux.
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Description
Mein Kampf (Mon Combat en français) est un ouvrage rédigé par Adolf Hitler entre 1923 et 1924 pendant sa détention à la prison de Landsberg am Lech, détention consécutive au putsch de la brasserie, coup d'État manqué. Il prétend contenir des éléments autobiographiques ainsi qu'une présentation de l'idéologie politique du nazisme. Le premier volume fut publié le 18 juillet 1925, le second le 11 décembre 1926. À sa parution, le livre (qui coûtait le prix élevé, à l'époque, de douze reichsmarks) ne connut qu'un succès modeste : jusqu'en 1929, seuls 23 000 exemplaires du premier volume et 13 000 du second furent vendus. Après 1930, le tirage augmenta fortement : jusqu'en 1935, il s'en vendra 1,5 million exemplaires. À partir de 1936, il devint le cadeau de mariage de l'État aux couples allemands. Ian Kershaw estime le tirage à environ 10 millions d'exemplaires en allemand jusqu'en 1945, auxquels s'ajoutent les traductions en seize langues étrangères. Les revenus littéraires d'Hitler lui permirent ainsi de renoncer à son traitement de chancelier en 1933, ce qu'il ne manqua pas de faire valoir dans le cadre de la propagande nazie. Le texte originel a été remanié à plusieurs reprises par l'entourage d'Hitler pour lui donner une forme plus cohérente et (un peu) plus lisible. C'est tout à la fois un document autobiographique, (pour ce qui concerne la vie personnelle, une alternance entre la réalité et la fantasmagorie), le récit de la naissance et du premier développement du parti nazi, et un essai et manifeste politique qui énonce les bases du programme que son auteur appliquera quelques années plus tard quand il sera parvenu à la tête de l'État allemand. Mein Kampf veut expliquer le désir d'extermination de son auteur vis-à-vis des Juifs et les Tziganes par ses théories raciales. Il annonce sans ambiguïté le programme du parti nazi, fondé notamment sur la volonté de réunification des territoires à population germanique (le pangermanisme) ainsi que la nécessité de s'assurer, en Europe de l'Est, un « espace vital » allemand. Il comporte des menaces précises, qui firent écrire au maréchal Lyautey : « Tout Français doit lire ce livre. » Selon Adolf Hitler : La cartographie de l'Europe issue du Traité de Versailles (« Diktat de Versailles » est inacceptable, car elle a pour conséquence immédiate l'éclatement des peuples de culture allemande. L'Autriche et les minorités allemandes de Tchécoslovaquie et de Pologne doivent être réunies à l'Allemagne dans un seul espace, le « Grand Reich ». Pour assurer l'épanouissement du peuple allemand réunifié, il préconise la voie des chevaliers teutoniques : « conquérir par l'épée allemande le sol où la charrue allemande devrait faire pousser le blé pour le pain quotidien de la nation ». Pour cela, il faut réarmer le pays et atteindre l'autosuffisance économique par une série de conquêtes territoriales. Le nouvel essor de la nation allemande doit se faire notamment au détriment des territoires russes, des pays de l'Europe centrale et danubienne, mais aussi à l'ouest, au détriment de la France qu'il considère comme « inexorable et mortelle ennemie du peuple allemand ». STATUT JURIDIQUE ACTUEL: En Allemagne, l'État de Bavière (qui a hérité de tous les biens d'Hitler) détient les droits d'auteur du texte et les utilise pour empêcher la publication d'éditions complètes et non-commentées (Adolf Hitler étant mort en 1945, son ouvrage ne tombera dans le domaine public qu'en 2015). Cette situation est à l'origine de débats qui opposent la liberté d'expression à la lutte contre le racisme, ou dans lesquels on présente la diffusion de l'ouvrage comme un moyen de lutter contre le nazisme : diffuser le texte permettrait de mieux faire connaître le contenu de l'idéologie nazie, et donc de mieux lutter contre elle. En France, la Cour d'appel de Paris a décidé, dans un arrêt du 11 juillet 1979[4], d'autoriser la vente du livre, compte-tenu de son intérêt historique et documentaire, mais assortissant cette autorisation de l'insertion en tête d'ouvrage, juste après la couverture et avant les pages de garde, d'un texte de huit pages mettant en garde le lecteur, notamment en rappelant par quels aspects l'ouvrage « tombe sous le coup » de la loi du 29 juillet 1881 modifiée par la loi du 3 juillet 1972 et notamment de ce qui était à l'époque son article 23, l'alinéa 5 de l'article 24, l'alinéa 2 de l'article 32 et l'alinéa 3 de l'article 33 et en faisant suivre ce rappel des dispositions légales par un survol historique des méfaits du Troisième Reich.
Avertissement pédagogique au lecteur de « Mein Kampf »
Au regard de l’histoire et de la mémoire des victimes du régime nazi, diffuser Mein Kampf aujourd’hui, sur quelque support que ce soit, représente une responsabilité particulière et appelle une approche éthique, critique et pédagogique. Il s’agit de lutter contre la haine et les discriminations auxquels ce livre incite. Ainsi l’éditeur de Mein Kampf (y compris sur internet ou les réseaux sociaux) est invité à s’abstenir de toute publicité, valorisation du livre ou recherche de profit. L’édition intégrale ou les extraits de Mein Kampf présentés ici sont complets : aucune coupe n’y a été effectuée, aucun changement par rapport au texte original. Ce souci est justifié par la nature et l’histoire de ce livre, qui n’est pas un ouvrage ordinaire. Il a été rédigé par Adolf Hitler, l’un des plus grands criminels de l’histoire. Mein Kampf a été aussi l’un des bestsellers du XXème siècle, vendu à plus de 12 millions d’exemplaires à travers le monde. Il a accompagné la montée du parti nazi, servant de texte de référence dont la lecture fut obligatoire pour des millions d’Allemands. Durant toute la durée du régime nationalsocialiste, il a été le pivot de la propagande et de l’idéologie meurtrière mises en œuvre à l’échelle du continent européen. Car Hitler, dans Mein Kampf, expose nombre de ses théories sur la marche de l’histoire et sur la destinée humaine. Il y concentre des idées qui avaient émergé dès le XIXème siècle, pour forger une idéologie nouvelle et totalitaire. Il y parle de son enfance et de sa formation, de sa conception de l’histoire européenne et mondiale, de sa vision des « races » humaines et de l’avenir. Les idées exposées dans Mein Kampf ont été – parmi d’autres causes – à l’origine de la Seconde Guerre mondiale, de la mise au travail forcé de millions d’êtres humains et de la subjugation d’une partie de la planète. Elles ont été à l’origine de la création d’un réseau de 18 camps de concentration à travers le Reich et de milliers de camps plus petits où furent torturés les Résistants au nazisme et où furent niés les droits les plus élémentaires de la personne humaine. Ces idées ont aussi provoqué l’assassinat d’entre 250 000 et 400 000 tsiganes en Europe considérés comme membres d’une « race » inférieure. Elles ont été à l’origine de l’arrestation et de la persécution de dizaines de milliers d’homosexuels et de la mort de 15 000 d’entre eux dans les camps de concentration. Elles ont provoqué la Shoah, le génocide des juifs d’Europe. Six millions d’entre eux furent massacrés dans des opérations de tueries et les déportations vers les camps d’extermination. 60 millions d’êtres humains ont péri lors de la Seconde Guerre mondiale, la guerre la plus meurtrière de l’histoire humaine. Certains jugeront choquante la publication de Mein Kampf plus de 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des survivants, des familles de victimes du national-socialisme, risquent d’être heurtés par le fait même que l’ouvrage d’Adolf Hitler soit encore rendu disponible. Mais il est nécessaire de se rappeler que Mein Kampf n’a pas cessé de circuler à la mort d’Hitler et qu’il est encore largement lu, voire valorisé à travers le monde. L’ouvrage est également facilement disponible sur Internet. Les idées racistes, la xénophobie, l’antisémitisme, la haine de l’autre, sont toujours présentes en Europe et dans le monde d’aujourd’hui. On assiste même à un regain de la diffusion de ces appels à la haine et à la violence, facilitée par les nouvelles technologies, par 2 Internet et les réseaux sociaux. Mein Kampf est disséminé par ces canaux, souvent dans des versions tronquées qui masquent une partie des idées les plus à même de repousser le lecteur. Le présent avertissement rappelle la responsabilité de l’éditeur d’une telle publication et la nécessité pédagogique de rappeler que des mots peuvent être meurtriers. Mein Kampf est encore largement diffusé aujourd’hui et continue d’inspirer de nombreux criminels et terroristes et des hommes et des femmes séduits par une politique radicale et totalitaire. L’enseignement de l’histoire, contre toute idée d’exclusion, de racisme, de discrimination, de négationnisme, constitue un devoir et c’est cela uniquement qui doit guider la lecture de Mein Kampf. Il s’agit également d’un devoir de mémoire envers les victimes du nazisme et du racisme et de la dynamique de haine qu’il contient et veut promouvoir. Si vous identifiez une parution de ce livre dépourvue d’avertissement critique, veuillez le manifester à l’éditeur afin qu’il insère le présent avertissement dans la langue de la publication, guidé par un souci de pédagogie et de critique de cette incitation à la destruction. par l'Initiative de Prévention de la Haine - 2015
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